Une nouvelle fois, je tiens tous à vous remercier, lecteurs de l'ombre comme de la lumière. Merci pour vos mises en follow, favoris...
Merci pour vos retours qui me touchent beaucoup.
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Merci à Mysty et Courtney Ackles pour vos mots et votre fidélité
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Merci à Cha et son oeil de lynx.
Cha dont vous pouvez retrouver la fic Omegaverse défi sur AO3 et Wattpad : « Instinct faillure » et le couple Vutch.
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Enjoy.
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Chapitre D
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Ada et ses 1700 et des poussières d'habitants… Village rural perdu dans le comté de Norman dont la seule richesse consiste en la culture et la récolte de la canne à sucre
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Ada, victime d'une vague de suicides, elle-même ayant été précédée d'une vague de folie.
Quatre morts en moins de trois semaines. Deux se sont tirés une balle dans la tête, les deux autres se sont pendus, laissant dans la confusion la plus totale leurs proches et les autorités locales.
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Il n'en faut pas plus à Sam pour établir un lien de cause à effet : un spectre.
Connus pour empoisonner leurs futures victimes, les plongeant lentement dans la folie, entre hallucinations et délires, avant de se nourrir de leur cerveau en toute impunité, maquillant leur crime en suicide.
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C'est avec un soulagement évident que le shériff Donovan accueille les agents Sinclair et Wilde dans ses bureaux.
Une heure plus tard, l'Impala se gare sur le parking de l'unique motel de la ville.
Les deux frères y retrouvent Eileen qui a continué ses recherches durant leur absence.
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Sam pose les quatre dossiers des victimes sur la table.
« Du nouveau ? », lui demande-t-il.
« Oui », en se calant sur sa chaise. « Toutes les victimes sont des alphas », en pointant l'écran de son ordinateur.
« Notre bouffeur de cerveau raffole donc de la testostérone », lâche Dean en détendant sa cravate.
« Ça, plus l'adrénaline produite par la peur suscitée par les hallucinations » continue Sam.
« Et tu as le trip parfait », conclut Dean en ôtant la veste de son costume et la balançant sur le lit de droite.
« Maintenant reste à le ou la débusquer », souligne Sam en se passant la main dans les cheveux.
« Où trouver sa future victime », suggère Eileen. « Un nouvel alpha qui bascule dans la folie dans une ville de moins de 2000 habitants… Ça ne doit pas passer inaperçu »
« Tu sais que je t'aime toi », en lui posant un baiser furtif sur les lèvres.
Dean soupire, faussement exaspéré.
« Pendant que vous roucoulez, je vais chercher de quoi becqueter », en attrapant sa veste. « Vous voulez quoi hormis la salade du chef ? », se tournant vers eux, mains sur la clinche.
« J'ai envie de donuts »
« Donuts pour Madame. Et pour Monsieur, ça sera ? », sourire pincé.
« La salade du chef », sur le même ton.
« Ben tiens », en sortant.
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Sortir, parce que toutes ces marques de tendresse, Dean les envie.
À toujours se contrôler de peur de se laisser piéger, il a fini par se perdre…
En cet instant, il se maudit d'avoir suivi la voie de son père et de ne pas avoir emprunté celle de son frère.
Une autre regret à rajouter à son chemin de croix, en se dirigeant vers sa voiture…
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Ils passent le restant de la journée à fouiller le net et téléphoner aux familles des victimes à la recherche du moindre indice.
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Il est près de 19 heures quand :
« Lydia Kellar » lance Sam d'un air victorieux, tout en posant son téléphone sur la table.
« On peut savoir de quoi tu parles ? » ronchonne Dean qui a jeté sa cravate et ouvert le col de sa chemise.
« Je parle d'une infirmière qui s'est fait récemment engager par Essentia Health Ada, la seule clinique de la région », sourire satisfait.
« Récemment comme ? » insiste Dean.
« Un mois »
« Okay », en frappant des mains et se les frottant aussitôt. « Ne reste plus qu'à confronter notre buveuse de cerveau à son reflet », en attrapant sa veste. « Je vais devoir t'emprunter ton miroir de poche », en s'adressant à Eileen qui opine.
« Maintenant ? » grommelle Sam.
