Et me revoilà pour le chapitre 4 de la fiction, amoureusement corrigé par Hélo (oui, j'ai récupéré ma beta habituelle \o/). Comme toujours, je vous remercie chaudement de vos reviews, qui sont, je le rappelle, mon seul salaire et le seul moyen que j'ai à ma disposition pour savoir ce qui ne va pas et donc m'améliorer. Continuez, vous êtes géniaux.
Disclaimer: très franchement, si Castle m'appartenait, on aurait déjà le 5x01. Et si cette histoire était de moi, je ne la traduirais pas.
Enjoy! :)
Chapitre 4
Ils restèrent ainsi, enlacés, et regardèrent le soleil se lever au dessus de Manhattan jusqu'à ce qu'il soit trop haut dans le ciel pour qu'ils puissent le voir. Kate s'appuya un peu plus contre l'écrivain, souriant quand il la serra plus près de lui. Quelques minutes plus tard, son estomac gargouilla et ils éclatèrent tous deux de rire.
-On dirait qu'il est temps de te nourrir, murmura-t-il contre son épaule.
Kate émit un genre de grognement.
-Dit comme ça, j'ai l'impression d'être un animal.
-Un animal brillant, intelligent et magnifique ?
Elle rit.
-Bien essayé. Alors, que comptes-tu me donner ?
Il haussa les épaules et se recula, lui attrapant la main et déplaçant la couverture de sorte à ce qu'elle les couvre tous les deux. Il la conduisit au comptoir de la cuisine.
-Vais-je enfin découvrir le contenu de ta boîte secrète ?
Ils s'arrêtèrent se regardèrent.
-C'était moins sexuel dans ma tête.
Il sourit.
-Je ne vais pas me plaindre. Maintenant, devant toi se trouve un générateur de passion méconnu. Ceci, ceci, ma chère Kate, est la porte d'entrée vers un autre monde.
- Ça va surtout être une pile de carton déchiré si tu ne me laisses pas manger quelque chose rapidement, dit-elle en souriant tandis qu'il faisait la moue.
-Très bien, soupira-t-il en soulevant le couvercle.
Kate laissa échapper un halètement quand le couvercle fut enlevé. Dans la boîte se trouvait une énorme collection des plus belles pâtisseries qu'elle avait jamais vues. Des éclairs, des beignets, des streusels, des gâteaux au café, des donuts, des muffins, des churros –c'était l'exposition de pâtisseries la plus extraordinaire qui pouvait être.
-Alors, tu dis toujours que ce n'est pas si bien ?
-Rick, comment ? Quoi ? Comment deux personnes peuvent manger tout ça ? glapit-elle en le regardant. Il y en a assez pour nourrir le commissariat pendant une semaine !
-Eh bien, Mère et Alexis vont arriver plus tard, et j'espère que tu en prendras au moins deux avant qu'elles ne soient là.
Kate cilla et il sourit.
-Allez, KB, je sais que tu veux secrètement la brioche à la cannelle avec le glaçage à la crème.
-Glaçage à la crème ? demanda-t-elle, la somptuosité de la boîte s'estompant quand elle réalisa qu'elle avait fait son choix parmi la véritable boulangerie qui se trouvait devant elle.
-Le meilleur que j'ai jamais mangé, et j'ai mangé énormément de pâtisseries pendant mes voyages.
-Bon, eh bien, je pense qu'on peut les attaquer, non ? Je ne voudrais pas gâcher…
-Oui, viens du côté obscur, nous avons des éclairs, dit-il en prenant un gâteau au chocolat enrobé de sucre dans la boîte. Allez, vas-y.
Kate attrapa une serviette et pris la brioche à la cannelle dans la boîte, suivant Rick pour s'asseoir au comptoir. Elle prit une petite bouchée et dû lutter de toutes ses forces pour ne pas gémir.
