Le temps semblait passer bien vite quand on était accompagné de la personne qu'on aime, ne ? Tegoshi Yuya, du haut de ses 21 ans, n'avait pas toujours eu une vie des plus simples, et à ce simple souvenir, son cœur se contractait douloureusement, amenant avec lui son flot de nausées et de pensées terribles. Mais même s'il n'avait pas eu une mère aimante, même si son père l'avait quitté, même si son meilleur ami aussi et dans des circonstances horribles... Il n'y pensait même plus quand il était aux côtés de Nishikido Ryo. Tout simplement parce que cet homme était la seule personne au monde qui lui restait et qu'il fondait tous ses espoirs sur lui. Voilà pourquoi, depuis une semaine entière, que Tegoshi Yuya rentrait le soir le sourire aux lèvres, qu'il se mettait aux fourneaux, des pensées joyeuses plein la tête et qu'il attendait patiemment le retour de son colocataire, pas fatigué pour un sou. Parce qu'il ne fallait pas s'y méprendre, mais ses journées étaient terriblement chargées. Agent hospitalier à l'hôpital de Gokokuji, il n'avait pas une once de répit durant la journée. Oscillant entre les patients mécontents, les médecins odieux et les familles épuisantes, il n'avait jamais clairement le temps de penser à Ryo. Seul le souvenir de ses sourires sincères lui revenait quand il recherchait un peu de courage, un peu de réconfort durant ses journées horribles et il était bien heureux de pouvoir le retrouver quand il rentrait le soir. C'est pour cette raison que son sourire ne se ternissait jamais quand ils se voyaient. C'est pour cette raison aussi que le sourire de Ryo apparaissait comme par magie quand il le voyait à son tour. Tout simplement parce que le sourire de Ryo, faisait sourire Tegoshi, et que son propre sourire... Agissait exactement de la même façon sur son aîné. Un cercle sans fin qui avait pourtant apporté sa touche de bonne humeur dans l'appartement. Ça, plus les excellents repas que Tegoshi préparait ! Ce jour-là d'ailleurs, et pour ne pas déroger à la règle, Tegoshi s'était mis aux fourneaux avec une joie palpable, non content de retrouver son cher Ryo qui devrait rentrer d'une minute à l'autre... Et d'ailleurs, la porte s'ouvrit à ce moment là. Ryo, toujours en uniforme et les yeux fatigués, retira ses chaussures d'un geste las, mais toujours accompagné de ce léger sourire constant. -Tadaima ! -Okaeri ! Comment s'est passée ta journée, Nishikido-kun ? Le plus jeune lui parlait de la cuisine et Ryo fit quelques pas de plus pour l'apercevoir. Dans la cuisine, vêtu d'un simple t-shirt rose et d'un jean délavé, Tegoshi Yuya lui adressa un sourire de bienvenue alors qu'il s'essuyait le revers des mains sur son pantalon. -Fatiguante, comme d'habitude. Tegonyan, est-ce qu'il y a du courrier pour moi ? Cette question, tous les jours il y avait le droit. Pas un jour ne se terminait sans que Ryo ne se soit inquiété de recevoir une lettre, et la curiosité de Tegoshi commençait sérieusement à être mise à rude épreuve. Chaque jour, il se retenait de le questionner sur la nature de cette correspondance. Chaque jour, il fronçait les sourcils d'inquiétude quand il le voyait se raidir quelque peu quand Tegoshi lui disait que non, il n'y avait toujours pas de lettres pour lui. C'était une habitude que Tegoshi n'avait jamais comprise et qu'il ne Tout en sortant son portable de sa poche et vérifiant ses e-mails, Tegoshi avança tranquillement dans le salon et se laissa tomber sur le canapé... Avant d'être finalement rejoint par Ryo qui s'était habillé de façon plus agréable. Au plus grand dam de Tegoshi d'ailleurs, qui, même s'il le trouvait horriblement sexy dans cette chemise blanche cintrée et ce jean