Titre Anglais: Midnight Guardian
Titre Français : Le gardien de Minuit
Auteur : ksomm814
Genre : Neutre
Chapitre traduit par : Thamril
Rating : k+
Disclamer : Cette histoire est basée sur l'Ordre du Phoenix qui ne nous appartient pas. Le monde de Harry Potter appartient à J.K.R..
Suite à la disparition des histoires « Midnight Guardian » et « Trials of a Champion » sur le compte de Thamril, nous nous permettons (sans son autorisation, donc si elle (il) nous le demande, nous effacerons ces traductions) de les mettre en ligne sous notre compte pour une meilleur compréhension de la suite de la saga.
Eni et Onarluca
Chapitre IV : Présentations
Un bruit faible de voix tira Harry de son sommeil. Ouvrant les yeux, il fut immédiatement aveuglé par la lumière et dut les refermer. Il se retourna et fut surpris de découvrir qu'il n'éprouvait aucune douleur. Quelque chose n'allait pas. Harry se souvenait de sa punition. Il se souvenait de sa douleur. Il se souvenait de Midnight.
Ses yeux s'ouvrirent à nouveau alors qu'il s'asseyait. Tout était flou mais il s'en fichait. Midnight était son chien, peu importe ce qu'on pouvait y redire. Il avait besoin de retrouver Midnight et de s'assurer que le chien allait bien.
Plus facile à dire qu'à faire. Harry allait sauter hors de son lit quand ceux qui étaient dans la pièce se rendirent compte qu'il était réveillé. Il était légèrement désorienté et le fait de ne pas voir correctement n'aidait pas. Des mains saisirent ses avant-bras, l'empêchant de quitter son lit pendant que d'autres disaient des mots sans queue ni tête. C'était comme s'ils parlaient une langue qui lui était complètement étrangère.
Illogiquement, Harry essaya de se libérer des mains fortes qui le tenaient jusqu'à ce que son corps s'avachisse et que toute sa volonté le quitte. Il se sentit soudainement épuisé mais il savait qu'il n'allait pas s'endormir. Il avait vraiment besoin de retrouver Midnight.
"Harry ?"Une voix familière traversa la brume entourant l'esprit de harry. Cela prit un long moment au garçon désorienté pour s'apercevoir que le professeur Dumbledore lui parlait. "Harry, tu dois rester calme. Tu comprends ?"
Lentement, il acquiesça tandis qu'il essayait de se fixer sur la forme blanche et floue qu'était le professeur Dumbledore. Il avait tant de questions mais ne semblait pas pouvoir rassembler assez de force pour les poser. Il voulut savoir où il était mais après cela n'eut plus d'importance, tant qu'il était loin de Privet Drive. Il voulut savoir ce qui était arrivé mais il eut le sentiment qu'il ne valait mieux pas savoir.
Il y avait pourtant une chose que Harry voulait désespérément savoir et qu'il arriverait à dire.
"Où est Midnight ?" Demanda-t-il d'une voix enrouée.
Une main douce se posa sur le front du garçon.
"Qui est Midnight, Harry ? " Demanda légèrement Dumbledore mais la voix de Dumbledore était tendue. C'était comme si le vieil homme craignait la réponse de Harry, quelle quel soit.
"Mon chien", dit nerveusement Harry. Il n'aimait vraiment pas ce qui se passait. Et si quelque chose était arrivé à Midnight, le seul ami auquel il pouvait tout raconter ? "S'il vous plaît… il essayait juste de me protéger de l'oncle Vernon. Est-ce que quelque chose lui était arrivé ?"
Il y eut un bref silence qui accrut seulement son anxiété.
"Harry, nous ne t'avons pas retiré de la garde de ton oncle et de ta tante."Dit prudemment Dumbledore. "Nous en parlerons plus tard mais d'abord j'aimerais que tu nous expliques pourquoi tu as besoin d'un chien pour te protéger de ton oncle."
