Coucou! Alors, il y avais un soucie avec les "e" ce qui rendait la lecture difficile donc j'ai changé. Je mettais rarement les mises à jours jusqu'a maintenant mais je vais faire en sorte de mettre un chapitre tout les week end =D voila ^^

Merci pour vos reviews =)


Chapitre 4. Mauvais rêve



La voiture de patrouille était garée devant la maison lorsque j'arrivai. Je couru jusqu'au perron afin d'éviter d'être trop trempée par les trombes d'eau qui s'abattaient sur Forks, pour ne pas changer, puis déboula à l'intérieur en me débarrassant de mon coupe vent. Étendu de tout son long sur le canapé, Charlie, paupières closes, ronflait bruyamment. Je ne pus réprimer un sourire attendri digne d'une mère couveuse.
Dans la cuisine, je vérifiais les réserves de nourriture et entrepris la préparation d'une spécialité de Californie dont le nom m'avait échappé cependant que la recette restait ancrée dans un coin de ma tête, autrement dit un coin qui n'était pas totalement occupé par Edward. Cuisiner m'occuperait un tant soit peu l'esprit, du moins je l'espérai.
- Bella?
Je me retournai et vit mon père accoudé au cadrant de la porte, les yeux encore rouges de fatigue. Ses larges cernes m'apprirent qu'il n'avait pas dû atteindre son quota de sommeil ces derniers temps.
- Bonjour Papa, le saluai je en souriant.
- Je suis parti tôt ce matin...
- Ce n'est pas grave, retourne te reposer, j'en ai pour un moment.
- Non, Billy ne va pas tarder à arriver, m'apprit-il en jetant un coup d'œil à sa montre.
- Billy?
- Oh! Désolé! J'ai oublié de te prévenir de leurs visite. Jacob sera là aussi, rajouta t-il comme pour se faire pardonner.
- Je ne savais pas qu'il y avait un match de baseball se soir. Tant pis, je reporte ma cuisine à demain, soupirais je, clairement déçu de voir ma seule occupation tomber à l'eau.
- Billy apporte de quoi dîner et tel que je le connais, il risque d'en avoir assez pour nourrir un régiment! Plaisanta t-il.
- Dans cas... Je monte dans ma chambre.
J'allais partir lorsqu'il m'interpella.
- Attend, je ne t'ai pas demandé comment c'était passé ta journée.
C'était une sorte de rappel pour ne pas que j'oublie que j'étais avant tout sa fille, pas seulement sa cuisinière, ce que je savais parfaitement. Ce que désirait Charlie avant tout, était de se comporter comme un père aimant et il excellait bien plus dans ce domaine qu'il ne l'imaginait.
- Bien, répondis-je en fouillant dans ma mémoire à la recherche d'événement qui m'aurait marqué.
Une question s'imposa alors à mon esprit.
- Connais-tu les Masen? Enchainais-je
Après tout, à Forks, l'anonymat n'avait pas sa place.
Il réfléchit un instant.
- Ils sont décédés il y a quelques années déjà non?
- Et leur fils? M'enquis-je en pinçant les lèvres.
- Edward? Pauvre garçon. Il vit chez sa tante. Elle a pas mal de problèmes avec la police.
- Pour quel motif?
- Vol, la plus part du temps. Elle gagne très peu d'argent d'après ce que j'ai compris.
Je soupirai.
- Merci papa, le remerciai je sans plus d'explication.
- Je compte sur ta discrétion, ce n'est pas dans notre intérêt de divulguer les informations les plus compromettantes aux habitants de notre belle ville, plastronna t-il.
- Ca va de soi, Chef Swan.
Il m'adressa un clin d'œil, puis je montai.
Peut être la bonne humeur contagieuse de Jacob m'apaiserait-elle après tout. Je me mis alors à commencer une dissertation que je n'avais à rendre que dans deux semaines. J'arrêtais au bout de la cinquième ligne, beaucoup trop distraite. Je pris donc mon baladeur CD et y inséra le disque le plus bruyant de ma collection. Les écouteurs sur les oreilles, je m'allongeais sur mon lit et fermais les yeux. La voix criarde du chanteur couvrit peu à peu mes pensées.
Je m'assoupis progressivement, assez pour rêver à demi consciente. La voix s'affaiblissait à mesure que j'apercevais une image floue aux couleurs sombres. Je m'approchai des formes grossières et inidentifiables puis elles se firent de plus en plus nettes, de plus en plus sombres. Un son strident continu l'accompagnait, me serrant de nouveau le nœud présent dans mon estomac.
Il était là, d'une pâleur effroyable, les paupières clauses sur un visage figé dans une expression morne, recouvert jusqu'au menton d'une housse blanche dissimulant son corps immobile.
Mort.
Entre le cauchemar et la réalité, une main attrapa mon épaule. Je sursautai en me réveillant et découvris Jacob assis près de moi, le regard soucieux....
- Bella, ça va? S'enquit 'il en retirant sa main.
- Oui, oui... Tout va bien, le rassurai je, le souffle court.
- Tu as l'air terrorisé.
- Je me suis assoupie...
- Avec ça? S'esclaffa t-il en désignant mon baladeur dont j'avais retiré les écouteurs de mes oreilles.
- Il faut croire. Mais qu'est ce que tu fais là? L'interrogeai-je, me redressant soudain, réalisant qu'il était entré dans ma chambre.
- Oh, désolé, tu ne répondais pas... encore un peu et je défonçai la porte! Ria t-il nerveusement.
- Je suis une catastrophe ambulante, mais de là à me blesser dans ma propre chambre! Pouffais-je.
- On ne sait jamais! (il examinait la pièce). Tu as le sens de l'ordre!
- Je suis peut être un peu trop maniaque par moment.
Je me levais.
- Je devrais peut être descendre, dit je en remettant quelques mèches de cheveux en place.
- Tu risques de t'ennuyer à mourir, me prévient t-il avec un sourire contrit.
- Tu ne regardes pas le match avec eux?
Il haussa les épaules.
- Je suis simplement monté te dire bonjour.
- C'est gentil.
Je rompis immédiatement le silence gênant qui commençait à s'installer entre nous.
- Ça fait un moment que je ne suis pas allée à la Push, ça n'a pas beaucoup changé j'imagine. Tu es toujours à l'école de la Réserve? M'enquis-je
- Toujours. Mais... il y a pas mal de tensions ces derniers temps à la Réserve, m'apprit-il, lèvres pincées
- Pourquoi? Rien de grave j'espère.
- Espérons que ça ne le devienne pas. D'autant plus que c'est complètement stupide.
- Je ne te suis pas...
- C'est totalement absurde et je ne suis pas censé parler de ça... même avec toi, soupira t-il
- Bien, alors je ne t'y oblige pas. Mais ca ne dérange personne si je passe un de ces quatre?
- Non! Au contraire! s'exclama t-il, ravi.
- Génial! Je laisserai sûrement ma camionnette à tes soins.
- Des problèmes?
- Seulement quelques fuites d'huile, ricanai je au souvenir de mes mésaventures.
- Je m'en occuperai dans ce cas.

