Y' a-t-il un âge pour goûter au bonheur ?
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- Lu… cius ? »
Le blond sursaute, zut, qui l'a trouvé, hein ? La honte ! Dans cet état, il ne veut surtout pas se montrer, pourquoi on ne l'a pas pris pour Drago, pourquoi diable quelqu'un se balade justement à Poudlard en ce moment ? Malheur ! Son regard paniqué glisse le long d'une cape lourde et poussiéreuse remontant sur un corps d'ado habillé bien trop grand et sur un visage qu'il n'a, lui, certainement pas oublié ! Attendez, que font-ils tous les deux ici, en taille mini ? Hein ?
- Ça va ! Mac Gonagall m'a prise par surprise et m'a envoyé là ! »
Mac… ? Hein ? C'est donc à elle qu'il doit cette lettre piégée ? Qu'il la retrouve et il lui ferait payer ! Son visage se durcit, il la transformerait en crapaud pendant deux semaines, ça lui ferait les pieds !
- Severus… »
- Hum ? »
- Tu perds ton pantalon… »
- Oh, ça va, hein ? »
Cette vision lui rappelle un souvenir lointain… Lucius se lève, tenant le sien aussi bien qu'il le peut, et il entraîne le brun à sa suite, un sourire scotché aux lèvres. Il l'emmène aux dortoirs, il trouveraient bien des uniformes à leur taille présente. Justement, c'est par là que ce souvenir prend racine.
Il était lourd, oui, malgré son petit gabarit, peut-être que les bras nobles du Malfoy n'étaient pas faits pour soulever des poids trop lourds, mais il s'en sortait pas mal ! Il passa les escaliers, les longs couloirs et d'un coup de hanches, il ouvrit la porte de sa chambre. Là, il déposa dans son lit, le corps inanimé de Severus. Il lui tapota la joue, vérifia sa respiration et aux travers de ces murmures d'un cœur qui se meurt d'amour, Lucius apprit l'envie, la jalousie folle. C'était lui, c'était lui qui avait rapproché James de cette fille. Il avait tout fait, tout fait pour l'évincer ! Pour la faire disparaître, mais le cœur de Severus était encore à elle ! Son poing se serra de rage et il se mit à frapper le mur. Il avait mal, mal, car on ne refusait rien aux Malfoy ! Et pour une fois qu'il voulait vraiment quelque chose, il ne pouvait l'obtenir ! On lui avait déjà dit ! Les sentiments ne s'obtiennent pas comme ça, mais… il avait tenté, et à cause de lui, Severus avait failli mourir. Le blond ravala ses larmes se jurant de tuer cette femme, se jurant de tout faire pour attirer Snape à lui ! Sa main glissa sur le visage du brun et il l'embrassa. Un baiser du bout des lèvres, le premier baiser de Lucius. Lui aussi, il se jurait de n'aimer plus que Severus, pour toujours… Il le déshabilla lentement et le glissa sous les draps pour le réchauffer. Il avait profité de ce corps nu pendant toute la nuit, il l'avait caressé, embrassé et serré contre le sien. Toute la nuit, tout la nuit, nu contre le corps de Snape, dans une étreinte à la limite du supportable, dans une étreinte qui lui avait arraché le cœur. Pourtant, il n'avait rien tenté. Mais dès que les yeux de Snape s'ouvriraient, il s'était décidé à agir, surtout que son père commençait à lui parler de sa future femme. Il n'en voulait pas ! Il voulait Severus ! Et lorsqu'au petit matin, il sentit le brun se réveiller, il se pressa contre lui, l'empêchant de s'évader, lui faisant bien comprendre, qu'il saurait lui, soigner le cœur meurtri de son ami.
- Lily ? »
Un frisson parcourut son corps. Il ne supportait pas ce nom ! Le blond se mordit la lèvre inférieure et répondit « non » sèchement.
