Bonjour tout le monde, bonne année à tous ^^

Je suis contente de vous livrer ce chapitre avec un peu d'avance sur mon planning personnel. Encore une fois, le chapitre suivant n'est pas terminé mais j'ai de bonnes idées de ce qu'il s'y passera donc pas de panique :) Ici au Québéc nous avons eu une vague de froid frôlant les -50 degrés et être enfermée à l'intérieur m'a permis d'écrire, donc ça va.

En tout cas, Bonne Lecture !

p.s. : Je vais faire mon possible pour vous livrer le prochain chapitre lundi prochain (13 janvier) mais je ne garantie rien... désolée d'avance pour ça.


Chapitre 03

Flash Back – Septième entretien avec le psychologue – Après la mort de Killian [Iron Man 3 pour références]

Lorsque Tony entra dans le bureau cette fois-ci, il avait avec lui le vieux casque de son armure MK 42. Il était brûlé de partout, les vitres bleues de ses yeux étaient en partie cassées ou complètement brisées, et quelques fils pendaient là où se trouvait normalement la jointure avec le torse de l'armure. Cette fois-ci, il avait payé pour deux heures de thérapie et il comptait bien utiliser ces heures avec parcimonie. Tony regarda l'homme déjà assis dans sa chaise, lui fit un salut bref de la tête et prit place dans son propre fauteuil de patient.

- Vous savez, je ne crois pas que ce soit l'invasion de la Terre le problème. J'ai des crises de panique occasionnelles mais je me suis rendu compte qu'en fait, je n'en ai rien à foutre qu'on ne soit pas seul dans ce putain d'univers. Parce qu'en fait, c'est génial, vraiment ! Quel plus grand succès pour un scientifique, ou du moins une personne avec mon intelligence, de finalement découvrir que notre univers n'est pas inhabité. Alors je me suis demandé : pourquoi ces foutues crises de panique ? Elles n'ont vraiment aucun rapport… est-ce que c'était la peur de mourir dans l'espace, loin de tout le monde ? Je ne crois pas non plus. En me lançant officiellement comme protecteur de la Terre, comme Avengers… j'ai promis que quoi qu'il arrive, je mourrais dans l'honneur.

Tony regarda le psychologue prendre des notes, inspira et regarda son casque.

- Mourir en sauvant New York, et plus encore, les bras enroulés autour d'une bombe nucléaire, c'est presque poétique. Voir la flotte ennemie immobile dans l'espace, prête à décharger tous ses vaisseaux, à envoyer chaque guerrier possible pour une simple conquête, n'est-ce pas ce que nous faisons depuis la nuit des temps ? Bien sûr les données ont changées, nos combats terre à terre se sont lentement propulsés vers la voie des airs, et maintenant c'est inter-espace.

- Où voulez-vous en venir, monsieur Stark ?

La voix du psychologue fit sursauter Tony, qui n'avait jamais entendu l'homme poser la moindre question durant les séances. Progressait-il au point où, enfin, le professionnel ressentait le besoin de gagner son argent ?

- Je… là où je veux en venir, c'est que je ne comprends pas du tout le pourquoi de mes crises de panique. J'ai besoin d'aide, je ne sais pas quoi faire, je ne sais pas quoi comprendre de ces attaques qui m'arrivent ici et là, lorsqu'on me parle de l'invasion de New York. Je veux être capable d'en parler, de faire comprendre au reste du monde ce que j'ai vu sans m'écrouler de terreur, tremblant et manquant de souffle à chaque fois. Je veux savoir ce qu'il m'est arrivé depuis que j'ai rejoint ce putain de SHIELD !

La voix de Stark, qui s'était élevée à la fin, installa un profond silence dans la pièce. Son casque d'Iron man fermement serré entre ses deux mains tremblantes dont les ongles grattaient le métal inconsciemment, Tony Stark était complètement perdu, revêtant le visage de la confusion dans son fauteuil de patient.

- Vous êtes sans doute au courant de l'histoire avec le Mandarin ? C'était plutôt inévitable aux nouvelles récemment, puisque officiellement je suis mort durant ce combat. Et bien lorsque j'ai été déclaré mort, j'étais en fait dans un petit village du Tennessee et j'ai rencontré un petit gars très sympathique, avec de grandes ambitions. Il a déclenché une de mes plus violentes crises de panique, et lorsque je ne savais plus quoi faire pour retrouver mon oxygène, pour reprendre pied, il m'a dit : Occupes-toi, fait ce que tu aimes faire le plus. Dans mon cas, évidemment, c'était la création. Bricoler mes armures, réparer des trucs, vous savez ? Alors c'est ce que j'ai fais. Je n'en ai pas fait d'autres depuis, mais je ne veux pas que ça se reproduise. Que dois-je faire ?

- Peut-être devriez-vous en parler avec quelqu'un… en parler, vraiment.

- Ce n'est pas ce que je fais ?

- En parler avec un ami, une personne qui s'est retrouvée plongée, ou pas, dans toute cette situation et qui serait à même de vous comprendre.

- Vous avez quelqu'un en particulier en tête j'imagine ?

