Désolée pour ce looooong retard ! \o/ Mais je découvre les joies de la fac d'anglais alors bon, c'est pas les roucoulades de Sherly et Johnny boy qui vont me donner ma licence ! Bref ce chapitre est pour : MA DIOUNETTE (allez lire si c'est pas encore fait, elle est une déesse en ce qui concerne l'écriture, surtout le slash, et même si elle jure le contraire, l'écoutez pas, c'est faux).
Un petit chapitre tout fluffy d'amour comme on les aime, je rappelle que c'est un UA donc OOC ! J'assume totalement !
Enjoy and Review ! \o/
Jeanne Watson.

Trois coups frappés à la porte. Mais aucune réponse. Il neige dehors, et les enfants jouent, emmitouflés dans leurs manteaux et écharpes d'hiver. Il y a des anges dessinés dans le blanc du parc, des bonhommes et des batailles de neige. Londres est magnifique en cette période de l'année. Tout est rouge, vert, blancs. C'est tout simplement magnifique. Les gens sont heureux, les enfants comblés, les familles réunies. Le sapin, fièrement dressé dans un coin du salon, près de la cheminée attend avec impatience la venue des présents. Oui, tout le monde se réjouit de cette fête. Tout le monde retrouvera sa famille ce soir, 25 décembre 2011.
Tout le monde sauf Sherlock Holmes et le Docteur John Watson.

« Sherlock ? Puis-je entrer ?
- Bien le bonjour, Dr Watson ! Et joyeux noël ! »

C'est Mycroft qui ouvrit la porte.

« Mr Holmes, vous n'avez rien à faire ici !
- Ce n'est pas le moment de pardonner, noël ?
- C'est surtout le moment de laisser les gens tranquille ! »

John regarda par-dessus l'épaule du gouvernement britannique et vit le même Sherlock que d'habitude. Triste, vide et blottit sous ses couvertures.

« Je vous laisse, et bonjour à votre femme ! »

Et il s'éclipsa, noblement, s'appuyant sur son parapluie bulgare. John se précipita vers son patient et l'enlaça.

« Vous faites ça avec tous vos patients ?
- Vous me touchez.
- L'hôpital est presque vide. Vous êtes de garde cette nuit, j'en déduis que vous passez les fêtes seul ?
- Pas si seul que ça… osa-t-il en souriant.
- Je suis désolé, pour votre femme.
- Et moi pour votre frère…
- Racontez moi, et je vous raconte pour Mycroft.
- Echange de bons procédés ?
- En quelque sorte. On se consolera mutuellement.
- Vous me paraissez bien familier, pour quelqu'un décris comme farouche dans le dossier.
- Je vous aime bien, je vous l'ai dit. Mais racontez-moi.
- Eh bien… Sarah et moi sommes restés ensemble 5 ans et je l'ai retrouvé le jour de notre 3ème anniversaire de mariage, au lit avec son prof de gymnastique. Et vous ?
- Mycroft et moi étions très proche, jeunes… Regardez, c'est nous, il était dans sa dernière année de lycée. J'avais 9 ans et lui 16. »

Sherlock lui donna une photo, qu'il cachait sous son oreiller. Elle était un peu cornée sur les côtés et vieillie à cause du temps mais les sourires radieux qu'arboraient les deux frères Holmes étaient intemporels. Ils étaient assis près de la cheminée, en uniformes, l'ainée tenant son jeune frère dans ses bras. Mycroft avaient des cornes de renne et Sherlock un bonnet de noël. Ils étaient heureux. John sourit tristement.
« Ensuite, il m'a abandonné.
- Comment ça ?
- Il est parti à l'université.
- Et pourquoi est-il si méchant avec vous ?
- C'est de sa faute si j'ai commencé à me droguer. S'il n'était pas parti, s'il ne m'avait pas laissé tout seul avec toutes ces personnes qui se moquaient de moi, je ne serai pas ici. Je n'ai… pas pris de gants pour lui dire tout ce que je pensais de lui et de son attitude.
- Mais vous l'aimez, au fond ?
- Oui… »

John enlaça Sherlock. Il lui murmura que tout finirait par s'arranger et que tout ceci ne sera bientôt qu'un mauvais souvenir. Il promit que le prochain noël se ferait avec Mycroft, qu'il aller l'aider à arranger tout avec son frère et qu'il pourra jouer du violon de nouveau.

« Et vous ?
- Et moi ?
- Oui, qu'allez-vous faire l'année prochaine ?
- Moi ? Rien de spécial…
- Elle ne reviendra pas.
- Je sais, je sais…
- Au fond, je suis un peu plus chanceux que vous, dans mon malheur.
- Pourquoi ça ?
- J'ai quelqu'un à qui parler. Quelqu'un qui s'occupe de moi.
- Vous en avez plus besoin que moi…
- Pas tant que ça. »

Ce fut au tour du médecin de se faire enlacer. A nouveau les boucles dans son cou, à nouveau les bras se resserrant sur sa poitrine, à nouveau cette douce chaleur dans son corps, et à nouveau cette folle envie de l'embrasser. Ils étaient bien, là. Sherlock oubliant Mycroft et John oubliant Sarah. Tous les deux, sur ce lit d'hôpital, les murs plus blancs que la pâleur de la neige. Dans un contexte différent, on aurai pu penser dit qu'ils s'aimaient depuis longtemps. Qu'ils s'aimaient de cet amour fort et immortel. Celui qui dur malgré le temps, les épreuves, les disputes.

« Merci Sherlock, vous me faites du bien…
- Toi aussi.
- Nouvelle étape dans notre relation ?
- Je n'ai pas été aussi proche de quelqu'un au point de le tutoyer depuis longtemps.
- Et je te laisserai ce privilège pendant longtemps.
- Si quelqu'un entrait ?
- La porte est fermée à clef.
- Oh. »

Dehors, on pouvait entendre les chorales chanter sous la neige. Et dans cette chambre, les deux hommes se sentaient bien. Si bien qu'ils oubliaient leurs statuts respectifs. Plus de médecin et plus de patient. Ils étaient John et Sherlock.

« Tu connais cette coutume ? Celle où la tradition veut qu'on embrasse une personne.
- Mais il faut du houx, Sherlock… dit John amusé. »

Sherlock se rapprocha alors un peu plus du médecin. Il sortit de sous l'oreiller une petite branche de houx et posa doucement ses lèvres sur celles de John. Ce dernier répondit au baiser, glissant ses mains sur la nuque du jeune homme.

« Joyeux noël Sherlock.
- Joyeux noël John… »