-Ceci, elle avala puis le regarda, est la chose la plus extraordinaire que j'ai jamais mangée. Comment as-tu trouvé cette boutique ?
-Mère et moi avions l'habitude d'aller manger là bas quand on revenait en ville après une tournée quand j'étais enfant. Le propriétaire et elle ont eu une liaison pendant un temps, et on a gardé contact après leur rupture. Je devais avoir 15 ans. Et à chaque fois que j'y vais, il me donne une de ces boîtes.
-Tu es toujours proche de lui ? demanda-t-elle gentiment.
Il était connu pour ne pas avoir de père, et, jusqu'à maintenant, elle n'avait jamais entendu parler d'une figure masculine solide dans sa vie.
-Pas particulièrement. On a pris des chemins différents, mais il aime toujours me donner ces boîtes, et je signe des livres pour sa femme, parfois.
Kate hocha la tête pensivement.
-Et que pense Martha quand il te donne ces boîtes ?
-Mère ? Elle trouve que c'est fabuleux. Ils se sont séparés en bons termes, et l'un de ces termes était qu'elle pourrait toujours manger à la boulangerie.
Kate rit et Rick sourit.
-C'est délicieux, dit-elle.
-Je suis heureux de te fournir de la bonne nourriture, répondit-il. Tu veux du café ?
-Des pâtisseries et du café ? Je pourrais ne jamais partir, sourit-elle.
Ils se regardèrent pendant un moment et la légèreté de ses paroles s'envola. Ils flirtaient avec une ligne très fine, et ils le savaient tous les deux. Ils partageaient toujours la même couverture, leurs genoux se touchant tandis qu'ils étaient assis l'un à côté de l'autre sur les tabourets de bar.
-Sens-toi libre de venir quand tu veux, KB, dit-il une minute plus tard. Et si je te faisais ce café ?
Elle hocha la tête et sourit tandis qu'il s'extirpait de la couverture et s'assurait qu'elle restait sur les épaules de la jeune femme avant de se déplacer dans la cuisine. Il fit grand spectacle de la manière de faire le café, soulevant des couvercles et remuant des cuillères tandis qu'il mettait les grains dans la coûteuse, et pourtant indispensable, cafetière. Kate s'était attachée à cette machine pendant la semaine qu'elle avait passée au loft l'année précédente. Sa propre cafetière, quoique meilleure que celle qui avait disparu dans l'explosion de son appartement, n'arrivait pas à la cheville de celle de Castle.
-Je pourrais t'en commander une, tu sais, dit Rick.
-Merci, mais la mienne me va très bien, répondit-elle. Et je peux toujours venir ici et utiliser la tienne.
Il sourit.
-Dans ce cas, je retire mon offre. Je préfère ton plan.
Ils échangèrent des sourires. Il sortit la crème et servit le café. Personne n'avait daigné apprendre comment Kate aimait son café avant que Castle n'arrive dans sa vie. En fait, il l'avait tellement gâtée de ce côté que les rares fois où Josh avait essayé de lui faire du café, elle n'avait pas été capable de le boire. Si elle devait avoir de « l'urine de singe plus un petit mélange d'acide », autant le faire elle-même. Dans les autres cas, c'était le café de Castle ou rien.
-Un café pour madame, dit-il en plaçant une tasse à sa droite.
Il la rejoignit sous la couverture puis leva sa propre tasse.
-Santé.
-Santé, sourit-elle.
Ils trinquèrent puis restèrent silencieux pendant un petit moment tandis qu'ils buvaient. Il se tourna pour la regarder après quelques minutes.
-Comment ça va ?
- Ça va, sourit-elle en posant une main sur son genou. Et toi ?
- Ça va aussi. Tu es fatiguée ? Je veux dire il montra sa tasse je sais que je n'ai pas dû avoir plus de trois heures de sommeil pendant les 48 dernières heures.
