Disclamer : Les personnages est l'univers de St Seiya appartiennent à Masami Kuramada, l'univers et les personnages de Bleach à Tite Kubo
Nobody : Merci pour ton com et ravie que tu trouves cela à ton goût. Désolée pour les coquilles, on a beau passer des tonnes de fois sur le textes, on en oublie toujours quelques-unes. N'hésite pas à nous dire où si cela te choque vraiment et promis, on va tenter de tout repérer ! Merci encore et bonne lecture de chapitre.
Bonne lecture à tous et merci de votre fidélité et de vos encouragements.
Chapitre 4
Soul Society
Hyoga se dirigea vers la plaine où il avait l'habitude de s'entrainer avec Toshiro et se mit à faire des kata. Le sommeil l'avait totalement fui cette nuit et il était terriblement inquiet. Pourtant le capitaine était revenu saint et sauf avec ses sourcils froncés comme à son habitude...
- Du mal à dormir ? demanda une voix faisant se retourner d'un bloc le Cygne.
- Oui et toi Camus ?
- Pareil. Tu t'entraines un peu avec ton vieux maître ?
- Tu n'as rien de vieux ! Et j'accepte avec plaisir !
- En garde dans ce cas!
Les deux hommes se mirent à s'entrainer, faisant attention pour ne pas réveiller tout le monde, ce n'est que bien plus tard et à bout de souffle qu'ils s'arrêtèrent de combattre pour s'écrouler sur le sol et se mettre à rire. Cela leur fit un bien fou.
Ooo000ooO
Byakuya entendit le français sortir. Il se fit d'abord la morale en se retournant un nombre incalculable de fois dans son lit. Camus était libre de ses mouvements et rien ne lui interdisait de retrouver quelqu'un au cœur de la nuit. La bienséance lui interdisait de se sentir blessé par son attitude. Alors pourquoi l'était-il ?
A bout de patience, il se leva, s'habilla et sortit à son tour, se mettant en quête de son invité. Il voulait savoir. Non, il avait besoin de savoir.
Il ne lui fallut pas longtemps pour ressentir son aura, il l'avait maintenant bien mémorisée comme toutes celles de ses compagnons et fut presque rassuré de ressentir celle du Cygne avec lui. Il allait regagner sa demeure quand il remarqua une autre ombre que lui allant dans la même direction et qui avait caché son aura également.
Il reprit son chemin initial, afin de vérifier que personne, bien qu'il ne voit pas qui, puisse s'en prendre aux deux chevaliers.
C'est seulement arrivé à destination qu'il reconnu un court instant l'autre voyeur de l'entraînement nocturne des deux chevaliers, cela lui arracha un sourire. Ne craignant plus pour la tranquillité des chevaliers, il décida de jeter tout même un coup d'œil sur les deux hommes avant de repartir. Ce qu'il fut incapable de faire tant le spectacle devant ses yeux se révéla tout bonnement magnifique. Il était comme hypnotisé et il ne pouvait plus détacher son regard des milliers de morceaux de glaces volant de part et d'autre, à chacune des attaques de l'un ou de l'autre. Ses yeux se focalisèrent sur le Verseau, beau à couper le souffle, et semblant faire plier la glace bleue à sa volonté, comme lui-même le faisait avec les pétales de cerisiers des lames Senbonzakura
L'éclat de rire des deux hommes le ramena brutalement à la réalité tout comme son compagnon dans l'ombre qu'il vit quitter les lieux en toute hâte, ce qu'il s'empressa de faire aussi.
Camus, lui se redressait et s'asseyait sur le sol, dégelant petit à petit :
- Tu n'as rien à me dire Hyoga ? demanda-t-il au jeune homme resté allongé à terre.
- Comme ?
- Allons, tu oublies qui je suis ! Je suis celui qui t'a élevé, je connais chaque expression de ton visage. Et plus les jours passent et plus tu deviens triste… sauf peut-être quand tu regardes un certain capitaine…
Hyoga soupira et se redressa à son tour :
- Alors toi aussi, tu l'as remarqué ? Je deviens plus transparent que de l'eau claire !