« On a un nom, les armes nécessaires et les badges qui vont avec », en tapotant sur celui accroché à la ceinture de son pantalon.
« Tu oublies qu'on ne connaît toujours pas le nom de sa nouvelle proie », se défend-il.
« On s'en fout… Une fois morte, le poison ne fera plus effet », en haussant les épaules.
« Eileen ? » l'interpelle Sam en se tournant vers elle.
« Je suis d'accord avec Dean… On ne peut pas prendre le risque qu'elle disparaisse en faisant une nouvelle victime… C'est une petite ville, elle doit déjà avoir eu vent de votre présence ici »
« Cette femme est la voix de la raison », fanfaronne Dean.
Sam se contente de rouler des yeux en se levant.
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Arrivés devant l'entrée de la clinique, ils décident de se diviser… Dean et Sam se présentent à la réception, distrayant ainsi l'infirmière de service et permettant ainsi à Eileen de se faufiler discrètement dans le couloir de gauche.
Ils apprennent avec soulagement que Lydia Kellar est de service. La secrétaire à l'accueil leur confirme sa présence, ne tarissant pas d'éloges à son sujet. Appuyant le fait que sa collègue consacre tout son temps aux malades avec une patience d'ange et un dévouement sans faille.
Sous l'insistance douce mais ferme de Sam, elle finit par leur indiquer le chemin qui mène au secteur Nord. Celui où a été assignée Lydia pour son quart de nuit.
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« Tu parles d'un ange » balance Dean sur un ton plein de sarcasme.
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Il ne leur faut guère de temps pour repérer l'infirmière. Une forte odeur de testostérone les guide jusqu'à l'une des chambres du fond.
Dean s'arrête devant la porte n°17, grimace en se mordant l'intérieur de la joue, toque et entre sans attendre de réponse.
Il se retrouve face à un jeune garçon d'une vingtaine d'année, terrorisé, qui fixe un point invisible face à lui.
Assise sur le lit, l'infirmière : Lydia Kellar. Le visage marqué et les larmes aux yeux.
Une alpha à en juger par les effluences qui se dégagent d'elle.
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Déstabilisé par l'image qui s'offre à lui, Dean note trop tard la présence d'une troisième personne dans la pièce.
Sam est projeté vers l'arrière par une force invisible alors que la porte claque, lui interdisant l'accès à la chambre.
« DEAN », en se jetant épaule vers l'avant pour tenter d'en forcer l'entrée.
En vain…
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« Je suis désolée » se lamente Lydia tout en continuant d'observer le jeune patient qui se démène avec ses démons invisibles.
Dean qui n'a pas eu le temps de réagir qu'un homme à la chair putréfiée le soulève du sol, main sur la gorge.
Il suffoque, se débat, mais rien n'y fait. L'homme lève son autre main pour laisser apparaître un large crochet planté dans son avant-bras.
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D'un coup de pied sur le genou, Dean arrive à déséquilibrer son agresseur qui lâche prise.
« LYDIA » la somme Dean. « Regardez-moi », en rampant vers elle.
Il n'a pas fait un mètre que les doigts de l'homme se resserrent sur le col de sa veste, le tirant vers l'arrière en l'étranglant.
« Ly-dia », dans un étrange gargarisme.
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Des coups violents sur la porte semblent sortir celle-ci de sa transe. Elle cligne des yeux avant de les poser sur Dean, à deux doigts de se faire transpercer la nuque par le crochet vénéneux.
« Charles », en se levant. « Je t'en supplie », avançant les mains levées en signe d'apaisement.
L'homme cesse tout mouvement tout en maintenant sa prise sur Dean. Son odeur, mélange de putréfaction et de testostérone, lui donne la nausée.
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« Charles », en pleurant.
Les cris du jeune homme, les effluves hormonales, la folie latente dans laquelle baigne la pièce, Dean ferme les yeux et la rage terrée en lui depuis des jours remonte tout le long de son échine pour enfin exploser. Libératoire…
Dans un mugissement sourd, il parvient à se redresser et profite de l'effet de surprise pour se saisir du crochet et le briser net.
Charles hurle, furieux, en se ruant vers Dean qui sort de sa poche le petit miroir prêté par Eileen et le tend vers son agresseur.
