Disclaimer: Twilight est la propriété de Stephenie Meyer. L'histoire appartient à wmr1601 (lien sur mon profil), je ne fais que traduire.

Bonjour tout le monde!

Me revoilà avec un nouveau chapitre :)

Merci à toutes pour vos reviews et vos mises en alerte et favori.

LuneBlanche: Coucou! Merci beaucoup pour ta review :). Ravie que cette fiction te plaise :). Comme je l'ai dit quand j'ai posté le premier chapitre, l'auteur et moi postons quasi simultanément, donc je ne connais pas la suite de l'histoire. J'ai juste un chapitre d'avance sur vous, mais c'est tout, donc je ne peux pas te dire si James va faire quelque chose à Bella :/. J'espère pas en tout cas, il est dérangé ce type! A bientôt. Xoxo.

Mille merci à Missleez, ma bêta. You're awesome girl :)


~ * Chapitre 4 : L'homme au piano * ~


Les deux premiers mois après mon déménagement furent les meilleurs de mes souvenirs récents. Bien sûr, mon père et Miss Lydia me manquaient, mais je m'étais aussi fait une nouvelle amie ici. Tia avait presque mon âge, et c'était quelque chose que je n'avais jamais eu dans ma vie d'adulte. La seule amie que James m'avait vraiment laissée avoir était Miss Lydia, et je pense que c'était simplement parce qu'elle était une partie de ma vie avant même qu'il ne le soit. Pour une raison quelconque, il n'avait jamais vraiment été menacé par elle. Ironique vu que c'était sa forte envie qui m'avait finalement poussé à partir.

Aussitôt que je réalisai que les pensées de James germaient dans mon esprit, je reportai mon attention sur autre chose. J'espérai que chaque pensée ne me ramènerait pas finalement à James. Je suppose que c'est normal j'ai passé cinq années de ma vie avec lui.

Cependant, Tia semblait être une amie parfaite. Elle était extrêmement compréhensive, et elle et son mari, Benjamin, m'avait invitée à leur appartement, une réplique du mien juste à l'étage en dessous, à quelques reprises déjà. Je n'avais pas encore été capable de m'ouvrir complètement à elle, mais je lui avais raconté certaines choses basiques sur moi, que j'avais déménagé ici de la ville de Washington après un divorce pas très agréable. Cependant je n'avais pu me résoudre à parler du divorce ou des menaces de James dans la salle d'audience. Ces souvenirs étaient trop frais et douloureux, même après plusieurs semaines. Ils étaient les trucs dont les films d'horreur étaient faits, et je devais jouer de 'l'air piano' chaque nuit pour éviter que les cauchemars ne s'infiltrent dans mon subconscient pendant que je dormais. J'avais constaté que si je m'endormais en pensant à la musique, je rêvais de notes noires et blanches sur une page plutôt que de la menace que James avait fait à l'audience, qui l'avait fait atterrir dans la prison du comté pour outrage.

La seule chose que je m'attendais à ce que ce soit difficile, c'était trouver un emploi, en fait ce n'était pas si mal. Il y avait un restaurant pas loin de mon appartement qui avait désespérément besoin de serveuses, et lorsque je 'm'informai au sein de ' comme le disait la pancarte, je fus embauchée sur place. Ayant été élevée par un restaurateur, je savais servir des tables, donc le travail n'était pas difficile, mais c'était fatigant. La pire partie du travail était qu'il ne payait pas beaucoup. Il y avait assez pour couvrir mon loyer et les trucs nécessaires, mais pas grand chose d'autre. Plus que jamais, le piano que j'avais laissé derrière moi me manquait.

Je lorgnai pratiquement vers Notes, le magasin de musique, tous les jours sur mon chemin pour aller au travail. Je voulais désespérément un nouveau piano, même si c'était un bon marché, un électronique. Cependant, je ne pouvais pas me le permettre avec un salaire de serveuse. Je repoussais mon désespoir en m'arrêtant dans le magasin une fois par semaine ou plus pour jouer sur l'un des pianos de démonstration. Le personnel avait appris à me connaître au fil des dernières semaines et ils ne m'avaient pas posé de questions sur l'achat du piano. Ils ne semblaient pas être rebutés par ma façon de jouer. En fait, l'une des employées, une jolie fille tumultueuse, dont le nom sur l'étiquette disait 'Alice' me sautait toujours dessus et me disait à quel point elle pensait que je m'entendrais fabuleusement avec son frère. Apparemment, il jouait du piano, aussi. Je ne lui avais pas dit que je n'étais pas intéressée pour rencontrer des hommes en ce moment. Aucune raison de fermer la porte pour des futures rencontres.

