Dalia : Je te remercie pour tes reviews, j'espère que la suite va te plaire :D

Ri: Merci à toi aussi, et voila la suite !

Voila, je vous laisse découvrir le quatrième chapitre, en espérant qu'il vous plaise !

Seulement, quelqu'un d'autre s'y trouvait.

Alors que le sabreur se dirigeait mollement jusqu'à la rambarde, il sentit peser sur son dos un regard insistant. Son cœur s'emballa soudainement, et sa respiration devint difficile, il avait l'impression d'étouffer.

Il ne voulut pas se retourner, ayant peur de rencontrer le cuisinier, et il décida de faire comme si il n'avait pas sentit la présence du blond. Il s'appuya contre le bastingage, et observa les étoiles, espérant que Sanji déguerpisse tout seul.

Mais il n'en fut rien, et il entendit bientôt l'écho des pas du jeune homme se rapprochant. Il décida alors de réagir.

-Qu'est-ce que tu veux? T'en as pas marre de faire chier ton monde à longueur de journée? Va plutôt t'occuper de Nami ou Robin!

Le sabreur avait lâché sa dernière phrase sur le ton le plus blessant qu'il ai put avoir. Et il s'attendait à une réplique cinglante de la part du cuisinier.

Mais à la place ce fut une douce voix suave qui parvint à ses oreilles.

-Je pense que je suis assez grande pour m'occuper de moi-même .

Le sabreur se retourna immédiatement, et fit face à l'imposteur, en l'occurrence, Robin.

-Robin ? Mais qu'est-ce que tu fais la ? Désolé je t'avais prise pour l'autre abruti…

-Ne t'en fais pas pour ça. Mais vois-tu j'ai remarqué que depuis que l'on a quitté l'île, tu agis étrangement avec notre cuisinier. Alors je suis venue voir de mes propres yeux ce qui ne va pas.

Le petit sourire en coin que Robin affichait laissait clairement deviner qu'elle savait déjà ce qui n'allait pas. Mais Zoro ne remarqua pas ce petit rictus à cause de l'obscurité ambiante.

-Et qu'est-ce qui te fais penser que quelque chose cloche? Je le hais, il me hait. Rien d'autre à dire.

-Je pense au contraire que tu ne le détestes pas autant que tu ne le croix. Sinon pourquoi aurais-tu réagi de cette façon après que Sanji t'ai embrassé ?

- Bien sûr que je le déteste ! Et puis j'ai pas réagit bizarrement ! Hein! Mais c… comment tu sais pour le … enfin je j'ai rien dit à personne!

-Je sais beaucoup de choses vois-tu. En particulier lorsque ça concerne mes compagnons.

En entendant ces mots, le sabreur avait pris une jolie teinte vermillon, et son visage exprimait désormais un drôle de mélange entre la surprise et la honte. Robin se délectait de cette expression et riait intérieurement.

-Ne t'en fais pas bretteur-san, je ne dirai rien de tes sentiments à notre cuisinier. Mais je pense qu'il serait bien que tu règles le problème toi-même.

-Je ne vois pas de quels sentiments tu parles. Et je n'ai aucun problème avec l'éro-cook!

-Et bien nous verrons, en attendant passe une bonne nuit.

La jeune femme partit sans dire un mot de plus, tout en continuant de sourire mystérieusement. Elle s'amusait beaucoup de la situation dans laquelle se trouvait Zoro, décidément, elle allait surveiller tout ça de très près. Quant au sabreur, il resta planté sur le pont une heure entière à méditer sur les paroles de l'archéologue. « je pense au contraire que tu ne le déteste pas autant que tu ne le croix. » Cette phrase surtout restait gravée dans sa mémoire et tournait en boucle dans sa tête. Qu'avait voulut dire Robin ? Qu'il n'était pas capable de connaître ses propres sentiments ? Et puis de quoi se mêlait-elle ? Il faisait bien ce qu'il voulait ! S'il ne voulait pas parler au cuisinier, c'était son problème!

Il décida de partir se coucher car l'air devenait de plus en plus frais, ils étaient loin désormais du climat doux de l'île précédente. L'ambiance chaleureuse de sa chambre fraîchement nettoyée lui fit du bien, et à peine fût-il sous sa couette, qu'il s'endormit.