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Stoppé en plein élan, le regard vitreux s'ancre dans le reflet de la glace. Les gonds de la porte finissent par céder et Sam surgit, revolver à la main.
Le spectre se déforme alors que son image s'efface. Les deux frères auraient juré voir un sourire se tracer sur les lèvres à moitié dévorées par la putrescence.
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Des cris, des pleurs, la panique dans les chambres avoisinantes et des bruits de pas…
Un infirmier suivi d'un garde se figent devant la porte fracassée.
« Agent Sinclair » les rassure Sam en plantant son badge d'agent fédéral devant leur nez. « Tout va bien… Assurez-vous juste que tous les patients rejoignent leurs chambres et que plus personne ne traîne dans les couloirs… »
« Bi… Bien… On s'en occupe tout de suite », les salue le garde en s'éloignant, tirant l'infirmier par la manche.
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« Dean ? », en rangeant son arme. « Hey, mec… Ça va ? », en posant une main ferme sur son épaule.
« La vache… C'était moins une », en lui offrant un pauvre sourire.
« Sam »
Eileeen se tient sur le seuil de la porte, visiblement essoufflée.
« Tout va bien », en s'approchant d'elle pour la serrer brièvement dans ses bras.
« Dean ? »
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Celui-ci s'est approché de Lydia. Le jeune homme, assis à présent sur son lit, a cessé de débattre dans le vide, reprenant peu à peu ses esprits.
« Lydia », fait Dean, d'une voix douce, tâchant de capter son attention.
Pour seule réponse, elle s'effondre en larme dans ses bras.
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D'abord troublé, Dean répond à son étreinte jusqu'à ce qu'entre deux sanglots, elle finisse par tout leur révéler.
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Tout n'est jamais qu'une question d'amour… aussi tordu soit-il.
Cinq ans qu'elle et son spectre de compagnon parcouraient les routes, semant sur leur passage mort et désolation.
Lydia n'a jamais eu la force d'y mettre un terme. L'a-t-elle jamais voulu d'ailleurs ?
C'était son devoir en tant qu'alpha de protéger son oméga. L'homme qu'elle aimait…
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Ils finissent par la laisser seule… À présent de l'autre côté de son miroir, elle tend, à son tour, les mains à sa folie.
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Enfoncé dans le divan, pieds sur la table basse, Dean sirote une bière devant une vieille série en noir et blanc.
Il flotte encore dans l'air la trace de ce qui s'est déroulé entre ces murs ces cinq derniers jours.
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À peine rentrés d'Ada, les chaleurs d'Eileen se sont déclenchées. Nul mot n'a été nécessaire. Dean a simplement attrapé son sac de voyage, y jetant quelques vêtements, son walkman et ses écouteurs.
Il a salué le réceptionniste du « Home sweet home », le motel où il a pris l'habitude de louer une chambre quand Sam et Eileen ont besoin de plus d'intimité.
Les phéromones relâchées par la compagne de son frère ont beau ne pas le cibler, il n'en demeure pas moins qu'elles influent sur sa libido et détraquent la belle machine hormonale alpha qu'il est.
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Ce matin-là, quand Dean, les yeux cernés de fatigue, sac sur l'épaule, rentre au bunker, il ne faut pas être devin pour savoir ce qu'il a fait de ses nuits.
L'odeur qui l'enveloppe parle d'elle-même. La fêlure dans son regard aussi.
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Un bruit de pas. Le divan s'enfonce. Sam pose deux bières sur la table et imite la position de son frère.
« C'est quoi ? », s'enquiert Sam en indiquant la télévision d'un mouvement de la tête.
« J'sais pas… C'est marrant », en souriant, un peu béat, devant les pitreries du héros.
« Merde, Dean ! T'empeste », grimace-t-il en attrapant une bière par le goulot.
« T'es mal placé pour me faire la remarque », sourire en coin.
« Vrai », en riant en sourdine.
« Comment va Eileen ? », en vidant sa bière.
« Comme d'habitude… Elle a maudit tous les dieux… On a fait l'amour… Elle a insulté ses parents… On a refait l'amour… Elle m'a dit que j'étais génial… Et on a baisé comme des bêtes », en posant sa bouteille sur ses cuisses.
