Coucou les loulous ! :coeur: ! Me revoilà avec un nouveau chapitre.

Bon, je me dois de m'expliquer ici. Ce chapitre n'était pas prévu initialement. Mais, au vu des reviews (merci encore d'ailleurs :3) et après une petite discussion avec AnaHope, j'ai compris que tout le monde prenait vraiment Derek pour un abruti fini, un connard sans nom borné qui faisait souffrir Stiles. Hors, je pensais avoir été claire dans les chapitres précédents, Derek n'aime pas Kate par simple esprit de contradiction pour ne pas voir qu'il ressent un truc pour Stiles. C'est plus profond et complexe que ça, Derek est un adolescent borné et chiant, certes, mais il est un ado normal - okay, si on enlève le côté loup - avec des sentiments complexes qui l'animent et dont il ne comprend pas le sens ni l'origine. Il n'a que dix-sept ans et c'est un mec - désolée les gars, mais avouez que vous êtes aussi compliqués que les filles xD. Voilà, donc ce chapitre se penche sérieusement sur ce qu'il se passe dans la tête de notre loup-garou préféré !

Bon, j'en suis pas entièrement satisfaite, de ce chapitre. Parce que Derek est vraiment complexe et j'ai eu beaucoup de mal à retranscrire ce qui pourrait se passer dans sa tête ou dans son coeur. Donc soyez indulgents, hein ?

Pour ceux qui ont lu tout mon blabla d'avant sans se jeter sur la suite directement, sachez que je cherche un ou une Bêta - ah ah, non, je ne suis pas une Alpha, bien dommage d'ailleurs - pour relire mes chapitres, voir mes fautes pour me les corriger - j'ai pas de correcteur orthographique dans mon logiciel de traitement de texte D: - et aussi pour me dire si le tout est cohérent, ce qui est vachement important nah ?

Envoyez-moi un MP si vous êtes intéressés !

Biiien ! Bonne lecture les loulous, je vous laisse tranquille ;D :coeur:


Chapitre 4 : Je n'y comprends plus rien

Derek ne comprenait plus rien à sa vie. Depuis trois mois, c'était le foutoir dans sa tête. Sa rencontre avec Stiles l'avait intrigué. Il s'était bien entendu avec lui. Et pendant deux mois, il s'était juste laissé vivre, repoussant les questions auxquelles il n'avait pas de réponse satisfaisante. Mais, depuis un mois tout s'était enchaîné, emmêlé, accéléré pour finalement exploser. Il avait rencontré Kate. Il avait remarqué la magnifique blonde tout d'abord parce que son parfum l'avait attiré : un mélange de fleur sauvage, de forêt, de pluie. Il lui laissait un goût de liberté sur la langue. Et il avait adoré ça. Etant loup-garou, cette odeur lui avait fait penser à une course dans les bois à pleine vitesse, savourant le vent qui fouettait son pelage, les odeurs de la forêt qui emplissaient ses poumons. Il était tombé sous le charme.

Et puis, il avait appris à connaître Kate. Sa personnalité s'accordait parfaitement avec son état de loup. Elle n'aimait pas la tendresse excessive, elle aimait être brutale, elle aimait les démonstrations de force. Leurs baisers étaient violents et avides. Elle avait un corps svelte et musclé, loin d'être chétif, et elle supportait l'étreinte possessive du loup. Elle était parfaite pour lui. En plus de ça, ils aimaient les mêmes choses : la nature, la moto, la chasse. Ils aimaient les mêmes aliments, les mêmes boissons - à peu de chose près -, les mêmes films. Elle était parfaite.

Ils étaient sortis ensemble, étaient allé au cinéma, il l'avait emmené au restaurant, ils étaient allés en boîte, avaient dansé ensemble. Avaient couché ensemble. Ça avait été une des meilleures expériences de sa vie. Tout comme leurs baisers, leur étreinte n'avait pas été douce, tendre, amoureuse. Elle avait été avide, violente, passionnée. Sauvage. Et l'odeur du désir sur la peau de la blonde, le mélange de ce doux parfum avec la fragrance de liberté qui l'accompagnait avait rendu Derek fou. Il avait été plus sauvage encore, et Kate avait crié plus fort. Elle avait aimé ça.

