Wolf rain
Correctrice: Vif d'or
Rating: R voir Nc-17
PairingDMHP
Résumé: Répudié, chassé de sa famille, Draco entame à 17 ans sa dernière année à Poudlard non plus comme le prince de Serpentard mais le pestiféré de sa maison. Il a changé, entre l'animal et l'homme, doté d'un appétit féroce surtout ce qui concerne son rival qui est une charmante friandise.
Tome pris en compte : Dans l'histoire de 1 à 4, donc Sirius sera présent. Mais il se peut que je prenne des détails des autres tomes.
Nda:Voilà le chapitre 4 (enfin). corrigé
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Chapitre 4 : Fais attention à toi
Environ deux mois auparavant...
1er jour
Ce furent les premiers rayons de soleil qui sortirent Draco de sa torpeur. Une odeur de poussière, de musc et de lard grillé vint lui chatouiller le nez. Il tenta de bouger un à un ses membres courbaturés faisant glisser les draps râpeux sur sa peau.
Il se releva et mal lui en pris car avec un haut le cœur, il eut juste le temps de se jeter sur le côté pour vomir au sol. Secoué de spasmes, avec l'impression que son estomac remontait dans sa gorge, il se vida de la bile acide pendant deux longues et interminables minutes.
Quand cela pris fin, il se posa en travers du lit, n'osant plus bouger de peur de recommencer à rendre tripes et boyaux.
Il se sentait vide, ses oreilles sifflaient et impossible de se souvenir de la veille. Même y réfléchir lui était impossible. Il devait avoir un poignard enfoncé dans le crâne. Ce n'était pas possible autrement d'avoir autant mal à la tête.
Assoiffé, sa gorge et sa bouche étaient tellement sèches que c'était comme avoir du papier de verre à la place de sa langue.
Péniblement il sortit du lit et tint à peine sur ses jambes tremblantes. Il ne fit pas deux pas avant de retomber sur le plancher, écorchant ses genoux au passage.
Il n'avait aucune idée de où il se trouvait, et comment il était arrivé là. Dans son état, seul ses besoins urgents physiques comptaient. Et là, il devait boire absolument.
Alors en rampant, il se dirigea vers une porte et se releva en s'aidant de la poignée. Le monde ne cessait de tanguer autour de lui, à son grand désarroi. Quand il ouvrit la porte, pour tomber sur une petite salle de bain, le soulagement lui redonna courage.
Il tituba jusqu'au lavabo, se pressa d'ouvrir le robinet et porta ses lèvres au jet d'eau. Le silence fut seulement interrompu par le bruit qu'il faisait en buvant.
Il passa sa tête sous l'eau, et la fraîcheur lui fit un bien fou, anesthésiant, pour le moment, son mal de tête.
Il se releva et croisa pour la première fois son reflet. Il se reconnut à peine.
La pâleur cadavérique de sa peau tendue sur son visage, ses yeux entourés d'impressionnants cernes bleus et mauves et ses lèvres douloureusement gercées lui paraissaient étranger. Mais le plus inquiétant était sa nouvelle acquisition : un iris d'or gauche contrastant avec celui de droite, argenté.
Pris d'une angoisse terrible, il inspecta le reste de son corps.
Il était recouvert de blessures mais toutes déjà en voie de guérison formant plus que de légères marque roses destinées à disparaître. Seul l'épaule était toujours douloureuse, bien qu'aussi dans un état surprenant de guérison avancé : la morsure déjà refermée par une épaisse croûte. La blessure l'élançait et l'empêchait de faire des mouvements trop brusques avec son bras.
Tout lui revint d'un bloc et ébranlé, il tomba à genoux sur le tapis de bain.
« Enfin réveillé louveteau. »
Draco se tourna et vit avec horreur l'homme du bar appuyé avec nonchalance au pas de la porte.
Le jeune homme ouvrit misérablement la bouche sans qu'aucun son ne sorte.
Amusé, l'homme lui sourit découvrant des crocs impressionnant.
«Je suis Henrich. » Déclara-t-il de sa voix grave caverneuse.