Immédiatement Harry regarda ailleurs ; Comment était-il supposé lui dire qu'il ne pouvait pas affronter son Oncle alors qu'il avait fait face à Voldemort plusieurs fois ? Et si Dumbledore et tout le monde étaient d'accord avec cet homme qui avait déclaré que Harry n'était rien d'autre qu'un bon à rien, un anormal ?
"Remus, Arthur, vous devriez le relâcher", dit légèrement Dumbledore tendit ses lunettes à Harry et attendit que le garçon les mette. "Harry, comprends que nous ne sommes pas là pour te juger. En dépit de ce que ton Oncle a du te dire un adulte n'a aucun droit de battre un enfant. Ce que je ne comprends c'est pourquoi tu n'as jamais rien dit."
Se sentant plus honteux qu'autre chose, Harry roula sur son flanc gauche et ramena ses genoux sur sa poitrine. Il enfouit son visage dedans et pria que les trois hommes croient en l'illusion. Il ne voulait pas parler de son oncle tout de suite. Il voulait savoir si Midnight allait bien. C'est tout ce qui importait maintenant.
"Dumbledore, si cela ne vous dérange pas, j'aimerais avoir une discussion avec Harry" dit faiblement Lupin. "Il y aura encore le temps de le questionner quand il sera un peu plus fort."
"Bien sûr Remus", dit agréablement le Professeur. "Vous nous avertirez lorsque ce sera le moment ?"
Lupin acquiesça puis prit un siège aux cotés de Harry, Dumbledore partit, suivi de M. Weasley. Peu après, Harry regarda autour de lui et réalisa où il était : l'infirmerie de Poudlard. Harry en était à la fois quelque peu soulagé mais aussi troublé. Il était content de savoir qu'ici personne ne chercherait à rencontrer le Survivant mais pourquoi n'était-il pas dans un hôpital normal ?
Se souvenant qu'il n'était pas seul, Harry devint plus nerveux. Regardant prudemment le visiteur, Harry remarqua que l'homme appelé Remus était vêtu d'une robe miteuse rapiécée en plusieurs endroits. Il semblait malade et épuisé mais son visage était amical. Même s'il était encore jeune, ses cheveux brun clair étaient striés de gris.
"Très bien", dit Lupin, brisant le silence inconfortable. "Je ne suis pas sûr que tu te souviennes de notre rencontre d'il y a quelques jours. Ta fièvre était assez haute. Je m'appelle Remus Lupin. Je suis le nouveau professeur de Défense contre les Forces du Mal." Lupin s'éclaircit la voix. "Je connaissais aussi tes parents."
Harry fixa Lupin, ses yeux demandant plus d'information tandis qu'il s'asseyait.
"Vous connaissiez mes parents ?" Demanda-t-il. Le regard d'espoir sur son visage aurait pu faire fondre le Professeur Severus Rogue.
Lupin laissa échapper un rire.
"Assez bien", répondit-il puis devenant sérieux. "J'étais un ami de ton père depuis notre première année Je t'ai aussi connu lorsque tu n'étais qu'un bébé. Je réalise que je n'en ai probablement aucun droit mais j'espère que tu me laisseras te connaître à nouveau. J'aimerai être ton ami, Harry, si possible."
Harry était choqué pour dire le moins. Il n'avait jamais vu quelqu'un dire qu'il voulait le connaître et non le Survivant.
"Er- d'accord", dit- il, incertain. "Vous me parlerez de mes parents, hein ?"
"Bien sûr" dit Lupin avec un sourire. "On peut faire un échange : tu poses les questions que tu veux et en retour je poserais les miennes, et si tu te sens mal à l'aise, dis moi juste lorsque tu veux faire une pause. Tu es encore malade et tes blessures nécessitent d'y aller lentement durant les prochains jours."
Cela sonnait trop beau pour être vrai. "Vous voulez dire que vous n'allez pas me forcer à parler de mon Oncle ?"Demanda Harry sceptiquement.
"Pas si tu ne le veux pas ", dit sincèrement lupin. "Ce n'est pas un interrogatoire. Je crois qu'actuellement beaucoup de personnes pourraient y répondre si on te connaissait un peu plus. Je vais commencer, d'accord ?"