Et puis, il l'avait dit à Stiles. Et là, tout avait changé. Il n'y comprenait plus rien. Stiles avait parlé, et parlé, et parlé, déversant un venin qui avait blessé le loup. Et il l'avait frappé. Il n'en avait pas eu l'intention, mais il l'avait fait. Tout dans sa tête se mélangeait. Il n'avait pas compris ce qui lui était arrivé. Son loup s'était rebellé contre lui, contre l'homme. Il avait hurlé sa colère dans sa tête. C'était la première fois en dix-sept ans qu'il n'était pas en totale symbiose avec son loup. Il était né avec lui, avait grandi avec lui, avait toujours vécu en accord avec lui. Mais ce soir-là, alors que l'influence de la lune rendait le loup plus fébrile, il s'était rebellé. Parce l'homme n'était pas en phase avec le loup. Ils voulaient des choses différentes. Derek voulait Kate, il aimait Kate, il désirait Kate. Et son loup lui avait fait comprendre que lui ne voulait que Stiles, aimait Stiles, et désirait Stiles. L'adolescent hyperactif et bavard était la véritable personne qui lui correspondait. Pas parce qu'il lui ressemblait, justement, mais parce qu'il le complétait. Alors Derek avait enfermé son loup, l'avait fait taire et avait frappé Stiles.

Et en quittant le domicile des Stilinski, il avait ressenti ce manque cruel au plus profond de ses entrailles. Ce sentiment d'abandon total qui le laissait désœuvré. Il avait fait ce qu'il savait faire le mieux : il avait repoussé ce sentiment qui le blessait. Il l'avait occulté, le reléguant à l'arrière plan de son coeur. Il s'était concentré sur Kate, sur son amour pour la belle blonde, sur son désir pour elle. Pour effacer ce qu'il ne souhaitait pas ressentir.

Et il avait couru, pendant des heures, avant de rentrer chez lui. Il avait retrouvé son oncle, Peter, qui l'attendait de pieds fermes, assis sur les escaliers de l'entrée.

« -D'où tu viens ? » avait simplement demandé Peter, sans laisser transparaître de réprimande dans sa voix.

« -La forêt » avait répondu durement l'adolescent.

Peter avait haussé un sourcil devant le ton employé par son neveu.

« -Je t'ai connu plus loquace ces derniers mois. Tu veux en parler ? »

Bien sûr, son oncle le connaissait par coeur. Il l'avait élevé autant que ses parents. Il l'avait vu grandir, lui, le seul garçon de la fratrie. Derek s'était toujours bien entendu avec Peter, il avait pu lui parler comme à un frère, avait pu jouer avec lui comme avec un meilleur ami.

« -Non, ça ne te concerne pas. »

Peter avec eut une grimace qui frôlait le sourire sarcastique. L'homme était intelligent et perspicace. Il lui suffisait de récolter des éléments pour les assembler ensemble et en déduire ce qu'on ne voulait pas lui dire. Il avait senti différentes odeurs sur son neveu dès que celui-ci était rentré. Une odeur sucrée, féminine, qu'il sentait depuis plusieurs semaines sur lui, et l'odeur de Stiles, tout aussi sucrée mais aussi acidulée. Il avait rencontré l'adolescent quelques fois lorsqu'il était passé prendre Derek et Cora en compagnie de Laura. Mais, il avait senti aussi l'odeur de la colère et de la tristesse. Peter avait donc deux hypothèses. Soit Derek sortait avec une fille et ils s'étaient disputé, soit il s'était disputé avec Stiles. L'odeur de l'hyperactif étant plus présente que celle de la fille, il pouvait en déduire que la dispute avait eu lieue entre son neveu et le meilleur ami de celui-ci.

« -Stiles est une bonne personne. Quoi qu'il se soit passé entre vous, ça ne mérite pas que vous vous éloigniez l'un de l'autre » avait alors juste commenté Peter en se levant et en tournant le dos à son neveu pour gravir les marches.

Derek l'avait regardé, surpris avant de soupirer. Comment son oncle faisait pour toujours tout comprendre ? Le brun avait l'impression qu'il ne pouvait rien caché à Peter, comme si l'adulte en savait plus que lui. Sauf que Derek ne savait pas que c'était effectivement le cas.

