Un mélange de pitié, d'horreur, de méfiance et d'amour fraternel se bousculaient avidement pour avoir une place dans ce visage constellé de taches de rousseurs. Hermione sentit son pouls s'accélérer et ses mains devenir moites. Elle déglutit avant de faire un pas vers la gauche pour tenter de contourner le grand roux. Il lui bloqua le passage et la dévisagea encore plus.

-Que fais tu ici?, lui demanda-t-il.

Étrangement, sa voix était douce et calme, comme si il s'adressait à un enfant sortit tout juste de son mauvais rêve.

-Je…balbutia-t-elle, ahurie, je…Je me dirigeai vers mon prochain rendez-vous, alors, si vous voulez bien m'excuser

Il soupira, toute trace de méfiance s'évaporant de son visage.

-Mais pourquoi toi? Tu étais pourtant avertie…,murmura-t-il, peiné.

-Pardon?

-Quand tu seras prête à entendre la vérité, fit-il en se penchant vers elle, et elle put sentir son souffle sur son nez, viens nous rejoindre à la chambre dix-neuf. D'accord? 19.

Elle ouvrit de grands yeux et tenta une nouvelle fois de se dérober. Il la laissa faire.

- Prends garde à toi! Les apparences sont souvent trompeuses…, lança-t-il alors qu'elle hâtait le pas vers son local, un frisson d'angoisse lui parcourant l'échine.

Neville Longdubat l'attendait sagement devant sa porte, comme un élève qui attends son professeur. Elle lui fit un pauvre sourire en ouvrant la porte, le ventre toujours vide, et tandis que le jeune homme s'engouffrait par la porte entrouverte, Hermione jeta un coup d'oeil à son armoire au fond de la salle. Était-ce elle, ou il y avait bien eu, une fraction de secondes plus tôt, un rayonnement bleuté? Mais non, impossible, voyons… À moins que…

-Une Pensine, marmonna-t-elle très bas. Neville ne sembla pas l'entendre. Il s'assit lourdement sur la petite chaise et commença à parler sans que Hermione lui ai donné aucune indication:

-Alors,voilà, je ne me souviens plus de ma vie d'avant ici.

Bienvenue au Club, pensa-t-elle en songeant à Malfoy. Mais soudain, une vague de panique s'empara d'elle. Elle ne se souvenait pas de ce qui aurait bien pu se passer avant le taxi. Elle plongea ses ongles dans les paumes de ses mains pour s'obliger à se calmer. La fatigue, ce n'est que la fatigue et la faim, se rassura-t-elle, sans être parfaitement convaincue.

-J'ai l'impression que j'ai été…un héros, fit Neville, maintenant songeur. Oui, maintenant, j'en suis sur, j'ai déjà coupé la tête à un énorme serpent.

(Et Hermione vit comme dans un rêve la tête du dernier Horcruxe s'envoler dans la nuit noire alors que Voldemort…

STOP.)

Elle les avaient arrêtées! Ses visions, elle les avaient arrêtées! Elle faillit crier de joie, mais elle se retint juste à temps. Neville continuait de baratiner des choses sans suites et Hermione tenta tant bien que mal de porter attention à ce qu'il disait mais l'armoire s'était soudain remise à luire et toute son attention fut concentrée sur elle. Quand la séance finit une heure plus tard, Neville s'en alla d'un pas incertain vers la sortie et il la laissa seule dans la pénombre. Elle fixait toujours l'armoire. Elle se dit qu'elle devrait éprouver du remord pour ce pauvre Neville à qui elle avait porté une attention quasi inintéressée, mais aucun remords ne vint lui serrer la gorge. Hermione se leva, comme prise dans un nuage, et se dirigea vers l'Armoire (oui oui, avec un A majuscule) et tenta de l'ouvrir.

Elle était fermée à clé.

Hermione poussa un gémissement et sut qu'il fallait qu'elle trouve

(Hagrid)

le Gardien des clés. il fallait bsolument qu'elle ouvre cette porte et voit ce qu'il y avait à l'intérieur. Le concierge devait bien l'avoir, la clé, non? Elle s'engagea dans le corridor vide et se mit en route vers le bureau du concierge. Heureusement qu'elle avait un plan du bâtiment dans son tiroir. Quand elle arriva, elle put constater qu'il n'y avait personne dans la minuscule pièce sombre et miteuse faiblement éclairée au bout du corridor. Elle entra sans frapper et tout de suite, elle le vit.

