Note de la traductrice : un grand merci pour vos reviews, je suis contente que l'histoire vous plaise car moi-même j'avais eu un véritable coup de coeur lorsque je l'avais lue.
THE ONE FOR ME par belladonnanoir
CHAPITRE 4
Bella Swan
Je suis restée à la porte pour le regarder partir, en touchant ma joue qui ressentait encore la sensation de ses lèvres. Je voulais, ardemment, le supplier de rester mais je réalisai qu'il se sentait gêné pour ce qui venait de se passer. Cela me brisait le cœur mais une part de moi-même était heureuse car il semblait ressentir des sentiments pour moi. Je pris en soupirant la carte qu'il venait de me donner avant de monter à l'étage prendre une douche. Mes muscles se détendirent sous l'eau. Une partie de moi n'arrivait pas à croire ce qui s'était passé ce soir. J'avais embrassé le Docteur Cullen…
Je souris, à ce souvenir, avant de me sécher et de mettre mon pyjama. J'avançai, à pas feutrés, dans ma chambre et m'installai sous ma couette. Je pris la carte de Carlisle et la fis pivoter, entre mes doigts, avant d'attraper mon téléphone. J'avais très envie de l'appeler mais, au final, je décidai de lui envoyer un message :
« Carlisle, merci de m'avoir aidée, aujourd'hui, je suis désolée de vous avoir mis mal à l'aise, ce soir. Peut-être à un de ces jours ? Bella xx. »
Je reposai mon téléphone, en souriant, et pris le livre sur Dracula que je venais de commencer. Je n'en étais qu'à quelques pages lorsque mon téléphone sonna pour me prévenir de la réception d'un nouveau message. Je l'ouvris en espérant qu'il s'agissait de Carlisle. Ma main trembla, légèrement, quand je m'aperçus que c'était un message de ce dernier :
« Bella, je suis vraiment content que vous alliez bien ! En ce qui concerne ce soir, s'il vous plait, ne vous excusez pas. Cela n'aurait pas dû se produire mais je ne peux pas nier le fait que cela m'a plu. Je suis certain que je vous reverrai bientôt. Carlisle xx. »
Son message me fit sourire. Je reposai mon téléphone en pensant à un certain Docteur blond et sexy. Je devais dormir, depuis une paire d'heures, quand j'eus soudain l'impression qu'il y avait quelque chose dans ma chambre. Je m'assis et je crus apercevoir Edward Cullen, debout à côté de ma fenêtre, en train de m'observer. Après avoir frotté mes yeux, je regardai à nouveau mais il n'y avait rien. Est-ce que je devenais folle ? Je me calmai et je réussis à me rendormir en pensant à mon Docteur. Je m'endormis, profondément, jusqu'au matin.
A l'aube, je me réveillai en retard aussi je dus m'habiller rapidement et attraper une tartine de pain grillé avant de partir précipitamment. Arrivée à la porte je m'arrêtai net. Dans l'allée, à côté de sa Volvo grise, se tenait Edward Cullen. Il me fit un sourire éblouissant en m'apercevant.
- Je pensais que tu apprécierais que je t'accompagne à l'école, déclara-t-il avant de me montrer la porte du côté passager.
J'eus un moment d'hésitation.
- Bella, je te promets de ne pas mordre, du moins pas cette fois, rajouta-t-il en remarquant mon hésitation.
Je ris et acquiesçai avant de monter, un peu plus détendue, dans sa voiture. Je n'étais pas complètement sûre de pouvoir faire confiance à Edward mais il m'avait sauvée la veille. Alors, je décidai de lui donner une chance pour l'instant.
Pendant tout le trajet vers l'école et pendant tous les cours, il continua à me poser des questions sur ma vie. Pourquoi étais-je si intéressante pour lui ? Toute ma vie, j'ai toujours été la quelconque Bella Swan ! Je n'avais aucun ami à Phœnix et je ne m'en étais pas fait ici non plus à Forks, jusqu'à maintenant. Mon Dieu ! J'ai, même, flirté avec un Docteur, que tout cela était étrange pour moi.
