Relecture par Brynamon.
Merci à BellouPattinson, ma VIP, Canada02, Fantasiam, Yinbuffy, et à ma Vielle Bic pour vos reviews.
En réponse à la tienne Isabella : merci de me suivre, tu as dans le titre à chaque fois celui qui est le narrateur. J'espère que tu appréhenderas mieux l'histoire.
Merci pour les alertes et favoris !^^
Voilà une quatrième partie non prévue mais après vos réclamations (et une menace de mort ! lol !) je n'avais pas d'autre alternative. J'ai dû improviser cette suite.
Bonne lecture !
DANS LA PEAU DE L'AUTRE
Bella
La veille au soir
J'avais pris le temps de réfléchir, bercée par la vie de la forêt et des montagnes. J'avais pris le temps de me poser les bonnes questions malgré la soif qui me tiraillait. J'étais heureuse d'être dans les hauteurs, aucun humain n'était à l'horizon. Mon esprit relativement clair avait compris une chose : je ne saurais rentrer seule, j'avais besoin d'un coup de main et seule Alice était dans la capacité de me voir, de me situer si je l'y aidais. Je devais me rapprocher d'une zone habitée pour savoir où je me trouvais.
Je me fiai à mon instinct et déviai de ma trajectoire initiale. Il ne me fallut qu'une petite heure pour être à proximité d'une ville, ou plutôt un village, il y avait peu d'âmes ici. Je détaillai l'endroit et décidai de rester assez proche. La nuit tomba, mais je voyais aussi bien qu'en plein jour. Des gens circulaient, provoquant un feu plus atroce dans ma gorge similaire à l'idée que je me faisais d'un volcan rempli de lave. Malgré tout, je me refusai à partir, je voulais par-dessus tout retourner à Forks, retrouver Edward que j'imaginais prisonnier de mon corps faiblard. Paradoxalement, je priais pour qu'il y soit parce que je ne voulais pas l'imaginer ailleurs.
J'étais de nouveau dans un brouhaha permanent. Ça grouillait de pensées, de rêves, de cauchemars, de choses personnelles, intimes. Ce mélange m'embrouillait car il se fondait aux échos de la forêt environnante. Je cherchai à m'en défaire, et tout doucement, ils s'estompèrent, devenant seulement comme un bruit de fond.
J'aurais voulu continuer à voler en m'élançant dans les airs, je me sentais forte, libérée de la fatigue. J'étais émerveillée par ce qui m'entourait. Au lieu de ça je dus me résoudre à camper là. Mes angoisses se multiplièrent, j'imaginais Edward, fragilisé dans mon corps inutile. Ce n'était pas juste pour lui si c'était bien le cas mais mieux valait ça dans le fond. J'aurais aimé appeler chez moi pour vérifier mais c'était impossible pour l'instant.
Les heures passaient, j'étais fébrile, impatiente de revoir Alice, de la serrer dans mes bras. Je m'interrogeai sur ce qui avait provoqué mon intrusion dans le corps de mon amour. Peut-être qu'Alice saurait.
Je m'interrogeai aussi sur ma vie, sur ce qu'elle serait une fois transformée définitivement. Ce serait difficile, mais en même temps, je ne voyais pas comment vivre autrement maintenant que j'y avais gouté. L'idée de me retrouver à nouveau défaillante m'agita. Où était-ce la présence un peu trop proche de cet homme qui s'enfonçait dans les bois pour aller chasser ? Ma gorge se rétrécit, me rappelant ce qui me faisait réellement défaut depuis des heures mais que j'avais enfoui, tant j'étais dans la nouveauté de mon nouvel état. Il avait irrémédiablement soif. Un soif qui s'étendit dans ses veines, qui réclamait de quoi le sustenter. Je luttai, embrumée, dévorée par cette envie irrépressible. Rien n'existait d'autre que ce cœur palpitant, ce corps plein de vie, cette odeur enivrante. J'étais déjà sur ses jambes, prête à voler vers ce qui lui faisait envie. J'oubliai qui j'étais, où j'étais, seul comptait que je calme sa soif…
-Bella, entendis-je confusément.
