Nda : bon, j'ai mis un comm' mais il est illisible, alors je vous le fais là : allez sur mon blog : http/lucioleandco. !

Chapitre 4 : ben ça alors !

- Mais pourquoiiiiiiii, Baaaaaaaaaan ? demanda Ginji (nda : tiens c'est vrai ça , mais pourquoi, ban ?)

- Par-ce-que !

- Tu peux pas reporter ton rendez-vous à cet après-midi ?

- Nan, c'est un psy très prisé, il a des tas de clients, si j'annule je ne pourrais le voir que dans trois mois.

- Alleeez ! s'il te plais s'il te plais s'il te plais ! implora un Ginji SD accroché à la jambe gauche de son ami vénéré, tel un vieux chewing-gum collé à la semelle d'une converse.

- Non, non et non Ginji ! C'est pas la peine de pleurnicher … et lâche ma jambe tout de suite ! fit-il en la secouant. Mais Ginji superglue en pleurs ne lâcha pas l'affaire (nda : la jambe, donc… faut suivre un peu les enfants !).

- De toute façon je ne vois pas en quoi ma présence est indispensable pour l'anniversaire du babouin en chef !

- Mais c'est notre ami et… maieuh Shido n'est pas un babouin !

- écoute mon pote, il est vital pour moi que j'aille me faire soigner et puis le sing…Shido sera avec ses VRAIS amis… il ne me regrettera pas, tu sais…

- Gnacord…

Ban ramassa Ginji, le secoua pour qu'il reprenne une forme et une taille normale et sortit les clés de la coccinelle de sa poche.

- Je serais de retour avant midi, j'espère… ah, et dis à au revoir à Proust de ma part !

- Il va me manquer…

- Eh, c'est toi qui voulait l'offrir à Shido, non ? Allez, j'y vais, bye !

Il ébouriffa les cheveux du blondinet tout tristounet puis, pris d'une impulsion soudaine (Shido : il se mit à faire la danse du ventre ! Nda : fait gaffe toi, je vais bientôt m'occuper de ton cas…) il déposa un petit baiser sur le front de l'empereur de la foudre… lequel en resta pantois, alors que le brun s'installa dans la voiture et démarra mine de rien.

Quelques kilomètres plus tard, le « mine de rien » n'était plus d'actualité, mais alors plus du tout du tout pffft envolé ! Le détenteur du Jagan suait et tremblait.

- Bordel… mais je vais pas bien moi, pourquoi j'ai embrassé l'autre ahuri ? Instinct maternel, je ne vois que ça… (nda : wa l'autre hé ! A d'autres !)

Il faillit louper le grand immeuble blanc où se trouvait le cabinet du Dr. Kabanea. Inspirant un grand coup, il sonna, entra et attendit son tour à l'accueil. Quelques minutes plus tard, il faisait face à une charmante infirmière qui lui demanda en souriant :

- Monsieur ? Vous aviez rendez-vous ?

- Oui, je suis Mido Ban. J'ai rendez-vous ce matin à 9 heures…répondit-il nerveusement

- Vous pouvez vous installer dans la salle d'attente, fit-elle en désignant une porte vitrée

Les mains dans les poches, il traîna ses pieds jusqu'à une chaise, la seule de libre (nda : sinon c'est pas drôle) qu'une petite vielle décrépite lui piqua en un éclair, pour la bonne cause…

- Excusez-moi, dit-il d'un ton qui se voulait mielleux mais qui fut perçu comme passablement énervé, mais il me semble que j'étais là avant vous, madame.

- Oh, mais vous n'allez pas reprocher à une vieille dame fatiguée et malade de vouloir s'asseoir alors que la jeunesse a assez de force pour rester debout !

Ban sentit alors les regard outrés et choqués des autres patients. Mais voilà, Ban il les emmerdait les autres clients bien pensants qui puaient la bonne éducation à des kilomètres à la ronde et continua sur sa lancée :

- Et ben, pour une vieillesse fatiguée vous êtes arrivée à poser vos miches sur cette chaise drôlement vite…

- Oh ! Vous n'êtes qu'un … qu'un

- Vas-y j'attends, je ne suis qu'un « quoi » ?

- Garnement !

- Oh, je suis sûr que vous pouvez faire mieux…

- Polisson !

