Voilà, le chapitre 4 d'Excuse Moi mon Ange !
Merci pour vos gentils reviews, ça m'encourage à continuer ! *3*
.Chapitre 4.
Bordel, tu étais en train de faire une crise d'épilepsie, quoi !
Je me suis rué vers toi, attrapant rapidement un coussin.
Ma mère souffre d'épilepsie photosensible, j'avais donc l'habitude de réagir face à ce genre de crise.
J'ai regardé l'heure :
19h02.
Bon, si à 19h05, la crise n'était pas calmé, j'appelle le 15.
J'ai inspiré à fond, j'ai glissé avec douceur le coussin sous ta tête, en te mettant en Position Latéral de Sécurité.
Voir ma mère faire une crise d'épilepsie était surprenant.
Mais la tienne, était spectaculaire.
Tu gisais, inconsciente, secoués de violents spasmes.
Peu de temps après - peut être une dizaine de secondes ? -, j'ai vu ton pantalon qui commençait à être...
Encore plus mouillé qu'il ne l'était déjà.
Hm.
Ça m'a toujours choqué, que tu fasses de telles crises.
Puis, ça c'est calmé.
Heureusement.
Je n'avais pas envie de t'emmener à l'hôpital.
Non, vraiment pas envie du tout !
Péniblement, tu as ouvert les yeux.
Je me souviens d'avoir caresser tes cheveux.
Il faut toujours rester avec la personne souffrante, après une crise d'épilepsie.
C'est toujours, assez traumatisant, il faut le dire.
Pour les deux, ouais.
Surtout pour toi.
Tu m'as regardée d'un air désolée, tu as repoussé ma main.
J'ai soupiré.
- Elle est où, votre salle de bain ?
Ton intonation, le ton que tu avais employé, était si dur ! Froid, vide.
- Au fond du couloir.
Tu t'es levée, maladroitement.
J'ai tentée de t'aider, tu m'as repoussée.
- Je peux le faire toute seule ! J'suis pas une gamine !
J'ai vaguement le souvenir d'avoir soupiré.
Tu as commencé à marcher, la tête haute.
- Rin ?
Je t'ai interpelé.
J'avais l'atroce impression que quelque chose n'allait pas.
Tu t'es retournée vers moi.
J'ai compris ce qui te faisait agir ainsi.
Des larmes dévalaient tes joues, à flot.
Tu m'as fusillée du regard d'un air :
T'es content, tu m'as vu pleurer ?!
- Ca t'arrive souvent ?
Tu as froncé les sourcils, puis reniflé.
Je me suis doucement approché de toi.
Tu as reculé.
- Il ne faut pas que tu es honte. Ma maman fait aussi des crises d'épilepsie. J'ai l'habitude.
Tu as détourné le regard, tu as recommencé à marcher, avec un sanglot étouffé.
Tu as cru que je ne l'avais pas entendu ?
- J'm'en fous.
J'ai sourit malgré moi.
Tu étais trop mignonne, à faire ta petite butée.
- Rin, je suis sérieux.
- Et alors ? J'veux pas de votre pitié.
J'ai été surpris, que tu puisses penser, que j'avais pitié de toi.
Non, au contraire.
J'avais envie de t'aider, de pouvoir t'aider, te faire prendre conscience que justement, ce que j'éprouvais était de la compassion et pas de la pitié.
- Je n'éprouve aucune pitié, pour toi Rin. Au contraire, j'ai envie de t'aider.
T'arrête avec tes mots savants, choux ? J'aime pas quand t'parles comme ça, j'ai l'impression d'être une attardée !
Vous savez, quand j'y repense - Excusez moi, je coupe la scène mais il faut bien que je vous explique des choses, non ? -, Rin, elle n'avait pas une très bonne mémoire.
Mais elle s'accrochait en classe, elle prenait des notes.
Elle s'acharnait, elle se battait comme une tigresse pour avoir de bons résultats.
Parfois, elle y arrivait, d'autre fois non.
Elle balbutiait, aussi souvent.
En plein milieu de phrase, elle perdait ses mots, elle s'énervait.
Je me souviens qu'une fois à table, elle me récitait un poème qu'elle devait apprendre en cours de japonais.
Elle avait commencé, puis les mots semblèrent lui échapper.
Je me rappelle que ça l'avait tellement énervée, qu'elle s'était mise à pleurer.
Et moi, je l'avais prise dans mes bras, je lui avait embrassé tendrement le front en lui disant que ce n'était pas grave, qu'elle réussira la prochaine fois.
Je me souviens parfaitement de sa réponse :
Mais si, c'est grave ! Si j'y arrive pas maintenant, je n'y arriverai jamais, donc j'échouerai, j'aurai une mauvaise note, ça me déprimera, j'étudierai plus, et résultat, je finirai en tant que serveuse dans un trou minable ! Moi je veux être médecin, pas serveuse !
Rin avait de grande ambition, pour elle.
Je trouvais ça très bien, qu'à 14 ans, elle soit aussi déterminée à travailler.
Haa...
Rin était une jeune fille extraordinaire.
Elle avait une grande passion pour la médecine.
Ça me faisait sourire, à chaque fois.
Mais, on va reprendre là, où nous nous étions arrêtés, je suppose que mon charabia inutile vous ennuie. Vous ne devez rien comprendre, mais rassurez-vous, je vous dévoilerai tout en temps et en heure...