En pensant à Carlisle, mon cœur se serra un peu. J'aurais souhaité que ce soit lui qui me pose des questions et non Edward. Je me sentis très mal. Edward semblait assez sympa. Bon d'accord ! Il me donnait la chair de poule mais il semblait avoir envie de me connaître. Cependant, il ne suscitait chez moi aucun sentiment, contrairement à Carlisle, hier soir. Pourquoi après l'avoir, seulement, rencontré hier, je ne pouvais pas me le sortir de la tête ? J'avais l'impression d'être amoureuse de lui. Mais peut-on réellement tomber amoureuse au premier regard ? J'ai toujours cru que cela n'existait que dans les romans d'amour.
Je vis que mes camarades de classe nous observaient avec des regards envieux. Lorsque j'interrogeai Edward, il me répondit que les Cullen n'avaient aucune interaction avec les gens, en dehors de leur famille, parce qu'ils n'appréciaient pas la plupart des élèves de l'école. Je ris en disant que je pouvais comprendre cela.
A l'heure du déjeuner, il me surprit complètement.
- Voudrais-tu venir manger avec ma famille et moi-même ? me demanda-t-il.
J'arrêtai de marcher et le regardai bouche bée.
- Es-tu sûr que cela ne va pas les déranger ?
Il me sourit et passa son bras autour de mes épaules.
- Non, ils savent que tu es avec moi et ils sont en fait très impatients de te rencontrer, surtout Alice.
Je me crispai légèrement en réaction à la familiarité de son geste et à son ton presque possessif. Je tentai de me dégager mais son bras me retint et il me conduisit à la cantine...
Ce gars était si fort et si froid. Mon appréhension envers Edward revenait lentement. Je souhaitais lui laisser une chance mais il commençait à me mettre mal à l'aise. Son bras se déplaça sur mon épaule et je ressentis, de nouveau, le froid. Cette froideur me rappela Carlisle et je souris doucement. Le truc avec Carlisle : c'était que même avec la froideur de sa peau, il semblait émettre une sorte de chaleur. Ce qui n'était pas le cas d'Edward. Jetant un bref coup d'œil à son visage, je sentis un frisson me parcourir, il semblait menaçant et vide sur le plan émotionnel. Il continuait à avoir cet air suffisant et possessif pendant qu'il me guidait à travers les portes et vers la file d'attente de la cantine.
Il m'énerva en décidant de ce que nous allions tous les deux manger. Je fus sur le point de dire quelque chose mais je préférai me taire. Je pensais que ça le mettrait en colère et dans mon for intérieur, je savais que ce n'était pas une chose à faire. J'acceptai qu'il me traîne jusqu'à sa famille. Mon cœur s'accéléra lorsqu'ils se tournèrent pour me regarder approcher de leur table.
- Salut Bella, je suis contente que tu aies pu te joindre à nous, déclara Alice avec un énorme sourire.
Elle rebondissait sur sa chaise. Minuscule avec des cheveux courts, noirs et hérissés, elle ressemblait à un lutin dont l'agitation était assez contagieuse. Je lui souris.
- Merci de me l'avoir proposé, lui répondis-je calmement, en prenant un siège et en observant les occupants de la table.
J'étais presque sans voix face à la beauté inhumaine des enfants de Carlisle. C'était la première fois que j'étais aussi près d'eux.
Il y avait Emmett qui devait mesurer au moins 1,95m et qui était très musclé. Il avait l'air de quelqu'un jouant au football ou à autre chose. Il avait une présence intimidante mais possédait une sorte de douceur dans ses yeux. Il remua ses sourcils et me tira la langue pour me saluer et j'eus l'impression que c'était le blagueur de la famille.
Jasper qui était grand, mince, avec des cheveux blonds cendrés, arborait un immense sourire.
- Salut Bella, dit-il en me saluant de la main au moment où je le regardai.
Je remarquai des intonations sudistes dans sa voix.
Edward avec ses cheveux en bataille couleur bronze et ses yeux toujours effrayants, était attirant à sa façon, mais il me terrorisait au plus haut point.