- Pathétique, rétorqua-t-il en regardant ses ongles

- Ah c'est comme ça … alors… fumier !

- Pov vieille !

- Crétin !

- Momie !

- Abruti !

- Sorcière !

- Primate !

Bref une joyeuse bataille de jurons exotiques qui ne tarda pas à alarmer le personnel :

- Messieurs dames ! Je vous en prie !

Ban se tourna vers l'infirmière :

- Hein ? mais c'est elle qu'a commencé !

- Calmez-vous enfin ! Madame Pouchet, c'est à vous…

- Je viens, fit-elle avant le balancer son châle par dessus l'épaule en faisait gaffe à ce qu'il arrive dans la figure de Ban. Hu !

Du coup, Ban pu récupérer sa place. Les autres le regardèrent comme une bête de foire.

- Quoi ? Vous voulez ma photo !

Les regards changèrent de direction ou replongèrent dans les Gala , Marie-claire , L'équipe et autres magazines de toute salle d'attente qui se respecte. Ban se prit à penser qu'il aurait préféré rester avec les autres et le chimpanzé super bien membré (Shido : comment il sait ça lui ?), mais pris de fatigue, il s'endormi sur sa chaise, un filet de bave accroché au coin de sa bouche. Une sieste d'une demi-heure plus tard, une infirmière vint le réveiller doucement.

- Monsieur ?

- Gneuh ?

- C'est à vous…

- Gnarrive…

Il suivit l'infirmière jusqu'à un couloir donnant sur une porte en bois vernie dans laquelle était gravée aux lettre dorées : Dr C.Kabanea.

- Je vous laisse vous installer, dit-elle en se dirigeant vers une autre pièce contenant des dossiers (nda : wow j'ai le pouvoir de voir à travers les portes).

Le brun voulut la remercier, mais soudain son attention fut attirée par une ombre furtive traversant le couloir. C'est drôle pensa-t-il on aurait dit… nan j'ai rêvé. Il entra dans la pièce du docteur qui n'était pas encore là. Ban examina les lieux : un bureau japonais en bois noir laqué assorti à une petite table sur laquelle était posé un service à thé, un tapis rouge et moelleux passait sous la table et le fauteuil du patient, noir lui aussi. Pour apporter de la luminosité, les murs étaient blancs et ornés de quelques estampes. Simple mais diablement cher tout ça, pensa-t-il. Il s'assit sur le fauteuil pour en tester le confort et, sans hésiter, s'y allongea de tout son long. Il eut à peine le temps de fermer les yeux que la porte s'ouvrit. Le Dr. Kabanea venait d'entrer. Ban ne pu apercevoir que son dos en tordant son cou depuis le fauteuil.

- Restez allongé , lui conseilla le psy, vous risqueriez d'avoir un torticolis…

Un torticolis… il aurait préféré en avoir un tiens, plutôt que de rester ici. S'accrochant aux accoudoirs du fauteuil il resta crispé et pria pour que la voix du Dr. Kabanea ne soit pas celle qui appartenait à la personne qu'il avait le moins envie de voir. Mais manque de bol, (Ban : ah parce que tu trouves que j'en avais du bol, avant ?) la voix du Dr. Kabanea appartenait bel et bien au Dr. Kabanea, même que ouais !

- Alors, fit la voix traînante du docteur, à qui avons-nous affaire ? Oh, tiens (nda : là, il vient de lire le nom de Ban dans le carnet des rendez-vous) comme c'est amusant !

- Je veux partir…

- Mido Ban , toi ici !

- Fiches-moi la paix…

- Je ne m'attendait pas à te voir ici un jour, fit-il en riant

- Ah ouais, et bien moi aussi j'mattendais pas à te voir ici, JACKAL !

Akabane (nda : oui, bon maintenant je pense que tout le monde a compris que c'était lui… oui bon sauf un, là au fond, qui dormait) fit face au brun et lui fit son plus beau sourire de psychopathe sans truquages.(nda : et on essuie la bave qui vient de tomber sur les claviers, merci !).

- Alors, dit-il d'un ton enjoué, qu'avons-nous comme problème ?

- Rien, ça te regarde pas !

- Voyez-vous ça… Un problème avec ton subconscient ?