Un soir, je montais l'escalier vers mon appartement, Tia passa sa tête à la porte. « Bella ! » s'enthousiasma t-elle. « J'ai entendu des pas dans l'escalier, et j'espérais que c'était toi. Tu veux dîner avec nous ce soir ? »

C'était comme si elle avait lu dans mon esprit. Aujourd'hui ça avait été absolument épuisant, et je n'étais pas impatiente de cuisiner. « Ouais, merci, Tia. Ce serait génial. Laisse moi juste prendre une douche, et je redescends, d'accord ? »

« Super. Je te vois tout à l'heure. » Elle me sourit chaleureusement.

Alors que j'étais sous le jet chaud de la douche, j'entendis quelque chose que je n'avais pas entendu avant dans cet appartement : une superbe mélodie au piano s'échappait des murs. Ça me prit par surprise au premier abord celui qui jouait devait vraiment appuyer fort sur les touches pour que je puisse l'entendre de sous la douche. Cependant, je ne me permis pas de trop penser au volume. Au lieu de ça, je me concentrai sur les notes et à la façon dont chaque accord s'harmonisait parfaitement avec tout ce qui se passait dans la pièce. C'était superbe. Et à chaque fois ça donnait l'impression que le morceau allait prendre fin, mais ce n'était pas le cas. La musique continuait, et tout comme avec mes propres compositions, elle semblait trouver un chemin profond dans mon cœur, mon âme. J'avais rarement vu ça avec la musique que quelqu'un d'autre avait écrite, pas même les maîtres, comme Bach, Mozart, ou Beethoven, et certainement pas avec la musique que quelqu'un d'autre jouait.

Je voulais trouver la source de la musique, donc je rinçai vite ma peau et fermai le robinet. Le piano était encore plus fort désormais on aurait dit que ça venait de mon propre appartement. Je m'enroulai dans une serviette aussi vite que je le pus, déterminée à trouver la source de la musique avant qu'elle ne s'arrête.

Je suivis le son jusque dans mon salon, où il était encore plus fort qu'il ne l'était dans la salle de bain ou la chambre. Je pouvais désormais dire exactement d'où ça venait : l'appartement d'à côté. Je pensais que cet appartement était vacant depuis deux mois que je vivais ici, je n'avais jamais vu quelqu'un entrer ou sortir de cet endroit. Mon cœur battait la chamade. Je voulais en savoir plus sur la personne qui jouait la magnifique chanson, mais que pouvais-je faire ? Juste aller frapper à la porte et me présenter à un parfait inconnu ? Non. Ce n'est pas mon style. Je devais reconnaître le fait que Tia avait fait exactement ça il y avait quelques semaines, et aujourd'hui, je la considérais comme mon amie si elle n'avait pas fait ça, je serais encore sans amis. Peu importe, je ne pouvais pas trouver le courage d'aller frapper à la porte de mon voisin. Je pris la décision de mentionner l'appartement et la musique à Tia et Benjamin quand je serais là-bas pour dîner ce soir, peut-être qu'ils savaient quelque chose sur le locataire mystère.

Me forçant à m'éloigner de la musique, c'était ennuyée de tout mon être que je descendis les escaliers jusqu'au rez-de-chaussé et frappai à la porte de mes amis. En quelques secondes, Tia se tenait là, tenant sa petite fille Kébi dans les bras. « Hé, Bella, allez entre » m'accueillit-elle. Je passai la porte et c'était un peu surréaliste. L'appartement était identique au mien, mais pas du tout le même en même temps. Il semblait 'habité' mais pas en désordre. Vu que je vivais seule, le mien était presque impeccable. Cependant, chaque fois que je venais ici, j'étais surprise par le niveau de propreté que Tia était capable de maintenir avec un bébé. La moquette ici était bleu alors que la mienne était beige, et je pouvais dire que Benjamin et Tia avaient leurs meubles avant de vivre ici, parce que ça s'accordait, mais pas l'espace. D'autre part, les miens, avaient été choisi spécifiquement en fonction de mon appartement.