-Pareil pour moi, mais, je ne sais pas, je n'ai pas sommeil. Je suis exténuée. Un peu endolorie, mais je n'ai pas envie de dormir. Et toi?
Il secoua la tête.
-Je sais que je devrais mais je n'ai pas vraiment envie de fermer les yeux, admit-il doucement.
Elle lui serra le genou et sourit quand il recouvrit sa main de la sienne, entrelaçant leurs doigts
-Je comprends.
-Alors, qu'est-ce que tu veux faire maintenant ? A moins que tu ne veuilles rentrer chez toi, ajouta-t-il rapidement.
Kate sourit à sa prévenance. Il lui laissait une porte de sortie, si elle en voulait une. Elle n'en voulait pas. En fait, elle n'avait jamais eu aussi peu envie de retrouver seule chez elle qu'en cet instant précis.
-Si tu peux supporter ma compagnie, je serais heureuse de rester.
-Je peeeense que je peux le supporter, répondit-il en faisant mine de réfléchir.
Elle lui donna une petite claque de sa main libre.
-Ha. Non. Je plaisantais. Je suis heureux que tu veuilles rester. Tu veux regarder un autre film ?
Kate haussa les épaules.
-On pourrait.
-Tu n'as pas envie?
-Je n'ai pas envie de grand chose. Je ne suis pas fatiguée mais je suis exténuée, tu vois ?
Il hocha la tête.
-Je vois.
Il se leva et l'aida à faire de même, avant de les mener vers le canapé.
-Et si on ne faisait que s'asseoir ?
- Ça me va.
Il s'assit et lui ouvrit les bras. Kate sourit et se blottit contre lui pendant qu'il les recouvrait à nouveau de la couverture. Ils ne dirent rien. C'était suffisant de simplement être en paix à ses côtés –d'être suffisamment chanceux de pouvoir avoir cette paix.
Une heure plus tard, la porte de l'appartement s'ouvrit brusquement et Alexis se rua à l'intérieur, suivie par une Martha échevelée et inquiète.
-Papa ! cria Alexis quand elle les remarqua sur le canapé. Kate !
-Chérie, dit Rick tandis qu'elle se catapultait sur eux, les entourant de ses bras. On va bien. On va bien, Pumpkin.
Kate était choquée. Alexis et elle avaient toujours eu une bonne relation, et étaient même sorties manger ensemble quelques fois. Alexis l'appelait rarement Kate, bien qu'elle lui ait garanti qu'il n'y avait aucun problème. De plus, elles se touchaient rarement, sans parler de s'étreindre comme si leur vie en dépendait. Mais, alors que l'adolescente les serrait contre elle, Kate sentit une autre partie de son cœur fondre, et elle passa un bras autour de la jeune fille.
-On va bien, Alexis, promis, murmura Kate.
-J'ai eu tellement peur, répondit la jeune fille en reculant. Je sais que vous aviez dit que tout allait bien –que vous alliez bien. Mais j'ai juste, sans vous voir, j'ai…
Des larmes commencèrent à couler le long de ses joues et Rick l'attira sur ses genoux. Kate se redressa pour leur laisser plus d'espace, frottant le dos d'Alexis avant de se lever et de se diriger vers Martha, qui regardait du coin de la pièce, les yeux brillants et les épaules tremblantes.
-Hey, dit doucement Kate en arrivant devant elle.
-C'est juste que, commença Martha en s'essuyant les yeux, je ne l'avais jamais vu aussi effrayé avant. Il a fait face pour elle, pour moi, mais c'était comme si je disais adieu à mon fils.
-Je suis désolée, dit doucement Kate, une horrible sensation de culpabilité lui tordant les entrailles.
-Katherine Beckett, dit brusquement Martha, assez bas pour ne pas être entendue par les deux autres. Sans vous, nous serions tous morts à cette heure-là, j'en suis certaine.