Je fis un bond vers l'intrus, vers celui qui voulait m'empêcher de le nourrir, et le visage d'Alice se matérialisa devant moi suffisamment vite, m'empêchant de la déchiqueter. Cette image fut si violente qu'elle me détourna de l'homme, qu'elle brisa mon obsession de boire son sang. Je me fixai sur mon amie. Elle était sur ses gardes, prête à réagir : normal, je grognais sur elle. Je m'agenouillai, ébranlée, confuse, inspirant machinalement pour détendre ce corps stressé. L'air tiède ne m'amena que la fragrance nouvelle d'Alice mélangée à celle de la terre sèche, des feuillages, du bois environnant.
-Alice, murmurai-je. Aide-moi.
Elle s'avança et me prit dans ses bras. Son contact fut différent, il était tiède et puissant. Oui elle me serrait si fort qu'en temps normal je me serrais disloquée, broyée par cette étreinte douloureuse.
-Bella…
Un sanglot m'étrangla, réalisant l'horreur de ce que j'aurai pu commettre, réalisant aussi combien mon amie m'avait manqué, combien ses bras me rassuraient. Réalisant combien je l'aimais, par delà mon esprit. Car ce corps l'aimait aussi.
-Tu as réussi à te contrôler mais… comment, comment est-ce possible ?
-Tu m'en as empêchée, je ne te remercierai jamais assez.
Je l'étreignis à mon tour, enfonçant mon visage dans son épaule, humant son parfum pour oublier tout le reste.
OoooO
Nous avions chassé, ce fut moins compliqué que je ne le pensais car le corps d'Edward savait comment procéder. Je me rappelai encore la traque, la capture de la bête qui malgré son odeur moins attrayante avait su contenter provisoirement sa soif.
-Je veux encore chasser, lui avouais-je, honteuse de ne pas me contenter de cette pauvre créature dont je ne voulais pas regarder le cadavre.
-Je sais Bella, Edward ne s'est pas nourri depuis un moment, soupira-t-elle. Il dépérissait sans toi.
-Alors pourquoi m'a-t-il abandonnée ? Dis-je sans reproche.
-Il croyait te mettre à l'abri.
Idée bien stupide ! Je ruminai. Elle me demanda de me concentrer, j'hésitai à respirer, je ne voulais plus déraper. Mon ouïe parvint à détecter à des centaines de mètres au nord-est un battement de cœur, un gros cœur qui me guida. Mes jambes bondissaient, j'entendais Alice sur mes pas puis à mes côtés. Je voulus aller plus vite, je ne voulais pas lui laisser ma proie. Je me sentis grogner, feuler, dans une impatience exagérée. Finalement face à mon repas : un fauve qui me montrait ses babines, je me jetai tête la première pour la devancer.
-Bella !
Mais j'avais déjà pris le dessus, sans aucune crainte, et plantai mes dents là où le flux était le plus important. Le fauve se débattit comme un beau diable mais j'étais insensible à son agonie, je voulais apaiser les tourments de ce corps trop longtemps délaissé. Cela suffit à me détourner du goût si peu ragoutant de ce sang qui pourtant m'était familier.
Quatre gibiers plus tard, Alice me ramena à une autre réalité. Elle était agacée d'avoir perdu tant de temps, elle était inquiète pour Edward et la journée était bien avancée.
-Je suis désolée Alice.
-Ne le sois pas, mais fais un effort, nous devons retourner à Forks rapidement. Edward ne tiendra pas longtemps comme ça.
Laurent…
-Tu es au courant pour Laurent ! Il a essayé de lui faire du mal ! C'est ça !
J'étais hystérique. Elle me calma aussi sec.
-Ça fait du bien, se délecta-t-elle sous mes yeux ahuris. Depuis le temps que j'en rêve…
Je grognai : comment osait-elle toucher à son visage !
-Tu vas te calmer où je te laisse ici ! Gronda-t-elle à son tour. Je l'ai eu au téléphone, il va bien !
