La première fic qui passe en M \o/ Je n'ai pas eu le cœur de couper en milieu, donc ce chapitre sera plus long… (et dur. Voilà c'était tout pour moi fu). Aller je vous laisse lire, j'espère que vous serez contentes mh… et maintenant je vais m'isoler dans une grotte très loin, en priant que les deux intéressés ne tombent jamais sur ceci.
(je ferais peut-être un petit épilogue après ceci)
Aller, attention, lemon !
/-/
Après ce baiser, il croisa ses yeux océans, et le présentateur de What the cut ?! arrêta de lutter contre son envie. Il l'embrassa, et descendit doucement ses baisers dans son cou, mais il n'osait pas encore aller plus loin.
Ce qui ne semblait pas au goût de Mathieu, qui était déjà en train de déboutonner sa chemise.
-Je suis pas très beau... fit Antoine, un peu pudique.
-Tu crois que j'aurai viré de bord si tu ne l'étais pas ?
-C'est toi que nos fans préfèrent.
-Arrête de dire tes conneries, lui ordonna Mathieu qui venait de finir d'ouvrir sa chemise.
Ses mains se posèrent sur son torse, qui devait être brûlant. Ce petit idiot le chauffait un peu trop.
-Je vais pas tenir longtemps avant de te sauter dessus si tu continues...
-J'attends que ça gamin, répliqua Mathieu, avec sa voix grave du Patron évidemment.
Et comment cette voix pouvait lui paraitre si excitante d'un coup ?
-Tu l'auras voulu Mathieu-chou.
D'un geste il attrapa le plus petit et l'allongea par terre sur la moquette, sous lui. Et ne tenant plus, ni l'un ni l'autre, ils se collèrent, se déshabillant rapidement.
C'est quand Mathieu était en train de défaire sa ceinture que le chevelu réalisa une chose :
-Les préservatifs sont en haut... dans ma chambre.
Il laissa Mathieu se relever et s'asseoir face à lui. Ils étaient tout deux torse nu, Antoine était le seul à avoir encore un pantalon.
-Tu pouvais pas le dire avant qu'on se foute à moitié à poil ?
-J'étais occupé à réfléchir avec mon cerveau du bas.
Son collègue le fixa quelques secondes, comme s'il ne croyait pas ce qu'il venait d'entendre, puis eut un léger rire.
-Espèce de pervers.
-Dit celui qui a créé le Patron.
-Dit celui qui a créé Richard.
-Hé ! fit mine de s'offusquer Antoine. Je n'ai pas créé Richard il était déjà là avant !
-Pervers et malade mental, rajouta Mathieu.
-Dit le schizophrène.
-Ta gueule.
Le brun se leva et prit la direction des escaliers. Sous le regard d'Antoine, regard qui avait tendance à baisser...
-J'aime quand tu me mates gamin.
Le psychopathe aux cheveux fous s'empourpra, s'étonnant de se faire surprendre. Mais après tout Mathieu était juste habillé d'un boxer noir, comment pouvait-il regarder ailleurs ?
-Arrête de faire cette voix, s'agaça faussement le plus grand.
-T'aimes pas ?
En réponse Antoine le coinça contre le mur, passant ses mains sur les hanches du plus petit.
-Si, justement.
Il embrassa son petit schizophrène à lui, ses mains passant dangereusement sous l'élastique de son boxer. Mathieu interrompit aussitôt leur baiser.
-Chambre ? proposa-t-il, plus comme un ordre.
-Chambre.
Montaient à l'étage ne leur parut jamais aussi long. Arrivés en haut, Antoine plaqua son « ami » contre la porte, ne pouvant déjà plus se passer de ses lèvres. Porte qui n'eut pas l'air de tenir le choc, puisqu'elle s'ouvrit, les faisant à tomber à la renverse.
-Putain, grommela Mathieu.
-ça va ?
-À part que t'es lourd, oui.
Pourtant ils ne bougèrent pas. Leur position était équivoque, Antoine allongeait sur son camarade. Ce qui ne dura que quelques secondes, puisque Mathieu le poussa pour prendre sa place, au-dessus.
C'était très étrange pour Antoine de voir les mains de son camarade défaire son pantalon... et terriblement excitant à la fois. Mais dès que Mathieu se retrouva devant son sous-vêtement, il s'arrêta.
-OK mec, je ne ferai aucun commentaire sur ton caleçon.
Antoine lui il l'aimait bien, son caleçon noir avec des Tardis blancs. Mais c'est vrai que même en étant fan de Doctor who ça n'avait rien de glamour... bien moins que le boxer moulant du plus petit.
-C'est pas le papier cadeau qui est intéressant, c'est qu'il y a dedans, répliqua Antoine, avec son sourire le plus pervers possible.
-Tu fais très psychopathe là, lui fit remarquer son cadet.
-Mais je suis un psychopa...
Sa phrase se finit dans une inspiration. Voilà que ce petit malin avait trouvé le meilleur moyen de le faire taire, avec ce point faible qu'avaient tous les hommes. Mathieu avait juste sa main dessus, mais ça suffisait pour qu'il soit obligé de retenir un gémissement entre ses lèvres.
-Sale nabot je...
Mathieu appuya sa paume contre son endroit particulier sensible, surtout sous ses mains, et cette fois son gémissement sortit bien malgré lui.
-Je te préviens, si tu continues je vais devoir te violer.
-Mais si je suis d'accord ?
-d'accord tu le prends comme ça !
Sous l'effet de la surprise, Antoine arriva à retrouver sa position de départ, au-dessus de son camarade. Il ne lui laissa pas le temps de réagir qu'il glissa une main dans ce fameux boxer. Mathieu se cambra, beaucoup moins bavard d'un coup.
-Antoine...
