Encore un chapitre court, voici le quatrième volet des aventures de mon Lestrade !

Vous ne pouvez pas savoir à quel point je m'amuse en écrivant ça (^A^)

Merci à toutes mes revieweuses pour leurs fervents commentaires !

Et merci à tout ceux qui me lisent ! Voir dans les stat que j'ai une moitié de centaine de lecteurs me fait tellement chaud au cœur, vous ne pouvez pas imaginer ! 3

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Review anonyme :

Eiffel : Je ne te donnerais par tords dans ce chapitre… Mais je pense que c'est quand même un peu tôt pour pouvoir dire ça ^^ Là où je vous emmène, le chemin est couvert de ronces et semé d'embûches. N'empêche, enjoy ! ^^

Bonne Lecture !

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Chapitre 4

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Lestrade se demandait ce qu'il faisait là. Un sous sol de parking humide, il faisait nuit dehors. Il avait été poliment prié de monter dans une voiture (une Volkswagen) noire aux vitres tintées et conduit ici par de multiples détours.

Devant, lui, un homme, appuyé sur un parapluie gris foncé, les cheveux courts, peignés en arrière, un costume au moins aussi chic que celui de Moriarty ce fameux jour où ils s'étaient rencontrés.

Il avait une petite idée de qui était ce type, il l'avait vu plusieurs fois parler avec Sherlock, mais assez brièvement, donc ce devait le fameux ennemis juré du détective : son frère, Mycroft Holmes. Oui, c'était plus que probable, ce devait être lui. Et puis le docteur Watson lui avait raconté son entrevu avec l'éminence grise du pays.

Mycroft, puisque c'était bien lui, l'accueillit poliment et le pria de s'asseoir.

-Non, merci. Je n'ai pas l'intention de m'attarder, si vous permettez.

Le directeur du MI6 paru légèrement surpris que Lestrade ne soit pas plus impressionné que ça, mais il ne fit aucun commentaire là-dessus.

-Très bien. Inspecteur Lestrade, nous avons quelques questions à vous poser. Je suis le frère de Sherlock Holmes, et pour la sécurité de ce pays et celle de Sherlock, j'ai mis sous protection tous ses proches.

Protection, analysa Lestrade. Protection veut dire surveillance. Il laissa l'autre continuer.

-Voyez vous, surtout depuis cette affaire dans une piscine, -non surveillée, je l'admet- je ne peux plus me permettre que ce Moriarty cherche à atteindre les proches de mon frère pour le faire chanter.

-Vous estimez donc que je suis proche de Sherlock… réfléchit l'inspecteur à voix haute.

Ça le faisait bien rire. Il n'était qu'un outil, pour Sherlock, pour Moriarty, pour Mycroft… A la limite, John éprouvait peut-être autre chose que ça pour lui, comme de la compassion, par exemple. Mais ça s'arrêtait là.

-Où est le problème ?

-Vous avez un emploi du temps assez chargé inspecteur…

Il répondit d'une voix neutre au ton mielleux de son inquisiteur.

-Oui.

-Alors comment ce fait-il que vous ayez prit deux après midi sans crier gare ce mois ci, alors que ça n'était jamais arrivé auparavant ?

Ah. On arrivait donc au cœur de la conversation.

-Des problèmes privés urgents.

-Quels genre de problèmes, si ce n'est pas trop indiscret ?

-Je crains bien que ça ne le soit.

-Allons, inspecteur, ne jouez pas à ça avec moi. Nous savons très bien que la première fois votre concierge vous à appelée pour une étrange livraison, mais n'avons rien trouvé de suspect dans votre appartem…

Mycroft s'arrêta.

-Je suppose que vous savez que ça s'appelle une violation de domicile ?

Lestrade soupirait. Ce n'était que la deuxième fois qu'on fouillait sa « maison » en un mois après tout… Les gars de Moriarty devaient faire du bon travail pour que ceux de Mycroft ne remarquent pas qu'ils n'étaient pas les premiers.

-Passons, fit le frère de Sherlock avec un mouvement de parapluie. Mais la seconde fois, il y a une semaine environ, c'est un dénommé « Jim » qui vous a contacté, et nous avons ensuite perdu toute trace de vous sur les caméras pendant trois heures… Ce qui est normalement impossible.

Tiens donc… Moriarty s'était arrangé pour ne pas apparaître en sa compagnie… Il avait du pirater le système de contrôle des caméras… Ou plutôt, quelqu'un avait du le faire à sa place pendant qu'ils marchaient car ils ne savait pas où ils allaient ce jour là. A moins que le malfrat n'ait sécurisé tous les itinéraires possibles aux heures précises où ils auraient pu les emprunter, ce qui demandait… Une bonne dose de génie. Donc, depuis un quart d'heure, il connaissait trois personnes capables de faire ça, quoique Sherlock le considèrerait comme un gaspillage de temps.

-Et alors ? Votre système n'est pas infaillible, c'est tout.

-Savez vous, inspecteur, que Moriarty se fait appeler « Jim » et que nous savons qu'il n'y a personne de ce nom là dans vos relations ?

-Vous savez beaucoup de choses, dites-moi.

-Qu'avez-vous fait ce jours là quand vous avez disparu de la circulation, inspecteur Lestrade ?

-Je suis aller manger des patates au beurre près de la tamise avec un ami qui avait besoin de ma présence. Je suppose que comme vous savez tout de moi, vous pouvez comprendre que ça m'arrive suffisamment rarement pour que je lui accorde quelques heures. Quand à vos caméras, je n'étais pas au courant. Ça vous va ?

Il avait dit ça d'un ton sec, voir dur, fixant le frère aîné de Sherlock Holmes dans les yeux.