« Merci de m'avoir invitée » dis-je à Tia. « Aujourd'hui a été particulièrement fatigant, et je n'avais pas vraiment hâte de cuisiner. »

« Je suis contente que tu aies pu venir. Eh bien, entre et assieds toi, Benjamin vient de nettoyer. Il est rentré juste quelques minutes après que je t'ai invitée. »

Mon visage tomba. « J'espère que c'est d'accord que je sois venue... Je veux dire, si tu ne peux pas le nettoyer avec lui en premier... » Ma voix s'estompa. Je savais que si j'avais essayé quelque chose comme ça avec James... Je frémis à cette pensée. Le fait que son abus n'ait jamais été physique ne le rendait pas moins effrayant.

« Bella, bien sûr que c'est bon. » Pour la première fois depuis notre courte relation, Tia semblait concernée. Son expression remettait clairement en question ma réaction à quelque chose qu'elle ne considérait évidemment pas comme une grosse affaire. « Tu es toujours la bienvenue ici. Je peux te le dire. »

Je dus la croire ses chaleureux yeux marrons étaient trop sincères pour que ce ne soit pas le cas. « Merci, » murmurai-je. Pourtant, malgré les assurances de Tia, je me sentais toujours un peu maladroite ici. Je la croyais quand elle disait que j'étais la bienvenue chez elle, mais ma seule expérience avec le mariage n'était pas agréable, c'était donc difficile pour moi de concilier une telle chose comme une relation saine.

Mes pensées devaient être apparentes sur mon visage quand Tia reprit la parole, sa voix était douce et compréhensive. « Bella, je veux te le dire. Benjamin ne verra aucun inconvénient à ta présence ici. Tu ne dois pas te sentir mal à l'aise ou maladroite. Tu es en sécurité ici, et on t'aime tous les deux. Je le pense... »

Aimer. Seules deux personnes m'avaient déjà dit qu'elles m'aimaient. L'une était mon père l'autre était Miss Lydia. J'avais rarement entendu ces mots de James. Je ne pus retenir les larmes qui se formaient dans mes yeux à son choix de mots. « Aimer ? »

« Oui. Je veux dire, je sais qu'on ne te connais que depuis quelques mois, Bella, mais je me fais vraiment du soucis pour toi. Je ne m'attends pas à ce que tu me retournes ce sentiment tout de suite, si jamais, mais je veux que tu comprennes que tu ne devras jamais avoir l'impression que tu ne peux pas venir vers moi. Je t'écouterai quand tu seras prête à parler. Je ne suis pas une professionnelle ou quoi, mais je veux que tu saches que je suis là pour toi. »

Je clignai des yeux, et une seule larme tomba de chaque œil je pouvais les sentir glisser alors qu'elles coulaient le long de mon visage.

« Tu n'as pas eu beaucoup d'amour dans ta vie, pas vrai, Bella ? » La voix de Tia était toujours calme et tranquille, pas un interrogatoire du tout. Je savais que si je lui disais que je ne voulais pas répondre à sa question, elle renoncerait. Cependant, je voulais lui en parler en quelque sorte.

« Ce n'est pas ça, pas vraiment. J'ai grandi avec seulement mon père, et il était incroyable. Je n'aurais pas pu demander un meilleur tuteur. Il m'a dit qu'il m'aimait chaque jour que j'ai vécu dans sa maison. Chaque jour, sans exception. Et ma professeur de piano, eh bien, elle était comme une mère pour moi. Je n'ai jamais douté de l'amour qu'ils avaient, ont, pour moi. »

« Pardonne moi d'être indiscrète, alors, mais pourquoi tu as été si émotive à la mention du mot 'amour' ? »

Ma respiration reprit en prévision de la réponse à cette question. Je ne voulais pas fouiller dans le passé qui avait un rapport avec James ce soir.

« Hey, Bella » la voix de Benjamin interrompit notre conversation tranquille. Je poussai un soupir de soulagement silencieux sauvée par le gong. Je levai les yeux vers lui, et il sourit. Cette vue, plus que tout ce que Tia avait dit avant, m'assura que c'était d'accord pour lui, 'l'homme de la maison', que je sois là.

« Salut, Benjamin, » répondis-je en lui retournant son sourire et essuyant mes joues avec le dos de mes mains.

Tia sembla légèrement frustrée de voir que nous avions été interrompues, mais elle était une épouse, amie, et maîtresse de maison parfaite sa voix ne trahissait pas ses sentiments. « Je ferais mieux d'aller vérifier la cocotte, » nous dit-elle, donnant le bébé à Benjamin.