Harry acquiesça, hésitant, incertain de comment agir avec un homme qui semblait si ouvert et sincère. Soudain Harry fut frappé de voir que c'était l'occasion de pouvoir réellement savoir qui étaient ses parents. Les amis conservés sont le reflet de l'âme.
"Comme je le disais, mon nom est Remus", commença-t-il. "Je suis le nouveau professeur de Défense, ce qui ne veut pas dire grand chose en regardant ceux que tu as eus les deux dernières années." Harry laissa échapper un petit rire. "Oui, je sais à propos de Quirell et de Lockhart. Plus tard si tu veux, je pourrais te montrer ce que j'ai préparé pour cette année et je te laisserais juger de mes qualités d'enseignant. Maintenant, où en étais-je ? Oh oui, je suis légèrement gêné de t'apprendre que je suis accro au chocolat, particulièrement à mon âge. En parlant de ça, est-ce que tu voudrais manger quelque chose ?"
Le changement de sujet prit Harry au dépourvu. Harry eut besoin d'un moment pour enregistrer ce que l'homme venait de dire. Incertain de sa réponse, Harry haussa juste les épaules et évita le regard de Lupin même s'il ne se rappelait pas de la dernière fois qu'il avait mangé quelque chose de convenable.
"Harry, tu es autorisé à avoir faim, tu sais", dit prudemment Lupin. "Je viens juste de me souvenir que tu n'as rien mangé depuis un bon moment et donc que tu pourrais avoir faim. Je sais que moi je le serais."
Regardant furtivement Lupin, le garçon ne vit aucun signe de colère. De l'attention, oui, mais aucune colère. Peut-être que ce ne serait pas si mal après tout.
"J'ai un peu faim", dit nerveusement Harry puis il ajouta rapidement, "mais je peux attendre. Ce n'est pas réellement important."
"Baliverne", dit Lupin avec désinvolture. Il claqua des doigts et se tourna vers l'elfe de maison qui venait d'apparaître avec un pop. "Mindie, pourrais-t-on avoir un petit déjeuner ? Quelque chose de léger serait le bienvenu."
"Oui, monsieur", dit Mindie avant de s'éclipser dans un pop. Quelques secondes plus tard, elle réapparut avec deux plateaux remplis de nourriture. Apparemment, elle n'avait pas compris le sens de simple ou l'avait simplement ignoré.
Harry mordit sa lèvre pour garder pour-lui les commentaires qu'il pourrait faire et qui pourrait blesser le Professeur Lupin estimant que rester silencieux valait mieux. Il savait qu'il ne pourrait en aucun cas avaler ne serait-ce que la moitié des choses posées sur le plateau qui flottait au-dessus de lui. Il n'avait pas mangé autant depuis… euh, toujours.
"Merci, Mindie", dit sympathiquement Lupin. "Ce sera tout pour le moment." Mindie s'inclina et disparut à nouveau. "Mange autant que tu peux, Harry" ajouta Lupin, remarquant la nervosité de Harry. "Les elfes de maison donnent toujours plus que ce que nous pouvons manger."
Ils mangèrent tous les deux en silence. En fait, Harry essaya de manger mais se sentit rassasié après quelques bouchées de toast. Sirotant son jus de citrouille, Harry tâcha de penser à quelque chose à dire pour briser le silence mais il n'y arriva pas.
Le professeur Lupin tentait d'être amical ; plus qu'aucun adulte qu'avait rencontré Harry. Il y avait là un problème, de toutes les façons possibles. Les mots de l'Oncle Vernon retentissaient toujours dans la tête de Harry. Et si le professeur Lupin croyait que Harry était anormal ? Et si le professeur Lupin avait quelque chose contre les fourchelangues ? Et s'il était déçu ?
"Harry ?" demanda gentiment Lupin. "Il y a quelque chose qui ne va pas ?"
