Bonjour à tous.

Je vais cesser ce m'excuse pour l'attente parce que de toute manière je seras toujours très lente je suppose ! *contrite*
Cependant je tenais à vous offrir un chapitre avant Noël comme un petit cadeau en avance et je vous promets de faire des efforts.

Pardon pour la non-réponse aux reviews mais j'ai pensé que vous préféreriez recevoir le chapitre au lieu de mes commentaires. Je répondrais aux prochaines reviews.

Bonne lecture, j'espère que cela vous plaira toujours autant.


Chapitre 4

Dumbledore frappa du poing sur la table. Pour la première fois les membres de l'Ordre ressentirent de la crainte en regardant leur chef. Des plis de contrariété barraient le front du vieux mage, et ses yeux avaient perdu leur étincelle joueuse depuis un moment.

« Au nom de Merlin où est-passé ce gamin ! S'écria-t-il furieux. »

Harry Potter, le garçon prodigue qui était censé être leur bouclier face à Voldemort avait disparu. Envolé. Evaporé.

Même ses fidèles amis Ron et Hermione, pourtant interrogés jusqu'à les en faire pleurer n'avaient aucune idée d'où il avait bien pu passer. Harry ne leur avait rien dit et s'était éclipsé après les cours du matin, juste avant le déjeuner.

Dumbledore était surpris il devait bien l'avouer. Jamais il n'aurait cru que le jeune homme aurait caché quoi que ce soit à ses meilleurs amis. Il avait l'air de ne jurer que par eux…

Ce qui était surprenant c'était aussi le fait que rien ni personne n'ait détecter la moindre trace de lui. S'il était partit de lui-même il n'avait emporté aucune affaire excepté sa baguette et n'avait avertit personne avant de se volatiliser en plein milieu de la journée. Ce scénario paraissait surprenant à Dumbledore et il était plus que sceptique face à cette hypothèse. Cela l'amenait donc à penser que le gamin avait été enlevé.

Mais comment ? Les protections du château n'avaient en aucun cas étaient attaquées même subtilement et discrètement. Il était absolument certain que personne n'était entré pour enlever l'Elu alors quoi ? Comment est-ce que l'enfant aurait-il pu être capturé ? Peut-être était-il caché à l'intérieur de Poudlard mais en tant que Directeur, Albus pouvait détecter toutes les signatures magiques des étudiants et professeurs inscrits dans l'école à l'instant même. C'était d'ailleurs ainsi qu'il savait toujours qui était où.

Malheureusement il n'y avait pas d'enregistrement si on pouvait dire ça ainsi. Il n'avait aucun moyen de retracer le cheminement des personnes présentes, il ne pouvait le voir qu'en temps réel.

Même si Harry s'était caché au fin fond d'une salle perdue à un étage inconnu, il aurait pu le trouver.

Sauf dans certaines zones, pensa-t-il amèrement à la Chambre des Secrets.

Il y avait cette possibilité que Potter se cache dans la Chambre, après tout il était le seul avec Voldemort pouvant y accéder. Mais pourquoi l'aurait-il fait ? Il n'avait rien à manger, rien pour y vivre et d'après ce que Fumseck lui avait dit, la Chambre était loin d'être l'endroit le plus plaisant à vivre. Ca ne lui semblait que très peu probable là encore.

Un éclair de lucidité lui traversa l'esprit. Et si personne n'était entré mais que le gamin était sortit et que quelqu'un l'attendait de l'autre côté des protections de Poudlard ? Après tout rien n'empêchait un élève de sortir des charmes de défenses mais les grilles de Poudlard étaient scellées et les frontières des protections étaient très enfoncées dans la Forêt Interdite. Il n'aurait pu aller jusque là haut à pieds.

Il devait tout de même vérifier, c'était l'hypothèse la plus logique qu'il ait trouvé jusque là.

Dumbledore se leva et les membres de l'Ordre assis autour de la table au Square Grimmaurd l'imitèrent.