Cela suffit à achever Draco dont les yeux se révulsèrent et qui se laissa tomber mollement sur le côté.
Henrich soupira avant de se pencher et de traîner par la jambe le jeune Malfoy vers le lit. Il l'y balança et retourna à la salle de bain chercher de l'eau pour le réveiller.
Après tout, ils n'avaient pas beaucoup de temps. Plus vite ils s'y mettraient, plus vite il serait débarrassé du garçon. Il n'avait pas imaginé que le mignon petit blondinet se transformerait en un puissant alpha et ne désirait pas devoir affronter une lutte de pouvoir au sein de sa meute.
Il apprendrait au garçon ce qu'il devait savoir et celui-ci devrait par la suite se débrouiller seul.
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Retour au présent
La réunion des préfets était d'un ennui mortel. Draco se contentait de laisser sa partenaire, Granger s'exprimer en appuyant ses paroles par quelques mouvements de tête. Il cacha un bâillement derrière sa main.
« Bon sang, Granger ! Je ne vois pas pourquoi tu veux qu'on s'occupe de ça. » Déclara Pansy agressivement.
Draco, curieux, se concentra plus sur ce qui se passait.
Hermione, releva le menton et s'expliqua d'un ton digne. « Je suis désolé Pansy, que tu ne puisses pas voir à quel point l'esclavage rabaisse une société. Je ne comprends même pas qu'on ne voit pas qu'il est simplement question d'équité. Une créature dotée d'intelligence ne devrait pas devoir se soumettre à une autre parce que celle-ci se considère supérieur. Cette situation est aussi dégradante pour les elfes de maison que pour nous. »
Ah c'était donc ça.
Les autres préfets regardaient Hermione soit comme ci elle était folle, soit avec indifférence voir mépris ou encore, soit avec un air vaguement intéressé mais peu enclin à faire un effort pour se mettre de son côté.
« Voilà bien les paroles stupides que seule les enfants de moldus pourraient sortir. Si tu as autant soit peu observé ces bestioles tu aurais dû constater à quel point elles adorent nous servir. Ces bêtes ne vivent que pour ça. Alors arrête avec ces idioties, j'ignore si tu as remarqué mais jamais personne ne t'a soutenu. » Pansy savoura l'impact de ses paroles sur sa rivale. Puis elle regarda son ex-fiancé et frémis de désir en le voyant élégamment appuyé contre le mur, ses cheveux blonds gris coiffé en une queue sur la nuque duquel s'échappaient plusieurs mèches.
Peut-être aurait-elle tort de ne pas rester dans ses bonnes grâces. Draco avait mille fois plus de charisme que cet idiot de Théo.
« Je suis sûr que Dray est d'accord avec moi. Je te rappelle Granger, que pour ce genre de décision vous devrez être, les deux préfets en chef, d'accord. Hors, tu parles beaucoup mais je n'ai pas entendu Dray dire un mot sur la question. »
L'attention se porta sur le blond qui avait haussé un sourcil à l'appellation d'un de ses surnoms de son ex-fiancé qui lui souriait avec une moue coquine. Hermione bouillait de colère, bien qu'elle ne montra qu'un visage fermé. De toute façon Draco pouvait sentir sa rage à un km à la ronde.
Il était évident en voyant les visages des autres que personne ne s'attendait à se qu'il accorde son soutient à la jeune femme.
Draco fit un grand sourire à Pansy qui rougit de plaisir puis...
« Je suis d'accord avec Hermione. »
...de colère face à la déclaration du blond.
« Excuse-moi ? » Couina-t-elle.
Même Hermione le regardait avec stupeur. Le silence qui régna alors était presque palpable.
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Alors qu'il sortait de la réunion, Hermione rattrapa Draco.
« Draco attend ! »
Le blond fit comme s'il ne l'avait pas entendu et traça sa route. Malgré tout, la Gryffondor arriva à sa hauteur et marcha à ses côtés. Elle était rayonnante, et jubilait de sa toute récente victoire. Ce qui amusa le jeune homme bien qu'il s'en fichait totalement, en fait.