Benjamin et moi conversâmes pendant quelques minutes tandis que Tia s'affairait dans la cuisine, et au bout d'un moment, elle annonça que le repas était prêt.

Lorsque nous nous assîmes à la table, avec Kebi dans sa chaise haute à côté du siège de Tia, et que la nourriture fut servie, je me souvins que je voulais les questionner au sujet de mon voisin. Je n'étais pas entièrement sûre de savoir comment aborder le sujet, donc j'attendis quelques minutes et participai simplement à la conversation. Quand il y eut une accalmie, je saisis ma chance. « Alors, depuis combien de temps vous vivez ici ? » demandai-je nonchalamment. C'était une question innocente, et probablement une que j'aurais dû poser des semaines auparavant, mais je ne l'avais jamais fait.

« Deux ans, pas vrai, bébé ? » dit Benjamin, regardant Tia pour avoir confirmation.

« Ouais, on a emménagé aux environs de Pâques il y a deux ans. Donc, juste un peu plus de deux ans. Pourquoi ? »

« Curieuse, surtout. Vous savez quelque chose à propos de l'appartement à côté du mien ? Je pensais qu'il était libre parce que je n'avais jamais vu quelqu'un entrer ou sortir de là, mais j'ai entendu une musique provenir de là ce soir. » Continuant de feindre ma nonchalance, je repris une deuxième fois du repas de Tia. C'était délicieux je me fis une note mentale de lui demander la recette.

Benjamin gloussa. « Non il n'est pas vacant. C'est l'appartement d'Edward Cullen. Il travaille de longues heures, donc c'est probablement la raison pour laquelle tu ne l'as jamais vu. »

« Cullen ? » murmurai-je, en réfléchissant. Puis je fis le rapprochement. « Cullen comme dans Cullen Construction ? » J'avais vu les affiches dans toute la ville ils se chargeaient des projets actuels de la ville.

« Ouaip, c'est lui » dit Benjamin. « Il possède la société, mais il est jeune. Je pense qu'il a hérité de son père ou de son grand-père ou quelque chose. » Il haussa les épaules.

« Donc tu lui as parlé ? »

« Ouais, quelques fois en passant. Lors des rares jours où on rentrait en même temps, on a bavardé en montant les escaliers. Rien d'important. »

Je me penchai sur ma chaise, pensant à ça pendant un moment. Ce n'était pas quelque chose qui devait être inhabituel, mais pour quelconque raison ça retint mon attention. Je n'arrivais pas à mettre le doigt sur la raison pour laquelle cette information était si... si... intrigante pour moi. Je savais que je ne cherchais pas une romance, même pas un peu. Je m'étais brûlée auparavant, et ça allait mettre un long moment avant même d'envisager une autre relation. Je m'étais mariée trop jeune, et désormais je voulais juste vivre la vie que j'aurais dû vivre à dix-huit ans, insouciante et célibataire. Mais je ne pouvais pas nier qu'entre la musique au piano que j'avais entendue alors que j'étais sous la douche et de savoir que son joueur était un homme riche vivant dans un... C'est ce qui me frappa. « S'il possède une entreprise prospère, pourquoi il vit dans un appartement ? »

« Tu sais, je ne lui ai jamais demandé. Ça ne m'a jamais traversé l'esprit, pour être parfaitement honnête. Il n'est pas beaucoup plus âgé que nous, un peu moins de trente ans, je parie, donc peut-être qu'il est simplement plus à l'aise ici que dans une quelconque grande maison tout seul. Pourquoi tu es si intéressée par lui et cet appartement tout d'un coup ? »

Grillée ! « Ce n'est rien, vraiment. Comme je le disais, je pensais que l'endroit était vide, mais ensuite j'ai entendu de la musique venant de là-bas ce soir. J'étais curieuse. Mieux vaut un riche PDG d'une entreprise de construction qu'un fantôme ou quelque chose » plaisantai-je, essayant de cacher mon malaise.

Benjamin et Tia rirent avec moi, et Kébi se joint à nous au son des rires de ses parents.

Le reste de la soirée se passa sans incident la conversation n'était jamais revenue sur Edward Cullen, et alors que je ne pensais pas à lui en particulier, je ne pus garder mon esprit hors de la chanson que j'avais entendue de l'autre côté du mur.