« Je vais vérifier qu'Harry n'est pas sortit lui-même de l'enceinte du château. Annonça-t-il. Kingsley, Fudge est-il toujours borné ? »

« Oui Monsieur, il refuse d'écouter et persiste à retirer les Aurors des secondes zones pour les rapatrier autour du Ministère et de Londres. Visiblement il craint pour sa sécurité, répondit l'homme de sa voix grave. »

« Bon sang ce crétin va nous faire tuer. Ne lui avez-vous pas dis que si nous perdons les villes moyennes qui entoure Londres, le Ministère sera encerclé ? Tom à déjà pris position à l'Est et au Sud, de plus il continue à lancer des raid pour acquérir et installer des bases au Nord. »

« Je sais Monsieur, mais les murmures de Lucius Malfoy sont certainement plus convainquant que les miens aux oreilles de Fudge. »

« Malfoy ? »

« Oui, Monsieur, il encourage le ministre à replier les Aurors en un groupe massif à Londres et à se faire entourer de gardes constamment. Soi-disant que Fudge serait une cible privilégiée sur la liste de Vous-Savez-Qui, soupira-t-il. »

« Tom n'a pas besoin de le faire assassiner, au contraire, cet homme est un pantin dans les mains de Malfoy, ironisa Dumbledore ayant perdu son masque de gentillesse. Il va faire très attention à ce que son ministre favori ne meure pas. »

Le directeur se passa une main lasse sur le visage.

J'ai fais une bêtise en laissant Fudge prendre les rênes du ministère, se morigéna-t-il silencieusement. Je pensais laisser ainsi une marge de manœuvre pour Poudlard et pouvoir garder un ascendant certain au Ministère. Je n'avais pas pensé que Lucius serait plus rapide que moi. J'aurais du me douter que ce baratineur hors pair saurait attirer Fudge avec sa bourse pleine de gallions. Si quelqu'un comme Amélia Bones ou Kingsley était aux commandes, certes ils ne m'auraient pas laissés agir sans rien dire mais au moins ils n'auraient pas jouer les autruches ni fait courir le pays à la ruine !

Le vieil homme se secoua. Il n'était plus temps de se laisser aller. Il fallait faire avec et se démener pour faire reculer l'invasion latente de Tom. Et surtout retrouver ce maudit gamin fuyard…

xXx

Harry se laissa tomber sur le sol de sa cellule en baillant. Qu'il était heureux de ne plus avoir cette maudite muselière lui tordant le museau et ce collier trop lourd et agressif. Cela faisait deux jours que l'épisode de magie s'était déroulé dans la salle de réunion et depuis Voldemort n'était plus revenu le voir.

Cela contrariait Harry plus qu'il ne voulait l'admettre. Il s'ennuyait tout seul à tourner en rond dans son cachot. Avec Voldemort il assistait aux compte rendus, il pouvait apprendre de la vie et la hiérarchie des Mangemorts.

Oui apprendre.

Cela le mortifiait mais il était fasciné par la vie au sein du Château de Salazar, comme il avait finit par savoir où il se trouvait. Il avait été formaté pour penser en noir et blanc et avait appris à voir les Mangemorts comme des êtres assoiffés de sang, organisant des orgies bestiales où ils violaient femmes et enfants et chérissant la torture. A présent il se rendait compte de sa stupidité.

Certes ils n'étaient pas tendres, les Mangemorts étaient des combattants aguerris sachant massacrer quand il le fallait. Probablement savaient-ils très bien torturer un prisonnier aussi et en effet certains d'entre eux étaient complètement barges, mais globalement, ils étaient une armée.

Une armée comme d'autres et Harry prenait conscience que rien n'était tout blanc ou tout noir et que cette vision manichéenne des choses aurait conduit à faire de lui une arme bête et fidèle à une cause dictée.

Il se sentait honteux, comme trahissant ses amis et ceux qui avaient été là pour lui depuis qu'il avait découvert le monde des sorciers, mais il en venait à se demander si on n'avait pas occulter plus de choses en lui parlant de la guerre. Par exemple les motivations des Mangemorts. Du point de vue de Ron et de ce que Dumbledore avait sous-entendus, les sorciers de Sang Pur serait partisans d'un génocide des Moldus et de l'asservissement des Cracmols et Nés Moldus. Mais encore une fois, n'était-ce pas trop…extrême ?

Il se sentait souillé par ses pensées. Comment pouvait-il tourner ainsi le dos à son propre camp en songeant que ses ennemis n'étaient peut-être pas aussi mauvais ? Comment pouvait-il faire ça alors que Ron et Hermione, voir Ginny, Neville et les autres Gryffondors devaient être terrifiés pour lui ? Cela faisait trois semaines qu'il avait disparu après tout…

Parallèlement et surtout paradoxalement à sa honte, il se sentait en colère d'avoir été élevé dans l'optique de classer les choses en deux camps nets et propres. Personne n'avait cherché à lui montrer son erreur. Personne n'avait tenté de lui enseigner à nuancer et à voir qu'en face de lui, il n'y avait pas des ennemis monstrueux mais des ennemis humains défendant leur cause comme eux. Peut-être leur méthodes, leurs causes ou autres étaient-elles contestables mais rien que prendre conscience de ce fait changeait les choses pour lui. Et ce sentiment faible mais persistant de n'être qu'un pion sur un échiquier se faisait sentir de plus en plus.

xXx

Voldemort était assis à son bureau dans ses appartements personnels. Cela faisait deux jours entiers qu'il cherchait sans relâche quelle pouvait être la nature du lien l'unissant à Potter et surtout d'où provenait-il.