Le psychologue le regarda en souriant.

- Et pourquoi pas Loki ?

Fin du Flash Back

Lorsque Tony se réveilla, le lendemain matin, il ne portait plus sa seconde peau Iron Man, et Loki s'était endormit sur le canapé du laboratoire. Tony ressentait encore les nombreux coups que le dieu lui avait portés pour essayer et mettre à l'épreuve la peau synthétique. Bien que cette dernière n'ait jamais été endommagée, il pouvait ressentir les nombreux hématomes qui s'étaient créés, et il commençait à regretter d'avoir demandé à une personne aussi forte de l'avoir frappé sans arrêt pendant plusieurs heures.

L'ingénieur se releva, enfila sa veste de sport qui trainait sur un fauteuil et sortit du laboratoire avec la ferme intention de prendre une immense tasse de café bien chaud. Il rajouterait peut-être un peu d'alcool fort, pour effacer sa douleur.

- Jarvis, as-tu bien enregistré les essais d'hier ?

- Oui monsieur. J'ai également constaté que toutes les puces sont toujours fonctionnelles et aptes à fonctionner. Allez-vous essayer de revêtir l'armure à distance aujourd'hui ?

- Je crois que je vais faire une petite pause aujourd'hui Jarvis. J'ai un invité et je ne crois pas qu'il aime passer autant de temps que moi dans le laboratoire.

- Tu sais ce que j'aime maintenant ? Demanda la voix narquoise de Loki à l'entrée de la cuisine.

Tony se retourna et lui lança un sourire charmeur.

- Bien sûr que je sais ce que tu aimes… un dieu nordique, magicien, ne doit sûrement pas apprécier de rester enfermé entre quatre murs de béton, à entendre parler de trucs qu'il ne comprend même pas…

- Être enfermé entre quatre murs, je connais plutôt bien, merci. Cette fois au moins je ne suis pas seul, siffla Loki en allant se chercher une tasse sans regarder le génie.

Stark le regarda tandis qu'il l'ignorait royalement. Il avait réussit à faire une gaffe dès le réveil… ça allait mal… songea-t-il. Loki s'accouda tout de même au comptoir face au reste de la pièce, tout près de lui, sirotant lentement son café bien chaud. C'était toujours étrange de voir ce grand dieu, habillé en humain, boire des trucs humains, mais garder tout de même sa prestance divine.

Stark croyait bien savoir ce qui l'avait attiré chez lui. Un tel être presque intouchable, inatteignable, à portée de mains, à portée de peau… pourquoi cracher sur une telle opportunité ?

- Sais-tu ce qu'est un psychologue Loki ? Demanda Tony.

- J'ai peut-être été enfermé la majorité de ma vie, mais je sais quand même ce qu'est un psychologue, pourquoi donc ? Demanda le dieu, suspicieux.

- Parce que depuis ton petit manège sur Terre, j'ai quelques… problèmes, qui m'ont obligés à rencontrer un psychologue.

Loki éclata de rire, ce qui offusqua le génie. Se sentant automatiquement repoussé, Tony avala le reste de son café d'un trait, déposa la tasse dans l'évier et jeta un bref regard à Loki, qui le regardait sans trop comprendre sa réaction.

- Je vais être dans mon laboratoire, fait ce que tu veux.

- Stark…

Mais le milliardaire ne se retourna pas et descendit dans son laboratoire, alors même qu'il s'était promis de ne pas y retourner aujourd'hui. Enfermé entre ses quatre murs, il réessaya d'attirer l'armure Iron Man jusqu'à lui, bras tendu vers sa table de travail. Avec la MK42, il avait réussit à l'attirer par la pensée, mais la crise de Pepper l'avait obligé à supprimer quelques travaux. Les plus récents y avait passé et il n'avait pas songé que, peut-être, la folie de Pepper puisse être un simple obstacle dans sa carrière de super héro. Alors il avait espéré que Jarvis se souvienne de quelques formules…

Mais Jarvis n'était qu'un ordinateur.

Et puis il pouvait très bien travailler des heures et des heures sur son armure, au moins ça le distrayait de ses crises de panique…

/…/

Loki regarda l'ingénieur sortir de la cuisine en souriant, bien que son sourire ne soit pas très vrai. Il essayait avec bien du mal de comprendre cet homme, de comprendre le pourquoi du comment, mais surtout, il ne comprenait pas pourquoi Tony Stark, le plus humain des humains, s'intéresse à une personne comme lui.

Il avait attiré du mal à toutes les personnes autour de lui, et son titre de dieu du chaos ne l'aidait en rien. Il savait qu'il avait changé dans sa prison d'Asgard, lorsque Frigga était morte, mais il ne se reconnaissait plus, à vrai dire. Il ne se sentait plus pareil, il n'avait présentement pas envie de causer du tord, et ça le dérangeait vraiment…

Il décida d'aller déranger Stark, question de rattraper ses bonnes vieilles habitudes.

Lorsque Loki arriva en bas des escaliers, et qu'il se retrouva face au laboratoire vitré, il soupira.

