(Le dialogue est en espagnol (du Mexique), les mots en italique et espagnols sont des mots que je ne préfère pas traduire -notamment les insultes XD-)

Malgré le crépuscule engloutissant la vallée, elle put lire le nom de la ville où elle devait se rendre sur un panneau de signalisation. Juste après, le pick up quitta la route- ou plutôt, le sentier- pour s'arrêter derrière un rocher qui cachait largement la voiture. Les hommes assis à l'arrière, comme elle, descendirent tous de la voiture sans un mot, suivit par la brune. Les journées chaudes avaient rendu le sol sur lequel elle se laissa atterrir rugueux et poussiéreux. Les hommes qui avaient descendu du pick up avec elle s'étaient mis en demi-cercle, dos à elle, et attendez patiemment que leur chef prenne la parole. Elle prit une grande respiration, rejeta ses épaules en arrière et avec l'assurance d'une mannequin, elle avança et se glissa entre deux hommes à la carrure impressionnante pour se mettre face à tous. Ils portaient un foulard, pendant sur leur poitrine, et un AK-47 entre les mains.

"Lopez." Interpella une voix à sa gauche, la latine tourna sa tête vers cette direction et elle vit son ami lui jeter un MP5 qu'elle attrapa, et sortir du pick up pour se mettre à ses côtés. La dépassant de deux têtes.

Contrairement aux Kalachnikovs que les hommes devant-elle disposaient, l'arme que la brune tenait entres ses mains était plus légère, la cadence, plus rapide et la lunette de visée rajoutait la précision dont Santana Lopez était friande depuis que son père lui avait mit une carabine dans ses mains à ses huit ans. En gros, la chef avait reçu une arme aussi performante qu'elle.

Avant de prendre la parole elle examina 10 de ses garçons -comme elle les appelait-, 10 monstres à la musculature importante et au regard de pierre faisant pisser de peur n'importe quelles salopes, dirigeants de ce monde, habillés d'un costard Armani. C'est peut-être pour cela que La Callabera -comme l'a t-elle appelé- gagne de plus en plus en puissance. Elle esquissa un léger sourire triomphant.

"Je pense vous avoir déjà assez briefé sur notre raison dans ce coin paumé pour ne pas recommencer. Mais n'oubliez pas, deux équipes, cinq avec moi, cinq avec Hale, ceux avec moi, on s'occupe de la chienne qui nous a arnaquée, les autres rentrent par derrière pour sortir la marchandise." Il hochèrent vaguement la tête.

-On va partir à l'avant pour dégager le terrain, expliqua l'homme à côté de Santana. On préviendra Sollis par talkie-walkie quand vous pourrez nous rejoindre." Il finit sa phrase en montrant le dit, Sollis, d'un coup de menton.

Pendant sa phrase, Santana se permit de détailler le profil de son meilleur ami, Derek Hale. Il avait une mâchoire carré accentué par sa barbe de la semaine , une chevelure qui se confondait avec la nuit, comme celle de Santana, une carrure proéminente et un regard de tueur en contradiction avec le vert clair aux reflets gris de ses yeux. Qui nous rappelé qu'il n'était pas mexicain. Il avait tout pour être le leader auprès de Santana, ainsi que son stratège.

A la fin de sa phrase, ils se dirigèrent tout les deux vers le pick up, Derek prit son fusil à pompe, placé sur le siège passager ainsi qu'une carte qu'il étala enfin sur le capot puis il se pencha sur celle-ci.

"La plupart des gardes dangereux sont dans la maison où il y a le hijo de puta et la marchandise, mais il y a quand même un paquet dans les rues. Le mieux serait de grimper sur El árbol de cien años pour ensuite passer par les toits. On les appelleraient quand on sera arrivé à l'arbre" lui expliqua t-il en montrant du doigt un rond rouge dessiné sur la carte.

A côté de ce rond, une dizaine de carrés marrons claires représentaient les maisons du village.

"Tu veux que ces gars là montent sur un arbre? C'est à peine s'ils savent faire une roue! Ce sont des guerriers, pas des cheerleaders. lui rappela t-elle sarcastiquement. Il lui jeta un regard noir mais elle n'y semblait pas prêté intention. Ce que je propose, c'est que je monte sur les toits, je dégage les routes pour vous et-

-Non, on va sur le toit, on leur dégage le chemin. la coupa t-il. Elle leva un sourcil devant son ton autoritaire mais il n'y semblait pas prêté intention. Si t'as cru que j'allais te laisser y aller seule, tu t'es trompée de conseiller. Ils se regardèrent encore quelques secondes dans cette situation.