Le lendemain, Nami et Robin observèrent les faits et gestes des deux hommes. Zoro se conduisait encore plus bizarrement depuis qu'il avait eu cette discussion avec Robin, il n'avait plus prononçait un seul mot et resté cloitré dans sa chambre. Evidement, Robin avait fait un compte rendu détaillé de sa petite conversation avec le jeune homme. Et Nami reprochait à Robin d'être quelque peu sadique de tans se moquer du sabreur. Mais ce n' était pas pour autant que les deux jeunes femmes du bateau ne continuaient pas leur petite enquête.

Zoro pensait… Il pensait encore et toujours à ce qu'il se passait dans sa tête. Était-il réellement amoureux de Sanji, comme le laissait supposer l'archéologue aux cheveux ébènes ? Non c'était impossible, pas lui, pas le grand épéiste fier et orgueilleux qu'il était. Il avait dû se tromper quelque part, louper un événement. Seulement, il avait beau toujours réfléchir encore plus, il ne voyait pas quoi. Il n'avait rien loupé, et les réactions qu'il avait en présence du cuisinier étaient très révélatrices. Il aimait bel et bien ce foutu cuistot. Et pas qu'un peu, il ne se passait pas une minute sans qu'il ne pense à lui et le blondinet l'obsédait tellement qu'il avait réussit à ne plus le faire sortir de sa chambre. Il restait donc cloîtré dans sa pièce et n'avait pas l'intention d'en bouger. La journée se passa ainsi, tout le monde s'amusait comme il le pouvait, Brook jouait sa chanson favorite alors que Chopper et Luffy pêchaient. Sanji s'occupait de ses dames et Franky et Ussop avaient disparu. Sans doute en train de créer des nouveaux équipements pour le Sunny. Personne ne remarqua vraiment l'absence du jeune homme aux cheveux verts jusqu'au dîner du soir.

-Yohohoho, mais dites moi, Zoro-san n'est pas ici ! Du reste, je ne me souviens pas de l'avoir vu de la journée…

-Tiens ! C'est vrai ça ? Il est où Zoro, tans pis si il est pas la, je prend son repas.

Et Luffy englouti l'assiette du sabreur sans attendre de réponse.

-Il me semble que bretteur-san est resté toute la journée dans sa chambre. Je ne l'ai pas vu non plus. J'espère qu'il n'est pas malade.

Robin avait dit ces quelques mots de façon détachée, avec un petit sourire en coin qui n'échappa pas à la navigatrice rousse. La jolie jeune femme aux reflets mordorés su immédiatement que Robin s'amusait comme une folle, à sa façon… Le petit rictus qu'elle arborait dans ces moments la, lui donnait un air espiègle, le même air qu'aurait une petite fille lorsqu'elle vient de faire un sale coup à son grand frère. Une expression attendrissante et plutôt effrayante lorsque l'on savait qui l'arborait à ce moment. La navigatrice compris aussi que son amie essayait de faire avancer la situation entre les deux hommes. Elle décida de rentrer dans son jeu.

-Vous avez raison ! Moi non plus je ne l'ai pas croisé, il lui est peut être arrivé quelque chose.

-Ne t'en fais pas pour ce marimo, Nami-swan, il n'en vaut pas la peine tu sais.

Sanji avait employé un ton dédaigneux et on voyait à son expression qu'il ne voulait pas qu'on s'étende sur le sujet « marimo ». Nami eu un léger sourire.

-Mais tout de même, si il est dans sa chambre depuis ce matin, il ne doit rien avoir mangé… Tu ne serais pas du genre à laisser un de tes nakama mourir de faim, n'est-ce pas Sanji-kun ?

A l'appelle de son prénom susurrer de façon si mielleuse, le cuisinier réagit immédiatement.

-Mais bien sur que non, Nami-swan ! Comme tu es douce de te soucier de ce rustre, tu es parfaite ! Nami de mon cœur ! Je vais préparer un plat pour cet abruti de bretteur sur le champ !

Et le blond se mit à faire des nouilles pour l'épéiste. Il eu fini quelques instants plus tard et posa l'assiette devant la navigatrice.

-Je te laisse le soin de lui apporter, je ne voudrais pas gâcher cette sublime soirée à cause de cette tête d'algue.

La jeune fille prit alors un air attristé, et fit une moue boudeuse.

