Bonjour à tous ! ^^
Je remercie les reviews et j'espère que ce nouveau chapitre vous plaira !
C'est parti ! Attention au lemon pour ceux qui n'aiment pas...en ce cas, que faites vous là ? è.é
Bilbo se trouvait dans les archives, assis à sa table favorite croulant sous les parchemins.
Depuis l'annonce officielle de leur mariage et de sa grossesse déjà bien entamée, le royaume était en effervescence constante. Les préparatifs avançaient, les invitations étaient envoyées et Bilbo avait largement mis la main à la pâte même s'il se fatiguait assez vite passé 6 mois de gestation.
Il avait donc décidé de s'isoler un peu au milieu de ses vieux compagnons: Livres, Poussière et Tranquillité. Le hobbit se laissa aller contre son siège après avoir posé son crayon, rester penché faisait souffrir son dos. Laissant échapper un soupir à fendre l'âme, il caressa son ventre. Il avait hâte que le petit arrive, il n'en pouvait plus de se sentir faible, vulnérable, maladroit. Il n'en pouvait plus des bouffées de chaleur ni de se mettre à déprimer pour des raisons futiles. Il ne savait pas vraiment s'il aurait préféré être de ces femmes qui s'énervent à la moindre contrariété mais il se disait qu'au moins ça permettrait d'évacuer. Actuellement, il gardait tous ses sentiments enfouis et il avait la sensation que son cœur aurait pu explosé tant il débordait d'émotions contraires.
Pourtant, il était sûr d'être heureux, tout se passait plutôt bien.
Thorin et lui s'était disputés quelques fois pour se faire entendre raison, tantôt sur la sécurité de Bilbo et du bébé, tantôt sur les affaires d'Erebor. La dernière dispute datait de la veille, Thorin revenait d'une réunion du conseil.
Le sujet du jour avait été la ville de Dale au pied de la montagne, place de choix. Les humains de Laketown étaient les plus légitimes à l'obtenir, c'était leur ville avant Smaug. Les elfes de Mirkwood la réclamaient en récompense de leur aide dans la bataille des cinq armées bien que Thorin ait rendu les gemmes à Thranduil. Et le conseil des nains refusait de laisser un lieu si stratégique à une autre espèce.
Le roi réfléchissait au meilleur moyen de ne fâcher personne et Bilbo lui avait simplement conseillé de réunir Bard, Thranduil et lui-même pour discuter du partage de la ville. Dans sa candeur, le hobbit s'était rappelé que la cité avait été un grand carrefour économique, lieu de tous les échanges, et il avait pensé que faire se côtoyer les différentes races de Middle Earth serait un beau signal envoyé au monde de la grandeur retrouvée d'Erebor.
Évidemment, Thorin l'avait traité de fou, s'était emporté en clamant que JAMAIS un nain et un elfe ne pourrait vivre au même endroit. Que tout ne se passait pas comme à The Shire, qu'il était utopiste et inconscient. Ce à quoi, Bilbo avait répondu que ce serait une formidable occasion de rapprocher les peuples et de donner une certaine indépendance à la ville, ce qui ne donnerait l'ascendant à personne. Thorin s'était alors mis plus ou moins à bouder, sans vraiment trouver à redire, grommelant dans sa barbe tel le nain têtu qu'il était.
Bref, rien qui ne menaçait leurs sentiments, des disputes relativement banales dans un couple. Malheureusement, cela le faisait déprimer, le rendait triste et lui donnait juste envie de se blottir dans une bulle de tendresse avec son futur époux, loin de tous les sujets qui pouvaient faire diverger leur avis. Mais puisque la chose était impossible, il déprimait d'autant plus. Et, étant donné qu'il n'aimait pas se sentir mal, ça aggravait encore sa dépression.
Néanmoins, passer des heures à étudier dans les archives faisait parti des activités qui lui remontait le moral. Il en oubliait complètement le reste du monde, il n'y avait plus que lui et son bébé qui s'agitait de temps en temps.
Actuellement, il travaillait sur le livre qu'il avait acheté, sa restauration était presque terminée, il avait minutieusement parcouru les pages pour encrer les mots légèrement effacés par le temps et la mauvaise conservation.