-Bien. Finit elle par dire. On va aller voir si il y a des gardes près de ton arbol de cien años." Conclu t-elle d'un ton acerbe.

Elle plaça le foulard pendant sur sa poitrine, sur son visage, se retourna et sans attendre son acolyte, elle se mit à marcher, son MP5 pendant sur le long de sa cuisse. Derek ne put s'empêcher d'avoir un petit sourire satisfait et amusé devant l'air vexée de Santana. Il savait à quel point son amie détestait ne pas avoir le dernier mot. Déjà quand elle n'avait que 5 ans, toute la crèche avait le droit à une longue liste d'insultes en espagnol si quelqu'un avait osé lui prendre son jouet préféré.

"Tu bouges ou tu vas rester encore longtemps à admirer mes fesses?"

Il leva son foulard lui aussi pour cacher sa bouche et son nez puis marcha rapidement jusqu'à se mettre à ses côtés et lui chuchoter:

"Quelle fesses au juste?" Et la dépassa. Santana serra les dents avant de lever les yeux et d'avancer auprès de l'américain.

"C'est lui? demanda t-elle en fixant un grand pin typique du pays. Elle vit du coin de l'oeil qu'il hochait la tête.

-Tu vois? Ça sera plutôt simple s'y grimper." Comme seule réponse, elle marmonna des mots intelligibles.

Et il sourit de nouveau, la regardant. Depuis qu'ils avaient "emménager" au Mexique, sa teinte s'était considérablement assombrit contrairement à ses cheveux qui, à cause du soleil, c'était légèrement éclaircit. Elle c'était récemment rasé les cheveux juste au dessus de l'oreille, après s'être reçu une balle à cet endroit, lui laissant une cicatrice. Elle avait des pommettes roses et dessinés, des lèvres pulpeuses et rouges et des yeux sombres, contournés d'un éternel trait de crayon noir. Oui, maquillée pour toutes occasions.

Il remarqua que quelque chose clochait quand ces mêmes yeux s'ouvrirent en grand. Par la suite, il se retrouva avec la main de Santana sur son torse le faisant pousser en arrière, il perdit légèrement son équilibre et la brune en profita pour lui prendre le col et l'attirait vers le bas, ils se retrouvèrent accroupit au sol derrière un buisson.

"Qu'est ce qui t'a prit?"Lui demanda t-il énervé.

Alors que la brune ne lui prêtait pas intention et regardait dans une autre direction. Elle lui prit la mâchoire d'une main pour diriger son regard vers son centre d'intérêt: Cinq hommes marchaient le long de la route à une dizaine de mètres et n'allaient pas tarder à croiser le pick up ainsi que les 10 hommes. D'une légère gifle sur sa main, Derek enleva la main de la brune, lui dégageant la mâchoire.

"Il faut les éliminer." Conclue t-il.

Santana échangea un regard avec son ami et elle hocha la tête. Les deux sortirent un Berreta 84F avec silencieux de leur ceinture puis se rapprochèrent rapidement des 5 individus en s'accroupissant. Avec précipitation, ils se planquèrent derrière un buisson proche de la route. Les cinq hommes ne mirent pas longtemps à dépasser le buisson, chose faite, les deux bandits sortirent du buisson.

Derek attaqua en premier en tordant le cou de celui le plus à gauche,celui qui était à ses côtés se retourna le premier et reçu un coup de crosse dans le nez vers le bas, qui le mit à genoux. Au même moment, Santana tira sur celui le plus à droite en un léger sifflement, dans un enchaînement parfait, elle donna un coup de pied dans l'articulation du genoux de celui à la gauche de sa victime,qui tomba lui aussi à genoux en même temps qu'un coup de cross s'abat sur sa tête. Alors que le dernier visait la brune avec son fusil automatique, près à appuyer sur la détente, il s'immobilisa, ses yeux s'injectèrent de sang et il tomba, raide mort à plat ventre, Derek derrière lui avec le bras tendu et le Berreta au bout.

Elle hocha la tête en signe de remerciement et il fit de même.

