CHAPITRE 4

De nombreux jours étaient passés depuis l'après-midi où Stiles avait débarqué chez Derek. Ils avaient énormément discuté, et même si l'adolescent trouvait toujours le jeune homme légèrement intimidant du haut de ses 1 mètre 83 et de sa carrure de footballeur américain une sorte d'amitié s'était formée entre ces deux hommes. Ils s'étaient revus, plusieurs fois, durant les deux semaines qui s'étaient écoulées mais jamais il n'avait reparlé des circonstances de leurs première rencontre, ni de ce qu'il s'était passé ensuite -le fait que tout se soit passé comme une vraie Rencontre. Pour Stiles tout était encore très étrange, voir le monde de cette façon était merveilleux et même après plusieurs semaines il n'arrivait pas à s'y habituer. Derek ressentait la même chose, pour ce qu'il lui avait dit. D'ailleurs il ne lui avait pas dit grand chose sur lui, il avait expliqué qu'il avait des problèmes au sein de sa famille, mais au grand dam de Stiles il n'avait pas été plus loin. Pourtant l'adolescent aurait réellement voulu en apprendre plus sur lui, sur sa famille, sa vie en générale. Alors Stiles parlait surtout de lui-même, de la relation qu'il avait avec son père, avec ses amis, de son passé, de son avenir, de sa mère aussi également. Il s'était ouvert très rapidement à cet homme qu'il ne connaissait pas particulièrement, ce qu'il trouvait étrange, pour lui qui n'avait pas l'habitude de parler autant de sa vie. Mais il y avait quelque chose chez Derek, dans son regard, sa façon de parler avec une voix toujours calme et posée qui mettait Stiles en confiance. Il aurait aimé avoir le même effet chez son ami.

Un samedi après-midi, alors qu'il était assis sur son lit à jouer à la console de jeux, au dernier Mass Effect plus particulièrement, il reçut un sms de Scott lui proposant de passer chez lui. C'était une bonne idée, ils ne s'étaient pas vu seul à seul depuis quelques temps et être avec son meilleur ami lui manquait. De plus il ne s'était pas vraiment livré sur ce qu'il se passait entre lui et Derek. Et Scott semblait être la personne idéale pour l'écouter raconter sa vie et ses problèmes pendant plusieurs heures.

Il se leva donc de son lit, éteignit sa console et prit sa Jeep direction la maison de Scott. Il n'habitait pas spécialement loin de sa maison mais le temps s'était couvert car l'hiver devenait de plus en plus proche et il avait peur de se prendre une averse. Quelques minutes plus tard il se gara dans l'allée de Scott et alla sonner à la porte. D'habitude il ne le faisait pas et rentrait sans demander l'autorisation mais il se sentait d'une humeur polie aujourd'hui. La mère de Scott vint lui ouvrir à peine quelques secondes après.

-Salut Stiles, entre ! L'accueilli Melissa, avec ce sourire qui ne la quittait jamais.

Stiles adorait Melissa, elle avait toujours été gentille avec lui et s'était presque comportée comme une mère ses dernières années, le laissant venir chez elle quand il voulait, lui offrant des conseils concernant son père...

Il lui offrit un joli sourire et monta dans la chambre de son ami. Il entra évidemment sans frapper, espérant le surprendre mais ce ne fut malheureusement pas le cas.

Scott était allongé sur son lit, son ordinateur à ses côtés, probablement discutant avec Allison quand il vit Stiles arriver en trombe dans sa chambre.

-Toujours aussi discret ! Fit-il remarquer à son ami pour se moquer de lui.

Stiles lança un rire sarcastique et s'assit à côté de lui. Lorsqu'ils se voyaient la plupart du temps ils ne faisait pas grand chose si ce n'était regarder un film, jouer à un jeu vidéo...ils se comportaient comme deux frères et faisaient donc ce qu'ils voulaient l'un chez l'autre. Mais aujourd'hui ils étaient réunis pour parler de quelque chose de réellement important pour Stiles mais il ne savait pas comment commencer la conversation.

-Alors...tout se passe bien avec Allison ? Tenta-t-il.