-Ohhh, je suis vraiment fatiguée, j'ai dessiné beaucoup aujourd'hui, tu ne voudrais pas y aller pour moi ?

-Immédiatement !

Et l'on vit alors une tornade de cœur s'échapper de la salle à manger, et se diriger vers les chambres.

Du coté de Zoro, ce n'était toujours pas la grande forme, il avait vraiment très faim, mais il refusait de quitter son antre tans que tout le monde ne s'était pas couché. Il ne se sentais vraiment pas la force de devoir parler avec tout les autres et d'être obligé de leur dire pourquoi il été resté dans sa chambre toute la journée. Il était onze heures et demi, et bientôt tous les membres de l'équipage partiraient dans leur lit. Zoro devait encore patienter un petit peu et il pourrait manger les restes du repas du soir. Il continuait toujours et encore à réfléchir, il en avait mal au crane, et se demandait s'il ne passerait pas à l'infirmerie prendre un médicament. Désormais, il était certain de ses sentiments pour le cuisinier, même s'il en avait honte, il aimait Sanji. C'était indubitable, et maintenant une multitude de problèmes venaient s'ajouter à sa liste (déjà longue). Fallait-il lui en parler ? Ou au contraire ne rien dire ? Si il lui disait, comment réagirait le cuisinier ? Et ses nakamas ?

Décidément, c'était franchement pénible… Il était dans une impasse, et il allait même jusqu'à se demander si il ne devait pas quitter l'équipage. Il en était la de ses discutions lorsqu'on frappa à sa porte.

-Oye marimo. Ouvre cette porte. Je t'amène à manger.

Zoro fut surpris d'entendre la voix du cuisinier, tellement qu'il ne répondit pas. Il chercha rapidement une solution, la seule qu'il trouva fut de ne pas réagir et de faire le mort.

-Je sais que t'es la dedans, ouvre ! Nami-swan et Robin-chan se font du souci pour toi, tête d'algue ! Non mais c'est quoi ton problème ?

Le sabreur ne répondit toujours rien, bien que l'envi de lui lancer une pique à travers la tête le tiraillait. Sanji continua alors.

-Si tu ouvre pas cette putain de porte je la défonce et tu seras le suivant !

Le coq commençait à devenir vulgaire. Zoro savait qu'il ne mettrait jamais ses menaces à exécution, Franky avait passé trop de temps sur son bateau pour que le blond l'abime comme ça. Mais tout de même, il était énervé qu'il ose lui parler de cette façon.

-Tssss, dis moi, c'est quand même pas à cause de ce qui c'est passé la dernière fois que tu ignores tous le monde ? Si c'est le cas t'es vraiment débile, t'as tout de même pas cru que j'étais sincère ? Comme si quelqu'un comme moi pouvais embrasser par plaisir une personne tel que toi. Je me suis foutu de toi, pas besoin de rester cloitré dans ta chambre pour si peu.

Zoro crut qu'il allait mourir. Sans le savoir, Sanji venait de faire éclater son cœur en morceaux. Et c'était douloureux, chaque mot avait traversé sa poitrine en y laissant une marque au fer rouge. Sa respiration s'était coupée, et lorsqu'il recommença à respirer, il sentit une vague d'amertume le submerger. Il s'était attendu à une réaction de ce genre, il savait que ce serait difficile, mais ça faisait malgré tout un mal de chien. Il s'était bêtement imaginé qu'il allait oublier le cuisinier, que sa vie reprendrait son cour normale. Zoro s'était bien trompé, et il ne pouvait pas mieux se rendre compte de son erreur que maintenant, alors que ses sentiments partaient en lambeaux. Le sabreur avait tellement mal qu'il serra ses mains contre son cœur, pensant qu'elles allaient soulager sa douleur. Il se sentait pitoyable, lui, Roronoa Zoro perdait face à l'adversaire le plus stupide qu'il ait jamais rencontré : l'amour. Il se dégoutait lui-même, et il ne voulait surtout pas que Sanji le voit dans cet état de faiblesse. Tout ce qu'il lui arrivait, c'était à cause de lui, c'était à cause de lui qu'il se conduisait comme une adolescente crétine et amoureuse. Et pourtant, le bretteur ne lui en voulait pas, il ne pouvait pas lui en vouloir bien que l'envie ne lui manqua pas. A ce moment, il aurait tellement voulut le détester, le haïr de tout son être, lui répliquer une insulte digne de ce nom. Mais il ne pouvait pas. C'était à peine s'il pouvait encore respirer. Il se regarda dans un miroir posé contre le mur de droite, sa figure était blanche comme un linge et jamais il ne s'était trouvait autant pitoyable. Sa tête aurait fait fuir un criminel comme crocodil tellement elle faisait peur. Ses yeux reflétaient une tristesse sans communes mesures, et même lui ne reconnaissait pas son propre reflet.