Dean reste un moment abasourdi, fixant le profil de son frère, soudain hypnotisé par l'émission qui passe sur l'écran.
« Mais quel con ! », se met à rire Dean en lui balançant un coup de coude dans les côtes.
Sam qui explose de rire à son tour.
« Elle va bien… Là, elle se repose », en se reprenant.
« Fais gaffe à cette fille », sur un ton trop sérieux qui alerte son cadet.
« C'est bien ce que je compte faire », sur le même ton.
« Bien », sourire qui s'efface en se recalant au fond du divan.
« Dean ? »
« Hum ? », en se grattant la joue avec sa bouteille vide.
« Tu n'as jamais essayé de… de le… recontacter » bafouillant avec maladresse.
« Son numéro n'est plus attribué », répondit-il, abrupt, en fixant le goulot.
« Tu n'as… »
« Sammy… S'il te plaît », la gorge nouée. « Je ne veux pas en parler », en posant sa bouteille sur la table.
« Il le faudra bien pourtant », avec une douceur qui désarme Dean. « Ça va faire trois mois. »
« Merci… Trop gentil de me le rappeler », en se levant brusquement.
« Trois mois que tu te tapes tous les omégas que tu croises », d'une voix blanche.
« Et alors ? Qu'est-ce que ça peut bien te foutre ? » vocifère Dean.
« Ça me fout que tu es mon frère », réplique-t-il. « Ça me fout que je cherche à comprendre », en haussant la voix.
« Comprendre quoi, Sammy ? Je suis un alpha, bordel », clame-t-il.
« Et alors ? » stupéfait. « Parce que tu es un alpha, ça te donne le droit de te comporter comme le dernier des abrutis ? » furieux, en se levant à son tour.
« Va te faire foutre, connard », acculé. « C'est facile pour toi, tu l'as trouvé ton oméga… Ta parfaite petite moitié », avec dédain.
« Ça n'a rien à voir » se défend Sam.
« Cela a tout à voir », réplique sèchement Dean.
« On peut aimer quelqu'un sans que ce ne soit relié à cette foutue biologie, Dean », en se rasseyant, regard lointain.
« Merde, Sammy », faisant soudain le rapprochement. « Putain, pardon », en se passant les mains dans les cheveux.
« Jessica ne serait pas morte… », affecté. « Elle n'était ni alpha ni oméga, Dean, et pourtant on s'aimait… Ce que nous sommes ne nous définit pas… C'est que nous faisons de nos vies qui le fait… On ne peut pas lutter contre notre nature, il faut l'accepter pour ce qu'elle est et faire avec… Ça ne m'a pas empêché d'aimer Jessica comme ça ne m'empêche pas, aujourd'hui, d'aimer Eileen »
« Je me demandais quand tu allais me cracher le morceau », attrapant les mots au vol.
« Nous nous sommes clamés », en baissant la tête, le rouge aux joues. « Hier »
Dean se rapproche lentement et tire sur le col de son frère, dévoilant les traces d'une morsure à la base de son cou.
« Vous en avez mis du temps », en relâchant le col et reprenant sa place.
« On voulait être certains… » suspendant ses mots.
« Je vois », en saisissant la bouteille de bière ramenée par son frère.
« Dean ? »
« Hum », en buvant une gorgée.
« Eileen et moi, on a parlé de vous hier après… Enfin bref… », embarrassé.
« Tu la clames et tu penses à moi ? », en faisant la grimace. « Mec ! », faussement horrifié.
« Non, on se disait juste que vous formiez une belle équipe », réplique Sam. « Et que vous nous manquiez »
« Je ne vous suffis plus, c'est ça ? », ne pouvant cacher la tristesse derrière sa boutade.
« Imbécile », avec tendresse.
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Quelques minutes s'écoulent où chacun semble se perdre dans ses introspections tout en regardant un vieux film de guerre sans intérêt.
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« Je ne pourrais jamais clamer un oméga, Sam… J'ai pensé que l'alpha que je suis le pourrait parce qu'après tout, c'est écrit dans nos gènes, non ? Héréditaire », en mimant des guillemets. « Mais j'en suis juste incapable. », en se renfrognant, dépité.