En plus d'Alice, qui me faisait vraiment penser à un lutin, il y avait Rosalie qui avait plus l'air de descendre d'un podium de défilé de mannequins que d'être dans une école. Elle avait des cheveux blonds bouclés et des courbes à en pâlir d'envie. Cette fille était une vraie bombe.
Elle se tourna vers moi en me souriant.
- Alors comment trouves-tu la vie à Forks ? demanda-t-elle.
Je mordis dans ma nourriture quand soudain je remarquai qu'aucun d'entre eux n'avait touché au contenu de leur assiette.
- Et bien, il y a quelques compensations mais c'est très différent de Phœnix, répondis-je.
Mon regard se perdit dans le vague en repensant au médecin blond qui fut, la nuit précédente, la star de mes rêves. Soudain Alice gloussa en me lançant un regard rempli de sous-entendus. C'était comme si elle était au courant. Je lui souris, en retour, et m'installai dans ma chaise pour écouter la conversation autour de moi. Ils commencèrent à parler de sécher les cours lors du prochain jour ensoleillé. Compte tenu de leur froideur et du fait qu'ils ne mangeaient pas, je me mis à penser qu'ils ressemblaient à des vampires.
Mon Dieu ! J'ai trop lu Dracula et je pouffai de rire à cette pensée absurde. En levant les yeux, je vis cinq paires de yeux curieux se poser sur moi.
- Qu'est-ce qui est drôle ? demanda Edward en me regardant de haut.
- Les gars vous me faîtes penser à des vampires en refusant de vous exposer au soleil et en ne mangeant aucune nourriture, plaisantai-je avant qu'Edward ne serre mon poignet comme dans un étau tout en m'observant attentivement alors que les autres ne parlaient plus.
-Lâche mon poignet, lui ordonnai-je.
J'étais très effrayée, mais il ignora mon ordre et continua à m'observer. Je commençais à s'interroger sur ma santé mentale. Les vampires n'existent pas ! Mais là, il y avait vraiment quelque chose qui clochait. Je me demandai si l'idée de vampires était si dingue que ça. Tout ce qui se rapportait à eux, y compris leur couleur d'yeux et leur beauté, n'était pas humain .
Je tentai de dégager, à nouveau, mon poignet, mais Edward serra davantage et cela commençait à être douloureux.
- Libère la immédiatement ou crois-moi tu vas le regretter, lui dit soudain Alice à voix basse.
La fille si douce, de tout à l'heure, était maintenant très menaçante. Elle lui montrait même ses dents. Je regardai, alors, autour de moi pour voir si quelqu'un avait remarqué quelque chose mais il n'en était rien. Je restai muette pendant quelques minutes. Cela ne pouvait pas être réel. Voyant Emmett et Jasper me donner, tous les deux, des sourires encourageants, je ne pus m'empêcher à mon tour de leur sourire. Rosalie vint s'asseoir à côté de moi et prit ma main.
- N'aie pas peur Bella, nous ne te ferons pas de mal, déclara-t-elle.
Je vis son regard se tourner vers Edward avant de revenir vers moi.
- Tu es très observatrice pour une humaine. Personne n'a, jusqu'à présent, jamais été capable de s'en rendre compte. Oui, nous sommes des vampires et non, tu n'es pas folle. Je réalise que cela doit être difficile pour toi ! Tu as certainement des questions à nous poser. Alors n'hésite pas, d'accord ! rajouta-elle.
- Mais ne voulez-vous donc pas me vider de mon sang ? plaisantai-je un peu nerveusement, provoquant ainsi le rire d'Emmet, de Rosalie et d'Alice avant que Jasper n'intervienne doucement .
- Nous sommes ce que nous appelons des « végétariens », nous ne nous nourrissons pas d'êtres humains mais seulement d'animaux .
Il me fit un grand sourire, quand tout à coup, Alice regarda sa montre et se leva.
- Allons en cours. Bella veux-tu venir chez nous après l'école ? Ton père sera d'accord. Tu pourras ainsi parler avec Carlisle de tout cela, dit-elle en me faisant ensuite un clin d'œil.
Mon Dieu ! Elle était au courant !