- Et qui d'autre ? demanda Camus amusé.
- Shiryu, il l'a deviné aussi.
- Le Dragon possède la perspicacité que lui a enseignée la Balance, remarqua Camus. Et crois-moi Dohko voit toujours tout, et ce qu'il ne voit pas, il le devine tout aussi aisément ! Mais revenons à toi, tu veux bien ?
- Pour dire quoi ? Je ne suis qu'un gamin face à un homme qui a, au minimum, cinq fois mon âge, je peux rien y faire, constata amèrement le Cygne. Si ce n'est en souffrir en silence. Et puis, n'as-tu pas tes propres soucis avec ton hôte pour te retrouver ici au milieu de la nuit ? rajouta-t-il ironique.
- Hyoga ! s'offusqua Camus.
- Quoi ? Moi non plus je ne suis pas aveugle et je te connais bien également.
- D'accord, un point pour toi, concéda Camus, mais moi je saurais me débrouiller en temps voulu, en est-il de même pour toi ?
- Non, avoua le Cygne, là je suis complètement largué. Shiryu m'a conseillé de me lancer mais j'ignore comment…
- Peut-être que tu devrais lui parler, tout simplement, lui souffla Camus. Je ne sais, si de toi ou de lui, qui est le plus complexé par son apparence !
Hyoga regarda son maitre sans comprendre.
- Tous ici ne le voient peut-être que comme le gamin génial qu'il était sûrement, mais qui l'a réellement regardé avec des yeux d'adultes, si ce n'est sur sa valeur combative incontestable ?
- Tu crois que…
- Je ne crois rien, je constate c'est tout, le coupa Camus en se relevant. Le jour se lève, il vaut mieux qu'on rentre !
Ils firent ensemble un bout de chemin et avant de séparer, Hyoga le retint un instant :
- Camus… merci.
- Je ne suis pas seulement ton maître Hyoga, répondit ce dernier en lui ébouriffant les cheveux, n'oublies jamais cela !
Ooo000ooO
De son coté Shun se réveilla doucement. Il se sentait bien, il avait déjà ressenti ça la première fois que Hisagi l'avait pris dans ses bras. Mais quand ils s'étaient séparés, Shun s'était senti différent, il avait eu un peu froid, comme si le lieutenant lui avait pris quelque chose d'essentiel. Toutefois le chevalier n'arrivait pas à définir quoi. Surtout que quand il apparaissait devant lui, il avait le cœur qui battait plus vite, que la nourriture n'avait plus de goût, et qu'il se surprenait à le regarder en douce et à le chercher du regard quand il n'était pas dans son champ de vision.
Ce n'est que quand la porte s'était refermée et qu'Hisagi était resté avec le hollow que Shun réalisa en partie ce qu'il avait, et il préféra aller le lui dire. Shun sourit béatement. Hisagi était tellement adorable quand il dormait. Il devait au moins l'aimer un peu pour l'embrasser comme il l'avait fait. Shun déposa un chaste baiser sur les lèvres du tatoué puis se lova de nouveau dans les bras de l'homme. Il était encore tôt, il avait bien le droit de dormir encore un peu.
Hisagi se réveilla en retard s'il en croyait ce qu'il voyait à travers les stores tirés. Au creux de ses bras dormait encore Shun. Il sourit en déposant un baiser sur les lèvres de l'endormi avant de s'extraire du futon sans le réveiller puis il déposa un dernier baiser sur son front en murmurant :
- J'espère pouvoir te rendre heureux Shun…
Avant de sortir travailler.
Ooo000ooO
Shunsui ne trouva pas Shun ce matin-là, mais il n'en fut pas inquiet, il savait déjà où était le jeune chevalier. Instinct ou déduction, peu importe, il avait fort bien perçu l'inquiétude de ce dernier quand Hisagi était resté pour combattre. Tout comme celle de Hyoga quand Toshiro, après leur avoir ouvert la porte, était reparti aider les autres.
Quelques siècles d'existence avaient aussi l'avantage de savoir percevoir ce genre de détails. Et les jeunes chevaliers, hormis Shiryu peut-être et encore, cachaient mal leurs attirances. Par contre, pour les plus vieux, le doute restait permis.
