Hello ! Voilà mon nouveau chapitre. Il y a un petit paragraphe de Ginny-Blaise qui rejoint l'intrigue principale. Mais aujourd'hui, c'est blabla de fin, donc enjoy !

la musique à écouter avec :This is a film, de Iggy Pop, que j'ai écouté pour écrire ce chapitre et qui est issue d'Arizona Dream (de Emir Kusturica avec Johnny Depp)

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mumz3l-Neskouiik-Bura : merci ! t'inquiète, y a juste un petit passage Ginny-Blaise ;)

Oohfemmeluxieuse : le point de vue de Granger sera pour la prochaine fois ;) Merci !

H223 : hey ! merci pour ta review :) et un Ginny-Blaise un ! j'espère que ça va te plaire

CHAPITRE 3 : Retournement de situation

Ginny se leva aux alentours de dix heures du matin, et sourit en sentant les rayons du soleil sur sa peau. Elle peinait à croire en sa chance de retrouver le confort d'une chambre et d'un lit douillet après son éprouvant séjour à Azcaban, et tous ces signes extérieurs de bonheur la mettaient d'excellente humeur. Ce sera une bonne journée, songea la rousse, et ma chienne de vie peut aller se faire voir. J'en ai marre d'être triste, battue, humiliée. J'ai décidée d'être heureuse, parce que c'est bon pour la santé ![1 Elle tâtonna sur le parquet en bois verni quelques instants avant de retrouver ses habits abandonnés la veille au même endroit. Elle les laissait là, à portée de main, au cas où elle devrait fuir en urgence. Luna dormait encore, et sa respiration calme rassura la jeune femme qui avait toujours peur que Lovegood disparaisse dans la nuit. Elle enfila la robe grise qu'elle portait le jour où Malfoy l'avait repoussé, que l'elfe de maison avait lavé une dizaine de fois d'affiler de peur des infections et que Zabini la suppliait de mettre à la poubelle. Mais elle avait besoin de ce morceau élimé de tissus pour se souvenir que quoi qu'il se passe, elle ne devait pas oublier ces trois ans en enfer. Jamais.

Sans trop se cogner aux murs, elle parvint à descendre dans la salle à manger. La blonde la lui avait décrite comme lumineuse, spacieuse et accueillante. Sans l'avoir vue, Ginny aimait bien cette pièce, elle y venait souvent pour feuilleter les pages du nouveau journal officiel, le Vol Noir, bien qu'elle ne put rien déchiffrer. Les photos en mouvement lui apprenaient des événements du quotidien, c'était suffisant. - Hey, princesse ! Bien dormi ? Oh non, tu portes encore cette immonde raclure ! râla Blaise en voyant la rousse arriver. Miss Weasley ne savait pas trop quoi penser de l'attitude de l'ex-Serpentard. A Poudlard, il n'avait jamais semblé l'apprécier, se moquant d'elle et de son frère -de tout les Gryffondors d'ailleurs. Mais il l'avait sauvée, alors que pouvait-elle faire d'autre qu'attendre ? Attendre qu'il dévoile son vrai visage ou bien qu'elle s'aperçoive qu'il était sincère ? Elle lui rendit son sourire accompagné d'une grimace. - Voyons, je t'ai déjà dit que... j'ai besoin de la garder. - La garder, je veux bien, les elfes s'en serviront comme chiffon : mais de là à s'en vêtir ! C'est une aberration. Salazard, Ginny, cette chose ne fait que te rappeler de mauvais souvenirs. Débarrasses-t-en, voyons ! - Mais Blaise ! Tu ne comprends pas : il ne faut pas que j'oublie ! s'exclama-t-elle, au bord des larmes. Elle sentit des bruits de pas et bientôt, une main frôlait sa joue. - Je n'aime pas cette robe parce qu'elle est grise. Grise comme la ville ou les pans de ton âme. Et moi, je veux réveiller Londres et ton cœur ! Si tu t'habilles aussi tristement, je ne parviendrais jamais à insuffler un minimum de gaité !

Elle baissa la tête, mal à l'aise, autant par la proximité du jeune homme que par ce contact importun. - Je te gène ? s'enquit-il en gardant ses doigts contre sa pommette, hésitant à les retirer. - Non… enfin, si… je veux dire, non !

Ce bafouillis ridicule amusa Blaise qui partit d'un grand éclat de rire. - Tu es trop drôle Ginny ! Quand tu me parles on croirait que tu marches sur du verre. Tu n'as pas à me ménager, je ne suis pas en porcelaine !