- Il va très bien merci pour lui !

- C'est à propos de Ginji ?

- Hein ? Euh… quoi… comment ça ?

- Tu sais, fit –il en tournant autour de Ban, il va falloir être plus coopératif, ouvre-toi à moi, Ban.

- C'est bien ça qui me fait peur… pourquoi tu veux m'ouvrir ? (nda : scalpels ?)

- Je sui médecin, par conséquent rien de ce que tu me diras ne sera révélé à d'autres personnes…

- Parske toi tu raconterais ta vie à un inconnu, peut-être ? fit-il perplexe

- Bien sûr, je peux te parler de moi ça peut t'aider à te débloquer…

- Suis pas certain d'en avoir très envie…

- Tiens, parlons de ma mère, je sais qu'elle adorait les trains fantômes…

- Et c'est là qu'elle a rencontré ton père, niark niark !

Ah oui mais non, Ban. Akabane il essaye de t'aider, là et c'est pas tous les jours, alors si tu continues à l'emmerder il va y avoir un moment où il va péter un câble et devenir le célèbre acuponcteur aux scalpels. Alors sers les fesses et libère toi c'est un ordre.

- Ouaw ! Mon subconscient vient de me parler… (nda : mais nan abruti, c'est moi !)

- Ah ?

- Bon d'accord ! Voilà, t'es content ?

- Oui, mais je me conterais de sourire plutôt que de sautiller de joie, vois-tu ?

- Je vois oui… pfff (Ban : Akabane en tutu qui sautille avec ses petits patins de danse c'est kekchose à voir quand même !)

Alors que notre héro (nda : … Ban : quoi ? Nda : bah c'est le « héro » qui me gène un peu… Ban : méchante !) allait se libérer il entendit un son qu'il reconnu immédiatement, genre « miaou » ou quelque chose comme ça…

- Ah non ! Pas lui ! Pas ici !

D'un bond il sortit du fauteuil et ouvrit la porte du cabinet (nda : non, pas les waters !) pour tomber nez-à-nez avec Proust.

- Mais c'est pas vrai ! Il m'a quand-même pas suivi !

Tout innocent, Proust vient se frotter contre ses jambes et ronronnant d'affection.

- Merde alors… t'es pas possible toi !

A l'autre bout du couloir des bruits de pas précipités se firent entendre.

- Ah il est là, fit le nouveau venu tout essoufflé… merci de… Ban !

- Sh… Shi… Shido ?

- Quelles joyeuses retrouvailles ! s'exclama Akabane

Les deux ennemis se tournèrent vers le docteur et pointèrent leur vis-à-vis du doigt :

- Qu'est-ce qu'il fiche ici celui-là ? firent-ils d'une seule voix

- Quelle histoire…mon petit Shido tu veux bien reprendre ton animal et sortir, j'ai une lourde tâche à accomplir : soigner ce pauvre Ban dit-il en ajoutant quelques gestes théâtraux.

- Ben voyons, vive le secret professionnel…

- Quoi ? Lui ? Se faire soigner ? Demanda le dresseur avec un sourire goguenard.

- Mais nan, tu vois bien, je suis passé apporter du beurre et un pot de confiture à ma mère-grand !

Akabane fit signe à Shido de s'en aller avant que les choses ne s'enveniment encore plus. Ban se rallongea sur le fauteuil.

- c'est confortable ce truc… t'as jamais eu des clients qui s'endorment dedans ?

- quelque fois oui, répondit-il d'un ton amusé

- le chat, c'est Ginji…

- Comment ?

- Le chat, là, Proust c'est Ginji qui l'a offert à Shido pour son anniversaire

- Quelle délicate attention…

- Au fait, t'as pas répondu tout à l'heure, qu'est-ce qu'il fait chez toi l'autre ?

- Il habite ici.

- …

- on s'entend plutôt bien, je doit l'admettre

- …

- même s'il reste quelqu'un de très sauvage, dit-il songeur

- …

- et pas qu'au niveau caractériel

- STOP ! Veux pas en entendre plus !

- Comme tu veux.

- Bon, voilà, depuis quelques jours j'ai des migraines courtes mais violentes qui surviennent régulièrement…

- Unhun… je note

- mais c'est pas tout, une fois que la migraine est passée, je… j'ai des sortes de visions (nda : Phoebe powaaaaaa !)