Il surprit l'aura de Mu à cette heure matinale dans la salle qui lui était désormais réservée pour prendre soin des armures. Intrigué, il s'y rendit pour découvrir l'atlante en pleine concentration et son cosmos répandu sur les armures qui semblaient lui répondre. Fasciné comme au premier jour par cette scène dont il ne se lassait pas, il observa longuement le chevalier du Bélier. Jusqu'à ce que ce dernier le remarque :
- Bonjour, dit-il. Je ne vous ai pas réveillé au moins ?
- Nullement, je vous admirais dans votre travail. Y a-t-il un problème ? demanda-t-il néanmoins.
- Aucun, je vous remercie, juste un besoin de vérifier que tout allait bien.
- Alors laissez-moi vous offrir le petit déjeuner, mon invité m'a faussé compagnie ce matin…
- Shun est parti ? s'inquiéta aussitôt Mu.
- Juste pour voir un ami, je vous rassure !
- Et quel est le menu ?
- De quoi avez-vous envie ?
- Très drôle !
Ils arrivaient dans la salle à manger où le petit déjeuner fut vite servi.
- Est-ce que vous voudriez travailler sur mon zanpakuto ? demanda soudain Shunsui
- Je vous demande pardon ?
- Est-ce que tu voudrais travailler sur mon zanpakuto ? répéta le capitaine de la huitième division, faisant exprès de le tutoyer.
- Mais... il faudra que tu restes avec moi, je ne sais pas comment il risque de réagir, répondit Mu sautant sur l'aubaine de pouvoir étudier plus en détails les armes des shinigami.
- Ça sera avec plaisir ! On peut s'installer près des armures ou ça risquerait de ne pas leur plaire ?
- Je pense que ça devrait aller... fit Mu avec un immense sourire. Il allait enfin pourvoir « parler » un peu plus longtemps avec les zanpakuto, la seule fois qu'il avait pu le faire c'était avec celui de Toshiro.
Pendant qu'un Mu enthousiaste au possible, posait mille et une questions à un Shunsui plus que ravi de se mettre à sa disposition, la Soul Society finissait de s'éveiller.
Les capitaines se rendaient à leurs bureaux ou à diverses autres tâches, sauf dans la douzième division où le capitaine maudissait à grand renfort de cris et de jurons un certain shinigami du nom de Kisuke Urahara pour ces informations incomplètes. Mais lui aussi était un génie, il y arriverait, même sans son aide !
Ooo000ooO
Karakura
Ichigo avait repris le chemin du lycée et se laissait aller à rêvasser en regardant le paysage. Il avait hâte de retourner à la Soul Society…
Il fut rappeler à l'ordre par ses camarades et bon gré mal gré essaya de s'intéresser au cours.
Ooo000ooO
Soul Society
Hyoga était en plein petit déjeuner, bien qu'il n'ait pas vraiment faim, quand Shun vint le rejoindre :
- Salut Hyoga, dit ce dernier joyeusement.
- Shun ? Mais qu'est-ce que tu fais là ? s'étonna son ami.
- Bonjour Shun, Hyoga, les interrompit Hisagi en arrivant à son tour.
Andromède lui adressa son plus beau sourire avant de répondre à la question de son ami :
- Tu le gardes pour toi, mais j'ai passé la nuit ici…
- Et où ça ?
Mais le regard soudain fuyant du shinigami répondit à lui seul aux dernières questions que pouvaient se poser le Cygne. Shun rayonnait. Et malgré toute la peine qu'il ressentait, Hyoga ne pouvait rester indifférent au bonheur de son ami, alors il lui fit un clin d'œil complice avant de se forcer à faire honneur à la nourriture, sincèrement heureux pour lui.
Ooo000ooO
Ce n'est que dans l'après-midi que Hyoga réussit à s'isoler un peu pour une longue promenade en solitaire. Il erra sans but dans le Gotei 13. Ils n'avaient plus les entrainements de kendo et de kido, le Sotaicho avait été surpris par leur rapidité d'apprentissage. De ce fait, les chevaliers, n'avaient plus de cours comme au début de leur séjour et devaient juste se perfectionner et aider les capitaines si besoin. Les pas du Cygne s'arrêtèrent à l'entrée de la dixième division.