-Oye marimo, dépêche et ouvre cette porte, ton repas va être froid.

Le sabreur ne voulait qu'une chose, que le cuisinier se taise. Il refusait d'entendre le timbre de sa voix, même ce son lui faisait mal, il tentait de ne rien écouter, mais il n'y arrivait pas. Zoro aurait tellement voulut que le cuisinier le laisse tranquille, mais ce dernier restait bien campé derrière la porte et n'avait pas l'intention d'en bouger.

-Mais bordel, tu vas te bouger oui ? Je ne supporte pas que Nami-swan et Robin-chan soit contrariées par ta faute ! Alors arrête tes conneries et ouvre !

Encore un coup portait au cœur de Zoro, Sanji lui en voulait d'embêter les deux jeunes filles. Du reste il soupçonnait ces dernières d'y être pour quelque chose dans l'affaire. Jamais Nami ne s'inquièterait pour lui. Du moins pas pour si peu. Quand à Robin, elle était du genre à savoir tout ce qu'il se passait sur le bateau, alors elle était très certainement au courant de la situation dans laquelle il se trouvait maintenant. Il n'aurait du reste pas été étonné si elle avait laissé trainer un œil ou une oreille dans sa chambre. A ce moment, le cuistot soupira.

- Je sais pas ce que t'as, Zoro, mais si y'a un problème tu peux m'en parler. Même si t'es le mec le plus con de la planète, tu restes un de mes nakama.

Le sabreur fut plus qu'étonnait d'entendre ces propos. Est-ce que le cuisinier venait vraiment de lui proposer son aide ? Sanji lui avait dis ça avec un ton doux, contrastant fortement avec celui qu'il avait employé quelques instant auparavant. Zoro se demanda alors si il était possible que Sanji s'inquiéta pour lui. Cette seule pensée provoqua en lui toute une série d'émotions dérangeantes. Il rougit tout d'abord, puis fut heureux d'apprendre que le cuisinier pensait à lui, et enfin reposa les pieds sur terre et se résigna. Sanji l'avait dit lui-même, il le considérait comme son nakama, rien d'autre… Le jeune homme se sentait con à ce moment la, tout simplement con. Pourquoi est-ce qu'il réagissait toujours comme ça ? Pourquoi n'avait-il pas été capable de l'envoyer bouler le cuisinier ? Si il l'avait fait, peut être ne se serait-il pas retrouvé dans cette situation humiliante.

Il se leva alors mollement des coussins dans lesquels il se trouvait, et se dirigea à pas lents vers la porte de sa chambre. Le moins rapidement possible, il traversa la petite pièce, essayant de retarder le moment fatidique où il devrait faire face au blond. Mais bientôt, il fut devant la porte en boit. Il se stoppa net, regrettant de s'être levé de son lit. Il hésita longuement, il ne voulait pas ouvrir cette porte, et en même temps, il ne pouvait pas rester piéger dans cette situation. La voix de Sanji vint le tirer de ses hésitations.

- Bon…Si tu veux vraiment pas me laisser entrer… Je te laisse l'assiette par terre.

Zoro ouvrit la porte dans un mouvement précipité, ne voulant pas que le cuisinier s'en aille sans s'être expliqué avec lui. Ce dernier s'apprêtait à partir, mais il entendit le sabreur sortir et arrêta ses gestes. Il se retourna et eu alors un manquement au niveau du cœur en découvrant le visage décomposé de son nakama.

On se rapproche du dénouement ! Désolé si vous trouvez Zoro un peu OOC ...

Voili voila ! N'hésitez pas à me donner votre avis ! Bon ou mauvais, du moment que c'est constructif, je prend ! :D

A bientôt !