moulant... Aurait tout de même préféré le regarder en uniforme toute la soirée et s'abreuver de son image. Bon, on ne pouvait pas tout avoir, ne ? -Tu as fait à manger ? Ça sent bon. Sans cesser de pianoter sur son portable, Tegoshi sourit, les yeux rivés sur son écran. -Oui, je t'ai fait ton plat préféré. De l' Oyakodon. Ryo sourit... Avant de se figer brusquement en fronçant les sourcils. Doucement, il se tourna vers Tegoshi qui n'avait pas perdu son sourire, les yeux perdus sur les lignes qu'il était en train de taper. -Tegoshi-kun ? Comment tu sais que c'est mon plat préféré ? Il se figea quelques secondes seulement, tant et si bien que Ryo ne remarqua même pas son malaise. Mais il se reprit très rapidement, sans se départir de son sourire agréable. -Misomatsu-chan me la dit. Contre toute attente, et heureusement d'ailleurs, Ryo pouffa discrètement en se grattant l'arrière du crane. -Elle me connaît parfaitement, c'est dingue. Tegoshi fit une discrète grimace de dédain que Ryo n'aperçut pas. -Désolé d'être aussi méfiant. Déformation professionnelle. Leurs regards se croisèrent avec un sourire et Ryo se leva pour se diriger vers la cuisine sous le regard quelque peu soulagé de Tegoshi. Il soupira discrètement en fermant les yeux. Qu'il était idiot de lui sortir des trucs pareils alors qu'il n'était pas censé le savoir ! Murmurant un faible « baka ! », il se leva à son tour pour le rejoindre. Ce n'était pas tous les jours qu'ils avaient l'opportunité d'être seuls tout les deux, sans cette fichue Misomatsu qui faisait tout son possible pour apparaître alors qu'on n'avait pas besoin d'elle ! Heureusement, ses examens arrivaient à grands pas, et elle n'avait pas vraiment le temps de se pointer quand l'envie l'en prenait. Ryo paraissait déçu, mais Tegoshi en profitait tout à son aise. De ce fait, il allait pouvoir lui parler, yeux dans les yeux autour d'un bon repas, sans cette commère qui ne cessait de jacasser et de raconter sa vie à tout va. Déjà qu'il ne l'aimait pas beaucoup celle-là, alors si en plus elle se collait à Ryo toute les cinq secondes comme si sa vie en dépendait, il n'allait pas lui faire de cadeau. -Tegonyan ? Tegoshi releva les yeux de son assiette pour les planter dans ceux, inquiets, de Ryo, qui le dévisageait. -Ca va, tu es sûr ? Tu as l'air soucieux. -Non non, ça va. Il le rassura avec un sourire mais à en voir le visage perplexe de Ryo, il sut qu'il ne l'avait pas convaincu. Il fallait qu'il l'emmène sur un autre sujet de conversation que celui là. -Dis moi, Nishikido-kun... Tu n'as jamais eu l'envie de... De partir au Canada, ne ? Entre le Japon et le canada, il y avait quoi... 6000 Kilomètres ? Un peu plus peut être... Quoi qu'il en soit, la distance était beaucoup trop énorme et Tegoshi redoutait que l'envie de suivre Misomatsu se fasse plus forte à mesure que le temps passait. Après tout, on ne savait pas de quoi elle était capable pour réussir. Et si elle voulait Ryo près d'elle dans ce pays froid et inhospitalier ? ... Il ne doutait pas qu'elle puisse le convaincre. Un sourire aguicheur et une proposition indécente et le tour était joué... RAAAH mauvaises images mentales ! Face à lui, Ryo lui adressa un simple sourire contrit en baissant les yeux sur son assiette. Sans répondre pendant de longues secondes, il tria sa nourriture avec sa fourchette d'un air pensif... Pour finalement, prendre la parole, les yeux toujours baissés. -C'est Maki qui t'en a parlé ne ? Tegoshi hocha la tête silencieusement avant de se rendre compte qu'il ne l'avait pas vu acquiescer. Il murmura donc un vague « oui », les yeux rivés sur lui comme si sa réponse était décisive pour la suite de sa vie... Sauf