Le jeune loup était donc monté se couché, ruminant les paroles sages de son aîné. Peter avait raison, bien sûr. Derek avait été trop loin, il regrettait sincèrement d'avoir levé la main sur son meilleur ami, même si celui-ci avait été dur et méchant. Stiles n'était qu'un humain, et lui un loup, il aurait dû se maîtriser. Surtout que l'effet de la pleine lune lui montait à la tête, le rendant plus irritable. Il avait donc résolu de s'excuser auprès de Stiles le lendemain.

S'il avait su ce que son loup préparait, il aurait évité son meilleur ami comme la peste. Lorsqu'il s'était retrouvé seul avec Stiles dans les vestiaires et qu'il avait été en contact avec la peau chaude de l'hyperactif, entouré par le parfum entêtant que le loup captait, sa partie lycanthrope avait décidé de prendre le contrôle. Son loup, fortifié par la pleine lune, avait tenté de se transformer, pour échapper à l'homme et faire enfin ce dont il avait vraiment envie. Comme il n'était même pas huit heures du matin, Derek avait pu le contrôler un minimum pour ralentir la transformation, mais pas assez pour la cacher à son meilleur ami.

Il avait dû sécher les deux premières heures de cours pour arriver à se calmer. Il allait de plus en plus mal, il ne savait plus comment gérer le loup à l'intérieur de lui. Il devait en parler à quelqu'un. Il aurait pu en parler à sa mère, l'Alpha, c'était le plus logique, mais il ne pouvait pas se confier à elle. Il avait honte. Il n'arriverait pas à en parler à un autre loup, parce qu'il trouvait humiliant de ne pas arriver à se maîtriser alors qu'il avait déjà dix-sept ans. Il préférait se taire et essayer de gérer cette situation catastrophique du mieux qu'il le pouvait. C'est à dire très mal.

Le reste de la journée, il avait été maussade et s'était renfermé sur lui-même. Surtout en ne voyant pas son meilleur ami, même à l'heure du repas. Il ne savait plus quoi faire et passait sa frustration et son malaise sur sa petite-amie qui n'avait rien demandé. Au final, celle-ci avait préféré éviter le loup et Derek avait fini sa journée seul, comme les deux années précédentes.

Il n'avait été qu'à demi surpris que son oncle passe le prendre devant le lycée avec Laura. Sa grande soeur s'était emparée des clefs de son cadet pour conduire sa moto et le laisser seul avec Peter. Dans la voiture de son aîné, il avait gardé le silence. C'était pourtant aussi efficace qu'un long discours pour l'adulte qui lisait le jeune aussi facilement qu'il lisait un livre.

« -Tu n'as pas vu Stiles aujourd'hui ? » avait demandé innocemment Peter, conduisant lentement pour prolonger le trajet.

« -J'ai déjà dit que je ne voulais pas en parler » avait alors soupiré l'adolescent, le regard fixé sur le paysage qui défilait par sa fenêtre.

« -Je sais, mais avoir un avis extérieur sur une situation peu aidé à la débloquer. »

« -Il n'y a rien à débloquer » s'était entêté le jeune Hale.

Peter avait dû retenir le soupir de frustration et d'exaspération qui menaçait de franchir ses lèvres. Il avait décidé de changer de tactique.

« -Dis-moi, tu n'aurais pas une petite-amie ? » l'avait-il interrogé, avant d'ajouter : « Et ne me dit pas que ça ne me concerne pas ! Les affaires de coeur de mon neveu me concernent toujours. »

Derek avait soupiré devant l'insistance de son oncle à vouloir le faire parler.

« -Si je te réponds, tu me fous la paix ? »

Peter avait feint de s'indigner de la question avant de répondre solennellement :

« -Promis juré, si je mens je vais en Enfer ! »

« - T'iras déjà en Enfer... » avait marmonné le jeune pour finalement répondre. « Oui, j'ai une petite-amie. Content ? »

« -Elle s'appelle comment ? Et elle ressemble à quoi ? Tu vas nous la présenter ? »

« -Peter ! » s'était insurgé Derek.

« -Bah quoi ? Si mon neveu s'engage avec une fille pour une relation sérieuse, j'aimerais la connaître un peu mieux. »

Le jeune loup avait soupiré pour la énième fois, sachant que son oncle ne lui ficherait jamais la paix tant qu'il n'aurait pas répondu, et que pire, il pourrait suggérer sa relation devant sa mère et les membres de sa meute pour qu'il se trouve obligé de répondre.