Le jeune homme entra et on l'introduit dans le bureau du capitaine, ils échangèrent quelques banalités et politesses avec Matsumoto qui fini par s'éclipser les laissant seuls. Devant le silence du jeune homme, Toshiro se demanda, s'il voulait arrêter les entrainements qu'ils faisaient chaque jour. Aurait-il remarqué quelque chose ?
-Tout va bien Hyoga ? demanda-t-il un peu inquiet de ce long silence.
- Euh oui… Il faut juste que je te parle. C'est important… mais je ne sais pas quels mots employer…
- Si tu veux...
- Je t'aime ! coupa le chevalier. Tu sais, je t'aime vraiment, j'attends nos rencontres journalières avec impatience. Je te regarde très souvent à la dérobée. J'adore la façon dont tu combats, j'ai même l'impression que tu y prends plaisir quand nous nous entrainons tout les deux... Tu souris, pas beaucoup mais tu souris... Et puis tes yeux… je m'y noierais. J'ai cru mourir quand tu es resté derrière cette porte ! Je sais que je ne suis qu'un gamin immature à tes yeux. Pourtant, j'en ai jamais été un, depuis ma tendre enfance, on m'a formé à devenir un chevalier, nos entrainement étaient durs, plus d'un n'y a pas survécus, j'ai dû me battre pour avoir le droit de porter mon armure, j'ai participé à plusieurs guerres saintes, j'ai même failli en mourir à plusieurs reprises. Je suis passé par toutes sortes de sentiments, mais ce que je ressens là, pour toi, je n'ai jamais ressenti ça auparavant ! Pour personne. Je t'aime Toshiro Hitsugaya.
Hyoga avait rougi jusqu'à la racine de ces cheveux en sortant sa longue tirade. Il n'avait pas cessé de regarder le capitaine dans les yeux. Toshiro n'eut pas le temps de répondre que son lieutenant entra avec de nombreux documents ou il était écris « urgent » en gros et en rouge.
- A ce soir ! salua Hyoga avant profiter de la diversion pour sortir de la pièce sans demander son reste.
Toshiro était toujours figé sur place quand Matsumoto déposa sa pile de dossiers marqués en rouge et urgent sur son bureau :
- Eh Taicho ! Tout va bien ? Il faut finir ça et vite !
- Débrouille-toi ! lui cria son capitaine avant de disparaître en coup de vent.
- Mais c'est urgent…
Mais elle déjà seule.
Ooo000ooO
Toshiro se déplaçait à très grande vitesse, cherchant des yeux où avait bien pu filer le chevalier après sa déclaration enflammée. Dans sa tête se bousculait deux choses. Hyoga l'aimait aussi et il pensait qu'il le voyait comme un gosse ! Impossible ! Comment pouvait-il le voir comme un gosse avec le corps qu'il avait lui-même ? Il fallait qu'il le trouve !
Il finit par le repérer enfin près de la clairière où ils s'entraînaient tous les deux. Le Cygne était assis contre un arbre, les yeux fermés. Il se posa en douceur devant lui et le regarda un instant avant de l'appeler :
- Hyoga, ouvre les yeux s'il te plait, demanda-t-il.
- Toshiro…
Mais le capitaine le coupa en lui posant un doigt sur les lèvres :
- Ecoute-moi Hyoga, c'est tout ce que je te demande, d'accord ?
Devant l'acquiescement du Cygne il lui sourit. Un sourire très tendre comme il n'en faisait jamais ou presque.
- Bien, alors tout d'abord, je ne te voie absolument pas comme un gamin immature. Comment le pourrais-je alors que je suis moi- même encore prisonnier dans le corps d'un enfant de 13 ans malgré que j'ai plus de cents d'années d'existence et un corps qui réagit comme n'importe quel corps adulte ? Je suis si souvent confronté au problème du regard des autres que j'ai cru que toi aussi, tu ne voyais en moi qu'un gosse surdoué. C'est plutôt ironique comme situation… si tu n'avais pas trouvé le courage de venir me parler, je n'aurais sans doute jamais osé le faire moi-même, et te dire…
Mais plutôt que de continuer à parler, Toshiro s'avança et posa ses lèvres sur celles du chevalier dans un chaste baiser avant d'ajouter dans un murmure à son oreille :
- Que je t'aime aussi chevalier du Cygne… Tu veux toujours du gamin surdoué ?