Le livre parlait de la création des différentes espèces de Middle Earth, il évoquait les divinités de chaque peuple comme ayant réellement vécu avant de devenir les gardiens de leurs descendants.
Selon le livre, les créateurs auraient utilisés un objet ou un lieu spécifique pour leur donner naissance. Par exemple, l'une des déesses aurait fait sortir les hobbits de son chaudron empli d'herbe, de nourriture et, en citant les textes, d'un morceau de soleil. Ses cuisines se trouveraient cachées dans les terres de the Shire.
L'ouvrage le passionnait, chaque créateur avait son propre caractère et ses propres motivations. Il avait déjà relu plusieurs passages. Certains plusieurs fois. Et il avait pris de nombreuses notes. Il n'avait jamais lu un livre si détaillé sur leurs possibles origines. Il était vraiment tombé sur une perle rare. Il en était sûr.
Entièrement absorbé dans ses lectures, le cambrioleur ne vit pas le temps défiler et fut surpris en sentant deux mains se poser sur ses épaules et un souffle chaud contre sa nuque.
« J'étais certain de te trouver ici, tu as oublié le dîner, murmura Thorin. »
La voix grave fit frémir le hobbit qui sentit son ventre chauffer. Il se leva pour faire face au nain et lui fit un sourire contrit en s'excusant. Le brun l'attira contre lui pour l'embrasser avant de lui suggérer de trouver une façon spéciale de s'excuser accompagné d'un regard espiègle.
Bilbo rit doucement et mordilla la lèvre du roi avant de le pousser à s'asseoir en se mettant à genoux entre ses cuisses.
Thorin l'observait de son regard pénétrant, le faisant fondre à chaque fois alors que la flamme de son désir devenait plus vive. Le hobbit sentait le poids de ses yeux bleus sur lui tandis qu'il délaçait le cordon du pantalon en cuir brun. Il sentait que le roi retenait de légers grognements à chaque fois qu'il effleurait son sexe déjà dur d'anticipation. Savoir qu'il l'excitait toujours malgré les transformations de son corps le rendait tout chose. Il se sentait à la fois aimé passionnément et désiré ardemment.
Après quelques secondes à batailler avec les pans du pantalon, il réussit enfin à extraire cette verge qui savait si bien le remplir, le combler et le faire jouir. Avec un diffus sentiment de gloire, le blond frotta doucement sa joue contre la chair chaude, tenant précieusement le membre royal de son fiancé. Il remonta le long du sexe en suivant une veine battante avec sa langue, suçotant le gland une fois arrivé à la tête. Il gémit. Il adorait le goût de Thorin sur sa langue. Il adorait l'avoir dans sa bouche. Il adorait regarder le roi qui rejetait la tête en arrière sous ses attentions. Il adorait lui prouver qu'il pouvait briser son stoïcisme. Il se mit en tête de ne pas le relâcher avant de l'avoir entendu geindre ou grogner.
Le hobbit s'appliqua donc à sucer le roi du mieux qu'il pouvait, faisant des va et vient, caressant la base et ses bourses avec ses mains, laissant traîner sa langue un peu partout et jouant avec son urètre. Cependant, il n'obtient que de faibles soupirs. Ce ne fut que lorsqu'il réussit à glisser entièrement la longueur du nain dans sa gorge qu'il l'entendit. Un long, profond et sourd grognement. Très vite suivi d'un juron et d'un blasphème prononcés avec une voix rauque qui fit frémir toute l'âme du cambrioleur.
Bilbo vit son contrôle se briser alors qu'il sentait une main s'emmêler dans ses boucles miel. Thorin commença à lui même aller et venir entre ses lèvres, restant assez doux pour ne pas le blesser mais incapable de s'en empêcher. Le hobbit sourit intérieurement et se mit à contracter ses muscles autour de sa verge pour profiter un peu plus des nombreuses manifestations de plaisir de son nain.
Thorin s'oubliait, ce hobbit avait le don de le rendre fou. Il ignorait si c'était ou non une bénédiction , pour l'instant, tout ce qui comptait était de se perdre en lui. Il abusa encore un peu de la bouche de son futur consort, puis le fit se relever et s'asseoir sur ses genoux, dos à lui. Le roi glissa rapidement ses doigts dans l'antre étroit pour le préparer à la suite.