-Oh oui tout est génial, elle est merveilleuse, et tellement belle, ça fait bientôt trois mois que nous sommes ensemble et je n'ai jamais été aussi heureux, dit Scott avec un immense sourire et des étoiles plein les yeux.

Stiles lui répondit avec un sourire timide en acquiesçant. Il était vraiment heureux pour son meilleur ami, il savait que Allison était la femme parfaite pour lui.

-Et toi alors avec...Derek c'est ça ?

La question surprit Stiles.

-Comment ça « moi alors avec Derek » ?

-Eh bien...vous vous êtes revu ? Tu m'avais dit que vous vous entendiez bien non ?

Stiles mit quelques secondes à répondre. Il voulait avoir cette conversation mais maintenant que c'était le cas il se sentait légèrement gêné.

-Oui, on s'est revu, on a discuté et c'était plutôt bien, il a l'air d'être un type sympa même s'il me fait flipper parfois.

Scott rit à cette déclaration.

-Si c'est ton âme-sœur et qu'il te fait flipper c'est un peu un problème.

Stiles ne rit pas et à la place lança un regard foudroyant à son ami. Il avait l'habitude de blaguer sur ça et lui ne trouvait pas ça drôle, bien au contraire.

-Arrête de dire ça, lança-t-il sèchement.

Mais Scott continua à rire et donnant de léger coup dans l'épaule de Stiles pour l'énerver encore plus, ce qui eut l'effet escompté. Il se leva du lit avec humeur et se plaça devant la fenêtre en soupirant.

-Je comprend pas...Je ne comprend rien à ce qu'il se passe Scott. C'qui est arrivé il y a deux semaines ne peut pas être vrai, je suis toujours persuadé que c'était une erreur, pourtant je m'entends bien avec Derek, même s'il me fait plus penser à Grumpy Cat qu'à quelqu'un de vraiment sympathique. Alors non, je ne comprends rien. Et je déteste ne pas comprendre.

Un silence de quelques secondes s'installa. Stiles n'avait plus rien à dire, car tout ce qu'il venait d'annoncer était vrai et il ne pouvait rien dire de plus. Il était tellement frustré de ne pas comprendre...Scott ne trouva rien à dire, comprenant que son ami avait réellement un problème.

Finalement il se leva à son tour et se mit près de lui.

-Je comprend que tu sois perturbé par la situation, mais comme ton père te la dit « Le Destin ne se trompe jamais », alors au lieu de vouloir refuser l'évidence, peut-être que tu devrais...je sais pas moi, accepter la situation ? T'en as parlé avec Derek ? Il en pense quoi lui ?

-On en a pas encore parlé non.

Stiles soupira une nouvelle fois.

-Mais tu as raison, je vais aller lui demander son avis. Après tout peut-être que lui aussi pense comme moi ? On verra bien, j'irai le voir tout à l'heure.

Ils se rassirent tout deux sur le lit et jouèrent à un jeu vidéo.


Stiles décida donc de suivre les conseils de Scott, et partit à la rencontre de Derek dans le but d'avoir enfin la discussion qui allait peut-être changer le reste de sa vie. Il avait dans un sens peur de la tournure que pourrait prendre la situation. Peut-être qu'après tout, Derek n'était personne pour lui, et que comme Stiles, il était persuadé que tout n'était qu'une mascarade ? Ou alors il était possible que Derek ressente des choses différentes à son égard. Cette pensée le fit frissonner.

Il arriva finalement devant le loft de Derek. Il gara sa voiture et se mit en route, comme la première fois où il était venu. Il était évidemment moins stressé, après tout il était déjà venu plusieurs fois le voir. Mais il se rappela, alors qu'il s'apprêtait à frapper, qu'il ne l'avait pas prévenu et qu'il risquait de le surprendre.

J'aurais du l'appeler avant, si ça se trouve il est occupé.

Il se mordit la lèvre, hésitant à faire savoir qu'il était là. Il se dandinait sur place, les mains moites, toujours diviser entre frapper et s'en aller quand il entendit un bruit à l'intérieur du loft, comme si quelque chose était tombé. Puis une voix traversa les murs, mais Stiles ne pu comprendre quoi que ce soit, puis une autre mais cette fois ci il reconnut celle de Derek. Elle semblait...différente, moins calme que d'habitude.