Tout le monde quitta la cantine. Alice était dans la même classe, que moi, pour le cours suivant. Peut-être pourrais-je découvrir ce qu'elle savait ?
- Au revoir Bella, dit Edward en embrassant doucement ma joue, avant de disparaître dans le couloir.
Alice le regarda avec un regard désapprobateur, elle se tourna vers moi et sourit en frottant ma joue comme pour effacer le baiser.
- Comment es-tu au cour… ?
Avant que je ne puisse finir, elle mit son doigt sur mes lèvres pour me faire taire.
- Je suis médium, je vois l'avenir des gens et je sais tout sur toi Bella. En outre, les vampires ont une bonne audition, ajouta-t-elle de manière significative en pointant la direction prise par Edward.
Je réalisai alors qu'il aurait pu tout entendre à propos de Carlisle si Alice ne m'avait pas arrêtée. Mais qu'allais-je faire ? Cela ne pouvait que mal se terminer !
- Bella, je comprends ta confusion à propos de tout. Parle à Carlisle, ce soir, il sera capable de t'aider.
Elle me fit de nouveau un clin d'œil et nous échangeâmes un sourire .
- Allez viens Bella. Allons nous asseoir.
Elle me traîna dans le fond de classe, pour nous asseoir l'une à côté de l'autre.
- Nous allons devenir de grandes amies, dit-elle en me touchant la main.
Je savais qu'elle avait raison car je ressentais un sentiment d'intégration en sa présence.
- Oui nous le serons, lui répondis-je en lui pressant la main gentiment avant que mon attention ne soit détournée par le professeur.
A la fin du cours, je me sentis véritablement proche d'Alice. Nous nous sommes vraiment liées pendant ce cours. Elle était si avenante en me posant des questions sur ma vie à Phœnix. Pour la première fois depuis mon arrivée ici, je pus dire à quelqu'un pourquoi j'étais là. Je lui expliquai que ma mère s'était remariée à Phil et qu'ils voyageaient sans arrêt. Je savais au fond de moi qu'ils ne voulaient pas vraiment de moi, que j'étais un fardeau même s'ils ne voulaient pas l'admettre. J'étais mal à l'aise en classe, personne ne voulait me parler. J'étais trop calme pour eux. C'est pour cela que j'avais décidé de vivre avec Charlie pour le moment. Elle me demanda comment je vivais cela.
- Honnêtement, c'est sympa d'avoir enfin une figure parentale, car ma mère n'a jamais joué ce rôle. Par contre, je pensais jusqu'à maintenant que l'école allait être comme à Phœnix.
Je lui souris timidement et elle m'étreignit rapidement. Pour une fois, le cours se termina trop vite et je me dirigeai vers ma dernière classe de la journée dans laquelle, manque de chance, se trouvait aussi Edward. Alice m'accompagna à la porte.
- Tout ira bien. Rentre. Souris et parle-lui. Au bout d'une heure nous serons libres. Je pense que 18h30 sera une bonne heure pour toi, chuchota-t-elle à mon oreille avant de me serrer dans ses bras et de partir en sautillant.
J'inspirai profondément et rentrai à l'intérieur. Edward me regarda avec tellement d'insistance que je voulus presque faire demi tour et partir en courant. Mais à la place, je lui souris et je pris un siège à côté de lui.
- Comment s'est passé ton après-midi ? lui demandai-je poliment.
- Très bien et ce particulièrement maintenant que tu es au courant pour nous Bella. Je ne veux pas te cacher ce que nous sommes.
Il caressa le dos de ma main. Je déglutis difficilement.
- Pourquoi moi ? demandai-je.
- Tu es parfaite Bella. Je veux tout savoir à ton sujet et j'éprouve des sentiments très forts pour toi.
Zut ! Je ne pouvais vraiment pas lui dire que j'avais des sentiments pour son père adoptif. Je pensais vraiment qu'il serait capable de me faire du mal. Je retirai ma main de la sienne.
- Je pense que c'est un peu tôt pour avoir des sentiments Edward. Nous nous connaissons à peine, lui dis-je calmement.
Je pestais intérieurement, quelle hypocrite j'étais. Je connaissais à peine Carlisle et il hantait déjà toutes mes pensées.