Il ne s'expliquait toujours pas ce qui avait bien pu se passer lorsqu'il avait perdu le contrôle de sa magie mais une chose était sûre : depuis ce moment sa magie semblait apaisée et satisfaite. Alors qu'avant elle était toujours en furie, toujours prompte à sortir et détruire quelque chose, c'était presque comme si elle avait enfin reçue ce qu'elle attendait. Elle bourdonnait doucement en lui, paresseuse, et le caressant comme une amie. Comme si elle avait pris conscience de lui, et à sa manière, prenait soin de lui.

Je deviens fou pour penser ça ! Songea-t-il en se prenant la tête entre les mains.

Nerveux, il se releva vivement et sa main frappa le coin de la table violemment. Il siffla en Fourchelang et observa sa main. Super, il avait une coupure sur le dos de la main, pas profonde mais gênante.

Une douce lueur l'entoura alors et un fin filament noire s'éleva autour de lui. Ecarquillant les yeux de surprise, Voldemort resta immobile, observant le filament d'énergie. Celui-ci s'enroula autour de sa main, caressant sa peau avant de se fondre dedans. Sous les yeux choqués du Seigneur des Ténèbres, la coupure se referma d'elle-même en picotant. Lorsque ce fut fait, un frémissement de bien-être le parcourut, comme si sa magie le prenait dans ses bras.

Sous le choc, Voldemort se laissa retomber sur sa chaise. Au nom de Serpentard, qu'est-ce que Potter lui avait fait ?

xXx

Harry ouvrit un œil en dressant les oreilles. Il était roulé en boule dans sa cellule et s'était endormi après avoir reçu sa gamelle du soir. Un peu pataud, il bailla à s'en décrocher la mâchoire et redressa la tête. Il entendait des pas dans le couloir. Curieux, normalement personne ne passait ici aussi tard et il se demandait qui pouvait bien traîner par ici.

Les pas se rapprochèrent et il se redressa prudemment sur son arrière-train. Tendant l'oreille il perçut une conversation se tenant entre les deux gardes responsable de sa cellule.

« Elle veut venir le voir, qu'est-ce que tu veux qu'on y fasse. »

« Mais le Maître ne veut pas que quiconque entre ici, c'est SA bestiole et il ne laisse personne venir la voir. Et puis d'abord comment sait-elle que cette bête existe ? Elle vient seulement de rentrer de mission. »

« Bah je suppose que sa sœur lui en a parlé ou alors elle a entendu des recrues. De toute façon ça ne change rien, elle a dit qu'elle voulait voir ce qui pouvait tant amuser son Maître pour qu'il l'emmène partout avec lui. »

« Mais si le Maître le sait il va nous étriper ! Il a strictement interdit cet accès ! »

« Je sais moi aussi je suis mort de peur à l'idée qu'il le sache mais tu crois qu'on peut lui dire non ? Tu te souviens de ce qu'elle a fait à Bulstrode simplement parce qu'il l'avait offensé ? Il ne doit y avoir que Greyback et Nott qui ne se couche pas face à elle ! Même Malfoy ne cherche pas à lui donner des ordres ! Le Maître n'en saura surement rien et ça nous évitera de nous frotter à elle ! »

« T'es sure qu'elle veut juste le regarder et rien lui faire ? Si le chien a une blessure elle n'aura aucun problème à nous accuser ! »

« On a pas vraiment le choix… »

Perplexe, Harry s'interrogea sur qui était cette mystérieuse « elle » qui tenait à le voir et était capable de pousser les gardes à désobéir à Voldemort sous crainte de représailles. En tout cas cela confirmait bien ses impressions sur le fait qu'il existait une certaine hiérarchie au sein des Mangemorts. Mais une hiérarchie incontrôlée.

Voldemort ne se préoccupait pas de l'interne, des relations inter-mangemorts et de l'ordre qui s'était établi dans ses troupes. Les Mangemorts avaient un mode de fonctionnement qui faisait qu'ils avaient besoin d'un ordre stricte dans la hiérarchie. Ils avaient besoin que les rôles soient distribués clairement autrement c'était la guerre pour celui qui obtiendrait le pouvoir sur les autres. Comme le Lord Noir n'avait laissé aucune directive à ce propos, les Mangemorts se débattaient comme ils pouvaient entre ceux qui se faisaient écraser par les autres et ceux qui jouaient les tyrans.