~ * MotHT * ~

Je n'avais pas réalisé toutes les ramifications des sentiments que j'avais eu ce soir chez Benjamin et Tia jusqu'à ce que je m'endorme. Je ne savais pas que j'aurais été capable de m'éloigner de Forks sans aucune séquelle du tout. Mon père m'avait dit que bien qu'il ne me parlerait pas de ma décision, elle aurait des conséquences. Honnêtement, j'étais chanceuse qu'il ait fallu autant de temps avant que mes souvenirs et mes craintes me rattrapent.

Alors que je me couchais dans mon lit cette nuit là, je réfléchis aux choses qui avaient transpirées de chez Benjamin et Tia. Le tout se résumait à l'amour. Je n'avais jamais eu le genre d'amour que le mariage était censé donner, et tandis que ne j'avais jamais été aimée, le sentiment entre mon père et moi, ou Miss Lydia et moi, n'étaient pas les mêmes qu'ils auraient dû être entre James et moi. C'était le problème fondamental c'était ce qui m'avait fait le quitter. Je réalisai ça pour la première fois ce n'était pas le cri pour les factures d'électricité, et le fait qu'il avait toujours choisi le travail avant moi, eh bien, c'était un peu ça. Mon séjour à l'hôpital me revenait, et un souvenir de plus que j'avais à ce moment inonda mon esprit. Même dans ce qui aurait été un moment d'amour et de bonheur, les mots de James quand nous avions discuté avec mon père au sujet de nos fiançailles avait été, 'J'ai réussi d'une façon ou d'une autre, à convaincre votre fille de m'épouser'. Pas 'J'aime votre fille et je veux passer le reste de ma vie avec elle'. L'amour n'avait jamais fait parti de l'équation avec James.

Mes yeux se fermèrent et je tombai dans un sommeil agité, rempli de visions déplaisantes de James.

Miss Lydia était dans notre maison quand James rentra du travail c'était un jeudi soir typique de mi-juin. Il était en colère, et je n'étais pas sûre de savoir pourquoi. Quand je le questionnai à ce sujet, il se fermait. Eh bien, au moins c'était mieux que crier, pensai-je. Miss Lydia remarqua sa mauvaise humeur tout aussi clairement que moi, ce n'était pas difficile, vu qu'il n'essayait pas vraiment de la cacher, et elle me donna un rapide bisou sur la joue alors qu'elle partait. Je savais qu'elle ne voulait pas me laisser seule avec lui, mais elle savait aussi que c'était quelque chose que je devais affronter moi même. J'étais juste heureuse que le dîner soit presque prêt il ne pourrait pas se plaindre que j'avais eu de la compagnie si j'avais fait mes responsabilités ménagères.

Ou alors je crois.

Quand le repas fut prêt, je servis les plats et montai les escaliers pour trouver James, le convoquant à la table. Il était assis devant l'ordinateur dans la deuxième chambre, en train de vérifier ses e-mails.

« Hey » le saluai-je avec une bise sur la joue.

Il grogna simplement en réponse. Quelque chose n'aller vraiment pas ici, et je ne savais pas quoi.

« Euh, comment a été le travail ? » Je devais trouver le moyen de savoir à quoi sa mauvaise humeur était due et l'arranger avec bon espoir.

« Le travail était très bien. » Sa réponse était courte et hachée, ne me laissant aucun moyen de continuer.

Je fronçai les sourcils, ne sachant pas quoi dire d'autre. « Hum, eh bien, le dîner est prêt, » bégayai-je, réalisant que je ne pouvais rien dire d'autre.

« Très bien, je vais descendre. » Sa réponse était clairement un renvoi, donc je fis demi-tour et descendis.

Comme toujours, nous mangeâmes en silence. Je pouvais dire que James fulminait tout le temps qu'il mangeait. Dès qu'il eut terminé, les vannes s'ouvrirent. « Tu sais Bella, je travaille dur pour t'offrir tout ça. »

Je n'étais pas entièrement sûre de où il voulait en venir, donc je répondis un simple, « Je sais, et je te suis reconnaissante pour ça. »