Pour toute réponse Hyoga captura ses lèvres dans un baiser beaucoup moins chaste. Toshiro se glissa contre lui et Hyoga l'enlaça… heureux comme il ne l'avait jamais été. Des flocons de neiges se mirent à parsemer la clairière, témoin de son bonheur.
Ooo000ooO
Mu entra avec Shunsui dans la pièce des armures. Le capitaine n'était pas très à l'aise, il sentait bien qu'elles le surveillaient du coin de l'œil, pourtant il n'y avait aucune tension, aucune menace, il n'y avait rien. Mais le capitaine savait. Ils s'étaient assis face à face juste devant elle et avec un geste cérémonieux, il présenta ses deux zanpakuto au bélier qui accepta l'échange en suivant le protocole qu'il avait amorcé. Shunsui était surpris mais il ne demanda rien au Tibétain, car celui-ci avait une petite lueur dans les yeux et un petit sourire en coin. Trop craquant.
-Tu penses pouvoir y arriver ? demanda-t-il
- Aucune idée mais si n'essaye pas je ne saurais jamais... fit Mu
- Alors essaye tout le temps qu'il te sera nécessaire.
L'Atlante enflamma un peu son cosmos, les armures réagirent aussi tôt. Toutefois, il n'y avait rien d'agressif, c'était tout le contraire. Les lames qui étaient au sol, ne semblèrent pas réagir au premier abord. Puis, Mu parla dans une langue que le capitaine ne reconnut pas, s'adressant directement aux lames posées sur le sol. Et là, ce fut magique et bien plus intense que la fois où Hyôrinmaru avait réagi face à l'armure du Cygne. Là, ses zanpakuto brillaient timidement, pourtant il y avait des sons, qui changeaient au fur et à mesure, cela dura un moment jusqu'a ce que les armures se mirent elles aussi à réagir accompagnant ses lames. Shunsui était sous le charme, un sourire s'inscrivit sur son visage, puis il porta son regard sur Mu, il avait un peu pâli. Quand il croisa le regard du capitaine, il se mit encore à parler de sa langue magique et puis petit à petit le son s'atténua pour s'éteindre. Le Tibétain repris un peu son souffle avant de rendre les zanpakuto à leur propriétaire.
- C'était magique ! dit Shunsui encore sous le charme.
Les deux hommes se levèrent et se rendirent dans le bureau où le capitaine l'invita à prendre un rafraichissement. Ils découvrirent alors avec stupeur qu'il s'était écoulé un peu plus de cinq heures !
- Comment fais- tu ça perle rare ? demanda Shunsui.
Mais le tibétain n'eut pas le temps de répondre qu'un papillon des enfers leur délivrait un message. Il ne fallut pas bien longtemps pour que tout le monde se retrouve dans le bureau du capitaine de la douzième division.
- Pourquoi cette réunion ? demanda le Sotaicho, pas vraiment heureux de s'être fait déranger alors qu'il allait entamer un petit pain au chocolat à peine sorti du four.
- J'ai réussi ! Et ce malgré qu'il ne m'ait pas donné toutes les informations ! Tenez, essayez ! fit le capitaine en poussant un drôle de téléphone devant les chevaliers.
- Vas-y Mu, tu sauras calmer ton maitre... fit Camus, devinant qu'il n'y aurait que Mu qui pourrait donner des informations à son maître sans être assailli de questions.
Le Bélier prit le combiner et composa le numéro du sanctuaire. A son oreille la ligne ne grésilla pas, les tonalités étaient nettes et claires.
- Résidence Kurosaki, bonjour ! fit une voix de fillette à l'autre bout du fil.
- Bonjour, pourrais-je parler à Ichigo s'il vous plait ? C'est de la part de Mu.
