PLOP !

Après une journée assez difficile, je vous publie mon 3ème chapitre, qui est un peu plus court que les autres mais bien plus riche.

Je n'ai pas grand chose à dire, sur cela, ENJOY !


-« WICKED n'est pas bon Laura. »

Des hurlements, l'impression de me noyer. La piqure dans ma nuque.

-« Il faut que tu comprennes la situation Laura, tu es notre seule espoir. »

-« WICKED n'est pas bon … »

-« Laura … »

Je me redressai en hurlant en sentant la main de quelqu'un sur mon épaule, et la repoussa en me collant contre le mur. Ses yeux bleus se bloquèrent dans les miens, et il recula un peu en levant les mains au ciel.

-« Doucement la bleue, je vais pas te faire de mal … »

J'avais le cœur qui battait à la chamade, et en passant ma main sur mon front, je remarquai que j'étais trempée de sueur. Je ne lâchais pas Gally des yeux en essayant de me calmer. Il ne bougeait pas.

-« Ca va ? »

-« Je … Je m'appelle Laura » murmurai-je. « Laura ! » ajoutai-je un peu plus fort.

Il me regardait comme si j'étais devenue folle. Je souriais, heureuse de me rappeler de mon prénom. Il se racla la gorge avant de baisser les mains.

-« Je pense que tu devrais prendre une douche. Tu es trempée. »

J'acquiesçai, et le regardait en attendant qu'il s'en aille. Il se tenait près de la porte, comme pour m'attendre. Je ne bougeais pas. Lui non plus.

-« Gally, je suis en sous-vêtements là. »

-« Alors habille-toi » répliqua-t-il.

-« T'es sérieux là ? »

Il ricana avant de sortir et de fermer la porte derrière lui. Je grommelai en regardant dehors. Le soleil se levait doucement. J'enfilai mon pantalon, ma chemise, et attrapai des vêtements propres avant de sortir rejoindre le bâtisseur devant ma porte. Il m'accompagna jusqu'aux douches, avant de me dire de le rejoindre pour déjeuner. En entrant dans les douches, je lâchai un petit cri avant de me cacher les yeux. Newt sortait de la douche.

-« Désolée ! » m'exclamai-je, mes vêtements devant les yeux. Je l'entendis rire, et une main se posa sur mon épaule.

-« Hé, c'est bon, j'ai une serviette la bleue. »

Je rouvris les yeux afin de l'observer. Il avait noué une serviette autour de sa taille, et ses cheveux blonds étaient encore humides, en batailles. J'avais chaud tout à coup. Newt était vraiment bien bâti, assez fin, et son visage enfantin rendait l'ensemble très agréable à regarder. Ses abdominaux étaient discrets, ses pectoraux étaient légèrement prononcés. Il avait les bras plutôt musclés, ses clavicules ressortaient, et ses trapèzes étaient discrets. Il agita sa main devant mes yeux. Je me rendis compte que je venais de le mater pendant au moins une bonne minute. Il sourit.

-« C'est pas que c'est gênant, c'est même plutôt flatteur, mais j'aimerais bien retourner dans ma chambre. »

-« Je … Désolée Newt » balbutiai-je en croisant son regard.

Je sentais que mes joues étaient rouges. Il rit un peu, avant de poser la main sur mon épaule pour la caresser légèrement, et il sortit de la salle de bain.

Je posai mes affaires dans une cabine, avant de prendre ma tête entre mes mains. J'avais très chaud. En tournant la tête, mon souffle se coupa. Il y avait des miroirs, et je me voyais pour la première fois.

J'avais de longs cheveux bruns et ondulés, les yeux verts clairs, et la peau pâle. Mes lèvres étaient fines et d'une couleur myrtille, ce qui les faisaient ressortir. J'étais assez petite, environ 1m60. Je me touchais le visage, le découvrant pour la première fois. Je me trouvais plutôt jolie, malgré la crasse qui recouvrait ma peau et mes cheveux emmêlés. Je secouai la tête, et rentrai dans la douche en me déshabillant. L'eau chaude me fit un bien fou, et j'en lâchai même un petit gémissement de plaisir.