« Alors pourquoi tu insistes pour avoir cette femme ici tout le temps ? Si tu veux sortir avec elle durant la journée, je suppose que je ne peux pas vraiment t'en empêcher, mais bordel pourquoi est-ce qu'elle est encore là quand je rentre ? Ce n'est pas comme si tu ne savais pas quand je rentre je rentre chaque putain de soir à dix-huit heures. Et quand je rentre chez moi, je ne veux pas avoir à me soucier de faire un fichu show parce que tu as de la compagnie. Quand je rentre du travail, je veux juste être moi. »

Je savais que mes yeux devaient être écarquillés, parce que je pouvais presque sentir l'air passait dedans j'étais franchement étonnée par ses paroles. « Tu ne veux pas que je passe du temps avec Miss Lydia ? » Ma voix était à peine plus forte qu'un chuchotement la pensée même de ne plus parler à Miss Lydia me retournait l'estomac. Je ne savais pas ce que je ferais sans elle.

« Merde ! Je savais que tu allais mettre ça hors contexte. Je ne t'ai pas dit que tu ne pouvais pas passer du temps avec elle assure toi juste de ne pas inviter quelqu'un ici sans m'en avoir parlé avant. »

Je me réveillai en sursaut le rêve n'était pas forcément effrayant, mais il n'était pas agréable, non plus. Je jetai un œil à l'horloge il était encore trop tôt pour me lever, donc je me rallongeai et tentai désespérément de me rendormir.

Il y eut un cognement sur la porte. Je marchai dans l'appartement, mon appartement, dans le noir. Je ne savais pas quelle heure il était, mais j'étais fatiguée et il faisait presque complètement noir sûrement trop tard pour de la compagnie. « J'arrive, j'arrive, » murmurai-je quand les coups incessants ne s'arrêtaient pas. Bien sûr, murmurer n'allait pas faire arrêter l'agresseur lui, ou elle, ne pouvait pas m'entendre. Dans une erreur de débutante, j'ouvris la porte sans regarder dans le judas d'abord. De l'autre côté de la porte se tenait James, tenant un pistolet.

« Tu pensais que tu pouvais simplement me quitter ? Non » dit-il, soulevant le pistolet et pointant son canon vers mon visage.

« Oh mon dieu, James, non ! » plaidai-je.

« Tu n'as que deux options » dit-il. « Oublier ce putain de divorce ou mourir. »

« Il n'y a rien à oublier, James. Le divorce a été prononcé il y a deux mois. »

« Très bien, alors. C'est toi qui vois. »

BANG !

Je touchai le sol au moment même où le coup de feu retentit. Mon cœur s'emballait et je haletais. C'était la première fois depuis que j'avais déménagé que quelque chose de semblable à ça arrivait. Me relevant du plancher, je m'assis sur le bord du lit un rapide coup d'œil à la pendule me dit que ça faisait seulement une demi-heure que je m'étais réveillée la première fois, mais il n'y avait aucun moyen de retrouver le sommeil après ce rêve.

J'allai dans le salon et comme une sorte d'intervention divine, la même chanson que j'avais entendue plus tôt ce soir dériva à travers les murs. Je ne savais pas comment, ou si, mon voisin savait que j'avais besoin d'entendre cette chanson à nouveau maintenant, au milieu de la nuit, néanmoins c'était rassurant.

~ * MotHT * ~

Après avoir entendu le superbe morceau de l'appartement d'à côté, je me retrouvais à passer de plus en plus de temps à côté de ce mur, espérant l'entendre à nouveau. Mon piano me manquait tellement, et je souhaitais gagner un peu plus d'argent quotidiennement pour pouvoir acheter celui du magasin de musique. Je me contentai d'aller là-bas encore plus fréquemment que je ne le faisais avant. J'y allais presque tous les jours maintenant, et Alice et moi nous appelions par nos prénoms désormais. C'était vraiment une fille sympa, même si elle ne cessait de me parler de la réputation de son frère. J'avais fait de mon mieux pour lui dire clairement que je n'étais pas intéressée, et elle avait un peu arrêté, mais je pouvais dire que ce n'était pas dans sa personnalité de laisser tomber les choses. La façon dont je voyais ça, j'avais deux choix je pouvais la remettre en place, ou je pouvais trouver un nouveau magasin de musique. Je ne voulais pas trouver un nouveau magasin de musique j'étais déjà acceptée comme 'la fille qui joue du piano et n'en achète même pas un' ici, et je ne pensais pas que ce serait facile d'être acceptée comme ça dans un autre nouveau magasin. Donc, je remis Alice en place.

