Bonjour tout le monde. Tout d'abord, j'ai encore des soucis pour les RAR, je suis assez bordélique dans mon genre donc je suppose que j'ai répondu à tout le monde mais c'est toujours pas sur. Donc un grand MERCI à toutes celles qui m'ont laissé un message ainsi qu'à ma béta adorée qui supporte mes fautes d'inattention vu que je m'obstine à écrire au milieu de la nuit.

Le monde et les personnages ne m'appartiennent toujours pas mais l'histoire est la mienne.

Le rating n'a toujours pas été choisit pour décoré donc les homophobes / mineurs / crétins - la sortie c'est la croix blanche sur fond rouge, comme d'habitude ^^

Pour ce qui est du blog vu le peu de passage, je le mets en pause. Si certaines préféraient lire dessus signalez moi le et je re posterai là-bas aussi.

Sur ce amusez vous bien avec ce nouveau chapitre (du moins j'espère ^^)


Chapitre 3

Le temps qu'il avait passé au Square Grimaurd ses deux dernières semaines étaient les plus beaux moments de sa vie. Il était avec l'homme qu'il chérissait le plus au monde et qui le lui rendait bien. Ils étaient heureux, conscients que cela ne durerait pas mais ils profitaient de chaque instant l'un près de l'autre.

La soirée commença le plus banalement du monde, avec une dispute au sujet du repas du soir. Le plus âgé prônait un repas équilibré tandis que le plus jeune n'aurait mangé que des pizzas et des pâtes si l'occasion lui en avait été donnée. C'est bien entendu Séverus qui obtint gain de cause, après tout c'était lui qui faisait la cuisine étant donné le peu de fiabilité que l'on pouvait accorder à Kreattur…

C'est donc devant un repas composé finement qu'ils s'attablèrent en se dévorant des yeux. Ce soir, aucune réunion de l'Ordre ne viendrait les déranger. Dumbledore était passé dans l'après midi pour les tenir informés des dernières nouvelles, à savoir que la bataille finale aurait lieu dans très peu de temps. Il ne pouvait être précis, même Lucius, pourtant le Mangemort aillant la plus grande confiance du Lord n'était pas tenu au secret. Chacun savait que la présence de l'autre à ses côtés pouvait être remise en cause par la bataille finale. Séverus parce qu'il avait trahi son ancien maitre ouvertement en refusant d'achever le directeur de Poudlard quand il en avait eu l'occasion et Harry, parce qu'il était Harry tout simplement et que selon la prédiction « l'un ne peut vivre tant que l'autre survit ».

Et Harry justement comptait bien profiter de son amant ce soir encore et toute la nuit même s'il le pouvait. Alors que celui-ci finissait de nettoyer la table à coup de sorts aussi complexes que s'il avait voulu exorciser un mauvais esprit, il se glissa derrière lui et le serra dans ses bras. Le petit Harry de 11 ans qui était arrivé à Poudlard quelques années avant n'existait plus. Il faisait maintenant la même taille que le plus âgé et ils frisaient tous les deux le bon mètre quatre vingt. L'avantage avec cet état de fait, était qu'il pouvait à présent parcourir le cou de Séverus de petits baisers, donner des petits coups de langues puis mordiller l'oreille à proximité de sa bouche tout en caressant le torse musclé qu'il affectionnait tant.

Snape se dépêcha de finir de tout nettoyer car il était obligé de l'avouer, les attentions d'Harry à son effet étaient grandement tentantes. Alors qu'il posa sa baguette sur la table de la salle à manger, il se retourna afin de ravir les lèvres si pulpeuses du brun. Et là comme à chaque fois qu'il lui ravissait un baiser, des papillons fourmillèrent dans le bas de son ventre. Oh oui il l'aimait son griffondor, même s'il le faisait parfois tourner en bourrique. Mais ce soir c'est lui qui dominerait et pour le faire comprendre à son amant, il le repoussa contre le mur pour venir directement se coller à lui. Il l'embrassa à nouveau, plus passionnément, presque douloureusement, espérant ainsi lui faire partager tout l'amour qu'il ressentait pour lui.

L'élu n'était pas en reste, il avait entreprit de défaire la chemise noire de son homme tout en appréciant la fougue soudaine de celui-ci. Bien sur connaissant le personnage, il n'était pas rare qu'il lui fasse de telles démonstrations de possessivité mais il ne pouvait s'empêcher de les apprécier. Lorsque la chemise tomba à terre, il défit la ceinture et les boutons du pantalon de Séverus afin de pouvoir le caresser plus librement. Alors qu'il s'apprêtait à descendre le jean de son amant, il senti un courant d'air frais sur son corps nu. Nu ? Hmm il semblerait que l'homme de glace vivant dans les sombres cachots de Poudlard n'ait rien à voir avec celui qu'il avait en face de lui et qui n'avait visiblement pas eu la patience de le déshabiller manuellement. Mais après tout pourquoi pas, c'était son homme non ? Harry se senti soulevé et enroula ses jambes autour des hanches de son amant, rapprochant et faisant se frôler leurs intimités.

Un voyage vers la chambre plus qu'incertain commença. Séverus tentait de se déplacer avec son lourd fardeau accroché à lui tout en le caressant et l'embrassant. Harry s'amusait à suçoter chaque partie sensible du corps de son aimé à portée de lèvre. Il le touchait avec tout l'amour qu'il éprouvait pour lui ainsi que tout le désespoir qu'il ressentait à chaque fois qu'il se disait que cette nuit serait peut être leur dernière nuit ensemble dans cette vie. Un sentiment d'urgence montait en lui, une peur irraisonnable s'empara du Survivant qui lança lui aussi un sort de nudité sur son amant afin de précipiter quelque peu les choses.

L'ancien professeur de potion sentant un changement dans son comportement le regarda droit dans les yeux et tendit l'oreille lorsqu'Harry lui murmura quelques mots.

- Je t'en supplie mon amour, prends moi maintenant. Je t'en supplie … s'il te plait … maintenant…

A l'écoute des besoins de son partenaire, il passa enfin la porte de leur chambre et posa délicatement son homme sur le lit avant de le recouvrir quelques secondes plus tard de son corps. Il entreprit alors une descente langoureuse vers son intimité, redécouvrant comme au premier jour le corps parfait qui se collait à lui, semblant vouloir fusionner. Il caressa l'aine à présent devant ses yeux puis recentra ses attentions autour de la hampe d'Harry qu'il se fit un plaisir de prendre en bouche. Il reconnaissait que la fellation n'était pas forcément son activité favorite. Donner sans recevoir n'était pas vraiment dans les habitudes de Snape. A la rigueur recevoir sans donner ne le dérangeait pas … Mais avec Harry tout avait été chamboulé. Le sentir frissonner sous ses doigts, se crisper à l'approche de ses lèvres, entendre ses gémissements pendant qu'ils faisaient l'amour lui procurait autant de plaisir que l'orgasme lui-même.

Cependant il se rappelait des suppliques du jeune homme et commença à le préparer rapidement à l'aide de ses doigts. Un peu trop rapidement à son goût mais le garçon ne semblait pas du même avis. Il le pressait même de passer aux choses sérieuses tout de suite. Dans son immense mansuétude, il lui accorda la délivrance, le prenant lentement mais surement puis accélérant ses coups de boutoirs afin de les mener rapidement au 7ème ciel ensemble. Tout en s'insinuant entre ses reins, il reprit la bouche d'Harry à l'aide de la sienne et ne la quitta plus. Harry le touchait autant que possible, l'enserrait entre ses cuisses lui donnant l'impression d'être totalement désespéré. Ses gestes étaient saccadés et incertains là où d'habitude ils étaient précis et langoureux mais Séverus préféra passer outre en se disant qu'ils pourraient en parler tranquillement d'ici quelques minutes car le moment tant attendu arrivait, lui provoquant une décharge de plaisir intense quelques secondes à peine après son aimé.

oOo

Snape se réveilla en sursaut, le corps en nage et les draps souillés. Il venait d'avoir le meilleur rêve qu'il n'ait jamais eu et qui lui avait fait revivre sa dernière nuit avec Harry. Mais avec les souvenirs, le regret s'insinuait insidieusement en lui. Pourquoi n'avait-il pas demandé au jeune éphèbe ce qu'il se passait dans sa tête. Pourquoi et surtout comment le brun savait que c'était là leur ultime étreinte ? L'avait-il senti à cause du lien qui le reliait au Lord à l'époque ? Non il était impossible qu'il soit venu s'immiscer dans un tel échange d'amour entre eux deux, lui qui ne représentait que la haine et le mépris…

Son regard se porta alors sur son amant allongé dans le lit collé au sien. Sur la main d'Harry qui enserrait la sienne comme s'il avait peur qu'il ne le lâche un jour et qu'il ne l'abandonne. A ce constat l'ancien professeur était submergé par la tristesse. Non il ne le laisserait jamais. Il allait tout faire pour s'en sortir et l'aider à se réveiller à son tour. Dans le cas d'un échec, sa décision était prise, il ne lui survivrait pas. Le monde sans son petit lion n'était pas un monde pour lui.

Tentant de remettre ses idées au clair et de faire le vide dans son esprit, il s'empara de sa baguette, nettoya les draps d'un sort de propreté et stoppa subitement ses mouvements. N'avait-il pas dit qu'Harry lui serrait la main ? SON Harry qui était dans un sommeil tellement profond que tous les médicomages de Sainte Mangouste n'avaient pas réussi à le réveiller ? Il se pencha alors sur le corps toujours endormi et lui donna son baiser du matin tout en lui chuchotant des mots d'amour à l'oreille. C'était son rituel quotidien, avant l'arrivée de cette cruche d'infirmière qui arrivait toujours au plus mauvais moment. A croire qu'elle le faisait exprès … mais ce matin là, il espérait après avoir vu la main accrochée à lui que son amant se réveillerait telle la belle au bois dormant sous le baiser de son prince charmant. Il ne put s'empêcher d'avoir un léger rictus lorsqu'il du se rendre à l'évidence devant le corps toujours inerte : il n'avait rien d'un prince charmant et Harry n'avait rien d'une demoiselle en détresse.

C'est sur cette constatation que Sariéta, la dite infirmière « cruche », entra en grande pompes dans la chambre des amants maudits.

- Bonjour monsieur Snape ! Bonjour monsieur Potter ! Alors monsieur Snape prêt pour votre premier jour de rééducation ? Non non vous posez ces coussins s'il vous plait j'en ai assez de passer derrière vous pour tout ramasser.

A l'entente de la voix de la jeune femme, l'ancien professeur eu un froncement de sourcil. Pourquoi avait-il hérité de l'infirmière la plus bavarde et joviale de tout l'hôpital ? Lui il aurait été très heureux d'avoir une femme un peu revêche, ne lui adressant la parole que pour prononcer les civilités de base.

- Bien alors voici votre petit déjeuner. Il faut tout manger hein ! Et puis votre première potion de la journée, ne vous inquiétez pas, nous avons des potionnistes très méritants. Il va falloir vous habituer au goût, vous y aurez droit 3 fois par jour pendant votre mois de remise sur pied.

Et en effet, il était obligé d'admettre que le breuvage qu'il devrait à présent prendre régulièrement était proprement infâme. Il se dépêcha d'engloutir son repas, après avoir détaché tant bien que mal la main d'Harry qui ne l'avait toujours pas lâché, bien que cela ne soit pas dans ses habitudes. Séverus avait hâte de commencer le travail bien que cela allait être douloureux. Au plus tôt il serait sur pied et au plus tôt il emmènerait son amant loin d'ici afin de prendre soin de lui. Une fois le repas terminé, Sariéta récupéra le plateau tout en lui souhaitant bon courage et lui expliquant que le docteur Lestrange viendrait le chercher lui-même.

Tout au plus cinq minutes à peine après son départ, Damien entra dans chambre. Il l'aida lui-même à s'habiller et le fit s'asseoir dans un fauteuil roulant sorcier, soit l'équivalent du fauteuil moldu mais roulant seul selon la volonté du patient. Il l'emmena dans la salle des tortures comme allait très vite la surnommer Snape et l'aida à se lever. L'infâme liquide qu'il avait pris quelques minutes auparavant fortifiait ses muscles lorsque ceux-ci travaillaient. Il fallait donc qu'il essaie de forcer un maximum dessus pour qu'elle puisse faire effet. La séance fut longue et éreintante si bien que lorsque onze heures trente sonna et avec elle la fin du travail de la matinée, le Maitre des potions en fut totalement soulagé.

A partir de cette journée, il retrouva petit à petit l'usage de ses jambes et en même temps la certitude que tous ces efforts n'étaient pas vains et serviraient au Survivant. Au bout de deux semaines de travail acharné, il pouvait marcher seul. Bon d'accord il n'allait pas très loin, 10 ou 20 mètres au maximum, mais il marchait seul. Pas de béquilles, de cannes ou encore de personnel soignant pour le soutenir. Son rétablissement était exemplaire. Lorsqu'il se réveillait, chaque matin, la main d'Harry était refermée sur la sienne et s'était un déchirement pour lui de devoir lui faire lâcher prise. Un jour il avait même aperçu une larme couler au coin de l'œil du jeune endormi et ce moment avait été plus difficile à supporter que toutes les rééducations du monde. Il lui apportait la preuve qu'il n'était pas mort, que sa conscience était éveillée, mais également celle qu'il souffrait d'une manière ou d'une autre bien que son corps soit en parfaite santé.

A SUIVRE…


Merci de continuer à me lire et sinon euhhh le bouton "review" ne mort pas je vous jure et ça fais vraiment plaisir de voir ce que vous en pensez ^^