Après m'être douchée, séchée et habillée, je partis rejoindre Gally pour déjeuner, comme il me l'avait demandé. En me voyant arriver, propre, et habillé d'un simple pantalon noir et d'un débardeur blanc un peu décolleté, les cheveux attachés en un chignon négligé, je vis ses yeux s'écarquiller, avant de se poser sur mes courbes. J'en tirai une certaine satisfaction, et je m'assis comme si de rien était, un verre de lait et un fruit en main, avant de croquer dedans en lançant un regard à Gally. Il avait la bouche entrouverte, ce qui me donnait envie d'exploser de rire, mais je me retins de toutes mes forces, en continuant de le regarder.

-« Ca va Gally ? »

Il ferma la bouche, les joues légèrement roses, avant de reprendre ses esprits, et d'avaler son verre de lait rapidement.

-« Ouais ouais. »

Il me lança un regard.

-« Suis moi, on va pas tarder à commencer. »

-« J'ai pas fini » répondis-je en montrant mon verre encore plein et ma pomme à moitié mangée. Il souffla en me regardant dans les yeux.

-« Dépêche-toi de finir et rejoins-moi dans 10min. »

Il se leva et se dirigeai vers une cabane en construction. Newt prit sa place, et me lança un sourire.

-« T'es encore plus jolie quand t'es propre la nouvelle ! »

-«Appelles-moi Laura. »

Il me regardait en souriant, et le souvenir de son corps presque nu sous mes yeux revint dans ma mémoire. Je tournai la tête en buvant mon verre de lait d'une traite avant de croquer à nouveau dans ma pomme. Je sentis sa main se poser à nouveau sur mon épaule, qui était nue cette fois-ci. Sa main était chaude. Cette sensation de chaleur au niveau de mes joues était de retour. Je me sentis tout à coup stupide.

-« Enchanté Laura. »

Je posai les yeux sur sa main, avant de me lever précipitamment en balbutiant « jedoisrejoindreGallylàbaslechantieràtoutàlheure » à toute vitesse, et tournai les talons en accélérant le pas. C'était extrêmement gênant. Le bâtisseur leva les bras en me voyant arriver.

-« Eh bah enfin, il t'en a fallu du temps, la bleue ! »

-« J'ai un prénom je te rappelle » répliquai-je, piquée à vif.

-« Tu reste la bleue pour moi. »

Je serrais la mâchoire. La journée allait être longue. Et je n'étais pas au bout de mes surprises. Toute la matinée, Gally me lançait des piques. « Accélère la cadence, la bleue ! », « C'est pas comme ça qu'on place les planches, bordel ! », « T'es bien une fille toi ! », « Allez, dépêche-toi, même un manchot serait plus rapide que toi ». Je serrais la mâchoire toute la matinée, encaissant les critiques et les moqueries de Gally et des autres bâtisseurs, qui se plaisaient à me regarder construire un mur seule. Je devais tenir. Je plaçais les planches de bois, les assemblaient à l'aide de cordes, tout en ignorant les remarques de Gally.

Au bout de 3h de travail, extenuée, je lançai un regard vers Gally. J'avais le front humide de transpiration, les bras endoloris. J'avais monté un des murs de la cabane seule, et avait commencé le deuxième sous le regard des bâtisseurs. Je mimai une petite révérence remplie d'ironie devant Gally.

-« Si ça majesté le permet, je vais aller manger » sifflai-je à son nez.

Je n'attendis pas sa réponse pour tourner les talons et m'éloigner de lui, en sentant son regard vrillé sur mon dos. J'avais envie de l'insulter, de le frapper, mais je me retenais. J'avais faim, j'avais soif, et surtout j'avais chaud. Je m'assis à table, un sandwich en main, et une gourde d'eau posée devant moi, et commençai à manger seule, profitant de ce moment de calme. Quelqu'un vint s'installer à côté de moi. Je reconnus Zart. Il fit un signe en direction des bâtisseurs.