Il se passe quoi là dedans ?

Stiles était toujours hésitant à entrer. Il était curieux de savoir ce qu'il y avait à l'intérieur du loft mais sentait qu'il n'y avait pas sa place. Peut-être que Derek était avec une fille?

Un autre bruit se fit entendre. Mais ce n'était pas une voix, c'était un cri. C'était Derek.

Stiles n'hésita pas, il ouvrit la porte d'un coup en dévoilant la scène qui se déroulait à quelques mètres de lui.

Derek était à genoux, le visage tuméfié, la lèvre ouverte, il semblait à bout de souffle mais ses yeux reflétaient la surprise de voir Stiles. Devant lui se trouvaient trois personnes, deux hommes et une femme -sans doute celle qui avait parlé. Stiles reconnut les deux armoires à glaces qui pourchassaient Derek dans la ville quelques semaines plus tôt et fut pris d'une haine violente en comprenant qu'ils étaient la cause de l'état de Derek. Il fit trois pas avec la détermination d'aller aider son ami quand l'un des hommes, le plus grand, sortit une arme à feu et le visa. Stiles s'arrêta d'un seul coup.

-On peut savoir qui c'est ? Demanda la femme.

Elle devait être âgée d'une soixantaine d'années, les cheveux court, bruns, lui retombaient sur le visage qui affichait une expression d'énervement profond. Elle était beaucoup plus petite que ses deux acolytes, mais on ne le ressentait pas à la façon dont elle se tenait, et regardait Stiles de manière à montrer qu'elle était le chef.

-Laissez le...tenta de prononcer Derek, il n'a rien à voir avec ça.

Avec ça ? C'est quoi ce bordel ?

-Est-ce que tu penses être en position de me donner des ordres, Derek ? Dit la femme en s'approchant de l'homme à terre, d'une démarche menaçante. Elle agrippa les joues de Derek d'une main, obligeant leurs regards à se croiser.

-Tu sais ce qui t'attend Derek, alors fait pas de conneries tu m'entends ?

Derek ne répondit pas. Si un regard pouvait tuer, la femme serait déjà morte.

-On te laisse encore un peu de temps, mais sache que ma patiente a des limites, continua-t-elle.

Elle recula et fit signe à l'homme qui ne menaçait pas Stiles d'un flingue. Il s'approcha de Derek et lui mit un coup de pied dans les côtes, ce qu'il lui fit échapper un cri étouffé.

-Arrêtez ! Cria Stiles.

La femme se tourna vers lui et il regretta immédiatement d'avoir parlé. Il était terrifié, ses gens pouvaient le tuer s'ils en avaient envie et Stiles ne se sentait pas vraiment d'humeur à mourir aujourd'hui. Il lança un coup d'œil à Derek, il se tenait le ventre, regardant le sol, il semblait souffrir énormément.

-On a plus rien à faire ici, annonça la femme.

Stiles était incapable de bouger, il vit les trois ennemies s'approcher de lui et le frôler, il n'eut même pas la force de déglutir, son cœur battait tellement fort qu'il semblait vouloir quitter sa cage thoracique.

Il finit par entendre la grande porte en fer se fermer derrière lui et il reprit enfin une respiration normale.

Il n'attendit pas plus longtemps pour s'élancer vers Derek, qui était assez mal en point.

-Wow Derek c'étaient qui ces gens ? Ça va aller ? Ils te voulaient quoi ?

Derek ne prit pas la peine de répondre, il s'agrippa à l'épaule de l'adolescent qui l'aida à s'asseoir sur le canapé non loin de lui. Il poussa un soupir de souffrance tout en se tenant le ventre. Il n'était pas beau à voir, du sang coulait de sa lèvre inférieure, une trace rouge s'étalait sur sa joue droite et il avait du mal à respirer.

-Il faut que je t'emmène à l'hôpital, déclara Stiles.

-Quoi ? L'hôpital ? Non c'est bon, ça va aller, finit par répondre Derek.

Stiles soupira à son tour.

-T'as une trousse de secours quelque part ?