- D'accord, accepta la rousse avant de se soustraire par une pirouette gracieuse à l'emprise du jeune homme.

Elle s'installa à table et tâtonna sur le bois lisse pour se trouver un bol et du lait. Elle entendit Zabini se déplacer et sentit qu'il avait déposé un récipient plein devant elle.

- Je n'en meurs pas d'envie, mais je vais devoir te laisser car le devoir m'appelle. Je reviendrais dans une heure et demie, ne sort pas et ne réponds ni n'ouvre à personne. Compris ?

Elle hocha la tête, et une bouche douce déposa un baiser sur sa joue. L'odeur du Mangemort la submergea, l'aspira dans une merveilleuse ivresse. Quelqu'un qui sent aussi bon ne peut pas être mauvais, songea-t-elle.

A sa place, ami lecteur, je n'en serais pas si sûr…

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- Drago ! tonna une voix dans le jardin.

Je me retournais, surpris, alors que j'allais rentrer à l'intérieur préparer ma valise.

- Blaise ? Qu'est ce que tu fais là ?

- Je viens te parler de la sœur de Weaslaid. LE Lord m'a demandé de la séduire afin de la pousser à s'allier à notre cause par amour.

- Retors.

- En effet. Ainsi, elle nous servirait de taupe une fois infiltrée dans la Résistance, et nous communiquerait tout renseignement susceptible d'écraser les rebelles. Ah, imagina que Tu-Sais-Qui m'a même gentiment « proposé » de l'engrosser pour se servir du mouflet comme moyen de pression au cas où elle serait tentée de rejoindre vraiment l'Opposition. Mais bon, moi, je n'en meurs pas d'envie. Elle me fout les jetons avec ses yeux vides.

- Diabolique.

- N'est-ce pas ?

Ainsi, Voldemort doutait de la réussite de ma mission, et avait engagé comme roue de secours Zabini.

- Alors ? Elle est enceinte ? demandais-je sans parvenir à réfréner une pulsion de curiosité morbide et sachant que s'il ne l'avait pas forcée, il y avait peu de chances que ce soit le cas.

Devant moi, mon ami fit une moue embêtée.

- Non. Dès que je l'approche, elle esquive chacune de mes tentatives. Je… Peut-être qu'elle se méfie !

- Où alors tu n'es pas à son goût, ricanais-je.

Il me donna une légère bourrade d ans l'épaule en faisant une mimique ridicule.

- Tu sais bien que je suis le plus beau, Drago.

- C'est ça, et moi je suis un Ronflak Cornu !

- A ca propos, en parlant de créature bizarre, figures-toi qu'elle est timbrée l'autre blonde avec ses délires psychédéliques !

- Loufoca ? Ça ne date pas d'hier.

- Je sais, mais l'avoir chez soi c'est pire. Et la guerre a due aggraver son cas parce que là il ne doit plus rester un millimètre carré de raison dans sa petite cervelle.

- Ahahah, grinçais-je, c'est vraiment une illuminée. Sinon, regarde, j'ai aussi une mission du Lord qui concerne directement la Résistance.

Je lui tendis la lettre et l'étonnement se lut dans ses prunelles foncées.

- En Inde moldue ? Avec Granger ? Padma Patil est à la tête de la Résistance ? Mais… ce n'est pas une Gryffondor !

- Il faut croire que perdre sa sœur l'aura poussé à vouloir se venger en s'alliant à nos ennemis. De toute façon, nous n'avons rien à craindre : ils ne sont qu'une poignée.

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- Qui… qui êtes-vous ? maugréa Drago.

La pièce dans laquelle il se trouvait était plongée dans l'obscurité, et il ne pouvait remuer. En effet, on l'avait fermement attaché à une chaise de bois au dos dur et inconfortable. Une lampe à la lumière aveuglante était braquée sur ses yeux fatigués, et il avait mal partout. Vraiment, il ne savait pas comment la situation avait pu dégénérer à ce point. Lorsqu'il était parti de Londres en compagnie de Granger et qu'ils avaient transplané dans l'Inde moldue, leur arrivée s'était faite sans encombre à New Delhi. Blaise lui avait bien conseillé de rester sur ses gardes, et de ne surtout pas se fier à Hermione. Ce qu'il avait fait, soit dit en passant. Mais alors qu'ils traversaient une ruelle sombre, la baguette de Malfoy soigneusement dissimulée dans le dos de la brunette, ils avaient été attaqués. De façon aussi soudaine que rapide, et le blond avait reçu un stupéfix qui l'avait de suite immobilisé. Il avait pu voir Granger être acclamée par le petit comité de résistants parmi lesquels il avait distingué Padma Patil, Cho Chang et d'autres illustres inconnus. Lui s'était fait jeter sans ménagements dans un camion crasseux à bord duquel la dizaine d'opposés avait fait cap vers leur planque. Il avait pu se situer dans la ville, et pourrait sans aucun doute retrouver leur planque s'il parvenait à s'échapper. Ce dont il doutait fort, au vu du regard que lui avait adressé l'indienne. Et voilà qu'on l'avait saucissonné sur cette chaise affreuse au fond de ce placard immonde. Sa vie était vraiment, vraiment un enfer. Non mais sans rire.