Il avait soufflé son nom. L'intéressé avait l'impression d'être en plein rêve... mais bordel qu'il avait chaud.
Ne pouvant plus attendre, Antoine commença des va-et-vient et observa la réaction de son camarade. Qui ne fit pas attendre.
-oh... ooh putain. oh ouiii...
Mathieu avait presque l'air surprit d'éprouver du plaisir. Ce qui le fit sourire. Sentant sans doute qu'il ralentissait, la main de son cadet se posa sur la sienne, l'invitant à accélérer.
-Continue...
-C'est quoi le mot magique ?
-Antoine tu fais chi-aaah...
Évidemment qu'il avait attendu pour accélérer sa caresse précisément pour l'interrompre. Vengeance. Puis, entendre les gémissements de Mathieu sous ses doigts était la plus belle musique du monde.
Il attendit quand même de nouveau, en continuant sa torture, les gémissements se rapprochèrent, et que Mathieu frappait du poing le sol... il s'arrêta. Son cadet dû reprendre son souffle avant de parler :
-Antoine tu... je... j'allais...
-Je sais, répondit juste le plus grand.
-Je te déteste.
-Je sais.
Profitant que son collègue se remette de ce moment, Antoine se leva... et s'allongea sur son lit. Il fut bientôt rejoint du schizophrène.
-Tu veux le faire devant Samuel en fait...
-C'est qu'un putain de ventilateur.
-et devant Richard ?
Aussitôt son nom prononcé, la peluche fut balancé à l'autre bout de la pièce.
-Le temps qu'il revienne on a le temps de le faire 3 fois... dit le psychopathe chevelu, comme si la peluche allait vraiment revenir.
-3 fois ? se réjouit Mathieu, le sourire aux lèvres.
-Autant de fois que tu veux...
C'était leur première fois. Antoine avait envie que l'instant soit parfait. Il put enfin retirer le sous-vêtement de son cadet, et passait une main sur ses fesses qui l'attiraient depuis ce matin.
Mathieu en fit de même pour son caleçon, et ils se retrouvèrent finalement nus, l'un contre l'autre. Ils ne parlèrent plus, les mains touchaient l'autre, le découvraient, l'aimaient. Leur bouche était toujours attirée par sa collègue, comme des aimants. Le plus petit embrassa le torse, caressa ses lunettes, lui, lui offrit des suçons, un peu partout.
-T'as oublié ça, remarqua soudainement Mathieu, qui lui retira ses lunettes.
-Mais je te verrais plus...
Ce n'était pas réellement un problème c'est vrai. Il pouvait le sentir. Chaque geste, chaque baiser.
D'ailleurs le brun aux yeux bleus bougeait, ce qui les faisait gémir. Puisque dès qu'ils changeaient un peu de place, leur érection se rencontrait. Ni l'un ni l'autre n'allaient plus tenir très longtemps comme ça.
Heureusement Mathieu trouva enfin ce qu'il cherchait dans sa table de chevet : un préservatif.
À quatre mains ils l'enfilèrent sur le sexe du plus petit, leur souffle chaud réchauffait le corps de l'autre déjà brûlant.
Mais Mathieu ne bougea plus ensuite. Il ignorait tout à fait comment... on faisait. Après tout, il avait toujours été hétéro. Le sentant, Antoine le guida.
-Si j'ai l'air d'avoir mal ne t'arrête pas c'est normal.
-Mais je veux pas te faire du mal...
-Tu me fais du mal si tu me fais pas l'amour tout suite.
Son sourire eut l'air de l'encourager. Mais il aurait peut-être dû lui dire qu'il y avait des préliminaires... maintenant c'était trop tard. Ça allait être douloureux. Mais Antoine avait déjà vécu ça. Il sentit que son partenaire essayait d'y aller doucement, mais…
-ça va ? s'inquiéta Mathieu le voyant grimacer.
-Oui oui... continue.
Son cadet donna quelques coups de rein, presque timides, avant que leurs hanches n'ondulent d'elles-mêmes.
Les gémissements de Mathieu devinrent des cris, il attrapa son bras et le serra. Il n'avait plus l'air de pouvoir garder les yeux ouverts... lui non plus. Cette sensation agréable qui montait en lui à chaque coup... il frôlait à chaque fois cet endroit magique qui l'enverrait très loin.
Presque, bordel... aller !
Il perdait doucement pied quand le plaisir le prit presque par surprise. Il sentit l'orgasme le traversait de toute part, il voyait des étoiles, et des yeux bleus... il oublia qui il était, rien que quelques secondes. Pour ce moment parfait.
Il entendit à peine son partenaire jouir à son tour.
Mathieu roula sur le dos, à côté de lui. Ils soufflèrent. Reprenant doucement ses esprits, il se tourna vers lui, il en fit de même.
-Je... c'était...
Ce fut la seule chose qu'Antoine arriva à prononcer. Comme pour y répondre, Mathieu se blottit contre lui, il referma ses bras autour de lui. Il n'arrivait même pas à sortir une petite vacherie, tout deux avaient la tête encore ailleurs.
-Maintenant... souffla doucement Mathieu, quand je verrais une de tes vidéos... je me dirais que c'est là qu'on l'a fait, la première fois.
Antoine rit. Et sourit au « première fois », sous-entendant qu'il y en aurait d'autres.
-J'ai plus qu'à te faire l'amour contre ton poster de Mass Effect...
Il embrassa son schizophrène, comme une promesse, qu'il scellerait. Que ça ne serait pas la dernière fois.
-encore envie ? sourit Antoine.
Ils n'eurent rien à dire de plus, et recommencèrent. Mais les rôles inversés, cette fois.
Et c'était tout aussi agréable. Et c'est tout que ces deux là demandaient. Un peu d'amour.