- Il est au lycée ! Puis-je prendre un message ?
- Ce n'est pas la peine, merci !
Après les politesses ils raccrochèrent. Mayuri, en rogne, arracha le téléphone et se rendit à son labo. Nemu raccompagna tout le monde hors de la douzième division.
- Merci d'être venu, fit elle en s'inclinant avant de fermer la porte.
- Le Sanctuaire a le même numéro que la famille Kurosaki, remarqua Mu.
- C'est étonnant, fit Camus. Et si c'était une famille Kurosaki d'une autre dimension ?
- Allez chez Urahara de ce pas ! Et revenez dès que vous avez passé le coup de fil ! ordonna le Sotaicho mis au courant, comprenant que Urahara l'avait fait exprès.
Ooo000ooO
Les chevaliers firent un détour pour aller prendre leurs armures, avant d'aller sur terre au magasin. Le scientifique cacha à peine sa surprise à leur arrivée.
- Hoï hoï ! Qui vois-je ? fit-il en les voyant avec un grand sourire.
- Trêve de bavardage, tu le sais bien ! fit Byakuya passablement énervé.
- Mauvaise nuit, ou bien mauvais événement Bya-kun ? dit la femme chat apparaissant de derrière une cloison.
Mais elle reçut un regard noir de la part du noble pour toute réponse et elle rit à gorge déployée. Il était si facile à énervé !
- Mais où sont vos amis ? demanda Urahara ne les voyant pas.
- Ici ! fit Shun vêtu de son armure.
Le patron se retourna pour faire face à la voix et fut subjugué par ce qu'il voyait, six jeunes hommes revêtu d'une armure, qui scintillaient.
- Kami-sama ! Ichigo avait raison ! Quelle splendeur ! le scientifique en oublia tout et s'approcha des jeunes hommes leur tournant autour et collectant des données de base, mais quand il voulut attraper l'avant-bras de Shiryu, son armure l'envoya jusqu'à l'autre bout de la pièce.
-On t'avait dit qu'elles étaient chatouilleuses ! railla Shunsui avec un grand sourire alors que les autres pouffaient joyeusement.
Le scientifique, incrédule, les emmena au sous-sol où se trouvait le téléphone. Mu retira son casque et le donna à Shaka. Kisuke lui, regardait toujours les armures mais cette fois il gardait une certaine distance.
- Salut ! fit Ichigo en entrant. Ma sœur m'a appelé sur mon portable pour me faire passer le message. J'en ai déduis que vous étiez ici.
- S'en fout ! T'as vu ces merveilles ? dit Urahara totalement hypnotisé.
- Il est écris « pas touche » dessus ! dit Ichigo.
Mais Byakuya n'aurait pas su dire si c'était pour les armures ou pour Shiryu car le scientifique tournait au même moment autour du Dragon.
Pendant ce temps, Mu composait le numéro du Sanctuaire.
Ooo000ooO
Sanctuaire
Les chevaliers étaient toujours en train de travailler, se relayant, mais Shion et Dohko eux, étaient toujours dans les parages, ne prenant pratiquement pas de repos. Ils étaient dans les archives quand le téléphone sonna. La grosse sonnerie se faisait entendre dans tous le treizième temple.
- Allô ? fit l'apprenti Bélier qui passait ses journées à surveiller le téléphone dès qu'il avait fini ses tâches.
- Kiki ? entendit-il à l'autre bout du fil.
- Maitre Mu ! Où êtes-vous ? Vous allez bien ? Vous rentrez quand ? Vous me manquez !
- Je vais bien, je suis à la Soul Society… Je ne sais pas quand je rentre et tu me manques tout plein aussi Kilian...
Le Bélier avait les larmes qui lui montaient aux yeux, entendre la voix de son petit le chamboulait.
- Maitre Shion ! C'est Maitre Mu ! cria l'enfant en voyant ce dernier arriver.
Le Pope courut vers le téléphone.
- Je vous passe maitre Shion ! Vous me manquez ! Gros Bisous ! dit encore le petit Bélier en étouffant un sanglot que Mu perçut tout de même.
