Titre : La ville fantôme

Auteur : Sita-chan.

Inspiration : Tsubasa Reservoir Chronicle

Couples : Sakura/Shaoran

Rating : M lemon hétérosexuel (gomen les fan de yaoi, mais ça viendra, c'est juste qu'ils sont un peu lent nos petits Kurogané et Fye...

Disclaimer : Les personnages de Tsubasa appartiennent à Clamp... on les pardonnera si elle se dépèchent de publier un nouveau chapitre de TCR ou de XXXHolic

Note de l'auteur : N'hésitez pas à faire des critiques constructives dans vos reviews, je sais que mes histoires sont parfois maladroites et j'aimerai m'améliorer dans le futur.

La suite viendra quand elle viendra ...

Part 3

Lorsque Kurogané les avait laissés pour rejoindre Fye, Mokona avait proposé de jouer à la « suite de mots ». L'atmosphère de la soirée dégela rapidement grâce au saké que la boule de poiles leur avait versé.

Au bout d'une demi-heure, ils étaient complètement ivres et lorsque Mokona proposa le mot « Amour », la princesse sans hésiter prononça « Shaoran ». Le cœur battant, le garçon murmura « Sakura » et approcha sa main de celle de la jeune fille qui était posé sur la table. La princesse remarqua son geste et attrapa sa main. Bondissant de sa chaise, comme si elle venait d'avoir une illumination, elle se rendit dans sa chambre, traînant Shaoran à sa suite. Une fois dans la pièce, elle ferma la porte à clef, laissant un Mokona dépité à l'extérieur.

Sakura se blottit tout contre le jeune homme, inspirant son odeur, puis, elle leva la tête vers lui et les yeux brillant lui dit : « Shaoran, je te veux, prends moi, maintenant. Fais-moi l'amour !

- Sakura-hime, protesta-t-il affolé, malgré tout le respect que je vous dois, vous ne savez pas ce que vous dites ! Vous êtes ivre !

- Miaou, je suis peut-être ivre, mais je sais ce que je veux, miaula-t-elle en parcourant le corps de Shaoran de ses gracieuses mains. Et arrête d'être si poli, tutoie moi et appelle moi Sakura tout court !

- Mais, je ...

- Je t'aime Shaoran, le coupa-t-elle, et je veux faire l'amour, tout de suite ! Tu ne m'aimes pas toi ?

- Oh, si, avoua-t-il, je vous aime de tout mon cœur, mais, il ne faut pas ! » Il commençait déjà à hésiter, l'alcool et la proximité de la princesse lui faisait perdre la raison.

Sakura glissa ses mains froides sous sa chemise qu'elle entreprit de lui enlever. « Défait mon corsage, » ordonna-t-elle. N'y tenant plus, le jeune homme la pris dans ses bras et plaqua ses lèvres contre les siennes. Sa langue voulu pénétrer dans la bouche de la jeune fille, mais elle rencontra une barrière de dents ; elle battit retraite pour mieux revenir à l'assaut, mais cette fois, elle ne rencontra pas d'obstacle et put explorer la bouche parfumée au saké de la princesse. Pendant ce temps, ses doigts s'occupaient de dégrafer le corsage que portait Sakura. Elle avait déjà réussi à lui enlever sa chemise et déboutonnait son pantalon à présent. Une fois débarrassé du corsage, il n'eut qu'à faire glisser la robe de la princesse au sol pour qu'ils se retrouvent tous les deux nus. Complètement enivré par le saké et par le corps frais et satiné de la princesse, Shaoran n'hésita pas à l'allonger sur son lit. Il l'embrassa longuement sur la bouche, laissant d'abord le soin à ses mains de découvrir le corps de la jeune fille. Ses doigts fébriles passèrent sur ses petits seins, puis sur son ventre et descendant jusqu'à ses fesses. Pendant ce temps, Sakura, elle aussi, le caressait faisant monter et descendre ses mains le long de son dos.

Son exploration digitale terminée, Shaoran abandonna la bouche de sa bienaimée pour parcourir le reste de son corps. Sa peau sentait bon la cannelle, et ses mamelons étaient à la fois durs et tendre sous sa langue avide. Il descendit jusqu'au nombril, mais Sakura le pressa de passer aux choses sérieuses. Incapable de lui résister, il remonta et retrouva sa bouche, tandis que plus bas, il se frayait un chemin en elle. Il alla aussi doucement que possible, mais fut surpris de sentir les ongles de la princesse lui lacérer le dos. Il la regarda et vit qu'elle serrait les dents. Il savait qu'il lui faisait mal, mais il ne pouvait pas s'arrêter, et la douleur dans son dos ne parvenait pas à calmer ses ardeurs, bien au contraire, il la désirait encore plus.