Propulsé hors de ses penses Harry regarda nerveusement Lupin. Il ne savait réellement pas comment demander à quelqu'un son opinion.
"Hum – euh – Je me demandais juste – hum – est-ce que vous pensez qu'une personne est mauvaise si elle à des aptitudes considérées sombres ?" Demanda-t-il faiblement.
Lupin fixa Harry avec un sourcil levé.
"C'est une intéressante et difficile question", dit-il pensivement. "Beaucoup de personnes établissent la distinction par peur. Je ne suis pas d'accord avec l'opinion publique. Oui, on a tous un coté noir à l'intérieur de nous mais il y a aussi des bons cotés qui peut contrebalancer le mauvais. Je pense que je peux comprendre plus que d'autre qu'on ne juge pas quelqu'un sur l'apparence. Puis-je demander pourquoi tu poses cette question ?"
Harry regarda ailleurs, appréhensif ; le professeur Lupin lui avait donné la bonne réponse mais ça ne voulait pas dire qu'il était prés à lui faire confiance pour tout.
"Ben, vous m'avez parlé de vous donc je pense que je dois faire pareil", dit doucement Harry, évitant toujours le regard de Lupin. "C'est juste que… Je veux dire…"
Lupin repoussa son plateau et s'assit au pied du lit de Harry.
"Pourquoi ne commencerions-nous pas à partir du début ?" Proposa-t-il. "Tout ce avec quoi tu te sens à l'aise."
Harry opina et donna à Lupin un aperçu de ce par quoi il était passé. Il traça un bref résumé de ce qu'avait été sa vie avant Poudlard (omettant ce qui pouvait mettre en colère l'homme). Il continua sur sa première année (oubliant à nouveau toutes les punitions qu'il avait reçues). Ensuite, il conclut sur sa deuxième année en confessant qu'il pouvait parler aux serpents.
Mordant sa lèvre, Harry affronta le regard de l'ami de ses parents et fut surpris de voir de la sympathie et non du rejet sur le visage de l'homme. Il ne fut pas capable de supporter longtemps le regard du professeur Lupin et regarda ailleurs. Il n'aimait vraiment pas qu'on se sente désolé pour lui.
"Harry, je ne crois pas une seconde que tu puisses être quelqu'un de mauvais", dit gentiment lupin. "Je pense que tes camarades n'ont pas pris très bien la révélation."
Harry agita sa tête.
"Ils pensaient que j'étais l'héritier de Serpentard, lâchant un basilic sur les enfants de moldus pour les pétrifier", dit-il faiblement. "Ce n'est pas comme si je pouvais le contrôler. Je vois juste un serpent et pour moi il parle normalement."
"Aussi longtemps que tu ne l'utilise pas pour faire du mal, tu n'as rien à craindre", conclut Lupin. "Il me semble que tu as du mal à accepter. Comment est-ce que tu te sens par rapport au fait de savoir parler aux serpents ?"
Harry laissa échapper un soupir et baissa les épaules.
"Je déteste ça", admit-il. "Je déteste qu'il y ait une partie de Voldemort en moi. Pourquoi je ne peux pas être comme tout le monde ? Ce n'est pas comme si j'avais demandé à être anormal.
Lupin s'approcha un peu plus de Harry, son corps soudainement tendu.
"Qui t'as dit que tu était anormal ?" demanda-t-il doucement.
Réalisant qu'il en avait trop dit, Harry pâlit et plaqua sa main devant sa bouche. Voilà pourquoi il n'avait jamais voulu parler à quelqu'un de ce qui se passait à Privet Drive. Il ne voulait fâcher personne. Se maudissant lui-même, Harry essaya d'inventer rapidement un mensonge pour noyer le problème.
"Harry, je ne suis pas en colère après toi", dit doucement Lupin. "Seulement je ne comprends pas pourquoi quelqu'un dirait ça. Tu n'es pas anormal. Je te donne ma parole de sorcier et d'ami de tes parents."