- intéressant… quelles sortes de visions ?

On y est pensa le brun, la question délicate.

- c'est assez perturbant…

- mais encore…

Il m'énerve avec ses phrases de psy toutes prêtes à décongeler, pensa le maître du Jagan.

- baheuh… je vois Ginji…

- ah, l'empereur de la foudre, fit-il d'une voix suave et profonde.

Nan mais je rêve ou il fantasme sur MON Ginji ? Il lui suffit pas le bonobo ?

- et ?

- de quoi ? Ah oui, donc, Ginji…il fait des trucs bizarres…

- Comme ?

- Bah des trucs bizarres comme…

Tout à coup Ban eut un mauvais pressentiment… il regarda la porte de la pièce et tendit l'oreille

- Comme des trucs bizarres qui ne regarde pas ce crétin qui nous écoute de l'autre côté de la porte !

Akabane hocha la tête et sortit un scalpel à l'éclat luisant qu'il envoya sur la porte. Effet très persuasif car la lame avait traversé le bois pour se retrouver à un centimètre au dessus de l'oreille de Shido. Penaud et frustré il quitta les lieux pour aller s'occuper de sa ménagerie.

- Tu peux reprendre…

- Je vois Ginji qui n'est pas dans son état normal… il fait des choses très…

- Oui ?

Ban se mordait la lèvre et avait du mal à respira. Il se concentra sur ses mots…

- sensuelles…

Hochement de sourcil du docteur Jackal

- ah oui ?

- il devient une bombe sexuelle pendant , allez, vingt secondes et puis après il redevient normal comme s'il ne s'était rien passé… ah, ça fait du bien de raconter ça à quelqu'un

- Alors, je récapitule : migraines, visions, Ginji, bombe sexuelle, une boîte de raviolis, 300g de crevettes et des croquettes pour chien… je crois que c'est ma liste de courses, ça…

- Alors docteur ?

- Et bien je n'en suis pas certain, mais je pense que ça vient de ton Jagan

- Mon Jagan ? Ah, je n'y aurais pas pensé…ça expliquerait les visions… mais pourquoi ça déconne maintenant ?

- Tu as dû l'utiliser un peu trop souvent et il s'est déréglé …

- Qu'est-ce que j'vais faire, moi, avec un Jagan qui part en couilles ?

- Te reposer…je vais te prescrire des médicaments contre le mal de tête

- hé mais attends, si c'est mon Jagan qui fait ça, ça veut dire que…

- que tu as secrètement envie que tes visions se réalisent !

- Ow shit !

- Mais non, tout va bien se passer…

- Tu parles Charles !

- nan, Claude.

- Qewa ?

- C'est Claude mon prénom, pas Charles.

- Oui bon, peut importe j'vais pas tenir longtemps si mes visions reviennent, Ginji … il va être terrorisé !

- Et bien c'est à toi de le rassurer… ou bien il faudra que tu partes loin de lui

- M'éloigner de lui ! Mais t'es malade ! Jamais ! Tu m'entends ! (nda : oui on t'entend, Ban, un peu trop même) JAMAIS ! C'est MON pote ! C'est MON meilleur ami (nda : Lorie powaa !) ! C'est MA daube ! Merde… une larme glissa sur sa joue… Ginji…

Akabane posa sa main sur son épaule et le regarda droit dans les yeux :

- C'est ce qu'on appel être amoureux, Ban… et là je ne peux rien pour toi

Il lui tapota le dos et sorti chercher des dossiers, laissant Ban seul, face à ses démons… Il régla la consultation et marcha seul sous la pluie la tête baissée et le cœur lourd. Comment Ginji allait-il le prendre ? (nda : moi je sais ! Par derrière ! Ban : SBAF ! nda : méchant !). Puis il sourit en l'imaginant rougissant face à ses aveux. Ginji est beau quand il rougit. Il remonta le col de sa chemise pour se protéger de la pluie. Il pensa à la voiture, qu'il aurait été mieux au sec, peut-être, peut-être pas… il ne savait pas … mais ce dont il était certain c'est que son cœur était enfin prit et que celui qui le faisait battre était beau quand il rougissait.