Une semaine après le dîner chez Tia et Benjamin, j'étais dans le magasin de musique, encore. J'avais joué et rejoué ce morceau dans ma tête, permettant à mes doigts de jouer sur mes genoux à chaque fois que j'étais assise, et bien que je n'avais pas entendu tout le morceau, j'avais l'impression que je pouvais composer un autre mouvement. C'était ce que je jouais aujourd'hui ce que j'imaginais viendrait à la suite de la chanson que j'avais entendue venant de l'appartement d'Edward Cullen.

J'étais tellement perdue dans la musique que je ne remarquais pas Alice s'approcher du piano jusqu'à ce que mes doigts reposent sur les cordes finales. Je pris une profonde respiration et me concentrai à nouveau sur mon entourage. « C'était magnifique, Bella. Où est-ce que tu as appris ce morceau ? »

Je sursautai légèrement à la voix d'Alice, même si elle était plutôt calme, cette fois. « Euh, eh bien, en fait c'est l'original. »

« Original ? Tu veux dire que tu as composé ça ? »

« Ouais. » Je me sentais un peu mal à l'aise à l'attention qu'elle me portait, mais en même temps, j'y étais un peu habituée. Mon père et Miss Lydia avaient toujours été impressionnés par les progrès que j'avais fait en tant que débutante, et avec quelle rapidité je les avait faits, aussi.

« Il y a une histoire derrière ça ? Je veux dire, mon frère compose de la musique pendant son temps libre, aussi, et il semble toujours y avoir une histoire derrière la chanson. Est-ce que c'est pareil pour toi ? »

Je fronçai légèrement les sourcils et baissai mon regard vers mes genoux. J'écrivais la musique de cette façon, aussi, avec une histoire. « Eh bien, effectivement, j'ai juste entendu une chanson que mon voisin jouait l'autre soir, les murs de l'appartement, tu sais, et elle ne semblait pas complète, donc j'ai ruminé ça dans ma tête pendant un moment. Je pense que ça correspond à ce qu'il jouait, mais je n'ai pas entendu son piano depuis ce premier soir. » Je retournai mon regard vers Alice qui me regardait désormais avec un sentiment de crainte.

« Donc, non seulement tu as composé ça, mais tu l'as fait sans avoir de piano chez toi pour le faire ? » Elle secoua légèrement la tête. « Bien sûr que tu l'as fait, tu n'as pas de piano chez toi, c'est pourquoi tu viens ici. » La dernière phrase était une sorte de marmonnement pour elle même.

« Ouais, » répondis-je, même si je savais qu'elle n'attendait pas vraiment une réponse.

« Eh bien, tu sais que ton voisin à un piano tu devrais aller là-bas parfois et jouer ça pour lui. »

« Oh. Euh, non, je ne crois pas. »

« Pourquoi pas ? Je parie qu'il serait flatté que tu aies écrit une suite à son morceau. »

« Il y a quelques défauts à ce plan. Tout d'abord, je ne sais même pas si ce qu'il jouait était quelque chose qu'il a écrit. Ce n'est pas parce que je ne l'ai pas reconnu que ça veut dire qu'il l'a composé. Deuxièmement, j'ai parlé à mon autre voisin, et apparemment ce gars n'est presque jamais chez lui. Il possède une société ou quelque chose. En fait, je ne l'ai jamais vu je pensais que l'appartement était vide depuis longtemps. Jusqu'à ce que j'entende la musique... » Ma voix s'estompa avec nostalgie au souvenir de la belle chanson.

Je me retrouvai à imaginer à quoi devait ressembler l'homme qui jouait. Je savais que Benjamin m'avait dit qu'il possédait une entreprise de construction, donc il était probablement très musclé, moins qu'un homme body buildé, mais plus que la moyenne. J'imaginai des cheveux blonds blanchis par le soleil (les travailleurs dans la construction étaient toujours dehors) et des yeux bleus clairs (un must avec les cheveux blonds). Il était probablement grand, aussi. Bien que, s'il possède la société, peut-être qu'il ne fait pas réellement le travail. Hum.

« Tu vis dans le même immeuble que le gars et tu ne l'as jamais vu ? Comment c'est possible ? » La voix d'Alice brisa ma rêverie du travailleur de construction fort et blond.

« Je te l'ai dit apparemment il est rarement chez lui. » Son intérêt soudain pour ma vie était limite ennuyeux. Je n'allais pas juste aller frapper à la porte d'un gars au hasard simplement parce que la jeune fille du magasin de musique le pensait.