Billy et son fils partirent sur les coups de 22 heures. J'avais papoté toute la soirée avec Jacob qui avait progressivement réussi à me détendre. Bien entendu, il ne connaissait pas l'existence d'Edward, je m'étais bien garder d'en parler. Je priai, en allant me coucher, pour ne pas refaire ce même cauchemar et surtout pour que ce dernier n'ait jamais l'occasion de se réaliser. Mon estomac gronda alors que je m'assoupissais, signe que je n'avais pas mangé de la soirée. Je me levais en soupirant puis me rendis à la cuisine à la recherche de quelque chose à grignoter. Je fis de mon mieux pour ne pas réveiller Charlie, qui ronflait bruyamment, avec les marches grinçantes. Un paquet de gressin entamé trainait sur la table. J'en pris un, le mâchouilla.
Quand un bruit m'alerta.
Comme un murmure, un souffle de vent qui aurait traversé la pièce pour s'enfuir vers le salon. Je sursautai légèrement, pensant être victime de mon imagination, mais un nouveau souffle glacial caressa mon visage. Je me tournai instinctivement vers la fenêtre pour vérifier si elle était bien fermée. Un frisson me parcouru en constatant qu'elle était belle et bien close. Je me précipitai au salon, monta précipitamment les marches sans me soucier des grincements, et me cloitra dans ma chambre.
Un détail fit de nouveau monter la peur en moi.
La fenêtre que j'avais pris soin de fermer était grande ouverte.
Après l'avoir fermé, La peur au ventre, je me cachai sous mes draps et chercha le sommeil en tenant le vent pour responsable.
Du moins, j'essayai de m'en convaincre.