Chapitre 4 :
Ceux qui méritent le repos
Enfin de l'action ! Heureuse, Elena courut dehors et rejoignit Tseng. Elle fut surprise de voir une femme avec lui. La wutaïenne de l'équipe de Telian, Yakino Sato !
Sans un mot, la jeune femme sortit un chapeau de derrière son dos et le mit de force sur la tête d'Elena. La jeune femme blonde n'y comprit rien. L'instant d'avant, elle était dans les bois d'Healen. Et maintenant, elle se trouvait sur la plage d'une île ! Le chapeau traînait à ses pieds. Tseng en sortit, suivi de Yakino.
« Tseng… où on est ? Comment ? »
« Magie de Tabhaisaver. Je vous ai amenés ici parce que j'ai besoin de votre aide pour évacuer les élèves de mon école. Ils vont devoir aider à combattre Deep Ground. Et je tiens à vous prouver leurs capacités et leur bonne foi », dit Yakino.
Tseng regarda autour de lui. Il y avait une grande forêt sur cette île. Le manoir faisant office d'école était visible au sommet d'une falaise, à l'est.
Sur sa gauche, il vit quelque chose. Une pente qui descendait vers une vallée où trônait un lac. Cet endroit inspirait la paix, le repos.
Tseng et Elena s'approchèrent du grand miroir d'eau, sans comprendre ce qui les attirait vraiment. Ils virent quelque chose sur leur gauche, à quelques mètres de la rive. Une pierre. Un nom était gravé dessus.
« Gillian Scott ? » lut Elena, surprise.
« Oui. C'est une tombe symbolique. Les cendres de Gillian reposent ici. Elle nous a aidés à combattre Sephiroth et le Météore, à la fin », dit Yakino.
Elle leur raconta le combat au Cratère Nord, les découvertes qui avaient poussé Gillian à redevenir l'amie de Telian, puis son sacrifice pour raviver le pouvoir du Sacre.
Tseng et Elena s'agenouillèrent devant la pierre et mirent leurs mains en position de prière. Ils virent des fleurs posées autour de la pierre.
« C'est vous qui avez mis ces fleurs ? » dit Elena.
« Non, elles viennent de Telian. Elle venait ici chaque nuit, quand tout le monde dormait dans l'école. Elle restait méditer une bonne heure avec elle, avant de repartir dans sa chambre », dit Yakino.
« Oh ? Alors elles étaient vraiment de très grandes amies ! » sourit Tseng.
Yakino hocha la tête. La jeune femme leva les yeux vers le ciel. Ses pensées restaient fixées sur Telian.
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Après la transmission du message à Vincent et Reeve, Weiss éteignit la caméra. Il réfléchit. Élion lui avait beaucoup parlé de cette fameuse école de Tabhaisavers où de jeunes humains avaient été modifiés génétiquement par la Shinra. Ils étaient des ennemis potentiels contre Deep Ground. Comment les éliminer ?
Je vais encore avoir besoin de toi, Kadaj.
Sur l'île, la pluie avait cessé, mais Kadaj n'était pas au mieux de sa forme. Mais les paroles de Nathalie l'avaient fait réfléchir. En un sens… peut-être devait-il essayer de faire un effort, se ressaisir et tenter de venger Telian, en essayant de trouver celui qui l'avait manipulé, puis le tuer ?
Il finit par se lever. Ses jambes étaient toutes ankylosées. Il fit quelques étirements et s'ébroua. Il se sentit un petit peu mieux physiquement.
Il fit quelques pas vers la fontaine pour aller s'asperger le visage d'eau, quand il sentit à nouveau la présence dans sa tête. Non ! Pas encore !
Bien, tu es déjà debout. Maintenant, dégaine ton Souba.
« Non ! Qui que tu sois, laisse-moi, j'en ai assez ! La mort de Telian ne t'a pas suffi ? » gémit le jeune homme.
Pour toute réponse, il entendit un rire cruel. Kadaj réfléchit. Il fallait à tout prix qu'il s'éloigne de toute forme de vie, ou il aurait envie de tuer ! Il courut vers l'ouest de l'île, vers le tunnel sous-marin.