-« C'est pas cool, hein ? » marmonna-t-il.

-« Ce trou du cul va le payer » répondis-je en fixant avec haine Gally qui s'assit juste sur la table en face de moi.

-« Vas en parler à Alby Greenie. »

-« Non, je vais tenir jusque ce soir, et il le payera, je te le jure. »

Zart aussi fixait Gally. Ce dernier me souriait en buvant un peu. Je soupirai. Son attitude me rendait dingue. Le sarcleur resta déjeuner avec moi, discutant de sa matinée pour me détendre un peu. Avant de retourner au travail, il me caressa le haut du crâne en me souhaitant bonne chance. Il me restait encore 4h de travail avec Gally comme collègue. Je devais tenir.

La journée fût un peu plus supportable. Les autres bâtisseurs travaillaient, pendant que Gally les aidait à construire les murs restants. Tout ce passait bien jusqu'à ce que, pendant que j'assemblais deux planches, agenouillée, Gally me bouscula et tituba un peu avant de retrouver l'équilibre. Il m'envoya un regard glacial, comme si c'était de ma faute. C'en était trop. Je me relevai pour lui faire face. Il me dominait largement en taille.

-« Tu peux pas faire attention la bleue ? »

-« C'est toi qui sait pas où tu fous les pieds Gally » ripostai-je, énervée.

-« Reste dans ton coin et ferme-là. »

Il me poussa un peu en arrière. Je fulminai.

-« Ecoute-moi bien, monsieur Je-suis-au-dessus-de-tout, tu m'énerves ! Tu me gonfle, j'ai rien dit de la matinée, j'ai fermé ma gueule, mais là, c'en est trop ! » hurlai-je. « T'es insupportable, t'arrête pas de me regarder avec ton air hautain, merde, t'as pas bougé le petit doigt de la matinée, j'ai bossé toute seule, alors que j'ai la main blessée ! »

Je repris ma respiration. Je tremblais de partout tellement j'étais en colère. J'avais le poing serré. En tournant la tête, je remarquai que certains blocards nous fixaient. Les autres bâtisseurs avaient baissés la tête. Je les toisai tous du regard, avant de lancer un regard noir à Gally. Il avait les bras croisés sur le torse, les yeux rivés sur moi. J'avais l'impression de parler à un mur. Je lâchai un rire nerveux, avant de m'en aller vers le camp en bousculant les blocards qui se trouvaient sur mon chemin. Je m'assis près d'un tronc qui servait de banc, et posai ma tête entre mes mains. L'attitude du bâtisseur me rendait dingue. Il me provoquait sans arrêt, et je ne le supportais déjà plus. Vivre avec lui n'était pas une partie de plaisir. Une main se posa sur mon dos. Je relevai la tête pour regarder à qui elle appartenait, avant de lâcher un juron.

-« Lâche-moi bordel. »

-« Calme-toi. »

-« Non mais tu te fous de ma gueule là ? Tu me cherche toute la matinée, et tu me demande de me calmer ? »

-« Tu te rends compte que t'es en train de hurler depuis tout à l'heure ? »

-« Ferme-là, espèce de crétin. »

Je me relevai pour aller m'enfoncer dans la forêt, à l'abri des regards indiscrets, du soleil, du bruit, et surtout, de Gally. Je m'assis au pied d'un arbre, près d'un court d'eau, en fermant les yeux. J'avais besoin de tranquillité, j'étais à deux doigts d'exploser. Je ne supportais pas sa façon d'être avec moi. Il était infecte, et ses remarques m'avaient donnés envie de lui décrocher la mâchoire. Je n'allais pas pouvoir retenir éternellement ma colère envers lui.


Ah, ce chapitre suinte la haine de tous les côtés ! C'est aussi pour ça que j'ai aimé l'écrire. Je le trouve crûe. C'est là que tout commence ... ;)

J'attend vos commentaires !

Le chapitre 4 arrivera demain soir aussi.
Des bisous !