Le soulagement me permit de réfléchir plus sereinement. Les loups avaient-ils pu le protéger ? Comment lui parler des loups, de mon ami qui était l'un d'entre eux ?
-Mais pourquoi ne vois-tu pas ce qui se passe ?
-Je n'en sais rien. Mais Edward t'attend, et il chercher à comprendre ce qui se passe. Pourquoi cet échange corporel a eu lieu. Et j'ai peur qu'il ne se mette en danger même si ce n'est pas intentionnel.
Maintenant que j'avais la certitude de son emprisonnement dans mon corps, les choses se mirent en place : il allait devoir gérer mon père … et Jake, mon ami loup. L'incongruité de la situation ne me fit pas rire, au contraire.
-Jacob est un loup, lui révélai-je brusquement. On doit prévenir Edward.
Elle resta saisie de stupeur avant de réagir, mais son portable en main, elle soupira :
-Je n'ai pas de réseau.
-Il faut faire vite Alice !
-Nous ne pouvons pas prendre l'avion, je ne peux pas prendre le risque de te rapprocher des humains. C'est déjà une chance que tu n'aies tué personne dans cet hôtel.
Je le réalisai aussi. Je frémis, un long frisson qui se répercutait tel un écho dans tout son corps, une drôle de sensation.
-Et il n'y a pas que ça…
J'attendis qu'elle continue mais elle garda le silence, soucieuse. Puis elle me demanda de la suivre, elle avait loué une voiture, nous avions de la route à faire…
Elle m'avait donné de quoi me rhabiller et de quoi me rafraichir car j'avais souillé le corps d'Edward. Alice avait dû mettre fin à cette toilette un peu trop charnelle à son goût, gâchant ainsi un plaisir intense.
Installée sur le siège passager, j'examinai le profil d'Alice avec délectation.
-Arrête de me reluquer comme ça, c'est très incestueux.
J'éclatai de rire, le premier depuis longtemps. Elle se joignit à moi et se détendit.
-C'est si étrange, dit-elle après un certain temps. Comment te sens-tu ?
-Etrangement bien, j'adore être dans son corps.
-Le contraire m'aurait étonné, rit-elle de nouveau.
Je caressai les mains d'Edward, son visage, ses cheveux.
-Tu es une vraie obsédée, s'esclaffa-t-elle.
J'aurais pu rougir mais c'était heureusement impossible. Je me fis violence pour cesser ces attouchements. Je fis apparaitre la glace de courtoisie et me consuma de ses yeux étonnamment dorés et brillant comme des milliards de diamants que je distinguais. Je crus défaillir, tellement sa présence était palpable. Mais son esprit manquait, et c'était cet esprit qui le rendait si unique à mes yeux. Je tendis la main vers la glace.
-Si tu l'arraches, tu paies les réparations Bella, s'agaça-t-elle à moitié. Et surtout ne m'impose pas cette horrible vision de te rouler une pelle à toi-même.
Je n'eus pas le temps de lui répondre, je me sentis extirpée de ce corps tant aimé, et m'élevai au-dessus d'eux. Alice remarqua son visage éteint, son immobilité. Elle se gara en warning sur le côté et moi je m'envolai loin d'eux, remplie de désespoir.
Le voyage fut interminable, j'avais peur, je ne voulais pas retourner à mon ancienne vie. Je me trouvai égoïste, car mon désir pénalisait Edward et je ne le voulais pas. Cette fois, je me vis arriver au-dessus de chez moi, j'avais été préparé et attentive. J'aperçus brièvement Jake, assit dans le rocking-chair. Il faisait nuit mais ma lampe était allumée. J'ouvris les yeux, perturbée par ma vision si ridiculement pauvre. J'avais beau cligner des yeux, j'étais presqu'aveugle. Je me résignai, tournai la tête vers mon ami qui s'était endormi. Je voulus me lever pour le recouvrir (il semblait exténué, son visage était marqué par l'angoisse) mais j'avais mal. Une douleur diffuse et généralisée. Je restai donc allongée le contempler, rassurée qu'il n'ait rien. J'avais tant de question à lui poser.