- Mu ! Où êtes-vous bon sang ?! Comment comptez-vous rentrer ? On cherche un moyen de notre coté. Tenez bon !
- On est à la Soul Society, avec des Shinigami. On a pris vingt et un ans… On est au Japon, à Karakura. On est tous en bonne santé ! On est dans un monde parallèle, ne t'inquiète pas, on est entouré d'amis !
Shion avait noté toutes les informations. Il était dans la bibliothèque à coté du bureau quand il avait entendu la sonnerie, heureusement que Kilian était la en train de surveiller le téléphone avec zèle, car il n'y eut qu'une seule sonnerie avant qu'il n'entente la voix de l'enfant s'exclamer de joie.
- Je te passe Shiryu ! fit Mu Shion qui tendit le combiné à son amant.
- Allô ? fit le dragon à qui le Bélier avait fait signe.
- Shiryu ! Tout va bien ? demanda la Balance.
- Tout va bien ! Ne t'inquiète pas ! Je vais bien.
La communication fut interrompue, mais Dohko était rassurée il avait entendu son petit.
- Ils sont loin ! fit Kanon qui traçait l'appel. Ils sont dans une autre dimension temporelle, j'n'ai pas eu le temps de tout voir mais, ils sont dans une autre époque.
Ooo000ooO
Karakura
Au magasin d'Urahara, Mu était rassuré. Même s'ils n'avaient pu parler que deux minutes, la communication avait été claire, sans grésillement, ni rien.
- Tout le monde va bien au Sanctuaire, annonça-t-il aux autres chevaliers, et ils font des recherches de leur côté aussi pour nous ramener… sa voix se noua.
Shaka allait s'avancer vers lui, mais Shunsui fut plus rapide. Seulement Mu avait toujours son armure. Camus cria :
- Attention à son armure !
Mais à leur grande surprise à tous, une aura s'éleva des zanpakuto du capitaine et l'amure de Mu n'émit aucune protestation et laissa Shunsui s'approcher.
- Comment ça ce fait ? cria Kisuke en tentant lui aussi d'approcher le chevalier le plus proche de lui, soit Hyoga. Dont l'armure flamba instantanément pour l'envoyer mordre la poussière à nouveau :
- C'est trop injuste ! s'écria le scientifique en se relevant sans le moindre mal.
- Je crois que Mu a travaillé avec Shunsui, expliqua Shun. Ça doit être pour ça…
- Ou simplement parce que tu n'as pas été sympa avec elles, dit Ichigo qui était plié en deux.
- On ferait mieux de les ôter tout de même, fit Camus en retirant la sienne suivi immédiatement par ses pairs, sauf Mu qui avait disparu derrière un rocher avec Shunsui.
A l'abri des regards, le Bélier avait essuyé quelques larmes d'émotions en s'excusant :
- Je suis désolé, mais entendre Kilian est beaucoup plus dur que je le pensais… il me manque tellement.
- C'est tout à fait naturel, fit Shunsui en s'approchant davantage. Tu peux t'appuyer sur moi le temps qu'il te faudra, rajouta-t-il en entourant le chevalier, toujours vêtu de son armure, de ses bras.
- Merci… murmura Mu en acceptant volontiers l'étreinte.
Shunsui caressa doucement la longue chevelure mauve. Il tenait vraiment une perle rare entre ses bras, un homme capable de s'émouvoir ainsi était forcément un être exceptionnel… et qui méritait toute son attention. Ils ne remarquèrent ni l'un ni l'autre l'aura qui émanait des zanpakuto et de l'armure.
De l'autre côté, Byakuya essayait de tirer de Kisuke les données manquantes :
- Tu les as vues maintenant, alors donnes ces données !
- Je veux pouvoir les étudier, se braquait Urahara.
- Il faut voir ça avec Mu, dit Camus.
C'est à ce moment que le badge d'Ichigo se mit à raisonner :
- Encore ! râla ce dernier, j'y vais ! Je reviens vite !
- Sois prudent ! lui cria Shiryu.