Derek lui indiqua la salle de bain qui se trouvait à gauche de l'entrée. Stiles se leva du canapé et alla la chercher. Il n'avait aucune idée de ce qu'il pouvait faire pour son ami, il avait peut-être une côte cassée, ou même quelque chose de pire ?!

-Je vais bien Stiles, ne t'inquiète pas. Derek semblait avoir lu dans ses pensées.

Il mit quelques secondes à trouver la trousse qui était dans le placard en dessous de l'évier. Il revint aux côtés de Derek et sortit des cotons qu'il imbibât de désinfectant. Il le plaça sur la plaît à la lèvre du jeune adulte qui réprima un grognement.

-Bon, tu vas m'expliquer ce qu'il s'est passé ? Fini par demander Stiles avec impatiente.

Il enleva le coton car la plaît ne saignait plus, c'était juste superficielle. Derek continuait à se tenir le ventre, il devait avoir très mal et Stiles trouvait toujours que l'idée de l'hôpital était la meilleure, mais Derek ne semblait pas vouloir bouger.

Il se colla contre le dossier du canapé avec un soupir et prit la parole :

-J'ai...enfin ma famille a eu quelques problèmes d'argent récemment, et comme tu as pu le voir les gens avec qui nous avons ces problèmes ne sont pas des plus aimables.

-Qui sont-ils ?

-C'est une famille de dealers mexicains, les Calavera. Mon oncle, Peter, leur doit une dette assez élevée et comme ils sont dans l'incapacité de le trouver car il a quitté l'état, il est on-ne-sait-où, ils ont décidé de se venger sur moi.

Stiles était choqué par cette déclaration. Il fixa Derek avec de grands yeux écarquillés.

-Tu leur dois combien ? Finit-il par demander.

Derek hésita avant de répondre et regarda l'adolescent. Il était fatigué et avait vraiment mal à la tête et aux côtes mais voir Stiles à côté de lui l'aidait, dans un sens. Pourtant il ne voulait pas le mêler à ça, c'était ses histoires de familles, et s'il arrivait quelques chose à l'adolescent il ne pourrait se le pardonner.

Il soupira.

-Peter leur doit 50 000$, déclara-t-il, faisant tomber un silence pesant dans la pièce.

Stiles ne savait pas quoi répondre. C'était une immense somme 50 000$ et Derek ne semblait pas en mesure de leur donner. Devant son air choqué Derek tenta de le rassurer.

-Mais j'ai la situation en main, ne t'inquiète pas. J'vais trouver l'argent et le leur donner.

Il regarda Stiles de ses grands yeux vert.

Il mentait, Stiles le savait. Trouver 50 000$ dollars était loin d'être chose aisées à Beacon Hills, ils le savaient tout les deux.

-Et ton oncle Peter ne compte pas revenir j'imagine.

Derek lâcha un petit rire qui rendit Stiles moins paniqué.

-Non. Il n'est pas du genre à prendre ses responsabilités en main.

Stiles soupira et se plaqua à son tour contre le dossier, à quelques centimètres de son ami. C'était une histoire de dingue, Derek avait des problèmes avec des dealers mexicains, on se serait cru dans un mauvais film des années 80. Il fallait qu'il trouve un moyen de l'aider. Peut-être qu'il pouvait en parler à son père ? Après tout Derek n'était pas en faute, il n'avait rien fait de mal !

Il s'apprêtait à proposer son idée quand il le prit de court.

-D'ailleurs qu'est-ce que tu venais faire ici ? Demanda-t-il en lui lançant son regard qui mit Stiles mal à l'aise.

-Je...j'avais envie de venir parler c'est tout.

Ça n'était plus le bon moment pour parler de choses aussi futiles que leur relation. Derek était en danger et Stiles sentait au fond de lui qu'il devait l'aider.

-Je suis désolé que tu sois mêler à ça Stiles, déclara Derek, en dévient son regard vers les baies vitrées en face de lui qui donnaient sur la ville.

Stiles ne savait pas quoi dire.

-Oh tu sais, des dealers mexicains, ça pourrait être pire, t'aurais pu avoir à faire à la mafia russe où un truc du genre. Là ça aurait été un vrai problème.