Enfin, il parvint au paroxysme du plaisir, et s'écroula, épuisé, à côté de celle qu'il aimait, pour ne pas l'écraser. Sans rien dire, elle se blottit dans ses bras et s'endormit rapidement en ronronnant de bonheur. Réalisant peu après ce qu'il venait de faire, il quitta le lit, recouvert de honte.

Il se rhabilla, sortit de la chambre en titubant et se rendit dans la cuisine où il finit la bouteille d'alcool. Voyant la boule de poiles, il gronda : « Mokona ! À partir de maintenant, je t'interdis de nous refaire boire du saké !

- Alors, pourquoi est-ce que tu bois maintenant ? S'enquit la bestiole.

- C'est pas tes affaires ! » Lança-t-il d'humeur mauvaise. Il ne poursuivit pas la discussion, et une fois la bouteille vide, il s'endormit à même la table.

Sakura se réveilla le lendemain matin de bonne humeur comme à son habitude. Ce pays était si calme et si beau, se dit-elle en regardant le ciel se teinter de rose à et entendant les oiseaux chanter. Elle ne se souvenait pas de la soirée de la veille, mais elle se sentait bien, enfin presque, elle avait un peu mal... Mais elle pensa à Shaoran et oublia se petit désagrément ; elle avait hâte de le rejoindre et de passer la journée avec lui à la recherche de sa plume. Au lieu de se lever elle se mit à rêver du garçon ; il était si beau, si galant, si prévenant ; elle avait le cœur qui battais rien qu'en imaginant son visage... Elle le connaissait à peine, mais elle le savait, c'était de l'amour qu'elle éprouvait pour lui. Si seulement elle pouvait le lui avouer, mais elle n'osait pas, que penserait-il d'elle si ses sentiments n'étaient pas réciproque ?

Elle se décida finalement à se lever et fut étonnée de voir dans quel état se trouvait sa chambre. Ses vêtements étaient éparpillés un peu partout dans la pièce et des bibelots étaient tombés de la table de nuit. Ce n'était pas très malin de boire à en perdre les souvenirs de la soirée alors qu'on est justement en quête de ses souvenirs... Elle se dit qu'elle était un peu en avance ce mois ci, lorsqu'elle aperçu une tache de sang sur le matelas et pensa que c'était pour cela qu'elle avait mal à cet endroit. Elle ne se posa pas de question bien que la sensation ne soit pas comme d'habitude ; elle avait trop hâte descendre voir Shaoran. Elle s'habilla en vitesse et alla faire sa toilette dans la salle de bain avant d'aller dans la cuisine. Elle ne montra pas son inconfort, elle ne voulait pas qu'il s'inquiète pour elle, de toute façon, il ne pouvait rien y faire, et ce n'était pas comme si c'était sa faute ...

Shaoran, fut réveillé par Fye-san qui s'était levé tôt pour préparer le petit déjeuner ». Le garçon était toujours affalé sur la table de la cuisine et, reprenant conscience, il se rendit compte qu'il était affublé d'une affreuse migraine. Il se sentait affreusement mal, quelle idée de boire quand on se sent si mal au réveil ?! Il lança un regard noir à Mokona qui ronflait un peu plus loin, mais il était tellement mignon qu'il ne put pas lui en vouloir de l'avoir mis dans cet état. Il ne se souvenait même pas ce qui c'était passé la veille, mais étrangement, il se sentait honteux et coupable ; comme s'il avait fait une bêtise. Pris d'une envie pressante, il se leva un peu trop vite et atteignit l'évier juste à temps pour y vider ses entrailles. Le magicien vint à son secours, l'attrapant avant que ses jambes ne lui fassent défaut : « Pauvre Shaoran-kun, tu ne supportes vraiment pas l'alcool... assied toi, je vais te préparer un thé, ça te fera du bien, proposa Fye.

- Mais ça ira pour votre main ? Demanda le garçon voyant le bandage.

- Bah, c'est une question d'habitude, lui assura son compagnon, ne t'inquiète pas pour moi !

- Alors je veux bien, » croassa un Shaoran à la bouche pâteuse. Se rappelant son urgence, il se releva pour aller aux toilettes, mais il fit doucement cette fois-ci.