Je lui avait donc dit que j'éprouvai que de la compassion à son égard.
Et...
Et je...
Je me souviens que tu avais levé ton regard empli de larmes vers moi...
Et qu'un petit sourire navré à étirer tes lèvres...
Tu as murmuré quelque petits mots, qui m'ont donnés envie de te secouer comme un prunier pour te faire changer d'envie...
- Vous avez tort.
En quoi avais-je tort, mon ange ?
Dit-le moi.
Ai-je tort de t'avoir aimé ?
Non, je ne regrette pas.
Ai-je tort de t'avoir accueilli chez moi ?
Non, jamais je ne l'ai regretté.
Car même si je ne l'avais pas fait, nous en serions là.
Mais d'un côté, si je ne l'avais pas fait, je n'aurai pas autant souffert et je ne me préparerai pas à faire ce que je souhaite faire dès que j'aurai terminé de vous expliquer le pourquoi du comment .
Mais est-ce que j'ai déjà regretté quelque chose quand il s'agit de toi, ma chérie ?
Non, je ne regrette rien.
- Je ne vois pas pourquoi.
Haussement d'épaule de ta part.
- Je vous dit simplement que vous avez tort.
Si, à la rigueur, il y a une chose que je regrette.
T-ta...
T-ta..
Non c'est trop dur.
Peut-être plus tard, mais là, c'est pas possible.
C'est beaucoup trop tôt.
- Si, vous avez tort, je vous le dis, je vous le dis, vous avez tort, vous ne pouvez pas être mon amie, on ne doit pas être amie, parce qu'après ce sera trop tard, trop tard vous m'entendez ?!
Tu as commencé par chuchoter, tu as commencé à crier, tu as hurlé tes derniers mots.
- Rin, calme toi... Ce que je voulais dire, c'est que je ne veux pas que tu crois que j'ai pitié de toi. Non, moi, je comprends ce que tu vis. D'accord ?
Tu m'as regardé comme si j'étais fou.
J'ai sourit doucement.
Ouah.
Quand je le dis comme ça, ça sonne extraordinaire.
Je ne souris presque jamais.
C'est vrai !
Que quand je juge que l'acte accompli, où ce qu'on m'a dit à suffisamment d'importance.
Impassible, moi ?
Non.
Renfermé ?
Oui, surement.
Tu as prudemment avancé vers moi.
Tout doucement, d'abord, tu as appuyé ton doigt contre mon bras droit.
Tu as continué d'appuyer, enfonçant son petit ongle dans ma chaire.
Mais je n'ai rien senti.
- Ouah.. Vous existez vraiment..
J'ai arqué un sourcil, surpris.
Bah oui, j'existe, jusqu'à nouvel ordre, non ?
Enfin, sur le coup, j'ai été choqué, puis attendri.
Tu as continué d'appuyer sur mon bras, puis tu as tout aussi doucement prit ma main.
Tes petites mains froides sont entrés en contact avec les miennes, mes grandes mains chaudes.
Tu as eue un tout petit sourire, et tu as collé ma main contre ta joue.
- Vous avez les mains chaudes... Ça fait du bien.. Len, il a toujours les mains froides...
Je t'ai vu frissonner.
- Rin, tu as froid ?
Tu as levé les yeux vers moi.
- Hm... Oui, un peu... Mes vêtements collent...
- Viens, je vais t'amener à la salle de bain, tu pourras prendre ta douche comme ça.
- Mh, merci...
Tu m'as encore regardé, les yeux débordants de larmes et ton regard empli de reconnaissance.
J'ai hoché la tête, et après, je t'ai emmené dans la salle de bain.
Durant le court trajet, du début du couloir, à la salle d'eau, tu n'as pas lâché ma main.
Ma main n'avait pas quittée ta joue.
C'était un tic chez toi, je me souviens de ça.
Oui, tu prenais ma main et tu l'appuyais fortement contre ta joue.
Et tu fermais les yeux, et tu souriais avec toute la tendresse dont tu étais capable.
Ah, tu étais trop mignonne quand tu faisais ça...
Tu as finalement lâché ma main.
- Sensei ?
Tu m'as encore regardé.
Tu semblais hésiter, je ne savais pas pourquoi.
- Oui, Rin ?
J'ai légèrement incliné le visage.
- Est-ce que vous pouvez me serrer dans vos bras, s'il vous plaît ?
J'ai été surpris par ta demande, mais je me suis exécuté sans me plaindre.
J'ai doucement ouvert les bras vers toi, et sans hésitation, cette fois là, tu es venue te blottir contre moi.
Ton petit corps trempée et froid contre le mien m'a donné un long frisson, mais ce n'était pas désagréable.
Je sais que tu avais du mal à supporter tout ça.
C'est pour ça que j'ai accepté.
Mais j'aurai du savoir qu'il n'y avait pas que ça...
J'aurai franchement préféré.
Fiou, voilà, j'ai terminé ce chapitre entre une série que j'adore ! J'avais commencé une petite demi-heure avant le début, et j'ai terminé là. Il est donc 18h25 quand j'écris ceci, et nous sommes le 2 mars 2013 ! Là où je vis, il pleut des cordes. Ouah, c'est super, ma vie n'est-ce pas ? Enfin bon, je dois vous ennuyer pas mal avec mes petites histoires de ma vie qui est superbement nul, je vous laisse et vous dit à bientôt pour le chapitre 5 !