qu'elle l'était, décisive... Si jamais Ryo partait ? Qu'adviendrait-il de lui maintenant qu'il l'avait retrouvé ? Il ne pouvait décemment pas les suivre au Canada, sauf s'il voulait que Ryo se mette à le fuir comme la peste. -Elle veut partir au Canada depuis longtemps maintenant et je suis sûre qu'un jour, elle aura assez de courage pour y aller... Tu sais Tegonyan... J'ai peur de ce qui pourrait se passer si l'université qu'elle convoite lui envoyait une réponse... -Tu... Tu veux dire qu'elle partirait ? -Je ne sais pas. Vraiment. Mais je doute qu'elle accepte de finir sa vie au Japon. -Mais toi... Tu la suivrais ? Ryo lâcha sa fourchette pour s'adosser complètement contre sa chaise. Il releva les yeux vers lui, apparemment soucieux de connaître son avis. -Je comprends. Te forcer à la suivre serait une preuve de son égoïsme. Et je ne pense pas qu'elle soit comme ça, je me trompe ? Son regard s'accrocha à celui de Ryo qui lui accorda un tendre sourire sans pourtant montrer la moindre envie de lui répondre. D'ailleurs, il se leva sans prévenir, faisant doucement racler sa chaise sur le sol. Faisant mine de débarrasser, il attrapa son assiette et un plat qu'il rapporta jusque la cuisine. Sujet délicat ne ? A en croire sa réaction, sa jeune fiancée avait dû par plusieurs fois essayer de lui forcer la main sans jamais réussir jusqu'à présent. Mais la résistance de Ryo faiblissait, il le sentait. Si elle l'attaquait de nouveau sur ce terrain là... Il partirait avec elle, qu'importent ses inquiétudes. Et ça, Tegoshi ne le supporterait pas. Mais plus que ses propres sentiments... Ceux de Ryo lui importaient. Il ne supporterait pas de le voir souffrir, de le savoir malheureux dans un pays loin de lui. Il fallait qu'il intervienne. Il ne savait pas encore comment, mais il devait le faire... Le faire craquer pour lui était la seule solution qu'il voyait de toute façon. Et c'était peut être la plus radicale. S'il tombait amoureux de lui, il laisserait tomber cette fiancée parfaite et insupportable pour se jeter dans ses bras. Oui, il ne voyait que ça. Voyant que Nishikido mettait énormément de temps dans la cuisine, il décida de se lever pour le rejoindre. Son aîné, tranquillement appuyé contre le frigo, avait baissé la tête, perdu dans ses pensées. Quelques mèches de cheveux égarées devant ses yeux se balançaient au rythme de sa respiration régulière. Lentement, Tegoshi s'approcha et Ryo sentit sa présence, plongeant ses yeux dans les siens et lui provoquant un long frisson par la même occasion. Se rendait-il compte de l'effet qu'il avait sur lui ? -Nishikido-kun... Tu sais... On ne se connaît pas depuis très longtemps, mais... Si jamais tu as besoin de te confier, je peux t'écouter et t'aider... -Merci... Tegoshi-kun. Il lui adressa un sourire sincère avant de se redresser et de marcher lentement vers le plan de travail. Il s'assit presque sur celui ci, la tête tournée vers la porte du salon qu'il contemplait sans dire un mot. Perdu dans ses réflexions, il ne voyait pas le regard déterminé que Tegoshi posait sur lui. Cette flamme de passion et d'amour mêlée... Il ne la voyait pas. Mais il la croisa brièvement quand il reporta son attention sur lui. -C'est bientôt son anniversaire. C'était quoi ce revirement soudain de situation ? Enormément ! -Pas du tout. C'est ton appartement avant d'être le mien. Je m'arrangerai pour être de sortie ce soir-là. Il lui adressa un petit sourire auquel Ryo ne répondit pas, bien trop occupé à le fixer du regard, les sourcils légèrement froncés. Puis, contre toute attente, et toujours sans le lâcher des yeux, Ryo se releva de son perchoir pour s'avancer doucement vers lui. Sentant que