« Depuis combien de temps tu vis là-bas ? » appuya t-elle.

Maintenant c'était réellement gênant. « Je dois y aller, Alice, » dis-je en me levant du banc du piano et ignorant sa question.

« Oh, d'accord. » Elle avait l'air surprise de ma brusquerie. Eh bien, tu n'aurais pas dû être aussi curieuse. La pensée était pétulante, mais j'avais dû apprendre à me protéger les derniers mois. « Tu vas revenir, pas vrai ? Je veux dire, honnêtement Bella, je ne cherche pas à fouiller. Je sais juste que si quelqu'un m'avait écrit un morceau de musique, je serais intéressée de l'entendre. »

« Je ne l'ai pas écrit pour lui » la contredis-je.

« Tu sais ce que je veux dire » répondit-elle, et j'aurais juré qu'elle luttait pour ne pas rouler des yeux. « De toute façon, je veux le dire je ne voulais pas te presser sur la question. J'espère que tu reviendras et que tu joueras à nouveau. Tu es la bienvenue ici n'importe quand. »

« Merci, Alice » lui dis-je, me demandant oisivement pourquoi une simple employée serait tellement sûre que c'était correct pour quelqu'un d'utiliser la marchandise du magasin plusieurs fois par semaine, sans jamais rien acheter.

Elle me raccompagna à la porte d'entrée de Notes et alors que je quittais l'endroit, elle dit, « Je te verrai plus tard, Bella. » La tonalité sous-jacente de sa voix était presque un plaidoyer pour moi de ne pas rester à l'écart.

« Ouais, Alice, je reviendrai. Je ne sais pas quand, bien sûr, mais je reviendrai. » Je savais aussi que c'était la vérité.

~ * MotHT * ~

Retournant à la maison ce soir là, je grimpai tranquillement les escaliers derrière une grande silhouette dans un costume. Je me sentis mal habillée dans mon uniforme de serveuse, mais heureusement ça n'avait pas d'importance il ne se retourna jamais pour me regarder. Il ne semblait même pas avoir remarqué mes pas derrière lui, et je fis attention de ne pas marcher trop vite pour rattraper la personne devant moi. Il était confiant, je pouvais dire beaucoup il marchait la tête haute et les épaules carrés. Il parlait au téléphone, un plus perfectionné que le mien. Je ne pouvais pas dire les détails, mais ce n'était certainement pas le téléphone de base qui résidait actuellement dans mon sac.

Ses cheveux bruns clairs étaient bien soignés, de ce que je pouvais dire. Il devait avoir l'habitude de les couper, à mon avis, mais c'était évident qu'il faisait quelque chose.

Je fus surprise de voir qu'il sortait des escaliers et qu'il s'arrêtait au troisième étage, mon étage. Il était tellement absorbé par sa conversation téléphonique qu'il ne m'avait même pas encore remarqué, et c'était très bien pour moi. De profil, je pus voir quelques contours de son visage, et je fus absolument déroutée. La plupart de la définition de son visage venait de la ligne de sa mâchoire, qui était à peine recouverte d'une barbe de plusieurs jours. Mon souffle s'accéléra à cette vue, et je dus tenir la rampe un peu plus fermement pour garder mon équilibre. Je me rappelai que je venais de sortir d'un mauvais mariage je ne pouvais pas avoir les jambes en compote à chaque fois que je voyais un type attirant.

Je m'arrêtai sur place, environ au trois-quarts de l'escalier, et regardai juste l'homme alors qu'il marchait sur le palier vers sa porte il pénétra dans l'appartement juste à côté du mien. Mon cœur commença à battre de façon erratique alors que je réalisais que je venais d'avoir mon premier aperçu d'Edward Cullen, le propriétaire de Cullen Construction, mon homme au piano.


Note de l'auteur: Les cheveux bruns clairs d'Edward plutôt que les cheveux bronzes ont été intentionnels; je me suis basée sur l'apparence de Rob plutôt que l'apparence d'Edward dans les livres. Je pense à Water for Elephants; Jacob Jankowski est mon Edward.

Et je suis complètement d'accord avec elle! :)

Et voilà, Edward fait enfin son apparition! Il était temps pas vrai?

D'après vous qui est le mystérieux frère d'Alice?

J'attends vos avis et suppositions :)

A bientôt!

Bisous