« -Je te hais, Peter... Elle s'appelle Kate, elle est blonde aux yeux marrons glacés, elle est grande, et bien foutue. »

Devant le sourire entendu de son oncle, Derek s'était un peu déridé. Finalement, il trouvait réconfortant de parler avec lui d'un sujet aussi banal qu'une fille. Il retrouvait un peu de sa complicité avec son oncle avant le drame qu'il avait subit deux ans plus tôt.

« -Tu vas nous la présenter ? Et quand je dis « nous » je veux plutôt dire « me », parce que je veux connaître celle qui fait chavirer le coeur de mon neveu préféré ! »

« -Déjà : tu n'as pas d'autre neveu. Ensuite, qui te dit que je suis amoureux ? C'est juste une fille parmi d'autres, elle était plus sexy que le reste de la population féminine qui me tourne autour... »

Peter avait alors ri de bon coeur.

« -Petit menteur ! » l'avait-il accusé. « Tu oublies que je suis ton oncle, que j'ai eu ton âge, et que je suis un loup. Ton coeur, ce petit traître, s'est accéléré quand tu as menti. Tu es dingue de cette fille. Elle doit être spéciale ! Vraiment, je veux la rencontrer ! »

« -Pour que tu lui sautes dessus, vieux pervers ? Pas question ! » avait répliqué Derek, moqueur.

« -Quoi ?! Mais pour qui tu me prends, franchement ? Je ne suis pas comme ça. Je les aime jeunes, d'accord, mais pas dans le berceau non plus. Elle est mineur. Je ne respecte peut-être pas souvent les lois, mais celle-ci, si... »

Derek avait soufflé un « menteur » en se retenant de rire. Peter avait levé les yeux au ciel avec un petit sourire malgré tout. Il avait réussi à remonter le moral de son neveu et il avait obtenu de plus amples informations sur la situation qui préoccupait le jeune. Il avait donc matière à réfléchir pour en déduire les tracas de son neveu.

Derek était donc rentré chez lui le coeur plus léger en cette journée de pleine lune. Son loup s'était apaisé au contact de l'oncle Hale, sans que le jeune ne sache vraiment pourquoi. Il était monté dans sa chambre faire ses devoirs avant de s'occuper paisiblement de sa petite soeur Cora qui voulait absolument qu'il joue avec elle.

Finalement, le soir était arrivé et les rayons de la lune avaient baigné la ville endormie de Beacon Hills. Il était allongé sur son lit, les bras derrière la tête et il fixait son plafond, tentant de faire le vide sous son crâne. Il y arrivait plutôt bien jusqu'à ce qu'une angoisse sourde ne le prenne aux tripes, lui retournant les entrailles, lui coupant la respiration. Il avait eu un besoin pressant, viscéral, de sortir dans la forêt et de courir, encore et encore.

Il ne s'était même pas rendu compte qu'il avait perdu le contrôle sur lui-même. Le loup était enfin sorti de sa cage et il avait pris les devants. Il avait su ce qu'il se passait et il s'était mit à courir. Il avait dévalé les escaliers en trombe, et ouvert la porte à la volée, s'enfonçant dans la forêt environnante, slalomant entre les arbres, le regard fixé devant lui. Le loup suivait son instinct. Et il avait fini par repérer la fragrance sucrée et acidulée qu'il aimait tant sentir. Il avait suivi la trace olfactive jusqu'à entendre les gémissements de douleur de l'hyperactif, le plongeant dans une rage sombre. Une envie meurtrière s'était emparé du loup. Et ce fut pire encore lorsqu'il avait vu dans quelle position se trouvait son Stiles.

Un Oméga le tenait plaqué contre un tronc d'arbre, et enfouissait son nez dans son cou. Comme s'il voulait le marquer. Le loup avait grondé, fort, menaçant. L'adolescent hyperactif était à lui ! Et pour la première fois depuis des semaines, Derek retrouva une forme de symbiose avec son loup. Face à la position de son meilleur ami, Derek n'avait pas pu rester sans réaction et avait apostrophé l'Oméga d'une voix froide et dure. Puis il s'était battu pour Stiles, le loup et Derek parfaitement en accord pour le défendre coûte que coûte.