Si pour Voldemort cela n'avait aucun intérêt, du point de vue de Harry c'était sincèrement un aspect négatif pour lui et ça pourrait lui jouer des tours. Une bonne cohésion de ses troupes était un avantage que le Lord n'avait pas visiblement. Enfin, ce n'était pas Harry qui allait le lui dire.

D'autres pas se firent entendre, des pas d'une femme portant des talons clairement. La fameuse « elle » venait le voir.

La porte s'entrouvrit et devant la cellule d'Harry, le contemplant avec mépris, se tenait Bellatrix Lestrange dans toute sa splendeur.

La stupeur immobilisa Harry tandis qu'elle le regardait de bas en haut avec dédain.

« Et bien c'est cela que mon Maître traîne derrière lui ? Cette chose est si pathétique ! Renifla-t-elle. »

Ces mots déclenchèrent une fureur qu'il ne se savait pas avoir en Harry. Ca plus la responsabilité de cette femme dans la mort de Sirius, c'était trop. Le grand loup se releva, chancelant un peu avant de grogner férocement et de se jeter contre les barreaux.

La femme se contenta de hausser un sourcil moqueur avant de dédaigner sa baguette sous les yeux des gardes accourus en entendant les grognements du loup.

« Ah tu veux jouer avec moi pauvre bête ? Susurra-t-elle. »

« Madame, il ne faut pas…bafouilla l'un des gardes avant de se faire violemment interrompre. »

« La ferme cloporte, personne ne t'as dis de l'ouvrir ! »

Bellatrix leva sa baguette vers le loup rôdant furieusement devant les barreaux. Mais alors qu'elle s'apprêtait à lui lancer un sortilège très douloureux assurément, une voix glaciale la stoppa à son tour.

« Que crois-tu donc faire Bella ? »

La Mangemorte fit volte face, se retrouvant face à son Maître qui arborait une expression de colère froide. Les deux gardes se jetèrent au sol, priant certainement pour leur salut.

« Maître, comme je suis heureuse de pouvoir vous servir à nouveau, minauda-t-elle en s'inclinant presque…coquettement. »

« Bella je t'ai posé une question. J'ai interdit de venir ici et encore plus de toucher à MA bête, siffla Voldemort. »

« Pardonnez moi mon Seigneur, je voulais simplement voir ce qui vous amusez tant et j'ai cru devoir punir cette chose lorsqu'elle a grogné sur moi, répondit la femme en se faisant humble et contrite. »

« Que je ne t'y reprenne pas. »

Harry était surpris, surpris de voir avec qu'elle facilité cette salope allait s'en sortir alors que Voldemort avait torturé Dolohov pour avoir essayé de le blesser. C'est en voyant le regard qu'échangèrent les deux gardes qu'il comprit.

Frappé d'horreur, il comprit que si cette femme jouissait d'autant de pouvoir chez les Mangemorts c'était parce que tous étaient persuadés qu'elle était l'amante de Voldemort. Il était plus indulgent avec elle, il ne la punissait pas comme les autres et Harry avait déjà entendu dire qu'elle faisait partit de ses plus loyaux et fidèles Mangemorts, qu'elle était allée à Azkaban pour lui…

L'idée que cette conasse manipulatrice, que cette garce, puisse toucher Voldemort lui était insupportable et il eut envie de vomir lorsqu'il les imagina ensemble. Il ne comprenait pas pourquoi il ressentait ça mais c'était plus fort que lui. Il regarda comme dans un brouillard le Lord se tourner vers les deux gardes à terre pour les transpercer de son regard rouge.

« Alors vous désobéissez à mes ordres tous les deux ? J'avais interdits que quiconque entre ici ! »

Et il leur lança le Doloris. Derrière lui, Bellatrix souriait, ravie d'être témoin de cela et prenait plaisir au spectacle.

Pour Harry l'injustice était insupportable. Cette femme qui terrifiait les Mangemorts, jouait les dictateurs et les bourreaux auprès d'eux, s'en sortait sans une égratignure alors que les deux pauvres gardes hurlaient leur douleur. Voldemort devait se moquer de toute ces pressions et ces rangs de hiérarchies sous jacents mais cela lui faisait commettre des erreurs et Harry ne s'étonnait plus que certains trahissent et deviennent des espions ou des déserteurs. Qui voudraient vivre ici ou la présumée amante du Maître était comme une épée de Damoclès au dessus de sa tête ?


To be continued