Autour de moi c'était le silence, un silence effroyable. J'étais retournée dans la monotonie de mon esprit solitaire. Ma bouche se dessécha, mais ce n'était plus du sang qu'elle réclamait, elle n'en avait d'ailleurs jamais réclamée. Je vis le grand verre d'eau sur ma table de chevet et l'engloutis en manquant de m'étrangler. Je toussai pour retrouver ma respiration (car j'avais malheureusement besoin d'air) et cela réveilla Jake qui se précipita vers moi. Je m'en voulus de l'avoir privé d'un sommeil réparateur, il se pencha, exprimant mille inquiétudes. Malgré les imperfections de ma vue, je le vis autrement et assez nettement et cela perturba les battements de mon cœur. Je fronçai les sourcils, j'étais dans l'incompréhension.
-Tu as mal ? Réagit-il.
-Oui.
Il posa sa main sur mes cheveux, contact apaisant.
-Tu iras mieux demain.
J'acquiesçai. Je voulais savoir pourquoi les choses avaient changé, comment en était-il arrivé à faire partie de ce monde hors-norme dans lequel je naviguais.
-Que s'est-il passé ?
-Tu ne te rappelles pas ?
-Je…
-Tu n'es pas obligé d'en parler, me coupa-t-il comme s'il avait peur de ce que je pouvais lui révéler.
-Tu es quoi au juste ?
Il eut un sursaut.
-Un genre de loup-garou ?
Il enleva sa main de mes cheveux, troublé et craintif. Il se levait déjà. Il ne comprenait pas que je sois au courant, réalisai-je.
-Reste ! Je m'en fous, ça m'est égal. Tu m'as sauvée !
Il resta silencieux. Je ne supportais pas cette réserve soudaine. Je lui tendis la main, il hésita, je la lui pris de force, étonnée par la chaleur de sa peau.
-Tu es brûlant, tu es malade ?
-Non, c'est un effet de mon état.
Je tirai sur sa main pour qu'il s'asseye à mes côtés. Sa présence, diminuait mes angoisses, ma peur d'être seule dans une vie sans Edward. Alice avait beau eu dire qu'il m'attendait, ce n'était pas réel, pas tant qu'il ne serait pas devant moi. La douleur de ma poitrine fut douloureuse mais supportable, bien plus supportable qu'avant. Et je savais à qui je le devais. Jacob m'étudiait avec méfiance (et cette crainte persistante). Il exhalait de lui une senteur agréable, je fus soulagée de ne plus être dépendante du sang humain, juste en cet instant, car je n'aurais pas supporté de lui faire du mal.
-Comment sais-tu ce que je suis ? Me demanda-t-il enfin.
Comment lui dire sans révéler ce qui s'était passé, je n'étais pas certaine que c'était une bonne idée de lui confier cette mésaventure. J'avais peur pour sa santé mentale. Lui qui à l'évidence, luttait contre les vampires pour je ne sais quelles raisons.
-Je t'ai reconnu, près de la clairière, mentis-je. Ton regard était le même.
En fait je ne mentais pas, car en y repensant, je l'avais vraiment reconnu sauf que je n'avais pas percuté. Il parut s'en contenter. Pourquoi cette tristesse persistante sur son visage alors ?
-Tu ne crains plus rien, dit-il. Ils sont détruits, ils ne viendront plus te faire de mal.
J'assimilai ses paroles, incrédule. Je secouai la tête, compulsivement.
-Je ne sais pas pourquoi ils t'en voulaient autant mais…
-Victoria est morte ! Laurent aussi ! Mais comment ! Tu aurais pu te faire tuer !
Cette idée me tétanisa.
-Si tu parles de la rousse et de son pote, il n'y avait rien de plus simple et je ne crains pas grand-chose, ne me sous-estime pas.
Il était vexé. Je ne saisissais pas son attitude.
-Pourquoi tu es fâché ?
Il se détourna.
-Si tu me le dis pas, je ne peux pas deviner.
-Je ne comprends pas, tu dis que tu te moques de ce que je suis et pourtant tu m'as envoyé paitre ce matin et deux fois. Alors que tu savais déjà à l'évidence, siffla-t-il.