Il fit échapper un rire à son ami.

Un autre silence s'installa, mais il n'était pas pesant. Il était léger, doux, chacun réfléchissait à la situation, se demandant s'il y avait une issue de secoure et comment la trouver.

-Tu sais c'qu'il s'est passé dans la rue l'autre jour...commença Derek prenant totalement de court l'adolescent à côté de lui.

-...Oui ?

-On n'en a pas encore parlé.

Stiles se racla la gorge, ses mains redevinrent moites et il se redressa pour se gratter la nuque une nouvelle fois.

-Ça te met mal à l'aise?

Il se tourna vers Derek avec une expression de surprise.

-J'ai remarqué que tu te grattais souvent la nuque quand tu étais mal à l'aise, précisa-t-il. Écoute, si tu ne veux pas en parler je comprendrais...

Il s'attendait à ce que Stiles interrompe mais il n'en fit rien, il fixa Derek, un éclair de panique traversa son regard. Finalement il n'était peut-être pas prêt à avoir cette conversation.

Derek posa sa main sur son épaule. Et Stiles faillit avoir un réflexe de recul mais se retint.

-C'est juste que c'est compliqué tout ça...Je n'y crois pas tu comprends ?

Derek semblait surpris.

-Comment ça tu n'y crois pas ? Je sais que ça peut-être déroutant mais on te l'a sûrement dit, le Destin ne se trompe jamais.

Stiles était encore une fois dérouté. Derek ne semblait pas partager la même vision de la situation que lui, il pensait que tout ça était normal, contrairement à lui.

-Ça n'est pas normal, j'ai pas l'impression que ce soit normal Derek...je...je comprend rien.

Derek tourna la tête avec un sourire en fixant ses genoux avant de revenir sur Stiles qui était toujours autant perturbé.

-Et ça, pour toi est-ce que c'est normal ?

Il s'approcha lentement de Stiles et avant que celui-ci n'ai pu dire quoi que se soit il posa ses lèvres sur les siennes.

Ce fut un baiser doux, les lèvres de Derek touchèrent légèrement celle de Stiles, sans le brusquer, sans l'obliger, un simple baiser, mais qui réveilla tout les sens de l'adolescent. Il fut d'abord étonné, il ne comprenait rien, puis il ferma ses yeux par réflexe et sans savoir comment il pressa ses lèvres plus fortement en penchant la tête sur le côté. Derek passa main dans le dos de l'adolescent, l'effleurant à peine mais s'approcha encore plus de lui.

Derek avait raison, ce que ressentait Stiles à cet instant, durant ce baiser qu'ils partageaient, ça n'était pas étranger, c'était normal. C'était comme si il avait attendu toute sa vie que cela arrive.

Derek fini par reculer, avec un sourire en voyant que Stiles était encore les yeux fermés, le visage serein. Il ouvrit les yeux peu après lui, et quand leurs regards se croisèrent il eut l'impression que les couleurs venaient de revenir une nouvelle fois dans sa vie. Les yeux de Derek brillaient d'un vert lumineux, un sourire nouveau sur son visage. Stiles ne savait pas quoi dire, il voulait continuer à l'embrasser, il voulait qu'il replonge sur ses lèvres encore une fois, il ne voulait plus se retenir mais il en fut incapable. Il se mordit la lèvre inférieure et se racla la gorge.

-Alors ? Finit par demander Derek, un léger sourire étirait ses lèvres. Il avait retrouvé des couleurs, il paraissait ne plus avoir mal.

Stiles déglutit. Que devait-il répondre ?

-C'était...étonnant.

Bravo Stiles encore une excellente réplique.

Derek rit légèrement. Il ne quittait pas Stiles des yeux, il le regardait comme s'il était la seule personne dans l'univers, comme s'il comptait plus que tout pour lui. Il reconnut dans ce regard ceux que lançait Scott parfois à Allison.

Stiles lui sourit en retour et contre toute attente Derek le prit par les épaules et lui fit poser sa tête sur son bras. C'était agréable, et Stiles se mit à penser qu'il appréciait cette situation et que finalement, peut-être que le Destin ne s'était pas tant tromper que ça.