Le shinigami remplaçant se retourna le temps de lui faire un clin d'œil avant de disparaître. Le chevalier de la Vierge émis un petit sifflement qui fit rougir un peu plus le Dragon, alors que les autres se contentaient de sourire. Urahara s'approchait des armures mais dès qu'il entrait dans un certain périmètre, elles s'illuminaient. Le scientifique faisait un pas de plus et elles l'éjectaient sans ménagement. Il répéta à plusieurs reprises le manège, et les chevaliers se demandaient s'il n'était pas un peu maso.
- Elles ont donc une volonté propre, remarqua le patron du magasin. Il passa son bras autour de Shaka, qui ne fit rien, mais son armure émis un sifflement qui annonçait un danger imminent.
- Pas touche ou je te bute ! fit Kenpachi en écrasant sans ménagement le scientifique au sol.
Le capitaine passa un bras autour des épaules de l'hindou et l'armure ne réagit pas.
- Il ne t'a pas trop embêté blondinette ?
- Il n'en à pas eu le temps ! répondit Shaka en étouffant un rire.
- Trop injuste! râla le blond en se relevant une énième fois. Pourquoi toi tu peux le toucher et pas moi ? dit-il en se plantant devant Kenpachi.
- Parce que je suis plus beau que toi !
Derrière le rocher les larmes de Mu s'étaient taries et le chevalier finit de se reprendre. Avec tout le raffut qu'il entendait, il valait mieux qu'il revienne.
- Pourrais-je venir boire une coupelle de sake avec toi ce soir ? demanda le Bélier très secoué tout de même.
- Autant que tu le souhaites ! Ma division est ta division. Et mon sake est ton sake, déclara Shunsui avec un sourire. Allez ma perle rare, allons calmer ces esprits, avant qu'ils ne s'entretuent !
- Je ne suis pas...
Mais le capitaine était déjà parti et Mu fini par rejoindre le groupe. Kisuke était en train de l'assourdir de questions et de demandes pour étudier les armures. Ichigo finit par arriver lui aussi un peu blessé au bras. Shiryu s'approcha de lui, déchira un bout de son uniforme de shinigami et lui fit un bandage de fortune.
- Soigne-toi vite ! fit-il.
- Que comptes-tu faire ? demanda Camus au Bélier. Il vient d'avoir une nouvelle obsession.
- C'est juste que c'est nouveau pour lui. Ça lui passera.
- Non ! fit Byakuya.
- Quoi non ? demanda Kisuke.
- Tu ne les étudieras pas ! précisa le noble.
- Tu n'as aucun ordre à me donner Byakuya ! A moins que ça te gènes que j'étudie une armure en particulier ?
- Tsss...
Shunsui sut que Kisuke avait vu juste, il le connaissait bien le noble, surtout après les récits d'Ukitake...
- Il a raison, intervint le Bélier. Comme vous avez pu le voir, les armures ont leur propre volonté et elles n'ont pas envie que vous les approchiez. Donc il en sera fait ainsi. En contrepartie pour le téléphone, à chaque fois que nous l'utiliserons, nous viendrons avec. Cela vous convient-il ?
Le scientifique ne semblait pas vraiment d'accord, mais il savait aussi que s'il n'acceptait pas, il ne les verrait plus jamais.
- D'accord ! accepta-t-il donc en essayant déjà de trouver un autre moyen pour étudier ces merveille.
- Ne t'inquiète pas Shiryu, il n'y paraitra bientôt plus rien, rassurait Ichigo pendant ce temps.
- Tu es dispo ce soir ?
- Euh oui… pourquoi ?
- Ce soir, vingt heures à l'entrée de la Soul Society ! lui glissa le Dragon en rejoignant les autres, son armure se replaçant sur lui.
Chevaliers et shinigami regagnèrent la Soul Society sur ces paroles énigmatiques. Kisuke, en colère, vira Ichigo qui repartit chez lui se faire soigner en se demandant ce que pouvait bien lui vouloir Shiryu ce soir.
Laissant le scientifique à ses plans diaboliques, il retrouva son apparence normale et partir s'allonger dans on lit en attendant l'heure du rendez-vous, laissant ses pensées vagabonder vers un certain Dragon.
A suivre…