Santana échangea un regard avec son ami et elle hocha la tête. Les deux sortirent un Berreta 84F avec silencieux de leur ceinture puis se rapprochèrent rapidement des 5 individus en s'accroupissant. Avec précipitation, ils se planquèrent derrière un buisson proche de la route. Les cinq hommes ne mirent pas longtemps à dépasser le buisson, chose faite, les deux bandits sortirent du buisson. Derek attaqua en premier en tordant le cou de celui le plus à gauche, celui qui était à ses côtés se retourna le premier et reçu un coup de crosse dans le nez vers le bas, qui le mit à genoux. Au même moment, Santana tira sur celui le plus à droite en un léger sifflement, dans un enchaînement parfait, elle donna un coup de pied dans l'articulation du genoux de celui à la gauche de sa victime, qui tomba lui aussi à genoux en même temps qu'un coup de cross s'abat sur sa tête. Alors que le dernier visa la brune avec son fusil automatique, près à appuyer sur la détente, il s'immobilisa ses yeux s'injectèrent de sang et il tomba, raide mort à plat ventre, Derek derrière lui avec le bras tendu et le Berreta au bout.

Elle hocha la tête en signe de remerciement et il fit de même.

Après avoir dégager les corps de la route, il se remirent en route jusqu'au pin, la femme monta en premier avec aisance grâce à sa taille fine, d'une façon beaucoup plus gracieuse que Derek qui avait manquer de se faire crever l'oeil plusieurs fois devant le regard moqueur de Santana, qui l'attendait sur le toit le plus proche, les bras croisés et un sourcil levé.

"On aurait déjà finit si tu m'avais laissé grimper seule. fit-elle remarquer. Derek, qui était en train de forcer sur ses bras pour faire passer son torse entre deux branches ne prit pas la peine de relever la tête et dans un grognement il lui répondit:

-La ferme Lopez si tu ne veux pas tomber du toit. Sans passer par l'arbre. Finit il en levant vers elle un regard plein de promesses."

Elle roula les yeux en se retournant et s'approcha du bord du toit, profitant un moment du calme de la nuit, son arme posé nonchalamment sur son épaule. C'était un point sur lequel le lieu de sa naissance et son lieu de vie différaient. Le calme. Le village où ils étaient, était placé sur une colline, ils étaient alors sur la maison la plus en amont par apport aux autres ce qui permettait à Santana d'avoir une magnifique vue sur la pleine située en bas alors que le ciel était découvert et étoilée , les maisons faites de pierres et d'argiles rougis étaient superposées en escaliers, il fallait passé devant une maison pour descendre, à part si on vivait à l'aval.

Elle entendit des légers grognements derrière elle qui lui fit comprendre que Derek avait enfin réussit à monter sur le toit. Elle se retourna, et effectivement, il se débarrassait des feuilles sur ses épaules d'une façon, du point de vue de Santana, plutôt déplorable, surtout à cause des griffures qu'il avait sur ses mollets.

"Tu fermes ta gueule." claqua t-il. Elle leva ses mains en signe de retrait, malgré le petit sourire en coin.

"Donc, c'est quoi la suite de ton super plan, Hale?"

Il se rapprocha d'elle et lui montra du doigt une maison tout en bas et un peu plus loin, plus imposante que les autres.

"Ils sont là-bas. La brune ricana.

-Toujours aussi prétentieux.

-On perd pas les bonnes habitudes. Ricana t-il à son tour. Ils échangèrent un regard entre eux.

-Donc, on descend?

-Je propose d'aller seul dans un autre quartier du village en passant par les toits, comme ça on attaque sur plusieurs fronts. On se retrouve ensuite là où on a buté les gars dans, disons.. 20 minutes?

-Ça me va.

-Ok, j'y vais, je vais pas trop loin au cas où on a besoin l'un de l'autre, descends du toit dans cinq minutes. Il recula de quelques pas. A toute de suite, Lopez.

-Crèves pas." Lui dit-elle, d'un ton plus menaçant qu'inquiet.

Il lui lança son regard, le regard de l'homme qui contrôlait la situation et qui avait confiance en lui, ce qu'il est. Enfin il se mit courir pour pouvoir sauter sur un toit un peu plus loin et plus bas, heureusement -même s'il devait déjà l'avoir vu avant- aucun gardes n'étaient dans la rue qu'il venait de sauter. Santana souffla et roula des épaules pour se décontracter avant de descendre du toit.