Une fois à l'intérieur, dans le noir, il sentit la présence diminuer dans sa tête. Ouf ! Peut-être que la profondeur de l'endroit et l'épaisseur de la roche rendaient le contact moins clair ?
Mais soudain, il aperçut la sortie, qui menait à l'île des gobelins ! Et justement, Frongeon était sur la plage, faisant la cueillette des noix.
Frongeon se retourna et sourit en voyant Kadaj. Il courut vers lui avec un grand sourire, l'air tout content.
« Kadaj ! Tu es enfin sorti de ta déprime ? »
En le voyant, le jeune homme parut effrayé.
« Frongeon ! Sauve-toi ! »
« Hein ? ! »
« Sauve… toi ! »
Et soudain, son visage devint froid, ses yeux vitreux. Il brandit Souba et fonça sur Frongeon. Le gobelin baissa la tête, évitant de se faire décapiter. Il s'enfuit, terrifié.
« Kadaj, qu'est-ce que tu fais ? »
Il trébucha sur une pierre, fit une roulade et heurta un tronc d'arbre. Il vit Kadaj qui fonçait vers lui en hurlant de rage.
Affolé, le gobelin sortit une noix de sa poche et l'avala. Il se métamorphosa en une noix géante qui s'envola dans les airs. Kadaj bondit à sa hauteur et tenta de le couper en deux, mais Frongeon l'esquiva de justesse.
Retombant au sol, le jeune homme le regarda avec l'air frustré. Puis il aperçut quelqu'un qui regardait la scène de loin, près du tunnel. Une élève de l'école !
Voyant qu'elle s'était fait repérer, elle courut dans le tunnel. Kadaj la poursuivit.
« Kadaj, arrête ! » cria Frongeon en flottant lentement dans sa direction.
Sur l'île de l'école, Yakino, Tseng et Elena venaient d'atteindre le perron d'entrée, quand ils aperçurent la jeune fille qui courrait vers eux, l'air terrorisé. Et un drôle de ballon dans l'air, qui ressemblait à une noix, avec deux gros yeux.
« Fuyez, attention ! Kadaj attaque ! » cria le ballon.
Tseng et Elena virent alors le poursuivant de la pauvre fille. C'était Kadaj. Les Turks mirent la main à leurs armes.
La porte s'ouvrit. Senki, Nathalie, Loz et Yazoo apparurent. Ils avaient entendu les cris de Frongeon, eux aussi. Ils virent tous Kadaj, qui s'avançait calmement, avec l'air menaçant.
Loz et Yazoo froncèrent les sourcils. L'aura qui émanait du jeune homme avait changé. Elle était anormalement puissante. Et ce n'était pas Jenova, ils l'auraient tout de suite reconnue. Ils clignèrent des yeux. Une image semblait superposée à celle de Kadaj. Un gars plus grand, baraqué, avec des cheveux gris en épis…
« Ce n'est pas Kadaj », murmura Yakino, consciente de cette vision, elle aussi.
« Qu'est-ce qui a pu lui arriver ? » murmura Nathalie, effrayée.
Elena brandit son pistolet, mais Yakino l'arrêta.
« Arrêtez, enfin ! Nous ne devons pas faire cela ! »
« Quoi ? Mais vous savez qui est ce type ? » dit Elena.
« Et il a menacé une de vos élèves ! » renchérit Tseng.
« Ne faites pas ça, il est pas normal ! » dit Frongeon, qui reprit sa forme normale et atterrit sur la tête de Senki.
Soudain, Kadaj tendit la main. Sa matéria foudre balaya l'espace de ses éclairs, renversant tout le monde sur le sol.
Elena se leva en marmonnant des jurons. Elle vit quelqu'un se dresser devant elle. Elle prit peur. Kadaj tendait son Souba au-dessus d'elle, à nouveau, comme autrefois ! Les souvenirs revinrent, la paralysant d'effroi. Il l'avait transpercée sans pitié autrefois, à Ajit, quand il l'avait interrogée au sujet de l'endroit où pouvait se trouver la tête de Jenova. Elle n'avait rien dit, pas plus que Tseng.
Kadaj entendit la voix dans sa tête.
Tue-la ! Tue-la maintenant.
Il leva Souba. Yazoo se redressa et lui dit :
« Arrête, Kadaj ! Reprends tes esprits ! »
Ces mots l'arrêtèrent. Son bras se figea au-dessus de sa tête. Elena n'en crut pas ses yeux. Yazoo lui demandait de l'épargner ? ! Et Kadaj hésitait, par-dessus le marché !
Qu'y a-t-il, Kadaj ? Tue-la. Tue-la !
Kadaj pencha légèrement le bras.
« Bon sang, Kadaj, arrête ! On en avait fini avec ce genre de choses ! » dit Loz.
« Ils ont raison, secoue-toi ! » renchérit Senki.
Le bras de Kadaj se mit à trembler. Ses doigts se firent moins serrés autour du manche de Souba. Mais la voix revint, implacable, autoritaire.
Allez, fais-le ! Tu as déjà tué une fille, alors une autre de plus ou de moins, qu'est-ce que ça te fait ? ALLEZ ! OBÉIS !
Cette fois, Kadaj n'y tint plus. Il pencha en arrière, puis abaissa violemment son sabre.
« ARRÊTE ! » hurlèrent ses amis en chœur.
Elena ferma les yeux, attendant la douleur. Le sang gicla, il y eut un bruit de chair fendue. Mais… Elena ne sentait rien ! Elle risqua un coup d'œil.
De la main gauche, Kadaj tenait Souba au-dessus de la tête de la jeune femme. Et sa main droite retenait son bras, qui saignait ! Il s'était empoigné le bras et planté ses doigts dans la chair, il s'était saigné jusqu'au sang pour arrêter son sabre !
Maudit… pourquoi ne m'obéis-tu pas ? jura Weiss.
Kadaj sentit son bras essayer de descendre, pour atteindre la tête d'Elena. Il fit volte-face. Tseng n'en crut pas ses yeux. Mais qu'est-ce qui lui prenait ? Il… il luttait pour ne pas tuer Elena ?!
Le jeune homme courut contre le mur de l'école et se mit à le heurter, plusieurs fois, sans arrêter, essayant de rester conscient grâce à la douleur. Il voulait lâcher son sabre, mais sa main ne lui répondait plus.
« Yazoo… Loz… emmenez-les tous loin d'ici ! » hurla Kadaj.
Yakino courut vers l'escalier et entra dans l'école. Tous les autres coururent vers le chapeau wutaïen laissé sur le sol pour eux.
« On saute tous dedans, allez ! » dit Senki.
Loz et Yazoo se tournèrent vers leur petit-frère, désireux de l'aider, mais Nathalie et Senki les entraînèrent avec eux vers le chapeau. Elena et Tseng sautèrent dedans les premiers, Nathalie ensuite, Loz juste après, puis Senki, mais Yazoo ne suivit pas le mouvement. Il hésita, puis il vit les portes de l'école s'ouvrir. Tous les élèves et les professeurs s'enfuirent chacun de leur côté, partant vers des directions différentes dans la forêt.
Yazoo vit une fille évanouie sur le sol, près de lui. Celle que Kadaj avait poursuivi depuis la plage sur l'Île des Gobelins ! Elle était évanouie.
Kadaj cessa de cogner les murs et la vit. Il leva son arme pour la frapper.
Étouffant un juron, Yazoo dégaina sa gunblade et tira sur le sabre, obligeant son frère à reculer. Il courut près de la fille, la souleva sur son épaule et courut vers le chapeau, mais Kadaj devina son geste et courut le premier près du couvre-chef qu'il détruisit.
Yazoo n'eut d'autre choix que de s'enfuir dans la forêt. Il entendit un bruit d'hélice. Il leva les yeux et vit des vaisseaux de Deep Ground qui s'approchaient de l'île.
Deep Ground venait pour capturer les élèves !
Resté seul, Kadaj reçut un nouvel ordre de Weiss. Il actionna une nouvelle matéria dans son bras : la matéria Bahamut. Le dieu dragon jaillit du ciel et… jeta son rayon mortel sur l'école. Le manoir explosa en mille morceaux.