Le Trousseau de Clés. Sur le bureau.

Elle l'empoigna vivement quand elle entendit une voix fatiguée chanter d'un ton morne:

On les a eu, vaincus, battus,

Mais ils étaient plus malins

Et dans l'ombre du matin

Ils nous ont mis la main dessus

Fourbements emprisonés pour notre libertée chèrement acquise,

Nous attendons l'heure de notre remise

Oh! Par pitié!

Faites qu'Hermione Granger

sache nous libérer!

Elle sursauta et scruta la pièce d'un regard apeuré.

Il n'y avait personne dans la pièce. La jeune femme eut un énorme frisson d'horreur en pensant que cette bâtisse était peut-être hantée.

Elle rebroussa chemin d'un pas rapide, courant presque dans les corridors déserts, son ventre gargouillant bruyamment, réclamant son dût. Elle passa devant son bureau, faillit le manquer tellement elle était effrayée. Les mains tremblantes, elle ouvrit la porte de son bureau, la referma derrière elle et s'avança vers l'Armoire. Deux minutes plus tard, elle dut se rendre à l'évidence. Aucune des ces Clés ne correspondaient à la serrure. Enragée, elle cogna à plusieur repries sur la porte avant d'abandonner et de s'asseoir par terre, découragée. Puis, quelqu'un cogna à la porte. Elle se leva, cacha le Trousseau en le glissant sous l'Armoire et se dirigea vers la porte.

C'était Neville Longdubat. Il lui sourit puis entra dans la pièce.

Hermione resta interdite:

-Pardon, Monsieur Longdubat, votre séance est finie depuis 20 minutes.

-Ho, mais Hermione, je vais bien maintenant, grâce à Harry. Et je suis ici en messager:

il lui tendit un morceaux de parchemin et s'en fut tout aussi rapidement qu'il était venu. En effet, Hermione avait tout de suite remarqué qu'il allait mieux. Il n'avait plus cette tronche d'ahuri qu'il avait vingt minutes plus tôt. En fait, il ressemblait à l'atroupement de ce matin. Il semblait…Vivant.

D'un air distrait, Hermione déroula le parchemin et lu le message. Il était très court:

Si tu veux revoir la lumière

Et apprendre ce qu'il y a dans l'Armoire

19

19

19

19

Ce soir, à 11hpm.

PS: DIX-NEUF!

Hermione sourit en lisant cette note. Elle ne savait pas comment il savaient su qu'elle avait voulu ouvrir l'Armoire mais bon... Elle sentit dans son for intérieur qu'elle n'avait pas le choix d'y aller.

Dix neuf, pensa-t-elle, et elle sourit de plus belle.

Elle s'occupa de ses autres patients en attendant l'heure, avala enfin un énorme repas entre la séance de Olivier Dubois et de Parvati Patil.

Enfin, sa journée prit fin et elle se dirigea à pas lent vers sa chambre. Elle lut un livre mais elle ne sut dire sur quoi il traitait tellement elle attendait onze heures avec impatience. Elle était fatiguée de tout ce petit jeu et de ces cachotteries. La jeune brunette allait enfin connaître la vérité.

Soudain, onze heures moins le quart apparut sur sa montre. Elle se leva et se dirigea d'un pas rapide vers la chambre numéro 19. Maintenant que l'heure du rendez-vous approchait, Hermione était de plus en plus nerveuse. Enfin, elle arriva devant la porte numérotée 19, juste entre les portes 18 et 20. Elle prit une grande inspiration et entra sans cogner.

La première chose qu'elle vit fut tout l'attroupement de ce matin (qui lui semblait si lointain maintenant!) plus quelques nouvelles personnes qui avait l'air guéries.

La deuxième fut une Clé.

La Clé.

***

Alors? Comment vous trouvez? Je termine cette histoire dans quelques chapires… Hé oui, je ne sais pas comment faire pour pondre 37 chapitres comme certains le font xD reviews plizz :P Ho et MERCI pour tous ceux et celles qui m'on offert une rieviews. JE VOUS AIME! (Embrasse tout le monde sur la joue)

PS: Le chiffre dix-neuf vient d'un EXCELLENT roman, qui s'apelle La Tour Sombre, écrit par un certain Stephen King… Je suis rendue au troisième livre dans le milieu exactement, mais ça, c'est une autre histoire…Disons juste que je nombre 19 a une certain importance et… bref! Ça ne vous interresse PAS alors je vous laisse xD

PS #2: N'oubliez pas les reviews!