Harry regarda finalement le professeur Lupin les larmes aux yeux ; cela sonnait trop beau pour être vrai. Depuis aussi longtemps qu'il puisse se souvenir Harry ne voulait rien de plus que d'être normal et il y avait enfin quelqu'un qui lui disait ce qu'il avait si besoin d'entendre.
Une fois encore Lupin s'approcha de Harry mais resta assez loin pour que le garçon soit à l'aise.
"Je peux comprendre si tu ne veux pas en parler mais aussi longtemps que tu n'admettras pas leur traitement qu'il t'ont fait subir autant cela t'affecteras" dit-il doucement. "Personne ne veut te mettre la pression mais si c'est aussi mauvais que nous le pensons alors nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour que tu n'y retournes plus."
La déclaration du professeur Lupin détendit Harry un moment mais les questions sans fin qu'il se posait dans les mauvais jours revinrent à son esprit et lui firent lever la tête. Mais où irai-je demanda-t-il.
"Je n'ai aucune autre famille et chacun à la sienne."
"Je suis sur qu'on peut arranger ça" dit Lupin, confiant. "Personne ne mérite cette vie. Peu importe qui il est."
Harry ne voulait pas trop espérer mais il ne put s'en empêcher. La simple pensée de ne jamais retourner chez les Dursley et subir leur haine était l'un des peu de souhait qu'il avait. Mais il y avait encore un problème.
"Mais et Midnight ?" Demanda Harry. "Il doit être affamé et égaré."
Lupin sourit, apparemment amusé par l'attachement du garçon pour un animal.
"Depuis combien de temps as-tu un chien ?" demanda-t-il.
"Euh- depuis environ une semaine", répondit Harry. "Je l'ai trouvé entrain de dormir dans les buissons du jardin. Il ne ressemblait pas aux autres chiens que j'ai déjà rencontrés. Il était gentil avec moi." Voyant la face choquée du professeur Lupin, Harry regarda ailleurs, se sentant honteux de faire si vite confiance à un animal bizarre. "Il me protégeait" ajouta-t-il d'une petite voix.
"Alors c'est un chien errant", dit Lupin, distant. "A quoi ressemble-t-il, Harry ? A un sinistros ?"
Harry regarda le professeur Lupin, visiblement embrouillé.
"Qu'est-ce qu'un sinistros ?" Demanda-t-il. Il y avait des fois où Harry haïssait être aussi ignorant du monde sorcier mais ce n'était pas comme s'il avait eu quelqu'un pour l'instruire.
Lupin mordit sa lèvre, il semblait soudainement nerveux. Harry n'aimait vraiment pas ce regard. Il ne comprenait pas où était le problème. Midnight ne l'aurait jamais blessé, Harry le savait.
"Est-ce que, Midnight, comme tu l'appelles, est un grand chien noir avec des yeux bleus ?" Demanda précautionneusement Lupin.
Harry laissa échapper un signe de désappointement. Il aurait du savoir qu'avoir un compagnon comme Midnight était trop beau pour être vrai.
"Oh, c'est le vôtre ?" demanda-t-il, baissant les yeux. Je suis désolé. Je ne voulais pas l'attirer loin de vous. Il était juste le seul compagnon que j'avais qui ne me haïssait pas.
Lupin tressaillit au commentaire, apprenant plus au sujet de la vie de Harry que ce que croyait le garçon.
"Il ne t'as jamais rien fait ?" Demanda-t-il gentiment. "Il ne t'a jamais blessé d'une quelconque manière ?"
Harry secoua sa tête.
"Il écoutait juste" dit-il faiblement. "J-j'étais frustré. Je n'aimais pas devoir travailler toute la journée alors que les Dursley ne faisaient rien. Midnight me semblait familier, j'ai du le voir dans une mémoire oubliée ou quelque chose comme ça. Je ne sais pas comment vous dire. Il était mon ami."
"Ce qui était ce que tu avais désespérément besoin", dit Lupin, compréhensif. "Je ne te réprimande pas, Harry. Je suis juste curieux. Beaucoup de gens considèrent un grand chien comme ça comme un ami. Comment t'es tu arrangé pour garder un chien pareil sans que ton Oncle ou ta Tante s'en aperçoivent ?"