Lorsqu'il revint du petit coin, l'adolescent allait un peu mieux, du moins la partie qui se situait sous sa tête allait mieux ; sa nausée était passée. En revanche, sa migraine continuait de le lancer et il avait l'impression que son cerveau enflait dans son crâne et que bientôt il allait déborder. Cette notion ce dissipa un moment lorsqu'il entendit la princesse le saluer : « Bonjour Shaoran-kun !

- Bonjour Sakura-hime, » parvint-il à articuler malgré l'état de sa tête. Le sourire de la jeune fille lui faisait toujours cet effet, quand il le voyait, il avait l'impression d'être au paradis. Elle était si belle, si fraîche, si fragile et forte à la fois. Lui en revanche n'était rien, et pour elle, il ne pourrait jamais être qu'une présence, car il ne méritait pas l'amour d'une princesse ; même si lui, il l'aimait passionnément...

Sakura-chan vint à lui soucieuse : « Vous n'avez pas l'air très bien, le plaignit-elle.

- Ça va aller, lui assura-t-il avec un faible sourire.

- Oh Mokona regarde ce que tes bêtises on fait ! Réprimanda-t-elle gentiment la boule de poiles.

- Ton thé, lui offrit le blondinet.

- Piou ! Pardon Shaoran-kun ! » S'excusa Mokona en lui sautant sur la tête ce qui ne parvint qu'à empirer l'état du garçon.

« Stop! Supplia-t-il. Ma tête va exploser si vous continuez à me parler tous en même temps. » Sakura, pleine de pitié s'approcha de lui, prête à l'enlacer, mais s'arrêta, réalisant l'inconvenance du geste. Elle se contenta alors de lui apporter un bol de riz pour son petit déjeuner.

Au même moment, les pas de Kurogané résonnèrent dans les escaliers et Fye quitta la maison en quête de « quelque chose... ». D'humeur maussade, le ninja s'installa à table en marmonnant de vagues salutations et se servit à manger. Son repas fini, il parcouru la pièce des yeux, puis lâcha un soupir et remonta pour faire sa toilette dans la salle de bain.

Comme par magie, Fye réapparu, quelques herbes aromatiques en main et la princesse s'extasia : « Oh ! Du romarin ! Je me souviens que j'aime beaucoup le goût que ça a ! Est-ce que je peux vous en prendre pour préparer nos casse-croûte ?

- Bien sur, mais vous voulez partir toute la journée et seuls ? S'enquit le magicien.

- La ville est complètement abandonnée, nous ne risquons rien, et si nous voulons trouver ma plume, il nous faudra du temps... expliqua Sakura.

- Vous voulez que je vous accompagne ?

- Non, ça ira, restez ici et reposez vous Fye-san, dit Shaoran qui craignait que les bavardages du blondinet n'empirent ses maux de tête.

- Très bien, » concéda le magicien qui pensait que le garçon voulait se retrouver seul avec la jeune femme. Même s'il n'avait aucune envie de rester à l'intérieur, il n'avait pas le cœur à gâcher les plans du jeune homme. Celui-ci, entendant que Kurogané avait fini à la salle de bain, s'y rendit à son tour et ce avec joie, car il avait bien besoin de se débarbouiller. De plus, de l'eau bien fraîche lui éclaircirait peut être les idées.

Seule avec le magicien, la princesse lui proposa : « Voulez-vous m'aider à faire à manger, vous cuisinez divinement bien !

- Heu... hésita-t-il un moment. Ce sera avec plaisir Sakura-chan, décida-t-il finalement un grand sourire aux lèvres.

- Et Mokona vous encouragera ! Claironna la bestiole.

- Hé bien allons-y ! dit-elle joyeusement. » Ils se mirent donc à la tâche et ne s'arrêtèrent que lorsqu'ils entendirent un grand bruit provenant de l'étage. Kurogané sortit de sa chambre pour voir ce qu'il s'était passé, et un Shaoran tout poussiéreux sortit de la salle de bain.

« Kurogané, tu avais raisons hier, lorsque tu nous a dit que cette maison était dangereuse, lui confia le garçon. Un bout du plafond c'est effondré à quelques centimètres de moi !

- Grumf, grogna le ninja. Je réparerai ça tout à l'heure.

- Vous n'êtes pas blessé ? S'inquiéta Sakura.

- Non, c'est bon... répondit-il d'une voix lasse.

- On pourra partir bientôt, lui annonça-t-elle avec un sourire chaleureux, nous aurons fini dans cinq minutes.

- Je serais prêt, lui assura Shaoran. »