- C'est moi… t'as fichu quoi hier ! »
- Lucius ? »
Le brun s'était retourné pour le regarder. Il se souvenait enfin des ténèbres et d'une chevelure blonde ainsi que deux longs bras qui le portaient au chaud. Il s'en souvenait, oui, mais il se souvenait aussi de ce qui s'était passé avant.
- Laisse-moi te la faire oublier. Je t'ai préparé ça. Bois-la, et oublie-la. S'il te plait, Severus, fait ça pour moi… »
Sa main lui avait tendu une fiole. Il aurait voulu la vider dans son verre lorsque le brun aurait eut le dos tourné, mais ce n'était pas loyal. Il ne voulait pas de Severus comme ça. Il voulait son amour, mais pas comme ça, pas comme tout ce qu'il avait eut jusqu'à maintenant. Il essayerait de ne plus le blesser et savoir se faire patient. La main du brun repoussa la fiole méchamment, la faisant voler. Le bruit du verre cassé fit échos avec le cœur du sang pur quand ses yeux se posèrent dans ceux de Severus. Le brun le haïssait. Savait-il ? Savait-il ce qu'il avait fait ?
- Ce sont mes affaires, ne t'en mêle pas ! »
- Laisse-moi te soigner ! »
- Me soigner ? Mais ce n'est pas une maladie, Lucius, si tu étais amoureux d'autre chose que de ta propre personne, tu saurais que ça ne se guérit pas ! Et je ne veux pas l'oublier ! Lily est ma vie ! Mon âme ! Et elle le sera toujours ! Je t'ai suivi dans les mangemorts ! Je t'ai suivi au près de Voldemort, je ne sais pas pourquoi j'ai fait ça ! J'arrête ! J'arrête Lucius… Elle m'a quitté pour James uniquement parce que j'avais pris le mauvais chemin. Je te hais, car à cause de toi, je l'ai perdu ! Je te maudis ! »
Oui, il avait fait des choses hideuses. Il savait que Lily in-supportait la magie noire et Voldemort, c'est pour ça qu'il avait emmené Severus dans son monde, pour qu'elle le quitte, pour qu'elle disparaisse. Il n'avait pas voulu ça. Deux larmes s'évadèrent de ses yeux. Il n'avait pas voulu que Severus en soit blessé et qu'il en vienne à le haïr…
- Je la déteste, je la détestais depuis le début, je voulais qu'elle disparaisse, qu'elle te laisse ! Je voulais que tu viennes avec moi, je voulais que tu ne sois fidèle qu'à MOI ! Mais tu l'as toujours préféré ! Je l'aurais bien tué, mais je ne l'ai pas fait ! J'aurais pu te vider la cervelle de force, mais je ne l'ai pas fait ! J'aurais pu user de tout ce que tu hais en moi pour que tu l'oublies mais je ne l'ai pas fait ! Pour une fois dans ma vie, je voulais obtenir quelque chose par mes propres moyens, sans magie, sans rien… Et tu oses médire de moi ? Tu ne sais même pas ce qu'est ma vie ! On m'a offert à Voldemort sur un plateau d'argent, on m'a offert à Slytherin sans me demander mon avis ! Ils ont fait de moi ce que je suis ! Ils vont me marier, me faire faire un gosse pour perpétuer la famille de sang pur ! Ma vie ne m'appartient pas ! Et, parmi tout ceux, qui se pressent autour de moi, tu es le seul désintéressé par ma fortune et mon nom ! Tu es le seul que je peux considérer comme un ami ! Médis de moi Severus, pense ce que tu veux, mais avec toi, j'ai été réglo ! Cette femme n'était pas faite pour toi, cette vie de… de… bouseux ne t'aillait pas ! Tu es digne de moi, de mon nom, de ma vie ! Mais si tu préfères cette femme, pleure donc ! »
Lucius se leva fou de rage, Severus le détestait, Severus ne voulait pas de lui, il s'habilla puis claqua la porte de sa chambre. Pourquoi devaient-ils souffrir tout les deux ? Alors qu'ils pourraient s'aimer secrètement. Alors qu'il était prêt à quitter sa famille et son nom, pour fuir avec lui. Il offrirait tout ce qu'il voulait à Snape, et lui, il ne voulait que Lily. Lucius s'enferma dans la classe de potions et en concocta une nouvelle, non pour Severus… celle-ci, il la destinait à celle qui lui volait l'amour de Snape. Comme un zombie il s'avança dans les couloirs de Griffindor et lorsqu'il la trouva, Lucius plaqua Lily contre un mur.