Harry haussa les épaules.
"Ce n'était pas difficile", dit-il nonchalamment. "Les Dursley partaient toute la journée, me laissant seul. Midnight restait dehors jusqu'à ce qu'ils se couchent puis je l'emmenais dans ma chambre. Je devais faire le petit déjeuner chaque matin, alors je laissais sortir avant que les Dursley ne soient réveillés."
Le professeur Lupin sourit en se levant.
"Très bien", dit-il. "Tu devrais te reposer. Nous pourrons parler plus, plus tard, avec quelques histoires sur tes parents. Je parlerais à Dumbledore à propos de Midnight, d'accord ?"
Harry ne put s'empêcher de sourire. Il devait admettre qu'avoir quelqu'un le traitant avec une affection presque parentale faisait du bien. Mme Weasley était formidable mais c'était la mère de Ron. Elle en avait déjà assez à sa charge pour s'inquiéter d'un orphelin.
"Promis ?" demanda Harry, plein d'espoir.
Lupin donna une pression rassurante sur l'épaule de Harry.
"Je promets", dit-il.
Se sentant soudainement fatigué, Harry se rallongea et s'installa confortablement tandis que le professeur Lupin le borda. Fait par un presque étranger, ce geste aurait du paraître bizarre mais Harry n'y fit pas attention. Il se sentait déjà plus proche du professeur lupin qu'aucun autre adulte. L'homme avait quelque chose qui faisait qu'Harry lui faisait confiance.
Fermant les yeux, Harry sentit Lupin lui retirer ses lunettes et enlever quelques mèches folles de ses yeux. Le simple toucher sembla familier mais Harry n'en avait aucun souvenir. Trop relaxé pour s'inquiéter, Harry s'endormit lentement d'un sommeil paisible.
Au moment où Remus Lupin s'aperçut qu'Harry était endormi, il se rua hors de l'infirmerie vers le bureau de Dumbledore. Harry lui en avait dit assez pour savoir que la vie de Harry Potter n'était pas telle qu'on se l'imaginait. Il n'était certainement pas choyé et adoré. Il était un garçon seul et troublé qui avait besoin que quelqu'un l'aime pour ce qu'il était.
Après avoir murmuré le mot de passe, Remus monta les escaliers et entra dans le bureau du directeur pour voir que le vieil homme avait de la compagnie. Minerva McGonagall était assise à coté d'une Mme Weasley désemparé pendant que Arthur Weasley conversait avec Dumbledore. Remus n'aimait pas du tout cette scène.
"Monsieur, quelque chose est il arrivé ?" demanda lupin.
Dumbledore tourna son attention vers le jeune professeur.
"Remus, entrez" dit-il poliment. "Nous discutions juste de quelques arrangements pour Harry. Peut-être pourriez-vous donner votre opinion. Je pense que vous avez eu une intéressante conversation tout les deux."
Lupin acquiesça.
"Vous n'avez pas idée", dit-il en s'asseyant à coté de McGonagall. "C'est déconcertant de rencontrer un garçon qui a tant changé. Le bébé dont je me souviens était joyeux et adorable. C'est encore Harry mais. Etiez-vous au courant des abus verbaux et émotionnels que les Dursley lui ont infligés ?"
"Abus ?" demanda le professeur McGonagall alarmée. "De quoi parlez-vous Remus ?"
Regardant chaque adulte, Remus réalisa qu'aucun d'eux n'avait idée de ce qu'était que la vie d'Harry Potter.
"Bien, je ne peux pas dire que je ne suis pas surpris" dit-il. "Nous avons parlé et Harry a juste laissé échapper quelques détails. Apparemment, Vernon Dursley a mis dans la tête de Harry qu'il n'était qu'un anormal. Il était effrayé d'admettre qu'il était un Fourchelangue à cause de la réaction de ses camarades de classe l'année dernière. Le garçon n'a aucune confiance en soi. Il croit qu'il est une charge pour tout le monde. Je suppose que c'est partiellement la raison pour laquelle il n'a jamais rien dit."