De quoi parlait-il ? Et puis, je me rappelai que j'avais passé plus de 24 heures loin d'ici, donc ce n'était pas moi qui l'avais rembarré.
-Je suis désolée, dis-je simplement, je n'étais pas moi-même.
Il me dévisagea comme si je me foutais de sa gueule et puis se radoucit subitement.
-C'est vrai que tu avais de quoi être mal, avec ses sangsues à tes trousses. Enfin… tout cela est derrière toi. Je dois te laisser.
- Non !
J'avais peur de rester seule. Je m'assis, eus le tournis. J'étais fatiguée.
-Je ne peux pas rester, j'ai déjà passé une partie de la nuit.
-Encore un peu, juste le temps que je m'endorme.
Il soupira, cédant comme je m'y attendais. Il alla s'asseoir dans le rocking-chair et me regarda me rallonger.
-Bonne nuit, Bella.
Je plongeai très facilement dans un sommeil sans cauchemar. Et me réveillai sous les yeux les plus magnifiques de l'univers. Alors que je frôlai la crise cardiaque, Edward me dévisagea, soucieux. Je me jetai à son cou, dans un besoin non réfréné même malgré ce que je savais car je ne pouvais rester loin de lui. Je le serrai fort, sans me retenir, me contusionnant. Je voulais me fondre en lui, rentrer à nouveau dans son corps. Il restait agenouillé, sans bouger. J'eus peur de le regarder, peur d'y voir encore ses craintes.
-Je t'interdis de me laisser ! Sinon je me jette de la falaise de la réserve !
Il m'encercla avec retenue, je ne savais comment il y parvenait.
-Si tu fais ça, je te jure d'aller voir les Volturi, murmura-t-il de sa voix grave, une voix légèrement différente de ces dernières heures.
Mais je ne fus pas surprise, mon ouïe était moins performante.
-Ce n'est pas juste.
-Tu sais ce qui n'est réellement pas juste ?
-Non.
Je m'attendais au pire.
-De devoir agrafer un soutien-gorge avec les yeux fermés.
Je me figeai, comprenant son allusion, l'image sous les yeux, je me sentis rougir. Je n'avais pas pensé aux implications de sa présence dans mon corps. Il me relâcha, prit mon visage entre ses mains, et m'obligea à lui faire face. J'étais confronté à son amour si évident, je me rappelais de la désolation de son corps, me rappelant ma propre désolation. Il avait souffert autant que moi sinon plus.
-Je ne te demande pas de me pardonner mon abandon, Bella, je veux juste que tu acceptes mes excuses, j'ai compris ce que je t'avais fait subir.
-Je ne t'en veux pas, je ne t'en ai jamais voulu. Je n'étais pas grand-chose.
Il voulut me couper, j'effleurai sa bouche de mes doigts, ce qui déclencha un feu ardent dans chaque parcelle de mon corps. Ce qui me rappela ce qu'il endurait chaque jour.
-Je sais que c'est difficile pour toi, j'ai compris ce que tu voulais faire et surtout j'ai admis que tu puisses m'aimer autant que je t'aime. C'est toujours incompréhensible pour moi mais je l'accepte et je ferai attention à me préserver.
-Avec Jacob dans le coin, ça va être difficile, marmonna-t-il.
Pourquoi mettait-il cela sur le tapis ?
-Mais je saurai te rappeler ce que tu viens de me dire, conclut-il ses lèvres proches des miennes.
Je passai mes mains dans ses cheveux, fébrile.
-Au moins, cette fois tu ne risques plus d'arracher mes cheveux, se moqua-t-il avec tendresse alors que je me mortifiais.
Il m'embrassa dans un effleurement qui me fit tout oublier. Puis il s'interrompit aussi vite, me laissant frustrée. Je rêvai un jour d'une étreinte plus poussée, et cela n'arriverait que quand je serais comme lui.
-Je veux que tu me transformes.
-Je veux que tu m'épouses.
Oh le traitre !
J'espère que vous êtes plus satisfaits de cette fin car elle est définitive !^^
A+
Clarisse.