Mais malgré sa rage, son envie de sang et de chair, il n'était pas assez expérimenté pour venir à bout d'un Oméga aussi vieux. Alors il avait fait la seule chose qu'un Bêta devait faire ; il avait appelé sa meute en un long hurlement urgent et douloureux. Sa meute avait répondu, il avait reconnu son oncle Peter, sa soeur Laura, deux de ses cousins du côté paternel, et surtout sa mère, Talia, l'Alpha de la meute. Il avait senti la femme proche de lui et lorsqu'il avait perçu sa présence, il s'était détendu et avait pu reprendre un semblant de contrôle sur son loup pour redevenir humain. Pourtant, le loup ne s'avouait pas vaincu, loin de là.

Derek s'était vu obligé de raccompagner Stiles chez lui, l'ordre venant directement de son Alpha, et avait jeté un regard de pure haine sur l'Oméga. Il aurait voulu pouvoir déchirer sa chair entre ses crocs, briser ses os entre ses mains, faire couler son sang jusqu'à ce que la terre le recrache, gorgée. Mais on ne se rebelle pas face à son Alpha.

Il avait raccompagné son meilleur ami, surpris que celui-ci puisse connaître l'existence des loups et qu'il puisse en savoir plutôt long. Il avait oublié que son ami était fouineur, et après la scène du matin, et ne le voyant pas de la journée, Derek aurait dû se douter que le jeune homme était parti faire des recherches, comme il le faisait tout le temps.

Tout le long du chemin jusque chez les Stilinski, son loup avait gronder continuellement, comme un ronronnement canin, baigné par l'odeur et la chaleur de l'hyperactif et Derek avait su que ça allait mal finir. Parce que la dernière fois qu'il s'était retrouvé chez l'adolescent bavard, ça c'était mal fini. Surtout influencé par la lune comme il l'était et en plein conflit avec son loup. C'était même quelque chose de dangereux.

Pourtant, son loup était encore fort et il lui faisait sentir la présence de Stiles comme indispensable, comme s'il en était dépendant. Et sans pouvoir se défaire de ces impressions, il était resté près du jeune qui occasionnait la bataille entre lui et son loup. Celui qui menaçait tout son équilibre émotionnel et physique. Il était resté avec celui qui le détruisait un peu plus à chaque fois.

En voyant les blessures de son meilleur ami, son loup avait protesté, grondé et grogné, voulant effacer ces traces de la peau pâle qu'il estimait lui appartenir. Il ne pouvait pas laisser une autre loup apposer ses marques sur le corps longiligne de l'adolescent, c'était contre tout ses instincts de loup. Alors Derek, sentant qu'il allait à nouveau perdre le peu de contrôle qu'il avait sur son loup, avait décidé de céder, pour se sentir encore en symbiose avec lui. Cette sensation lui manquait cruellement, le faisait souffrir presque physiquement.

Et il avait proposer de faire cicatriser les plaies, pour effacer les marques de l'adolescent et pour laisser son odeur sur le jeune Stilinski par la même occasion, pour satisfaire son loup. Quand il avait commencé à lécher le cou de son ami, il luttait pour garder le contrôle. Son loup était tellement satisfait, tellement content de la situation qui se déroulait, qu'il avait voulu se manifester et marquer l'ado qui lui offrait son cou de cette manière. Pour un loup, ce geste était d'une symbolique que Stiles ne connaissait pas, même s'il n'aurait absolument pas fait autrement en le sachant. Offrir son cou au prédateur qu'était le loup lui montrait qu'il avait une totale confiance en lui. Et pour ça, le loup jubilait, trépignait, s'impatientait. Le besoin et l'envie de faire Stiles sien devenant plus forte encore.

Combattant en lui-même, Derek avait continué de s'affairer dans le cou de son meilleur ami sans se rendre vraiment compte de ce qu'il faisait, trop concentré sur son point d'ancrage. Jusqu'à ce que les mots de Stiles franchissent ses lèvres. Là, encore une fois, tout avait basculé du mauvais côté. Les mots de Stiles lui brûlaient la peau, transperçaient son coeur. Un venin qui empoisonnait son sang et sa tête. Son loup et lui s'étaient violemment divisés. Derek aimait Kate plus que tout, il savait la fille faite pour lui. Le loup, lui, était d'accord avec Stiles. Et cela blessait Derek plus que n'importe quoi. Il avait l'impression de perdre une part de lui-même de la manière la plus douloureuse et lente qui soit. Il sentait une part de lui s'éloigner.