« Je voulais te remercier pour ton soutient, Draco. Bien que je suis consciente que ton geste était plus guidé par un esprit contradictoire et provoquant qu'un réel intérêt pour le bien-être des elfes de maisons. »
Draco sourit à la surprise d'Hermione, qui ne put s'empêcher de rougir. Ce n'était qu'un petit sourire, plutôt une légère grimace pourtant cela suffisait à donner à son visage un rayonnement saisissant. La seule personne que la jeune fille connaissait et qui possédait un charisme égal bien que différent était son meilleur ami, Harry.
« Comment, tu oses prétendre que ma conduite exemplaire n'était pas guidé par un sentiment d'altruisme ? Que le sort des elfes de maison n'évoque en moi aucune compassion ? Je suis blessé Granger. »
« Et moi, bluffée que tu fasses de l'humour avec moi. »
« Ne crois pas que j'essaye d'être gentil. Je serais navré de perdre ma réputation de bâtard froid sans cœur déjà bien en péril par ma B.A. de tout à l'heure. Bon, sur ce, je vais prendre mon petit déjeuner... »
« Draco ! As-tu conscience de l'impact que ton soutient va apporter à la S.A.L.E. Si tu deviens, toi le sang pur des sangs pur, membre actif de l'association ça va faire réfléchir pas mal de vieille famille ... »
Le regard brûlant et la tension qui émanait soudain du blond coupa Hermione. Elle se sentit en danger. Il y avait quelque chose de dérangeant chez le Serpentard. Quelque chose d'infiniment dangereux transmis par ses yeux perçant. Elle trembla et eut le désir soudain de s'enfuir en courant.
« Granger vu ma situation je doute que cette appellation me convienne. » Grogna-t-il. Puis avec un rictus il continua. « Juste une question, toi qui prend tant à cœur la protection des opprimés, as-tu eu une seule discussion avec eux ? »
« Bien sûr que je ... »
« J'entend par discussion un échange, pas le fait d'imposer un point de vue. »
Hermione, vexée, était décidée à ne pas se laisser faire. Si cette fouine croyait pouvoir la faire douter du bien fonder de son acte, elle se trompait lourdement.
« Et toi, as-tu seulement parlé une fois avec un elfe de maison ? Dobby appartenait à ta famille, et il ne désirait qu'une chose, sa liberté ! »
« Ce n'est plus ma famille, Granger. Et je ne souhaiterais pas à mon pire ennemi de travailler pour Lucius. Ensuite, si tu veux convaincre des gens, il ne te faut pas seulement un sang pur et une célébrité, ce dont tu as déjà avec Weasley et Potter, mais bien des représentants des premiers concernés. Ors avec un seul elfe considéré même par les siens comme marginal, tu n'es pas crédible. »
Ils s'étaient arrêtés et se faisaient face à présent au milieu du couloir.
« J'ai bien essayé de les convaincre, mais ce n'est pas facile. Ils ne comprennent pas et... »
« Oh, ils sont assez stupide pour que tu te sentes obliger de les défendre envers et contre tous sans leur demander leur avis mais trop intelligents pour être nos serviteurs ? »
« Ce n'est pas ce que j'ai dit... »
« Granger sais-tu que se sont eux qui se sont imposés leurs propres règles, coutumes et lois. Cela fait des siècles que des elfes se sont liés à nous de cette façon. Tu dois les comprendre si tu veux faire évoluer leur situation. Tu n'as pas le droit d'imposer ta vision s'ils n'en veulent pas. Si tu veux que leur vie s'améliore cherche d'abord à savoir s'ils sont heureux ou pas. Si le mouvement ne vient pas d'eux, personne ne peut prendre ton association aux sérieux. »
Il planta là, la jeune fille qui était restée sans voix.
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Draco alla s'installer à sa table ravie d'avoir cloué le bec à l'ennuyante jeune fille. Une partie de lui restait traumatisée par ce qu'il avait fait en ce début de matinée. Prendre la défense de ces pitoyables elfes de maison !
Même s'il devait avouer qu'à présent étant devenu une créature magique il se sentait assez concerné par leur bien-être. Enfin surtout son bien-être.
Voir la tête de ses camarades après sa déclaration valait le coup. Il ricana intérieurement.
Il se versa un café bien fort, ainsi qu'une assiette rempli de lards. Il mangea rapidement son lard et bu son café d'une traite.
Il laissa au soin des autres préfets de distribuer les emplois du temps.
Il tourna son attention vers la table des Gryffondor, comme d'habitude la plus bruyante et chercha le héros du monde sorcier. Il regarda avec amusement le petit Gryffondor qui picorait ses toasts beurrés tout en jetant des œillades exaspéré à ses deux amis emprunts à une de leurs éternelles disputes.
Le blond le dévora des yeux, ayant comme un effet zoom sur la bouche délicatement ourlé du brun. Il pu voir ainsi distinctement la petite langue passer sur les lèvres roses et Draco gémis quand elles furent toutes humides du lait qu'il venait de boire. Une petite goutte blanche coula sur son menton qu'Harry s'empressa d'essuyer avec une serviette.
Bon sang, comment Potter pouvait-il avoir un comportement aussi indécent ? C'était une honte !
Draco se mordit la langue le sang battant à ses tempes. Il chercha à détourner son attention du Gryffondor craignant que des crocs jaillissent et qu'un pelage d'argent ne lui pousse sur tout le corps.
Une émotion trop forte pouvait déclencher la transformation, surtout sur un alpha inexpérimenté, guidé par l'instinct.
Il se tourna alors vers le rat Théodore Nott en train de chuchoter des mots doux à sa petite amie, la guenon Pansy. Une race de singe nuisible tout à fait vicieuse.
Draco devait cependant admettre que Pansy était une personne au physique désirable, vulgaire mais désirable. Brune, teinte en blonde platine depuis l'an dernier, maquillé comme une voiture volée, une poitrine à faire frémir n'importe quel curé.
Mais ses traits restaient grossiers sans aucune finesse. Et cela même si ses sourcils étaient très (trop) épilés formant deux accents circonflexes.
Nott était grand, blond, mince et sans aucun réel intérêt. Ni beau, ni moche, transparent était le qualificatif qui lui seyait le mieux.
À l'époque où c'était Draco le meneur des serpents, il n'avait jamais fais réellement attention à lui. Un lèche botte parmi d'autre.
Voir leur tête en tout cas avait fait descendre sa libido au pôle sud.
Il se leva, il était temps d'aller en cours.
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« Commencer par potion un lundi. »
« Un lundi ! »
« Ça devrait être interdit ! »
« Harry, Ron cessez de vous plaindre. » Soupira Hermione.
« Il n'y a vraiment que toi pour ne pas être atterré par cette tragédie. Tu ne pourrais pas réagir normalement pour une fois ? Essaye : 'OH NON ! lundi commencer par potion, c'est horriiiiiiiiible !' » Fit Ron en prenant une voix aigue à la fin.
Hermione lui lança un regard noir.
« Ronald Billius Weasley ! Quand on fait la grasse mat' au lieu d'aller à la réunion des préfets on évite de faire l'imbécile. »
Harry fit une petite grimace. 'Et c'est reparti !'
« Ok, je suis désolé. J'avais oublié de mettre mon réveil. Tu ne vas tout de même pas me le reprocher jusqu'à la fin des temps ! »
« Tu es tellement irresponsable Ron, ça en devient navrant. Le professeur McGonagall doit s'en mordre les doigts d'avoir choisi un tel gamin pour préfet. »
« Malfoy n'était pas à la réunion du train et à lui, tu ne lui as pas fait la moral. »
« Draco a des circonstances atténuante. Et il était là ce matin. »
« Draco. » La mima-t-il. « C'est ton petit ami ou quoi ? Je suis sûr que cet imbécile t'a laissé faire tout le boulot. »
« Et bien figure toi que Draco a pris ma défense. Il s'est mis de mon côté pour la S.A.L.E ! Il m'a soutenu comme toi, tu ne l'as jamais fait ! »
Harry réagis en sursautant. Il peinait à imaginer Draco en défenseur des opprimés. Il voulut parler, mais Ron ne lui en laissa pas le temps.
« Il doit avoir une idée derrière la tête. Il ne l'aurait jamais fait sinon. »
« Oh... Ron ... ce que tu peux être...con ! »
Et Hermione parti, le nez en l'air, sans un regard en arrière.
Ron était en état de choc. Il se tourna vers son meilleur ami, mal à l'aise.
« Harry, tu crois que Mione ... heu... tu crois ... enfin... »
« Quoi ? »
« Qu'elle... aime... Malfoy ? » Demanda le rouquin avec un air dépité.
Harry inspira profondément. Mione, avait raison, parfois son meilleur ami pouvait être ... con.
« Non. Elle voudrait juste que tu mûrisses. Et je te rappelle que c'est toi qui as mis le nom de la fouine sur le tapis. Allez, on y va. Ne donnons pas à Rogue des raisons de nous enlever des points dès le premier jour. Il en trouve assez tout seul. »
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Draco s'était installé au fond de la classe de potion. Habituellement il se mettait plutôt vers l'avant, mais les choses changent.
Les Gryffondor et Serpentard arrivèrent et s'installèrent chacun de leur côté tout en se regardant en chien de faïence.
Tandis que d'autres choses, semblent immuables.
Il fut cependant surpris quand Granger posa son sac à sa table et se laissa tomber sur la chaise à côté de lui.
Elle était agacé, voir furieuse et Draco n'avait pas besoin de ses sens de lycan pour savoir contre qui.
Il pensa que le mieux était de l'ignorer mais la jeune Gryffondor en avait décidé autrement.
« Ron, tu ne peux pas savoir à quel point il est... il est. »
« Immature ? Stupide ? Têtu comme un ronflack cornu ? Roux ? »
La jeune fille pouffa légèrement. Puis soupira.
« À se demander comment tu peux être amoureuse de lui. »
Hermione se tourna vers lui avec des yeux ronds. « Oh, mais je ne suis pas... »
« Oh je t'en pris. Dès que vous êtes ensemble vous puez les phéromones à tel point que je me demande pourquoi vous n'avez toujours pas coucher ensemble. »
La jeune fille qui avait rougis, le regarda en fronçant les sourcils. « On sent quoi ? »
Draco sourit de façon énigmatique. « Les phéromones, Granger. C'est juste une façon de parler. »
Hermione le regarda un instant avant de hausser les épaules. « Tu utilises de drôles de formules. »
Draco eut un rictus moqueur quand un certain rouquin entra enfin dans la salle de classe. La tête qu'il fit alors en voyant Granger installé à ses côtés, était impayable. Il passa d'un blanc aspirine à un rouge tomate bien mûre et le blond crut voir de la fumée sortir de ses oreilles.
Pour en rajouter une couche, le Serpentard fit un clin d'œil au Gryffondor tout en passant son bras derrière le siège de la jeune fille.
La colère qui alors émana du rouquin irrita l'odorat de Draco qui sentit le loup répondre au défi lancé involontairement. Ses yeux se fixèrent sur le Gryffondor et ses muscles se bandèrent prêt à attaquer l'adversaire. Dans sa tête, un millier de façons d'en finir avec Weasley qui finissaient pour la plus part par le déchiquetage de tous ses membres.
Dans une sorte de transe, il se pencha vers l'avant, sa respiration étrangement calme...
Alors il entra et par sa venue rompit le contact visuel avec le roux. Draco reprit conscience de où il se trouvait et se calma rapidement.
Seules les émeraudes qui le regardaient avec une surprise polie comptaient. Harry compris immédiatement la situation et entraîna son ami à une place où il l'obligea à s'assoir.
Draco ne regardait plus que le brun, qui venait sans le savoir de sauver la vie de son ami.
Harry semblait pouvoir tempérer son esprit loup.
Il soupira et se tourna vers sa voisine de table qui prenait soin d'éviter de regarder le rouquin. Draco la soupçonna d'avoir tenté de rendre jaloux son ami en l'utilisant.
Son attention fut détournée quand Severus entra enfin et commença son cours sous une pluie de sarcasmes habituels.
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Les journées passèrent rapidement.
Et elles s'étaient passées aussi calmement que c'était possible à Poudlard. Le blond avait été étonné par la nonchalance des Serpentard à son égard. Mais connaissant bien ses anciens « amis », il ne doutait pas que c'était reculer pour mieux sauter.
Surtout qu'avoir pris le parti de Granger qui le collait de plus en plus, n'avait pas dû leur plaire.
Il avait plusieurs fois surpris Pansy les regarder avec fureur et jalousie et Théo avec dégoût.
Blaise aussi, restait plus souvent avec lui. Il prenait même plaisir à discuter avec la jeune Gryffondor. Ils adoraient tous deux lire, même si parfois leurs avis étaient aux totales antipodes. Entre eux, les discussions pouvaient être houleuses, mais chacun respectait l'intellect de l'autre.
Draco entouré de ses deux-là, en avait eu des migraines. Surtout qu'ils étaient décidés à découvrir pourquoi Draco avait été désavoué.
Le blond soupira, enfin tranquille, en faisant sa « ronde » de préfet.
L'air était encore doux et chaud, et il appréciait le silence et la tranquillité qui régnaient dans le château la nuit. Son pas silencieux, il déambulait comme une ombre, presque invisible.
Une odeur familière et délicieuse vint lui chatouiller le palais.
Il s'arrêta soudain, et trembla légèrement d'excitation. Il ferma les yeux, et sentit le presque imperceptible mouvement d'air que faisait quelqu'un en se déplaçant, il entendit la respiration douce et au moment où la personne se rapprocha, Draco se tourna et la plaqua contre le mur.
Il fit glisser la cape d'invisibilité faisant apparaître, sans grande surprise, Harry Potter.
La satisfaction d'avoir ce corps plaqué contre le sien, et de voir la crainte légère dans les yeux du survivant, était quasi jouissive.
« Tu me suis ? » Demanda le blond d'une voix rauque.
Les pieds du brun ne touchaient plus le sol. Harry se demanda si en fin de compte, son idée était bonne
Il gigota, plaquant sans le vouloir ses hanches contre le ventre du Serpentard qui dut se mordre la langue pour ne pas gémir.
Pourtant la proximité du blond exacerbait ses sens, et il se sentait comme de la guimauve dans ses bras. Il haleta quand celui-ci se serra un peu plus contre lui.
« Je... je... »
« Tu quoi ? »
Draco mit son visage dans le cou du brun.
Il vient de me renifler, non ? Pensa Harry, en écarquillant les yeux. Il tenta de se défaire de la prise du Serpentard, en vain.
« Lâche-moi ! »
« Non. »
Le brun grogna de frustration. Il couina quand une bouche affamé mordit et suça le creux de sa gorge. Ses yeux se révulsèrent, et le besoin de satisfaire Draco devint plus fort que la raison qui voulait qu'il se dégage.
Il se laissa faire, soupirant doucement.
Quand le blond le relâcha enfin, Harry dut se tenir à lui pour rester debout. Haletant, il n'osait regardait le Serpentard dans les yeux.
Il reprit cependant, rapidement ses esprits et furieux, il le repoussa. Harry ramassa sa cape et lança un regard noir au blond, qui l'observait calmement, calculateur. Ce qui l'horripila encore plus.
« Je voulais juste te dire de faire attention à toi. J'ai surpris une discussion de tes congénères, et ils sont décidés à te blesser. »
Puis il se tourna, et partit en courant.
Une partie de Draco était tentée de le pourchasser mais il se retint. Il avait encore le goût d'Harry sur ses lèvres qu'il lécha avec gourmandise.
C'était peut-être à Harry Potter de faire attention.
TBC
voilà, prochain chap : Morsure d'amour
"Hé, Harry! C'est quoi la marque rouge sur ton cou?"
Harry: grrrrrrr
Gros bisous et rev!