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« Il me manque », finit par avouer Dean, tête baissée. « Chaque jour un peu plus »
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Sam lui offre un sourire compatissant en s'enfonçant dans les coussins. Une tape sur la cuisse de son aîné et tout est dit.
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Le lendemain voit émerger de la chambre une Eileen lumineuse qui arbore fièrement sa morsure. Elle rejoint Dean et Sam dans la cuisine où elle partage avec eux une vingtaine de pancakes disposés au milieu de la table sur deux assiettes.
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Dean qui, suite à la discussion avec son frère, n'a pas fermé l'œil de la nuit. N'en pouvant plus de chercher le sommeil, il a fini par se lever et s'installer devant le portable de Sam, tasse de café à la main. Il a tapé « couple alpha » pour aussitôt se mettre à rire avec l'envie de chialer comme un con. Il a éteint avant même de lire quoi que ce soit et s'est enfermé dans la cuisine.
Pancake au menu.
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Le déjeuner se passe dans la bonne humeur, Dean ne cessant de taquiner son frère et Eileen.
Déjeuner interrompu par un appel sur le téléphone de Sam.
« Le boulot », en voyant le nom de Garth s'afficher sur l'écran.
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Les traits de Sam qui s'assombrissent n'annoncent rien de bon… Dean vide son café tandis qu'Eileen verse du sirop d'érable sur son pancake, caressant distraitement de son autre main sa morsure.
Ce simple geste magnétisant réveille les sens de l'alpha… Eileen relève brusquement la tête, l'odeur de Dean noie toute la pièce.
« Pardon », lâche-t-il en se levant sous le regard suspicieux de son frère toujours au téléphone.
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Il se dirige vers la salle de bain quand ses pas l'arrêtent devant sa chambre… La clef est toujours là.
Il pose la main sur la clinche et son front sur la porte. Sa respiration se fait laborieuse. Il ferme les yeux et revoit la morsure sur le cou d'Eileen. Elle le brûle, lui rappelant l'absent.
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Deux tours et la porte s'ouvre. L'odeur de Castiel est encore là… Insidieuse, elle se glisse sous sa peau, elle dresse son sexe… Il en a le souffle coupé…
La violence du manque lui fait mal. Il referme la porte et s'y adosse.
Une nouvelle bouffée de son odeur se mêle à la sienne. Il est là, devant lui, avec ses magnifiques yeux bleus.
« Dean », de sa voix rauque.
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Dean qui défait sa ceinture, se déboutonne en ne cessant de fixer ce mirage qui s'approche. Pantalon sur les genoux, sexe au garde-à-vous, il s'offre, mais l'illusion s'efface quand la main s'apprête à le caresser.
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Dans un cri déchirant, Dean se saisit de sa queue et se masturbe à en avoir mal… Il cherche à le retrouver, à revoir son image.
Il n'y a plus que son odeur qui l'enivre. De son autre main, il pénètre son intimité… Un doigt d'abord.
Mais ça ne lui suffit pas…
Il en rajoute un deuxième et un troisième… La douleur est là, vive et brûlante, mais il s'en fout… Il voudrait que ce soit lui qui le laboure et non ses doigts.
Son sexe pulse dans sa main, il baisse les yeux… Il la revoit… Cette bouche qui le suce et le boit jusqu'à plus soif…
« Cass », en sentant poindre l'orgasme.
Les doigts fouillent à la recherche de cet amas de nerfs… Cherchent la délivrance.
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L'arrière de son crâne frappe violemment la porte dans un cri muet, alors que ses doigts ne cessent d'entrer et de sortir et, son autre main, de le masturber.
Son pouce caresse son gland et Dean jouit en criant le nom de son ancien amant. Les jambes coupées, il se laisse tomber sur les genoux en fixant ses deux mains souillées…
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Son cri de rage et de détresse résonne jusque dans la cuisine.
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Une heure plus tard, Sam frappe à la porte. Devant l'absence de réponse, il entre.
Dean dort, recroquevillé sur son lit, un oreiller serré entre les bras.
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Fin du chapitre.
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En espérant que ce chapitre vous aura plu, on se retrouve dimanche prochain, si le cœur vous en dit.
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Love you.