Il avait parlé alors. Ses mots sortant de sa bouche avant qu'il n'ait réellement saisit leur portée. Quand le poing de Stiles s'abattit, l'adolescent enveloppé dans une odeur de désespoir, de tristesse et de colère mêlées, il avait comprit qu'il était allé trop loin pour faire demi-tour. Son loup s'était soudainement tu, tapit au fond de son esprit. Il n'avait presque plus senti sa présence. Il avait paniqué, et avait fui sous les cris de son meilleur ami perdu.

Il s'était réfugié chez la seule personne qui connaissait réellement la cause de son malheur. Kate. Il avait besoin d'elle, parce que tout s'effondrait autour de lui. Il avait perdu Stiles, il avait perdu la symbiose avec son loup, il avait perdu une partie de son identité. Et dans les bras de la blonde, il en retrouvait une infime part. Il se définissait par sa relation avec la chasseuse, seul lien stable qu'il avait encore. Mais il n'était pas allé chez elle pour parler, il n'était pas doué pour les mots, les événements passés le prouvant largement. Il y était allé en quête de réconfort ; il avait eu besoin de se sentir exister pour quelqu'un, de sentir des bras l'entourés, de sentir une bouche sur la sienne, un corps contre le siens, un feu ravager ses veines, brouiller ses sens pour oublier la douleur cuisante qu'il ressentait. Et Kate était là pour lui donner ce dont il avait besoin. Elle était la seule qui lui restait.

Après leur étreinte sauvage et passionnée, Derek avait prononcé des mots qui allaient changer la vie de beaucoup de personnes.

« -Kate, il faut que je te dise quelque chose. »

Sa voix avait été inquiète, anxieuse, mais sérieuse et posée.

« -Un problème ? » avait-elle demandé, alertée par le ton employé par son petit-ami.

Derek n'était pas un homme de mots, il était donc resté concis.

« -Je suis un loup-garou. »

La jeune fille avait ri, bien sûr. C'était absurde. Mais devant l'air plus que sérieux du jeune homme, Kate s'était calmée et avait froncé les sourcils en le scrutant consciencieusement, comme si elle pouvait découvrir la vérité sur son visage.

« -Tu es vraiment sérieux ? » Son ton était légèrement incrédule, ses yeux s'agrandissants. « Prouve-le alors. »

Et il l'avait prouvé. Au lieu d'être effrayée par la révélation, Kate s'était montrée fascinée et curieuse. Elle avait posé beaucoup de questions.

Ces mots allaient tout changer dans plusieurs vies de Beacon Hills. Comme quoi, quand on était pas fait pour parler, il valait mieux se taire.


Okay, je sais que ce chapitre là est court aussi ! Mais quand on part uniquement sur la définition des sentiments, on peut vite tourner en rond, alors il valait mieux que je le fasse court. J'espère que vous n'êtes pas déçus par ce chapitre ni part ma façon d'écrire !

Comme je le disais, grâce à vos reviews j'ai pu voir que j'avais pas été assez claire sur la façon dont je percevais les actions de Derek. J'espère vous avoir attendri un peu par rapport aux chapitres précédents, parce que Derek n'est pas un mauvais bougre, il essaie de s'en sortir autant qu'il peut.

Je vous en prie, dites-moi que ce chapitre n'est pas un fouillis sans nom et que vous avez compris ce que je pense de Derek :3

Bon, je vous donne quand même un petit indice pour vous donner de l'espoir : Derek va être aidé, plus tard, par un gentil allié et aussi part Stiles ;D Rien n'est donc perdu les amis ;P

Allez, vous me détestez moins quand même nah ?

N'oubliez pas de laisser une review, voyez comment ça me permet d'évoluer ? Et puis, ça me fait tellement plaisir de lire ce que vous pensez de mes écrits ! J'en ai besoin pour me motiver ah ah ;)

Plein de bisous bisous mes louveteaux d'amour ! :coeur: :coeur: