Coucou tout le monde !

Merci pour toute vos reviews et aux personne qui m'ont ajouté dans leurs alertes, c'est que mon histoire doit vous plaire:P

Donc je vous mets le prochain chapitre et bonne lecture !

Juliette54 : contente que l'histoire te plaise et j'espère que tu aimeras ce chapitre:D

...

Je me retournai et ce que je vis dépassé les limites de mon imagination. Que faisait Drago Malefoy avec Millicent Bullstrode ? Zabini ne cacha pas son amusement devant mon air atterré et m'assura qu'il n'était pas au courant et que de toute façon il était assez grand pour faire ce qu'il veut.

-Parce que tu irais dîner avec Millicent Bullstrode toi ?

-Je suis bien en train de dîner avec toi, rétorqua-t-il avant de rire devant mon regard noir.

-C'est bon je plaisante, je préfère ma place à la sienne, avoua-t-il ce qui flatta mon ego.

Je le pris comme un compliment qui me rassura car on ne pouvait pas faire pire que Millicent Bullstrode. Bon d'accord physiquement elle me surpassait mais c'était bien dans le seul domaine.

-Je n'ai aucune envie de passer le restant de ma soirée avec elle, le prévins-je alors qu'il continuait de rire.

-Tu sais que Pansy dirait exactement la même chose ?

-Zabini tu deviens désagréable, lui assurai-je en me retournant de façon à tourner le dos au couple Bullstrode-Malefoy.

-Et je crois que cela ne vas pas s'arranger, Bullstrode arrive.

C'était l'autre meilleure amie de ma sœur, par conséquent elle ne devait pas beaucoup me porter dans son cœur. Ce qui s'était passé avec Daphné est encore trop frais et je ne me sentais pas capable d'affronter Bullstrode. Ce dîner était une mauvaise idée. Avec un peu de chance, Malefoy allait ajouter son grain de sable et je serais bonne pour rester cloîtrée chez moi pendant des mois.

-Blaise ! Comment tu vas ?

Une tornade blonde venait d'apparaître et s'était jeté sur le pauvre Zabini qui avait à peine eu le temps de se lever.

-Pourquoi tu viens pas manger avec nous ?, demanda-t-elle en me tournant le dos.

Je crois que j'étais en train de vivre la pire humiliation de toute ma vie. Bullstrode était en train de m'ignorer royalement malgré les regards insistants de Zabini. Je savais que j'étais plutôt quelqu'un de discret mais pas au point d'être invisible. Lorsque Malefoy finit par rejoindre j'eus l'impression que ma dernière heure était arrivée : après les réflexions qu'il avait prises en pleine tête, je m'attendais à ce qu'il m'enfonce encore plus.

-Astoria, me salua-t-il.

Je le regardai avec surprise, me demandant si c'était bien mon prénom que j'avais entendu. Vu ma situation, je lui étais reconnaissante de ne pas m'humilier encore plus.

-Millicent, je crois que Blaise est déjà occupé, intervint Malefoy ce qui la poussa à me regarder.

C'était un mélange de dégoût et de provocation que je pus voir dans ses yeux. Elle venait de m'humilier en moins de deux minutes, c'était comme si elle me rappelait que ma place n'était pas avec ses amis. J'étais incapable de tenir tête à de telle personne, je n'étais qu'Astoria Greengrass. Elle finit par mettre fin à mon calvaire et partit sans même saluer Blaise. Ce dernier semblait un peu surpris du comportement de Bullstrode et s'apprêtait à me parler mais je n'avais aucune envie de l'entendre s'excuser ou de s'apitoyer sur mon sort.

-Excuse-moi, je vais juste prendre l'air et je reviens, lui assurai-je en me levant de table sans même faire attention à Malefoy.

Comment une simple dispute avec ma sœur avait pu prendre de telle proportion ? J'aurais donné n'importe quoi pour revenir trois semaines en arrière car ma petite vie bien tranquille me manquait. Tous ces serpents n'étaient pas concernés par ma dispute avec Daphné, et pourtant ils me tournaient tous autour et je commençais à étouffer. Je ne les voyais jamais et pourtant en six mois j'avais bu un verre avec Parkinson, mangé avec Zabini, rencontré Bullstrode et partagé le même ascenseur que Malefoy. En sortant dehors, mon premier réflexe fut de regarder vers le ciel pour m'assurer qu'il y avait encore des étoiles qui veillaient sur moi. J'avais besoin de sentir de l'air frais pour me calmer et reprendre mes esprits. Pourquoi je n'étais pas restée dans mon coin comme je l'avais toujours fait ? Je sentis une présence à mes côtés et je compris que mes ennuis étaient loin d'être finis.

-La politesse voudrait que je vienne m'excuser même si je ne suis absolument pour rien.

-En fait je crois que c'est moi qui te dois des excuses et des remerciements, affirmai-je alors que j'osais pas le regarder en face, merci de ne pas m'avoir encore plus enfoncé devant Bullstrode et tout ce que j'ai pu dire concernant les mangemorts ne t'étaient pas destinés, j'ai juste oublié de réfléchir avant de parler.

C'était un peu gênant de reconnaître ses torts mais apparemment cela faisait sourire Malefoy. J'avais l'impression de retourner dans cet ascenseur il y a trois semaines. Sauf que cette fois-ci, le début de sourire qu'il affichait le rendait beaucoup moins fatigué.

-Je fais partie des gens qui aurait bien voulu t'applaudir à la soirée chez ta sœur, avoua-t-il à ma plus grande surprise, donc tu ne devrais pas faire attention à ce que dit Millicent.

-C'était une belle humiliation quand même, rétorquai-je amère.

Il s'approcha un peu plus de moi de façon à ce que je ne puisse pas échapper à son regard.

-Je crois que je me suis faits assez humilié dans ma vie pour savoir que tu t'en remettras rapidement. Bonne fin de soirée.

Il partit, me laissant perplexe et avec des tas de questions. Il avait raison sur toute la ligne : ce que Bullstrode avait fait n'était pas si grave, elle avait juste écorché ma fierté. Le plus énervant pour moi, c'était toutes ces incertitudes que j'avais sur Drago Malefoy . J'étais douée pour rester en retrait et cerner le caractère des gens. Mais là j'avais deux opinions sur lui qui étaient complètement contradictoires. Il était censé être un mangemort, quelqu'un de vil, cruel et aussi de lâche mais je n'avais jamais vu ce Drago-là. La meilleure explication serait que c'est un bel hypocrite et que la prochaine chose qu'il fera ce soir, ou plutôt demain matin sera d'envoyer un hibou à Parkison pour tout lui raconter. Je finis par me rappeler que le pauvre Zabini devait m'attendre depuis un bon moment. C'était dans ces moments-là qu'il me manquait quelqu'un à qui je pourrais tout raconter, une sœur par exemple.

(24 décembre)

Les valises de mes parents étaient déjà dans l'entrée ou plutôt devrais-je dire enfin. Ma mère était prête à tout annuler quand je lui avais avoué que Daphné et moi avions eu une conversation très houleuse. Heureusement j'avais réussi à lui faire croire que j'étais invitée chez une autre amie pour Noël, amie complètement imaginaire. J'étais assise dans les escaliers qui donnaient sur le hall, attendant le départ de mes parents.

-Dis-moi Astoria, j'ai une question délicate à te poser, déclara ma mère en venant me voir près des escaliers.

Elle ne parlait pas très fort et je compris que mon père n'était pas censé entendre.

-Tu as le droit de ne pas me répondre mais est-ce vrai que tu es allé dîner avec Blaise Zabini ?

-Les nouvelles voyagent vites, répondis-je, oui j'ai dîner avec.

-C'est Amélia Bullstrode qui m'en a parlé mais ne t'inquiète pas, je n'ai aucune intention de me mêler de tes affaires, m'assura-t-elle malgré un sourire apparent.

Ma mère avait dû attendre une bonne semaine avant de m'en parler car elle savait très bien que je détestais parler de moi. Elle devait se faire une joie car en moins d'un mois, elle m'avait vu avec Drago Malefoy et ensuite avec Blaise Zabini. Vu la tournure que prenait ma vie ces derniers temps, j'allais sûrement me retrouver avec Théodore Nott dans peu de temps.

-Tout est prêt, nous pouvons y aller, s'exclama mon père en arrivant dans le hall, nous prenons un elfe avec nous mais les deux autres resteront ici Astoria.

J'avais toujours eu peur de mon père. Quand j'étais petite, je ne le voyais que très rarement et ma mère m'interdisait d'entrer dans on bureau. Je le voyais comme quelqu'un de droit et respectueux et la seule fois où je l'ai vu sourire c'était lorsque Rosier était venu lui demander la main de Daphné. Je ne partageais pas grand-chose avec mon père mais je ne me plaignais pas de la situation. Tout le monde savait que le père de Parkinson n'était pas fidèle, que Zabini connaissait à peine le sien et que Malefoy avait écopé du pire père, donc dans l'ensemble je me trouvais chanceuse.

-Tu salueras l'amie chez qui tu vas ce soir, demanda ma mère, et passe un Joyeux Noël !

Mon père ouvrit la porte pour laisser passer ma mère tandis qu'elfe disparu avec toutes les valises. Une fois sur le perron, ma mère ne put s'empêcher de me jeter un dernier regard comme si elle espérait que j'allais changer d'avis. Malheureusement pour elle, mon père n'avait aucune envie de rester dehors et lui prit la main pour transplaner. C'était presque un soulagement de les voir partir car j'avais de plus en plus de mal à cacher toute la rancœur que j'avais accumulée contre Daphné. J'allais devoir trouver un moyen de l'évacuer car je sentais que cette histoire était en train de me ronger. J'allais même commencer toute de suite, et c'est animé d'une rarissime motivation que je lançai un sort pour apporter mon manteau et partis marcher dans le parc sous la neige.

(Début de soirée)

Frigorifiée de ma sortie, j'avais trouvé refuge à côté de la cheminée. J'avais beaucoup réfléchi à toute cette situation et même si toute la colère n'était pas partie, j'avais pris la bonne résolution d'envoyer demain un hibou pour Daphné. Même si j'avais toutes les raisons pour lui en vouloir, je devais lui montrer que quoiqu'il puisse se passer je restais sa sœur. Il était presque sept heures lorsque je pris conscience que la plupart des gens étaient en train de fêter Noël.

-Mademoiselle Greengrass, salua un elfe en entrant dans le salon, Mademoiselle Parkinson veut vous voir.

Je lui répondis qu'elle pouvait entrer malgré ma légère surprise. Mais elle était bien là, magnifiquement bien habillée et coiffée, et apparemment cela ne l'enchantait pas d'être là.