Il me regarda avec une pointe de colère dans les yeux.
- Peut-être que oui, Bella, mais en fin de compte tu m'aimeras bien.
Je m'enfonçai dans ma chaise apeurée. J'étais désormais effrayée par Edward et je n'avais aucune envie de me retrouver seule, à nouveau, avec lui. Brusquement il se mis à sourire comme s'il s'agissait d'une blague. Je poussai un soupir de soulagement, en essayant de me convaincre que ce n'était pas sérieux. Avant que je ne m'en aperçoive, le cours se termina. Je me retrouvai, alors, dans la Volvo d'Edward à bavarder avec Alice et Jasper qui étaient assis à l'arrière.
Je pense qu'Alice avait conscience de mon malaise en présence d'Edward. Elle essayait de m'aider un peu et je lui en étais reconnaissante. Je regardai le compteur, Edward allait à 250 km/h. Mon père aurait piqué une crise en apprenant que je me trouvais dans une voiture roulant aussi vite. Je me souvins que je devais lui téléphoner. Comme Alice l'avait prédit, il donna son accord et fut vraiment content que je me sois liée d'amitié avec les Cullens. Charlie pensaient qu'ils étaient de braves gosses comparés au reste de la ville.
Alors que je raccrochai, nous nous retrouvâmes devant une gigantesque maison blanche, au milieu de nulle part, entourée d'arbres. Derrière cette demeure, il y avait un petit lac.
La maison avait l'air d'avoir quatre étages. Je n'avais jamais vu, auparavant, de maison aussi belle. Je sortis de la voiture, la bouche grande ouverte. C'est alors qu'Alice et Rosalie me saisirent par les bras et me traînèrent à l'intérieur. C'était encore plus beau. La façade située au sud était entièrement en verre. Je fus conduite dans le salon. Ce salon était très spacieux et aurait pu englober toute ma maison.
- Wouah ! Les gars, c'est fabuleux ! m'exclamai-je stupéfaite.
- Merci, Bella, c'est essentiellement le travail de Carlisle. Maintenant, enlève tes chaussures, fais comme chez toi. Nous allons faire nos devoirs, déclara Rosalie en souriant.
Je lui souris en enlevant mes chaussures et je m'installai, ensuite, dans leur canapé massif avec mes livres. Les garçons s'amusèrent avec la console Wii d'Emmett et firent un match de fitness. Je les regardai une fois mes devoirs terminés.
Rosalie roula des yeux.
- C'est son obsession, je pense que parfois il la préfère à moi, affirma-t-elle.
Emmett se retourna en souriant.
- Allons Bébé, tu sais que tu es irremplaçable ! dit-il
Il s'approcha d'elle et lui embrassa la joue avant de se tourner vers moi avec un sourire diabolique.
- Maintenant Bella, c'est à ton tour de jouer avec moi.
Avant que je puisse protester, il m'attrapa par la taille et me porta jusque devant la télévision. Il me posa ensuite doucement au sol. Pour un gars aussi costaud, il était étonnamment doux.
Edward et Jasper vinrent s'asseoir pendant que je jouais avec Emmett. Au bout d'une heure, j'admis ma défaite avant de laisser Jasper jouer à nouveau. Je m'assis à côté d'Edward pour regarder Jasper gagner, partie après partie, et Emmett être de plus en plus frustré de ne pas pouvoir en gagner une. Je perdis toute notion du temps.
- Les gars, dans une minute, Carlisle sera de retour à la maison, annonça soudainement Alice.
Elle m'adressa un rapide sourire avant de retourner voir le match.
- Je suis de retour à la maison, annonça Carlisle avec sa voix de miel qui fit faire des soubresauts à mon cœur.
J'eus l'impression de ne plus pouvoir respirer. Je dus forcer l'air à entrer et à sortir de mes poumons, je voulais que personne ne s'aperçoive de mes sentiments. Je vis Alice me regarder en souriant avec un air satisfait. Elle acquiesça d'un signe de la tête.