Kate cilla. Elle n'avait pas pensé à ce qui se serait passé si Rick n'avait pas été là pour tirer sur les fils. Elle ne pouvait même pas envisager comment elle aurait pu s'en sortir. Elle n'aurait pas pu.
-On avait peur pour vous aussi, ma fille, continua Martha avant d'enlacer Kate. S'il était venu avec nous et que vous n'étiez pas revenue, je ne sais pas ce qui se serait passé. Une vie sans vous ne marcherait pour aucun de nous.
Kate sentit des larmes affluer dans ses yeux tandis qu'une nouvelle vague d'émotion s'abattait sur elle. Les Castle étaient tellement tactiles, et aimant, et disaient tellement de choses qui vous donnaient envie de pleurer, rire et chanter en même temps.
-Merci, murmura Martha dans son oreille avant de se reculer.
-Pour quoi ? demanda Kate, riant quand les deux femmes essayèrent de s'essuyer discrètement les yeux.
-Pour mon fils et ma petite fille. Rick ne me dit peut être pas tout, mais je sais que vous lui avez sauvé la vie plus d'une fois ces trois dernières années, et de bien des manières.
Kate rougit et secoua la tête.
-On est quittes. Il m'a sauvé la vie aussi, plus de fois qu'à son tour.
-Eh bien, il serait bon que vous utilisiez tous les 2 votre prodigieuse intelligence pour essayer de ne plus vous mettre dans ce genre de situations. Maintenant, et si on… C'est une Stragovi box ? s'exclama-t-elle en remarquant la boîte de pâtisseries ouverte sur le comptoir.
-Oui, répondit Rick du canapé. Nicolai te passe le bonjour, d'ailleurs.
Martha sourit et traversa la pièce pour planter un baiser sur la tête de son fils. Il leva une main pour lui toucher la joue et ils se parlèrent en chuchotant pendant un moment avant que Martha ne se redresse et ne se dirige vers la boîte. Kate se dirigea vers le canapé, un peu hébétée, et s'assit à côté d'Alexis. La jeune fille bougea de sorte à être assise entre Kate et son père et sourit à la policière.
-Je suis vraiment heureuse que vous alliez bien, dit-elle.
-Moi aussi, répondit Kate, entourant les épaules d'Alexis avec un abandon qui la surprit elle-même. Et je suis heureuse que tu ailles bien.
-C'est réciproque, sourit Alexis.
-Tu veux une pâtisserie, Pumpkin ? demanda Rick tout en passant sa main sur le bras de Kate.
-Un des donuts fourrés à la crème au café ? demanda-t-elle avec excitation.
-C'est parti, déclara Rick avant de se lever. Tu veux quelque chose, Kate ? Tu m'as promis d'en manger deux avant qu'elles ne reviennent.
-Elles sont rentrées plus tôt ! protesta l'intéressée tandis qu'Alexis riait. Mais je pense que je peux prendre un des churros recouvert de chocolat.
-Oooh, ceux là sont bons, approuva Alexis.
-C'est parti, dit Rick avant de rejoindre sa mère au comptoir.
- Ça va mieux, maintenant ? demanda Kate quand elle et Alexis se tournèrent pour se regarder.
-Oui. C'était juste le fait de ne pas pouvoir vous voir, vous savez ? Ce n'est pas la même chose quand c'est au téléphone, répondit la jeune fille en haussant les épaules.
Kate hocha la tête.
-Je sais. Je te promets qu'on va bien.
-Vous aviez toujours froid, la nuit dernière ? demanda Alexis en remarquant la pile de couvertures et les tasses sur la table basse.
-Un peu. C'était plus moral que physique en fait.
-Je ne peux même pas imaginer ce que ça a dû être, dit Alexis.
-N'essaie pas, sourit Kate. Ce n'est pas quelque chose à laquelle je veux que tu penses. Tout le monde va bien, et c'est fini maintenant.
-Et c'est l'heure des pâtisseries ! ajouta Rick en leur tendant leurs commandes tout en mordant dans un donut.