- Dis-moi que tu l'aimes encore un peu ! »
- Severus ? »
- Hum ! »
- C'est mon meilleur ami, c'est lui qui t'envoie ? »
- Il a failli se tuer hier ! Si tu éprouves quelque chose pour lui, bois ça, oublie James et va le rejoindre. Il se meurt sans toi, et moi… moi je n'arrive pas à le sauver. Je suis inutile, je suis… horrible. J'ai attiré James à toi, pour que tu quittes définitivement Severus. Je le voulais pour moi ! Je l'aime… Mais il n'y en a que pour toi ! Lily cela, Lily ceci ! Si je pouvais, je te tuerais, mais même morte, il continuerait à t'aimer ! Retourne dans ses bras ! Je ne supporte pas de le voir ainsi ! T'as pas le droit de nous faire souffrir tous les deux ! Je souffrirais seul, s'il te plait ! »
Le regarde de Lily l'avait sondé, encore étonné par ses mots, par la façon dont il s'était exprimé, enfin à cœur ouvert, pour la toute première fois de sa vie. Le blond ne retenait pas ses larmes, le blond ne retenait pas ses mots, le sang pur implorait une sang mêlé comme elle. Mais elle n'y pouvait rien. James s'approcha et fronça les sourcils en voyant Malfoy tenir sa petite amie, mais elle le stoppa du regard, l'empêchant de violer ce moment. James ne devait pas voir ce visage, Lucius perdrait la face. Alors, elle empêcha James de s'approcher. Sa main caressa la joue humide de Lucius puis elle secoua la tête négativement. Elle s'approcha de la joue de Lucius afin que personne ne l'entende.
- Severus et moi, nous avons grandi ensemble, il est comme mon frère. Que tu m'aies éloigné de lui, ne change rien. Ma vie je ne la conçois pas auprès de lui. Mais je te promets une chose, plus jamais je ne m'approcherais de lui, plus jamais il ne verra mon nom ou mon visage. Ça prendra du temps, alors prend soin de lui et j'espère qu'un jour, il t'ouvrira son cœur. Ce n'est pas de la pitié Lucius, c'est un réel souhait de ma part. Je veux que Severus soit heureux, et s'il peut te sauver de ton sombre destin, je ne demande que ça. Maintenant sèche tes larmes, je vais lui faire parvenir une lettre, je quitte Poudlard avec James ce soir. Je l'aime, je veux porter ses enfants, je veux fonder un foyer avec lui… Alors promets-moi de prendre soin de Severus, c'est quelqu'un de tendre et de sensible. »
- Je te le promets… Lily… Je m'enfuirais avec lui. Il veut quitter les mangemorts, je les quitterais aussi, et même si l'on doit vivre cachés toute notre vie, si je suis auprès de lui, j'y arriverais. Prends soin de toi, Lily… »
- Toi aussi. »
Sa main caressa sa joue puis son cou, et la jeune femme embrassa son front, laissant Lucius là, un peu plus abattu et haineux qu'avant ! Elle, qui avait eut le cœur de Severus s'en fichait complètement ! Et lui, mourrait d'essayer d'en avoir ne serait-ce qu'un bout…
- On y est ! Tu te rappelles, ma chambre était là, et la tienne juste en face. »
- Hum… »
- Et l'année qui suivit, on partageait la même… »
Dumblemor les avait rapproché, suffisamment pour qu'ils ne dépriment plus chacun de leur côté. Suffisamment pour que leur amitié perdue renaisse, certes, pas aussi fusionnelle qu'avant… Suffisamment pour qu'ils se reparlent sans se crier dessus. Lucius toujours transi dans son amour à sens unique et sa douleur, et Severus conforté dans cette impression que Lucius ne voulait de lui que pour ses pouvoirs, qu'il l'avait trahi, et qu'il recommencerait inévitablement.