Dans la forêt, tous les élèves virent le spectacle et étouffèrent des cris d'horreur. Leur maison, leur seul refuge… l'école des Tabhaisavers venait d'être détruite !
XxXxXxXxXxXxX
Elle avait presque oublié son nom – elle avait en tout cas oublié combien de fois elle avait dormi, et combien de fois elle avait émis un souffle, signe qu'elle respirait, qu'elle vivait.
Où était-elle ? Toujours aucune idée. Il y avait longtemps, dans une autre vie, on avait dit à une autre Telian de chercher les Maniths, pour sauver la planète, la vie, l'univers.
Un rire atrocement rauque éclata et résonna dans le noir. Quelque chose, des chauve-souris ou de tristes petits souvenirs, prit son envol dans l'obscurité, bruissant comme une poignée de parchemins. Telian commença à ramper. Ses chevilles douloureuses, sa faim et sa soif terribles, sa totale solitude presque entièrement oubliées.
Je veux respirer l'air. Je veux voir le ciel. Je veux voir le soleil et les étoiles ! Je suis… je suis… je suis Telian. Je ne serai pas un fantôme.
Elle agita les bras au-dessus de sa tête pour défier le néant et la mort. Enfin, vaincue, elle s'étala de tout son long sur le sol.
Telian se roula en boule et trouva un sommeil presque douloureux. Ses rêves furent puissants, mais déroutants. Des images, réalistes à en être cruelles, la hantèrent.
D'abord, elle entendit une voix lui murmurer :
« Le Cerberus, aux frontières de nos mémoires, tisse les derniers instants de l'histoire de la vie. »
Puis le noir se dessina en un paysage familier : Midgar. C'était une rue près du grand building Shinra. Il y avait de l'agitation, un vent puissant soufflait dans les rues. Le ciel était gris, orageux. Telian leva les yeux et reconnut la lumière rouge du Météore. Impossible ! Elle l'avait arrêté avec Aéris et Gillian, il y a deux ans…
Le rêve se poursuivit, ignorant ses questions. La jeune fille vit des vaisseaux atterrir près d'un groupe de secouristes. Telian reconnut une silhouette familière parmi eux : Youfie.
« Dépêchez-vous ! Mais prenez soin des blessés », dit-elle.
Telian vit un brancard passer, tiré par deux hommes. Elle reconnut Rufus Shinra.
Je suis dans le passé, comprit Telian.
Ainsi, c'était comme ça que le président avait survécu ! Il avait été retrouvé évanoui dans les ruines du building, après l'attaque de l'Arme… Et on avait dû le transporter à Healen plus tard, où il avait repris connaissance et pansé ses plaies avant de reprendre ses sombres intrigues.
« Faites-moi un rapport », dit Youfie.
« L'évacuation est terminée, dit un homme. Tous les blessés sont à l'abri. »
« Ok. On y va ! » cria Youfie à toute l'équipe. Puis elle indiqua : « Restez vigilants tant que les hélicoptères ne sont pas en zone sûre. »
Puis, tandis que toute l'équipe de secours s'éloignait, la jeune fille mit un talkie-walkie à son oreille et dit : « Nous avons terminé. T'en es où ? »
Telian vit l'image changer. Elle vit Vincent, près du grand Canon Mako.
« Terminé. Yuffie, jette un œil au Canon Mako. »
« Mais nous avons déjà… h-hein ? »
« C'est bien ce que je pensais. »
« A-attends, attends, quelque chose ne va pas. C'est impossible. Pourquoi y a-t-il encore des personnes ? »
« Youfie, retourne vers Cloud et les autres. Il me reste des choses à régler. »
Et sur ce, il coupa la communication. Telian le suivit jusqu'à la plate-forme de commande du canon. Là, ce qu'elle vit la dégoûta au plus haut point. Elle vit le cadavre d'Hojo, étalé sur le tableau de bord. Vincent le regarda un instant, ses yeux étincelant de colère, puis il tendit son Peine de Mort vers lui.
Mais soudain, un éclair frappa le building, près de Vincent. Une partie de l'édifice contenant des tubes de gaz explosa.