-Vous êtes allés quand chez Stragovi ? demanda Alexis quand Rick se fut installé à son côté et Martha assise dans le fauteuil à côté du canapé.
-On s'y est arrêtés hier soir, répondit Rick.
La main de Kate trouva la sienne sur le dossier du canapé et ils échangèrent un sourire. Leur voyage vers les étoiles serait toujours un souvenir magnifique, mais elle comprenait pourquoi il voulait que cela reste leur souvenir pour un moment, si ce n'est pour toujours.
-Et vous avez dormi, au moins ? demanda Martha en les regardant de près.
-On s'est reposés, répondit Kate.
-Vous devez allez travailler aujourd'hui ? lui demanda Alexis.
-Non. Le capitaine nous a donné la journée.
- Ça vous plairait de faire une journée film avec nous ? Le rideau de douche est toujours monté, et on pourrait essayer de regarder tous les films Harry Potter ou autre chose de complètement idiot. Papa connaît les meilleurs traiteurs chinois…
-Celui sur la 22e, que j'amène au commissariat, interrompit Rick.
-Et on pourrait juste se reposer ? finit Alexis.
Kate sourit.
- Ça me semble parfait.
Alexis poussa un cri aigu et sauta sur ses pieds.
-OK, vous deux, vous vous mettez à l'aise, et je vais me changer. Ensuite, on regardera Harry Potter, dit-elle avant de grimper les escaliers, son gâteau toujours en main.
Rick se tourna vers Martha une fois qu'Alexis fut hors de portée de voix.
-Comment va-t-elle, réellement ?
-Vous nous avez terrorisées, Richard, lui dit-elle sérieusement. Alexis a beaucoup pleuré mais heureusement, elle s'est endormie vite.
-Et toi, mère ? demanda Rick.
-J'ai à peu près autant dormi que vous, je pense, dit-elle. Du coup, je vais essayer de rattraper un peu de sommeil pendant que vous regardez le film.
-Tu ne vas pas rester ? demanda-t-il.
Kate sourit. Peu importe comment ils agissaient, Rick aimait sa mère, et sa mère l'aimait. Martha se leva et s'approcha pour lui tapoter la joue.
-Je regarderai de jeunes enfants se transformer en acteurs décents un autre jour, ou peut être plus tard aujourd'hui, si Alexis vous retient en otage pour les six films. Mais maintenant, il faut que tu passes du temps avec ta fille. Réveille-moi pour le déjeuner ?
Rick hocha la tête et Martha se redressa. Elle caressa la tête de Kate sur son chemin et ils l'observèrent monter les escaliers. Kate serra la main qu'elle tenait toujours et il baissa les yeux pour rencontrer les siens.
-Tu es sûr que tu veux que je reste ? demanda-t-elle doucement. Je suis sûre que toi et Alexis pourriez apprécier du temps seuls tous les deux.
-Alexis serait dévastée si tu partais, j'en suis sûr. Et je ne serais pas heureux non plus, admit-il.
-OK, murmura-t-elle.
Il sourit et la tira à lui pour l'entourer de ses bras.
-Merci.
-De quoi ?
Il se recula pour l'observer.
-De te soucier de ma fille. De te soucier de ma mère –ne crois pas que je ne t'ai pas vue la calmer tout à l'heure.
Kate rougit.
-Elle m'a calmée aussi.
Il lui donna ce regard –ce regard qui lui disait qu'il la connaissait mieux qu'elle ne voulait bien l'admettre.
-Vraiment, Kate, merci. Tu apportes tellement à ma famille.
Elle soupira de contentement.
-Tu m'apportes beaucoup aussi, murmura-t-elle.
Elle le sentit poser un baiser sur ses cheveux et la serrer plus fort avant qu'une petite toux ne les force à se séparer.
-J'interromps quelque chose ? demanda Alexis.