Après leurs cinq ou six premières fois, le hobbit s'était mis à mouiller tout seul. Ce dernier en avait été si embarrassé qu'il avait souhaité tout arrêter. Thorin avait pris le temps de le rassurer et avait réussi à le détendre à grand renfort de mots doux et de massages attentionnés.
Le roi étira soigneusement Bilbo jusqu'à l'entendre le supplier de venir. Il prit sa verge d'une main et tint une des hanches de son compagnon de l'autre avant de se guider lentement en lui. Il glissa sans problème à l'intérieur du fourreau de chair qui se referma sur sa queue. Les muscles du cambrioleur le pressaient et le massaient, le rendant fébrile tant le plaisir assaillait le moindre de ses nerfs.
De son côté, Bilbo n'en menait pas large non plus. Même avec la préparation il se sentait trop plein. La présence en lui obnubilait toutes ses pensées, il avait l'impression de pouvoir en sentir les moindres reliefs. Lorsque le nain se retira une première fois, il fut à deux doigts de sangloter de désespoir. Peut-être l'avait-il fait car le roi se rengaina brutalement en lui, lui arrachant un cri de bonheur. Ses hanches s'actionnèrent pour aller à la rencontre du bassin de son fiancé, trouvant ensemble un rythme parfait pour eux. Leur corps se mouvaient en chœur dans une danse si intime qu'il leur semblait être seuls au monde. Ils ne se préoccupaient pas de leur voix portant leurs exclamations de plaisir dans toutes les archives, ayant fait fuir Balin qui était le seul à être encore présent à cette heure. Il n'existait plus qu'eux. Leur plaisir mutuel. Et leur parfaite synchronisation.
Ils jouirent comme un seul être après plusieurs minutes de passion enflammée, leurs muscles bandés à l'extrême. Le temps resta en suspens tout le long de leur orgasme avant de reprendre son cours, faisant retomber leur corps comme des poupées de chiffons, haletant.
Thorin passa ses bras autour du torse de son conjoint afin de le serrer contre lui, Bilbo se laissant faire volontiers. Ils restèrent ainsi un certain temps, se murmurant leur dévotion, enfermés dans une bulle de douceur post-coïtale.
Lorsque le roi eut retrouvé assez de force et d'envie pour s'arranger, il transporta le hobbit à leur chambre. Bilbo s'assoupit sur le chemin de leur lit, détendu et protégé par les bras puissant du roi d'Erebor.
Tout à leur occupation, les deux amants avaient laissé les travaux de Bilbo sur la table. Ils n'avaient pas non plus remarqué l'ombre qui les avait épié.
Le lendemain matin, aux lueurs de l'aube, deux silhouettes quittaient la montagne, entourées par quatre ouargues. Après un peu plus d'un mois, les louveteaux ne quittaient presque plus Kili et Fili. Ils avaient pris l'habitude de se lever assez tôt pour pouvoir aller dresser les chiots dans la vallée, loin de toute cohue.
Aujourd'hui, ils se dirigeaient vers les ruines de Dale, leur oncle était préoccupé par la question dernièrement. Afin de le soulager un peu de son travail, ils avaient décidé de s'y rendre pour s'assurer qu'aucun être dangereux ne hante la ville et faire un premier état des lieux. Les frères avaient aussi prévus de mettre à l'épreuve l'odorat des louveteaux.
Emmitouflés dans leur épaisse cape, ils pénétrèrent au sein de la cité par l'une des grandes portes à moitié brûlée par le dragon, à moitié vermoulue par le temps.
Une épaisse couche de neige couvrait le sol, de nombreux débris encombraient la rue principale bordée de bâtiments plus ou moins délabrés. Quelques maisons pourraient être reconstruites mais la plupart devraient être entièrement remplacées. Et ils n'avaient pas vu l'état des fondations. Ils se sentirent partagés devant cette désolation. Ce paysage leur minait un peu le moral, mais en même temps, leur âme d'enfant était excitées à l'idée de tout ce qu'ils pourraient dénicher dans les décombres.