Ce que je vis à la porte d'entrée ! Mon Dieu ! Il me fallut garder mon sang froid afin de ne pas courir vers lui et plonger mes mains dans ses cheveux.
Il portait un pantalon noir décontracté, une chemise blanche impeccable et une cravate noire. Ses cheveux étaient en désordre comme s'il avait passé ses mains dedans. Il s'arrêta, net, quand il me vit, avec un air confus sur son magnifique visage.
- Bonsoir Docteur Cullen, lui dis-je en souriant.
- Bonsoir Bella et s'il vous plaît appelez-moi Carlisle.
Je rougis, sa remarque me rappela la nuit précédente. De toute évidence, il s'en souvenait aussi car il me sourit d'un air satisfait, avant de se retourner vers sa famille, encore confus. Puis, je compris qu'il n'avait pas réalisé que j'étais au courant pour lui et sa famille.
- Il semble que nous ayons là une humaine très observatrice Carlisle, elle a deviné, intervint Edward avec un ton suffisant.
A mon grand effroi, il mit ensuite son bras autour de moi et me sourit affectueusement. Je vis Carlisle baisser les yeux vers le sol incapable de me regarder, comme s'il avait peur de ce que je pouvais penser. Je me raidis et je ne pus m'empêcher de m'écarter d'Edward. Je pourrais jurer avoir vu un petit sourire apparaître brièvement sur les lèvres de Carlisle.
Il me regarda pendant ce qui me sembla être des heures. Je me perdis dans ses yeux. En lui souriant doucement, je tentais de lui faire comprendre ce que je ressentais. Il dut recevoir le message puisqu'il me regarda et acquiesça légèrement avant de me rendre mon sourire. Il détourna son regard de moi, quelque peu, à contrecœur me sembla-t-il. Il déclara qu'il avait du travail à finir. Mon cœur se serra, tant j'aurais aimé qu'il puisse rester. J'affichai un faux sourire. En se retournant pour voir le match en cours, Alice me lança un regard compatissant.
- Ne t'inquiète pas, articula-t-elle silencieusement.
Environ une heure plus tard, elle se leva.
- Bella, reste ici pour la nuit. Charlie sera d'accord. Nous allons chasser alors pourquoi ne vas-tu pas discuter un peu avec Carlisle ? Quand tu seras prête pour aller au lit, il y aura des pyjamas dans ma garde robe que tu pourras emprunter, déclara-t-elle.
Elle se dirigea vers moi, son dos tourné vers les autres.
- Profite en bien, articula-t-elle silencieusement avant de me prendre dans ses bras.
Je lui souris en espérant qu'elle sache combien je lui en étais reconnaissante.
- A plus tard Bella ! dirent Rosalie, Emmett et Jasper avant de courir vers la porte.
Edward s'avança vers moi et avant que je réalise ce qui se passait, il écrasa ses lèvres contre les miennes. J'entendis Alice arrêter de respirer. J'essayai, en vain, de le repousser jusqu'à ce que je sente Alice le dégager de moi.
Je trébuchai en reculant et je regardai pendant qu'elle grondait. Il lui lança un regard rempli de haine avant de se précipiter vers la porte.
- Je suis désolée Bella, dit-elle doucement avant de courir après lui.
Mes lèvres me faisaient mal, le salaud ! Pourquoi me traitait-il comme si j'étais sa propriété. Je ne lui avais jamais donné des signes encourageants pour qu'il puisse agir de la sorte.
Avant d'aller rejoindre Carlisle à l'étage, je sortis mon portable de ma poche et j'appelai Charlie. A nouveau comme Alice l'avait prédit, il accepta que je dorme ici. Je n'étais pas sûre de l'endroit où se trouvait le bureau de Carlisle. Mais à l'étage, en face de moi, se trouvait une porte fermée avec une plaque gravée indiquant « Bureau ». Ma respiration s'accéléra. Je tentai de me calmer avant de frapper à la porte et d'attendre une réponse.
Voilà un chapitre de plus, dîtes-moi ce que vous pensez de cette traduction et si je dois continuer... N'hésitez pas à laisser des commentaires quels qu'ils soient ! Reviews en libre accès, c'est gratuit !