Avait-il vraiment envie de déranger Stark ? Il pourrait le laisser seul, lui foutre la paix et s'en aller, tout simplement. Cette dernière option le tenta définitivement, mais que ferait-il hors des murs de cette maison ? Thor le retrouverait et croirait qu'il s'est vraiment enfuit de son propre chef… il passerait alors le reste de son temps dans une double, une triple prison, cachée dans les coffres d'Asgard, à coups sûrs. Il préférait de loin le confort, et la compagnie, de Tony.

Décidant de ne pas le déranger, il remonta les escaliers.

/…/

Tony vit bien du coin de l'œil Loki, face à son laboratoire. Il avait bien vu le regard du dieu, balancé entre deux décisions visiblement difficiles à prendre. Mais sa résolution de remonter à l'étage surprit Tony et le déçu bien plus qu'il n'aurait voulu se l'avouer. La présence du dieu dans son laboratoire rajoutait une touche de vie, que Tony ne dégageait pas beaucoup lorsqu'il était immobile devant son ordinateur à programmer diverses choses.

Après plusieurs minutes à regarder les mêmes séries de code la tête ailleurs, Tony laissa tomber le stylet avec lequel il jouait distraitement depuis plusieurs minutes et se leva de sa chaise de bureau. Sa porte vitrée s'ouvrit devant lui, merci Jarvis, et il escalada les marches une à une en tentant de garder son calme.

Loki n'était nulle part en vue, dans aucune des pièces communes. Le cœur de Tony commença à débattre, craignant que le dieu s'était finalement décidé à quitter la maison.

- Jarvis, est-ce que Jarvis est encore dans la maison ?

- Il est dans sa chambre monsieur.

- Merci Jarvis.

Tony n'hésita pas une seule seconde et se dirigea vers la chambre du dieu. Il cogna trois fois sur la porte en bois jusqu'à ce que la voix de Loki se fasse entendre, lui permettant d'entrer. Le génie tourna la poignée de porte et ouvrit le battant jusqu'à ce qu'il voit le dieu face à la fenêtre, de dos à l'entrée. Tony fit un pas à l'intérieur, balancé entre ses envies et sa raison, s'empêchant de rejoindre le dieu dans un geste trop intime pour le moment.

- Depuis que tu as foutu le bordel à New York, je consulte un psychologue pour mes crises de panique. Je sais que je te l'ai déjà dit, mais je ne suis plus capable de penser à tout ce qui s'est passé, je ne suis plus capable de m'imaginer dans l'espace, lorsque je me suis presque fait exploser avec la bombe nucléaire qui était destinée à la ville de New York. Ce n'est pas complètement de ta faute, Lokes… disons que les Chitauris ont été en grande partie responsables de cette… solution drastique. Je ne savais pas avant l'année passée que les dieux existaient, ni même les extraterrestres. Bien sûr, nous doutions, et par nous j'entends les scientifiques, les chercheurs et les cinglés de raelistes… Bref, j'ai vécu une très dure période, ce fut un choc de découvrir tout ça.

Loki ne se retourna toujours pas, bien que ses bras, autrefois croisés, fussent maintenant tendus le long de son corps. L'homme regarda Stark via la fenêtre devant lui, curieux de savoir pourquoi le brun était nerveux au point de jouer avec ses doigts.

Tony décida de s'approcher un peu, son ton de voix baissant également au fur et à mesure qu'il s'approchait.

- Tu m'as déjà demandé pourquoi toi, et je ne suis même pas certain de pouvoir te donner une vraie réponse Lokes. Je ne sais pas pourquoi je t'ai fais cette offre, ni pourquoi j'ai ressentit le besoin de te parler ce jour-là, lorsque tu étais défait dans ma tour. Ça me semblait logique, mais j'ai aussi senti que c'était ma dernière chance avant que toute cette histoire de dieux ne se termine… alors j'ai saisit l'opportunité.

Loki se retourna brusquement, son visage exprimant la déception et la colère.

- Alors je ne suis qu'un moyen de prouver que les dieux existent sur Midgard ? Je ne suis là que parce que tu étais trop égoïste, et que tu voulais être le seul à toucher à un dieu ? À parler avec un dieu? À coucher avec un dieu ? Tu veux juste –

Tony se jeta sur les lèvres de Loki, désirant le faire taire le plus vite possible. Les mains accrochées aux longs cheveux noirs, il échangea un baiser brutal, passionnel et étouffant. Toutefois, Loki le rejeta brutalement et Tony percuta le mur à toute vitesse.

Loki entendit un bruit d'os brisé et réalisa aussitôt jusqu'à quel point il avait perdu le contrôle. Sans perdre une seconde, il s'approcha de l'humain et vérifia les blessures, mais avant qu'il n'ait eu le temps d'activer sa magie, Stark se relevait, portant sa seconde peau dorée.

La main levée vers Loki pour ne pas qu'il s'approche, il lança :

- Ça va, j'ai compris Loki. J'abandonne.

Et il quitta la pièce sans rajouter un seul mot.


À suivre...


Ah, je n'ai pas su résister à cette fin chiante ^^ J'espère que vous serez au rendez-vous pour le prochain chapitre :)

À plus,

LEM