Le blond ouvre un placard, cherchant du regard des uniformes à leur taille, sa main fouille une pile de vêtements et sort deux uniformes dans une maniaquerie peu commune. Ils se changent, sans mot dire, sous une atmosphère lourde. Depuis que Lucius s'est enfermé dans son rôle de Malfoy en se mariant, il n'a jamais revu le maître des potions. Jamais… C'était trop dur de le voir, beaucoup trop dur à cause de ce qu'il ressent encore. Maintenant, il est là, devant lui, comme dans ses plus beaux et plus terribles souvenirs. Si il pouvait réécrire sa vie, il pousserait Lily dans les bras de Snape. Mais c'est impossible, les erreurs passées ne sont pas rattrapables. N'ayant pas décoché un mot depuis plus de vingt minutes, Lucius se décide à briser le silence. Un silence de seize longues années. Il ne sait pas trop par où commencer. Lily ? Ce qu'il ne lui avait pas dit ?
- Severus… j'ai quelque chose à te dire. »
- Quoi ? »
- Si tu m'interromps, je te lance un sort de mutisme alors tu te la fermes et tu m'écoutes ! Il y a un peu plus de vingt ans, quand je t'ai aperçu pour la première fois de ma vie, on m'aurait dit que tu étais à moitié moldus, je ne l'aurais pas cru, et même aujourd'hui j'ai du mal. J'ai caché ce fait aux mangemorts, à ma famille et même à Voldemort, bien que je sais qu'il a du le deviner. Si je t'ai attiré là, c'est que je voulais d'abord te sauver d'eux. J'ai du sang sur les doigts, mais je ne voulais pas y voir le tient ! Je savais aussi, que ça éloignerait Lily, mais à cette époque, justement, je voulais l'empêcher de te voir. Mais ce n'est pas pour les raisons que tu t'es mis en tête ! Je ne me servais pas de toi ! »
Lucius détourne le regard, ses pas l'écartant de Severus qu'il a vu réagir à ce nom maudit, puis il soupire essayant de ne pas craquer avant la fin.
- Je voulais que tu l'oublies, pas parce que elle t'attirait vers le chemin de Griffindor, mais parce qu'elle t'attirait à elle ! Tu l'aimais ! Elle t'aimait ! C'est pour ça que j'ai amené James à elle, pour que cet amour fraternel ne se transforme pas. Je t'ai fait du mal, je le regrette, tout ce que je voulais, c'était te garder pour moi. C'était pas égoïste, enfin, si je crois que je l'ai toujours été, mais je voulais que tu me sauves de mon destin. Que tu m'agrippes par la main, que tu m'enlèves et qu'on se soit enfuis loin de Voldemort et de ma famille. J'aurais même été jusqu'à passer après elle, mais tu étais incapable de penser à autre chose qu'à elle. Tu avais tord, un jour j'ai appris à aimer, c'est pour ça que je n'ai jamais utilisé de sortillège sur toi. C'est pour ça que j'ai supplié presque à genoux, une sang mêlé de te revenir. Je lui ai tout raconté, en chialant comme une fille, tout, ta tentative foireuse d'en finir avec la vie, et même ce que j'éprouvais pour toi ! Elle a refusé, mais elle m'a juré de ne jamais se rapprocher de toi, pour me laisser une chance. Mais toi, tu ne m'en as laissé aucune. J'ai suivi la trace de mon père pour remplir la promesse que je lui ai faite : veiller sur toi. Je travaille avec ce taré tous les jours, en espérant ne jamais le voir prononcer ton nom, mais je vais plus pouvoir te sauver, Severus. Harry a l'âge, il doit mourir et je sais que tu le protégeras ! A cause de cette femme qui m'a volé la seule personne que je n'ai jamais aimé ! Je ne peux pas m'élever contre lui, et je ne m'abaisserais pas à sauver Harry tout en mettant Drago en danger. Je suis attaché à une laisse invisible… Je l'ai toujours su. Dans cette vie, j'ai été inutile jusqu'au bout. Mais… »
La tête de Lucius se tourne vers Snape et il parcourt la distance qui les sépare pour glisser sa main blanche dans la chevelure de jais ondoyante. Il avait promis et un Malfoy tient sa parole.