son cœur commençait à s'emballer en le voyant s'approcher de cette façon, il chercha à faire un pas en arrière, mais le mur le bloquait... Et il était tellement perdu dans son regard qu'il ne chercha même pas à se décaler de quelques centimètres sur la gauche pour atteindre la porte. Doucement, Ryo s'approchait toujours et Tegoshi n'arrivait pas à comprendre ses intentions... Il ne les comprit qu'une fois que Ryo fut assez près de lui pour... Lui administrer une claque sur le haut de la tête. -Baka ! Tegoshi rentra la tête entre ses épaules en grimaçant. -Cet appartement est autant le mien que le tien... Et pour cette soirée... J'aimerais que tu soies là. S'il te plaît. Tegoshi se massa le haut du crâne sous les éclats de rire de Ryo et il acquiesça en silence. *** Les amis de Ryo étaient tous des gens très agréables, avec un sens de l'humour que Tegoshi adorait. Il s'entendait déjà parfaitement avec eux, et la plupart s'amusaient déjà à l'appeler Tegonyan. Il n'allait pas le prendre mal bien évidemment, mais ce surnom, c'était Ryo qui le lui avait donné, et il ressentait comme un pincement au cœur quand un de ses amis, toujours très alcoolisé, l'appelait de cette façon. Malheureusement pour lui, il n'avait pas eu une seule fois le temps de voir Ryo depuis le début de la soirée. Engagé dans une discussion animée sur la politique du Japon (qui d'ailleurs ne menait pas à grand chose vu l'état chancelant de tous les participants), il n'arrivait pas à s'éloigner discrètement pour le retrouver. Il avait entendu dire, comme ça, sans vraiment l'entendre, que Misomatsu était déjà partie et qu'elle ne serait restée à peine qu'une heure, apparemment plongée dans des révisions qui lui prenait tout son temps... Et Tegoshi sentait la colère lui monter au nez en y repensant. Ryo lui organisait une fête d'anniversaire, se pliait en quatre pour lui faire plaisir, s'évertuait à inviter tout ses proches amis dans le seul but de la rendre heureuse... Et c'est comme ça qu'elle le remerciait ? En partant même pas une heure après son arrivée ? Il l'aurait bien étranglée pour lui montrer son point de vue ! -Tegonyan, qu'est ce que t'en penses toi ? De quoi ? Hein ? Qui ça ?... Il n'avait pas suivi un traître mot de la conversation, perdu dans ses pensées depuis que le mot « Politique » avait été prononcé. Il n'y connaissait rien, et il s'en fichait. -Eto... Gomen, je dois aller aux toilettes ! Et il s'éloigna précipitamment, essayant de se créer un passage jusqu'à bon port. Une fois arrivé à destination, il entra sans même regarder dans la pièce et referma la porte en soupirant de désespoir. Avec un geste exagéré, il posa son front sur la porte en fermant les yeux et entreprit de compter jusqu'à 30 avant d'oser mettre un pas dehors. *** Ryo était tout simplement sur le balcon depuis le début de la soirée. Seul, un verre à la main et grelottant de froid, il regardait les tours devant lui d'un air absent. Évidemment, la réaction de sa fiancée lui avait fait plus de mal qu'il n'avait osé le montrer, mais Tegoshi le connaissait assez pour l'avoir clairement compris dès le début. Ryo aimait Maki. De la plus belle des façons, autant que Tegoshi pouvait l'aimer lui. Il aurait tout donné pour elle, aurait décroché la lune si elle en avait fait la demande... Et cette situation était déjà terriblement douloureuse pour Tegoshi sans que cette mégère ne se trouve le droit de faire souffrir celui qu'il aimait tant. Elle n'était pas faite pour lui. Et Tegoshi le lui prouverait. Il referma la porte derrière lui en faisant signe à Hiro de ne pas les déranger, et lui adressa un sourire reconnaissant quand celui-ci ferma les rideaux pour un peu