- Tu n'as pas à le savoir, maugréa une voix, même si au fond de toi tu as deviné. Tu es venu jusqu'en Inde pour me capturer, Malfoy ? Jusqu'en Inde moldue ? Et bien crois-moi, tu vas regretter d'avoir obéit à ton maître, sale Mangemort.

Pour ponctuer ces mots, un endoloris vint le frapper. Il serra les dents à s'en faire saigner la lèvre, et elle stoppa l'enchantement au bout de cinq secondes aux allures d'éternité.

- Dis-moi tout ce que tu sais sur les desseins de Voldemort à notre encontre, et ne t'avises pas de mentir ou mes doloris te délieront la langue, asséna la voix.

- Je ne crains pas la douleur, ricana le blond, j'y suis habitué.

- C'est ce que l'on va voir, Blondie.

Le jeune homme ne put s'empêcher de frissonner, mais son visage resta impassible. Après tout, il en avait vu d'autres. La personne pointa sa baguette en sa direction et murmura.

- Endoloris.

Drago chercha à se débattre dans l'espoir d'arrêter la douleur, ce mal viscéral qui lui léchait les entrailles, mais la chaise était vissée au sol et son corps ligoté à celle-ci de la façon la plus serrée possible. Il ne pouvait faire un geste, alors il hurla. Et Hermione sur le pas de la porte se tordit les mains. Pourquoi fallait-il que la guerre soit une gradation de souffrance ? Elle ne supportait pas de voir la souffrance ravager ses traits d'anges si trompeurs. Alors elle prit une décision, une initiative qui ne lui ressemblait pas.

- Padma, laisse, je vais m'occuper de lui. Tu as surement besoin de temps pour gérer la Résistance, et je connais ses points faibles, dit-elle en s'avançant vers l'indienne.

- Bien sûr, avec tout ce qu'il t'a fait je comprends que tu veuilles te venger. Mais ne l'abime pas trop, hein ! Il faut qu'il parle.

La brunette fut surprise du ton désabusé de l'ex-Serdaigle. Que lui était-il arrivé pour qu'elle en arrive à torturer avec autant de cynisme et désintérêt que le plus bas des Mangemorts ? Mais elle ne s'en préoccupa pas plus, et d'un geste décidé, leva sa baguette sur son ennemi juré.

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[1 : Ceci est une citation de Voltaire et je l'aime beaucoup parce que l'on dirait qu'elle a été faite pour moi =D

Okok laissez tomber le suspens ! :p bon j'espère que vous m'en voulez pas trop de :

1/ avoir tardé à publier

2/ laisser nos deux héros dans cette position ambigüe

3/ dire n'importe quoi !

Bref. Sinon je voulais juste dire que NON, VRAIMENT CEUX QUI M'AJOUTENT EN FAVORIS OU EN ALERTE ET QUI NE ME LAISSENT MÊME PAS UN ENCOURAGEMENT, CA NE SE FAIT PAS ! Appuyer sur le gros bouton bleu dessous et laisser un commentaire vous prend trente secondes, même les NON-INSCRITS PEUVENT LE FAIRE, et c'est la moindre des choses pour encourager l'auteur qui tient à vous faire parvenir un chapitre quitte à avoir la migraine à force de chercher des idées. Et puis ça lui donne un coup de pied au fesses pour qu'il se dépêche ;)

Mais ça ne s'applique pas qu'aux favoris et alerte ! TOUT LE MONDE devrait encourager l'auteur car TOUT LE MONDE profite de ses écrits. Et puis, ce serait cool qu'on batte un record de reviews sur une histoire, on entrerait dans le Guiness Book des Records (ouais, bon, là je dis n'importe quoi. Enfin, sauf pour le fait que ce serait super que cette histoire marche bien ;p )

Sans compter que... Une review = une chance en moins que Hermione tue Drago ;)

Sur ces paroles, je vous laisse en vous souhaitant une bonne semaine et un bon week-end de trois jours !

Tulus