« VINCENT ! »
Telian vit Youfie arriver sur une espèce de moto volante. Vincent sauta derrière elle sur le véhicule, qui disparut dans la nuit.
Restée seule, la jeune fille regarda le tableau de bord. Hojo avait disparu ! Le corps avait dû basculer dans le vide sous le choc. Mais l'écran… elle vit quelque chose s'afficher dessus :
« Fragment de programme amorcé. »
Fragment de programme ? Qu'est-ce que cela voulait dire ? Elle voulut s'approcher, mais le rêve s'arrêta brusquement.
Telian s'éveilla brusquement, une sueur froide au front, tous ses membres tremblants… Ce n'avait pas été un sommeil ordinaire : elle était tombée dans quelque violente rivière de rêves, et avait été emportée comme un morceau d'écorce. Elle s'assit et frotta ses yeux, mais elle était toujours perdue dans le noir…
Des rêves et des voix, pensa-t-elle avec désespoir. Il faut que je m'en éloigne. S'ils ne me laissent pas, je mourrai.
Elle se remit en marche. Le rapide va-et-vient de son halètement encombrait sa bouche sèche. Si elle n'était pas déjà devenue folle, la folie s'empara d'elle en cet instant.
Les voix, qui étaient restées silencieuses jusqu'ici, s'élevèrent autour d'elle comme un chœur de moines dans une chapelle. Telian ne leur prêta aucune attention. Tout ce qu'elle pouvait faire était marcher. Un pas et un pas et un pas et un pas. Quelque chose dans l'air était différent, mais elle ne put se décider à prendre le temps de réfléchir à ce que c'était : les voix la hantaient et l'obscurité la défiait, menaçant de l'engloutir.
Telian se frotta les tempes en s'efforçant de chasser les images de son rêve qui essayaient de revenir. Sa tête la lançait. Elle grommela et s'assit. Elle continuerait d'être hantée par les rêves, semblait-il, quoi qu'il pût arriver.
Elle baissa la tête.
Tu es morte, reconnais-le. C'est la fin, et tu ne peux pas rejoindre la Rivière de la Vie, puisque tu n'en as jamais fait partie !
Elle en était là de ses idées, quand elle sentit quelque chose briller contre son cœur. Quelque chose qui frémit et parut se rouler en boule, comme un chaton.
Elle baissa les yeux et vit que c'était violet. Elle le prit dans ses mains. Il s'agissait d'un châle, violet, avec des inscriptions étranges tissées dessus en fil d'argent.
Elle entendit soudain une voix… Yakino !
« Tabhaisaver, Enfant de Sagesse et de Vérité,
Toi qui ne vint pas au monde sur cette planète,
Envoyé pour protéger les enfants de la planète,
Ton œuvre s'achève maintenant.
Retourne en paix dans ton monde,
Puissent les Cetras honorer ton souvenir,
Tes ennemis oublier leur haine envers toi,
Et l'amour de ton âme jumelle te guider vers la paix. »
Telian ne comprit pas ses mots, mais ils lui firent du bien… et du mal ! Comme si elle perdait quelque chose qu'elle avait méprisé au début, puis qu'elle avait appris à aimer. Et maintenant, il semblait qu'on le lui enlevait.
Le néant disparut. Telian leva les yeux, incrédule. Là-haut, dans le ciel… les étoiles, la Lune ! Et le vent, l'odeur de la nature la nuit, l'herbe qui fouettait ses jambes, le chant de la chouette, le bruit des vagues de l'océan pas très loin…
Je suis revenue à la vie ! pensa Telian.
Submergée de joie et de fatigue, elle sourit et leva les bras vers le ciel. Mais soudain, elle gémit. Elle baissa les yeux et cria d'horreur. Sa blessure était revenue !
C'en fut trop pour elle. Telian tomba au sol, évanouie et blessée. Mais vivante, encore vivante… pour combien de temps, avant de retomber dans le néant ?
Voilà ! C'est tout pour le moment. Qu'en pensez-vous ? La suite viendra, mais j'ai encore besoin de temps. À bientôt !