Dumbledore était assis derrière son bureau, l'étincelle dans ses yeux était éteinte. Arthur Weasley prit la main de sa femme. Molly Weasley était clairement en larmes mais ce fut McGonagall qui surprit Remus. La femme fixait Dumbledore, un feu dans les yeux que le jeune homme n'avait jamais vu avant. C'était plutôt effrayant.
"Qu'a révélé d'autre Harry ?" demanda gravement le directeur.
Tournant son regard vers le vieil homme, Remus put voir regret et tristesse dans ses yeux. Il en prend la responsabilité. "Harry était très réticent à dire quelque chose sur les Dursley ou qui pourrait me mettre en colère", dit-il.
"Je crois que Harry a déversé sa colère sur Harry, lui faisant croire que tout les adultes font pareil. En fait, Harry semble seulement être à l'aise lorsqu'il parle de Midnight."
"Ah, oui son mystérieux chien", dit Dumbledore, clairement intrigué. "Pour autant que je sache, les Dursley n'ont jamais autorisé les animaux ; Cela a été assez difficile pour eux d'accepter Hedwige."
"Les Dursley n'en savent rien", dit Remus. "Midnight est un chien errant qu'Harry a rencontré i peu près une semaine. Il semblerait qu'Harry, désespéré, ait eu envie de quelqu'un « qui ne le haïrait pas ». Harry a besoin d'être écouté et traité normalement. Je crois qu'envoyé Harry dans une famille, même comme celle des Weasley – sans arrière-pensées, ferait plus de tort que de bien. En dépit de vos efforts, Harry n'a pas de famille et il le sait. Il a été toute sa vie considéré comme la quatrième roue d'une brouette grâce aux Dursley. Il a besoin de temps pour savoir qui il est et apprendre qu'il a le droit d'être aimé comme un autre enfant."
"Mais il est aimé", protesta Molly Weasley. "Notre famille l'aime comme l'un des nôtres. Il a besoin de nous particulièrement avec Black à ses trousses."
"Harry doit être avec ceux qui l'aimeront, Molly" dit calmement Dumbledore. " De toute manière, Harry n'est pas au courant de ce qui s'est passé. Il ne sait même pas qu'il a été kidnappé. Il ne connaît ni même Sirius Black ni même ce qu'il a fait."
"Vous devez réaliser qu'Harry devra l'apprendre." Dit Remus avec un sourcil froncé. "Il doit savoir tout à propos de Black. On ne peut pas se permettre qu'Harry le découvre par ses propres moyens. Nous devons avoir la confiance de Harry en étant complètement honnête avec lui."
"Non !"s'écria Mme Weasley. "Il est juste un enfant ! S'il l'apprends – "
"Il va être en colère, vrai" dit Remus gardant difficilement son calme. "Il a le droit de l'être mais si nous gagnions sa confiance et lui enseignons qu'il y a des gens vers qui il peut se tourner, il n'essayera pas de faire face à Black tout seul. Ce n'est pas cela que nous voulons ?"
"Je suis d'accord" dit Arthur Weasley héritant d'un regard furieux de sa femme. "Désolé, Molly mais Harry ne peut pas rentrer à l'école alors que tout ses camarades de classe en sachant plus que lui sur ce qui est arrivé. Je sais que le fils de Malfoy n'hésitera pas à harceler Harry à ce sujet. Je sais aussi que Ron ne sera pas capable de se taire."
"Intéressante perspective" dit pensivement Dumbledore. "Vous marquez un point, Arthur. Même si je préférerai qu'Harry ne sache pas à propos de Black nous ne pouvons plus y faire grand chose. On doit le lui dire. La question est : qui ?"
Remus sut par le ton de Dumbledore qui serait celui qui annoncerait la nouvelle. Il savait aussi que ça allait être la chose la plus difficile que cette personne est eue à faire.