- Ma femme est malade, elle n'en a plus pour longtemps, peux-tu me promettre de prendre soin de Drago autant que d'Harry ? »
- Hein ? »
- Je l'empêcherais de prendre ta vie ! Tu t'es juré de prendre soin de ce gamin comme du tien, une promesse est une promesse, moi j'ai juré de prendre soin de toi, si quelqu'un doit mourir c'est moi, mais je veux que tu prennes soin de Drago. Sans moi, il aura le choix, le choix de vivre sa propre vie, et pas celle d'un nom. Je permettrais à Harry de tuer Voldemort, pour que Drago ne vive pas ce que j'ai vécu. Jusqu'alors, je l'ai protégé de Voldemort, mais je ne pourrais pas le faire éternellement. Mon rôle de Malfoy doit s'arrêter. J'ai fait une croix sur le bonheur, l'amour, la paix depuis trop longtemps… je ne veux pas mourir en tant que Malfoy, je veux mourir en tant que Lucius, le gamin que tu as sauvé avec un simple regard. Tu dois rester en vie, pour Lily et pour moi. »
Le visage de Snape se crispe et alors qu'il allait dire quelque chose, un indexe diaphane se pose sur ses lèvres, les empêchant de parler. Le visage de Lucius s'approche arrachant à Severus un baiser, celui-là n'a rien du baiser papillon d'il a une vingtaine d'années, il n'a plus rien d'innocent. Lucius ne veut plus l'être, il n'est plus un gamin, même s'il en a repris l'apparence. Il ne veut plus s'interdire quoi que ce soit, surtout pas après avoir révélé tout ça. Il a au moins le droit de le goûter, celui qu'il aime, celui pour qui il a décidé d'offrir sa vie. Une fois que ses lèvres rassasiées s'échappent de la bouche du brun, le blond lui envoie un sourire, accompagné d'une caresse lascive. Il ne sait pas ce à quoi pense son ami, mais il ne souhaite pas vraiment le savoir. Il préfère garder cette illusion, l'illusion d'un Severus enfin ouvert à ce qu'il ressent. Lucius se glisse dans ses bras, vidant son cœur de toutes les larmes qu'il recèle et il ferme les yeux respirant ce parfum qui lui a tant manqué, pendant que ses doigts agiles glissent le long de cette toison douce et ondulée. Si il pouvait prolonger cet instant… infiniment… Arrêter le temps, et vivre ça aussi longtemps que son pouvoir le rendrait possible, il le ferait. Cependant, il se sépare du brun rapidement, il ne doit pas en profiter. Oui, maintenant que son cœur est aussi dur que de la pierre, il ne veut pas le gonfler d'espoirs vains.
- Dit quelque chose. »
- Je n'ai compris tes sentiments que récemment, je suis désolé. »
- Ne le soit pas. J'ai appris à te pardonner, à comprendre ce que tu as enduré. »
- J'aurais peut-être pu t'aimer. Peut-être, je ne suis pas sûr que je sois attiré physiquement par un homme. »
- Merci. »
- De quoi donc ? »
- Peut-être, ça laisse de l'espoir, et c'est tout ce dont j'ai besoin en ce moment. L'espoir que si on s'en sort tous les deux, tu me donneras une chance de prendre soin de toi. D'accord ? »
- Promis… »