plus d'intimité. S'approchant à pas de loup, il se posa juste à ses côtés. Mais Ryo ne tourna pas la tête vers lui, les yeux fixés sur la ville encore bruyante malgré l'heure tardive. -Tu ne l'aimes pas, ne ? Tegoshi baissa un peu plus la tête pour la rentrer au maximum entre ses épaules. Le besoin de lui demander de qui il était en train de parler ne se fit pas ressentir. Simplement parce qu'il savait parfaitement où il comptait en venir. -Gomen. Comme si c'était la réponse qu'il avait attendue, Ryo fit un petit sourire désolé sans pour autant tourner les yeux vers lui. -Nishikido-kun. Je peux te parler franchement ? -Oui. -Je pense qu'elle n'est pas faite pour toi. Son colocataire soupira et ferma les yeux. Pas d'agacement non, parce qu'il avait toujours prêté une oreille attentive à ceux qui avait un point de vue divergent du sien... Mais tout simplement parce qu'il comprenait justement ce que Tegoshi essayait de lui expliquer et que c'était un fait qu'il avait toujours caché dans un coin de sa tête. Lentement, il prit une profonde inspiration et se passa une main dans les cheveux, avant de s'appuyer de nouveau sur la rambarde du balcon. -Tu sais Tegonyan... C'est la seule personne que je n'aie jamais aimé. La seule. Malgré ses défauts, elle est la seule qui a su faire battre mon cœur par sa présence. La seule qui a su me rendre le sourire quand je n'allais pas bien... Sans elle je ne serai pas ici. -Elle a des réactions parfois extrêmes, des paroles pas toujours très agréables...Elle ne pense qu'à sa propre réussite et elle peut se montrer d'une extrême hypocrisie quand elle se retrouve dans une impasse... Mais malgré ça, c'est une femme extraordinaire et je suis heureux d'être l'homme qui partagera sa vie. Et il enfonçait le couteau dans la plaie, le remuant avec sadisme pour le faire tomber de douleur... Pour lui arracher le cœur... -Mais même sans ça... J'ai un mauvais pressentiment. Le cœur bien trop à vif pour oser émettre le moindre son, Tegoshi laissa passer quelques secondes avant de répondre. Le temps qu'il ravale ses larmes et sa douleur. Le temps qu'il freine les tremblements dans sa voix. -Comment ça ? -Je ne sais pas. -Tu as peur qu'elle te quitte ? -J'ai peur qu'elle m'abandonne. De nouveau le silence. Pendant de longues et longues secondes. Ils grelottaient toujours sous la morsure du froid, les lèvres de plus en plus bleues à mesure que le temps passait. Tegoshi avait rentré sa tête au maximum entre ses épaules mais ce geste ne réussissait pas à le réchauffer. Lui aussi était mort de trouille. La peur que Ryo ne parte se faisait de plus en plus présente, de plus en plus menaçante. Misomatsu avait une incroyable emprise sur Ryo, et sans aucun doute... Elle réussirait à l'emmener là où elle voulait qu'il aille. Et Tegoshi en était terrifié. -Bon ! J'ai pas organisé cette soirée pour me morfondre tout seul dans mon coin. Viens Tegonyan, je t'offre un verre ! Et Tegoshi le suivit dans le salon, inconscient de ce qui allait se produire en fin de soirée.
Le lendemain, elle devait de nouveau venir alors que Tegoshi lui-même devait s'absenter de nouveau. Comme tout les jeudi soirs. Il n'était pas vraiment rassuré, et à choisir, il aurait préféré rester pour pouvoir les surveiller. Bien sûr, il n'était pas idiot, il savait parfaitement que le pas avait dû être franchi depuis pas mal de temps maintenant, mais il ne voulait même pas y penser. Les imaginer ensembles était... NON, il devait se sortir cette image de la tête !
Le contemplant sans rien dire, Tegoshi pencha la tête sur le côté pour le pousser à continuer.
-J'aimerais organiser quelque chose pour elle. Une soirée. Ici. Ça te dérangerait ?