Les frères commencèrent par faire le tour de Dale, ils ne virent rien d'anormal et rien de vint les attaquer non plus.
Ils se consultèrent du regard et décidèrent de commencer l'entraînement des loups. Kili les rassembla, flattant leur tête ou leur encolure pendant que Fili allait se cacher. En un mois, les louveteaux avaient déjà bien grandis, les princes leur avaient trouvé des noms avec plus ou moins d'imagination. Le tout noir, semblant être l'alpha du groupe, se nommait Yun. Le suivant était un mâle couleur miel qu'ils avaient baptisés Hydromel. Le troisième était la seule femelle, elle était doté d'un pelage couleur sable : Sabba. Enfin, le dernier arborait une belle couleur chocolat et s'appelait Shy. Ce dernier montrait beaucoup d'affection et se cachait derrière Yun ou Kili dès que quelque chose l'effrayait.
L'archer finit par extraire un morceau de tissu de sa sacoche, il s'agissait d'une chemise que son frère avait portée la veille. Il fit renifler le vêtement aux ouargues avant de leur demander de retrouver le blond. Les chiots pointèrent leur truffe dans l'air et sur le sol avant de commencer à avancer.
Kili et Fili les avaient fait pratiquer avec de la nourriture dans des lieux moins vastes. Le châtain les suivait tranquillement en souriant, se sentant fier d'avoir réussit jusqu'ici à dompter les jeunes loups et également de leur progrès. Son grand frère lui avait dit qu'il ressemblait à leur mère dans ses cas, ce qui les avait fait rire doucement avant de devenir un peu mélancoliques. Ils auraient aimés qu'elles soient avec eux aujourd'hui, ils étaient persuadés qu'elle les aurait accompagné dans la reconquête d'Erebor, pour surveiller son frère et ses fils aurait-elle dit. Elle aurait sûrement adoré Bilbo aussi. A cette idée, ils avaient immédiatement retrouvé le sourire en évoquant la gêne du hobbit lorsqu'ils s'amusaient à l'appeler « Tante Bilbo ».
Il sortit de ses pensées en entendant les jappements des louveteaux, Yun et Sabba tirant Fili hors de sa cachette en tenant un bout de sa cape. Il regarda le blond les féliciter en leur offrant caresses et morceaux d'ours crus. Il fut heureux que le froid rougissant ses joues cache ses émois. Son frère était si beau. Un vrai prince. Un peu plus grand que la moyenne des nains, musclé, bien barbu, les yeux bleus et ses nombreuses tresses attestant de ses faits d'armes. Il était aussi l'héritier du trône d'Erebor. Il savait que son frère possédait de nombreux atouts et craignait l'arrivée des rois et princesses d'autres royaumes. Il pourrait avoir celle qu'il voulait, pour peu que les vieux du conseil le laissent épouser autre chose qu'une naine royale. Cela lui faisait peur, il ne voulait pas s'éloigner de Fili. Il ne voulait pas qu'une autre s'interpose dans leur complicité. Ils avaient toujours été tous les deux dans leur monde, ayant quelques aventures mais jamais rien de sérieux avec les autres.
Peut-être avait-il été un mauvais enfant pour que Mahal le punisse en le faisant désirer son propre aîné. Kili avait conscience de ses sentiments depuis un certain temps maintenant. Il s'efforçait de les enfouir, souhaitant les oublier. Cependant, chaque regard, chaque sourire, chaque geste de tendresse avec Fili réduisait ses efforts à néant. Il n'était pas différent des autres nains, il ne pouvait résister aux charmes du prince héritier. Il n'était pas sûr de pouvoir rester à sa place si jamais quelqu'un venait à courtiser son frère, c'était déjà si dur lorsqu'il ne s'agissait que de flirt…
Mahal n'était pourtant pas connu pour sa cruauté.
Et voilà ! ^^ J'espère que vous avez aimé, ça se met doucement en place.
Je sais que je n'ai pas un rythme très précis mais j'écris au fil de la plume et je m'en excuse, je n'arrive pas à me tenir à un projet précis et défini, ça m'ennuie immédiatement puisque je connais déjà la totalité de l'histoire dans ses détails. Bref, merci de votre attention et à bientôt ! ^^