Celui-ci ne trouva rien à redire et laissa Lestrade repartir sans dire un seul mot quand il lui tourna le dos en retournant vers la Volkswagen qui l'avait amené.

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Rentrant chez lui, Lestrade y trouva Moriarty, qui était de fort méchante humeur.

-Vous avez vu Mycroft Holmes !

Oh. Ça commençait bien.

Il traversa la pièce et s'assit dans un de ses fauteuils.

-Ce n'est pas comme si j'avais eut le choix, remarqua t-il calmement.

Mais Jim en avait assez du calme de l'inspecteur.

-Vous savez ce qui va se passer si les services secrets découvrent que vous me connaissez ?

-Les services secrets n'ont pas à s'occuper de ma vie privée. Après tout, je vous ai bien dit de ne pas me parler au travail. D'ailleurs, quand vous avez posé vos micros et vos caméras, maintenant que c'est fait, vous avez vérifié qu'il n'y en avait pas d'autre ?

-Évidemment, crachat Moriarty, toujours énervé. Il y en avait d'autres. Mais je fais en sorte qu'il voie une séquence vidéo préenregistrée en ce moment.

-Évidemment, répéta Lestrade. Vous n'êtes venu que pour ça ?

-QUE POUR…

-Allons, Moriarty, reprenez-vous. C'est vous qui m'avez contacté, c'est vous qui brouillez les pistes de Mycroft Holmes, normalement, vous êtes adulte, et donc responsable de vos actes. Et de ma vie, maintenant, par la même occasion.

L'inspecteur se releva, ôta son manteau et ses chaussures et rangea le tout dans l'entrée.

-Vous m'aideriez à mettre la table ?

Moriarty le regarda en levant un sourcil. Lui ? Mettre la table ? Lestrade soupira.

-Enlevez au moins votre veste…

Pas très habitué à montrer qu'il allait rester quelque part, Jim hésita, commença à s'exécuter, s'arrêta, paralysé par ses réflexions. Il pesait le pour, le contre, envisageait toutes les conséquences de son acte, absolument toute. Mais il y avait un paramètre inconnu, aléatoire, même. Le comportement de Lestrade. Il l'entendit s'affairer dans la cuisine, hésitât encore une fois, remis sa veste correctement. Il n'était pas encore prêt à … quoique ce soit. Il était un méchant, c'était vraiment bizarre d'être « normal » pour quelqu'un.

La porte ne fit pas de bruit en se refermant derrière lui cette fois non plus.

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Lestrade jeta un coup d'œil dans le salon, le malfrat n'y était plus. En soupirant, il rangea l'une des deux assiettes qu'il avait sorti, avant de ranger les deux dans un mouvement d'humeur.

Il n'avait pas envie de manger seul ce soir. Son estomac attendrait. Tant pis.

Il éteint la lumière et alla s'affaler dans le fauteuil, allumant la télé d'un coup de télécommande autoritaire. Le film du soir venait de commencer, il en était au générique.

Lestrade alla dans sa chambre chercher un pull. Il s'endormirait probablement devant le poste, autant prévoir tout de suite de ne pas attraper un rhume.

Il regarda Batman se battre contre Le Palmier qui balançait des noies de coco explosives et sombra au moment d'une énième réception organisée par le méchant bonhomme transgénique. Il eut le temps de se faire la réflexion que, puisqu'il avait un lecteur DVD, et même Blue-ray, il pourrait passer dans un vidéo-club de temps en temps…

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H_y*u^o^u*y_H

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Mycroft repensait à ce drôle d'inspecteur qu'il avait rencontré cet après-midi. Il n'avait pas eut l'air stressé, ni surprit, ni… rien. Indifférent. De glace. Mais seul, il l'avait lu dans ses yeux.

Cet homme jouait dans la même cours que lui, se rendait-il compte. Et dans la même que Sherlock. Et que Moriarty.

Cet homme était un loup. Le dernier des loups, soit, mais un loup tout de même. John Watson était à la limite, même s'il tenait légèrement plus du « chien », comme disait Moriarty. Il savait très bien que Sherlock entretenait une correspondance mail avec le criminel consultant, mais tant qu'il savait ce qu'ils se racontaient, ce n'était pas très grave.

L'inspecteur, c'était différent. Il avait carrément disparu de ses écrans. De tous ses écrans, absolument tous. Ne pas savoir, c'était le doute, le doute s'était l'insécurité. Et l'insécurité, il ne pouvait pas se la permettre. Mère ne lui pardonnerait jamais de mettre en péril l'Angleterre…

Pourtant, l'inspecteur Lestrade représentait plutôt la sécurité, dans son esprit. Calme, sobre, seul… C'était un homme double, comme beaucoup d'autres.

John Watson, par exemple, combinait le soldat et le romantique. Sherlock et lui nétaient qu'un seul homme, ils n'avaient qu'une seule facette, permanente.

Mais l'inspecteur, lui, combinait le loup solitaire et le mari rassurant.

Oui, le mari.

Lestrade était et demeurerait un mari.

Sherlock était plus un amant, mais le docteur Watson était plus « mari », lui aussi.

Mère lui avait dit un jour que pour cerner un homme, il fallait d'abord deviner à laquelle des deux catégorie il appartenait.

…Il avait beau l'avoir déterminé, il n'arrivait toujours pas à cerner l'inspecteur.

Il poserait quelques petites questions anodines à Sherlock pour savoir ce qu'il en pensait. A la limite, il irait jusqu'à interroger le docteur. Mais plus tard. De toute façon, il était tard, tout le monde dormait, et Mère disait toujours qu'on ne réfléchissait pas bien quand on manquait de sommeil.

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Fin du chapitre 4

Voili voilou… Maintenant que j'ai placé Mycroft sur le plateau, je me demande ce qui va arriver...ça va peut-être un peu trop vite...