Voilà ENFIN le 4è chapitre de cette fic. Je suis désolé de la publier si tard...Il faut dire que je n'ai pas vraiment eu le temps ces derniers mois pour écrire, et ce chapitre est resté longtemps en suspens. Il peut paraître un peu monotone (j'ai eu quelque panne d'imagination à certains passages...), mais je promet de me rattrapper sur le 5è !
(Il se peut que je rallonge la fin avant de publier le chapitre suivant, donc : sous réserve de modifications ^^)
Bonne lecture, j'espère !
Madison
Il était 13h30 lorsque je pris conscience de la lumière du soleil qui frappait mon visage à travers la fenêtre de mon appartement. « 'fait chier, les autres vont m'attendre ». J'enfilai un des jeans qui jonchaient le sol et après un bref passage dans la salle de bain dévalais les escaliers de l'immeuble en trombe. Le soleil m'aveugla un moment. C'était encore une de ces journées d'été à mourir de chaud.
Une bonne vingtaine de minutes plus tard, je me retrouvais seul devant le Rockefeller Center. « J'ai bien fait de me dépêcher... ». C'est alors que je repérais Sora, seul, assis sur un des banc de la Plaza.
- Eh ! Ça va depuis hier ?, lui lançais-je.
Il déglutit son frappuccino.
- Ouai, ça peut aller. T'es pas venu avec Naminé ?
- Non, je pensais qu'elle t'accompagnait.
Il haussa les épaules et continuait de boire. C'était elle qui nous avait proposé de passer l'après-midi au centre commercial, et je ne voyais pas ce que nous allions faire en attendant son arrivée. Je ne savais pas non plus de quoi discuter avec Sora. L'incident de la veille n'avait pas l'air de le soucier.
- Hum...euh, ça te dit de faire un tour ?
Compte tenu de l'air ennuyé qu'il prenait, je voyais bien que ma proposition n'était pas la bienvenue.
- Je crois qu'on a que ça à faire de toute façon.
Il m'emboîta le pas, son gobelet de chez Starbucks en main. La chaleur devenait insupportable. « J'aurais mieux faire de rester à chez moi, je crois ». Je cherchais à engager la conversation.
- Comment s'est terminée la soirée hier chez Roxas ?
- Plutôt bien.
Je levai les yeux au ciel.
- C'est assez explicite, ouai. Vous avez rencontré du monde après mon départ ?
- Non.
Par-dessus la chaleur qui devenait insupportable, son attitude commençait sérieusement à m'énerver. Je vérifiai mes appels sur mon portable : aucun message de la part de Naminé.
- Et Naminé ne t'a pas précisé si elle faisait quelque chose avant de nous rejoindre ?
- Non, elle ne m'a rien dit.
- Mais qu'est-ce qu'elle fout alors ? Qu'elle ne compte pas sur moi pour l'attendre éternellement.
Sora me jeta un regard rancunier.
- Et c'est toi qui dit ça, le mec qui arrive une heure après le rendez-vous fixé ? Laisse-moi rire.
Je fus partagé entre l'envie de le féliciter pour avoir prononcé plus de deux mots en une journée et celle de le laisser planter à Rockefeller. Malgré tout, l'envie de l'embrasser éperdument me tenaillait de l'intérieur.
- Je croyais t'avoir déjà présenter mes excuses, non ? Alors arrête un peu avec cette histoire.
Son verre frappa le sol d'un bruit sourd, déversant le liquide glacé qu'il contenait. Je réalisais que je venais de le saisir par le poignet. Je baissai les yeux en direction de la flaque de thé glacé.
- Désolé. Je...ne me suis pas rendu compte que...
Je relâchai son poignet. Il se le massa amèrement de l'autre autre main.
- Je suis désolé Sora. Je n'ai pas voulu...
- C'est pas grave. Il y a pas mal de choses que tu n'as pas voulu faire ces derniers temps on dirait.
Mon coeur s'arrêta un instant. « Que voulait-il dire par là ? ». La sonnerie de mon téléphone me tira hors de mes pensées. C'était Naminé.
- Allô, Riku ?
- Ouai. Tu fous quoi ?
- Je suis désolée, mais j'ai eu un petit changement de programme.
Je crispais mes doigt autour de l'appareil, excédé.
- Comment ça un « changement de programme » ?
- Eh bien figures-toi que Roxas vient de m'appeler et...
- Pardon ?
Mon sang se glaça dans mes veines.
- Roxas t'as appelée ?
- Oui, lui-même. Il voudrait nous voir aujourd'hui.
Je déglutissais avec peine. Je jetai un oeil derrière-moi : Sora attendait dans l'ombre d'un arbre. Il s'aperçut que je le regardais. Je lui souris.
- Vers quelle heure précisément ?
- 15h.
- Et où ça ?
Notre conversation ressemblait plus à un interrogatoire qu'un dialogue entre amis. Mais l'idée que Roxas aie décidé d'une nouvelle occasion pour nous revoir aussi vite me perturbait.
- Central Park.
Le taxi nous déposa au croisement de la 5e et de la 60e. Naminé nous attendait, vêtue d'un ensemble élégant de chez Ann Taylor, ses lunettes de soleil plaquées sur son visage. Elle nous salua d'une bise distinguée.
- Roxas m'a dit qu'il nous rejoindrait devant l'étang, à côté du zoo.
Elle s'évanta d'une main.
- Il fait une de ces chaleurs, c'est insupportable.
- Et encore, t'as pas eu à glander une demi-heure à Rockefeller.
Bien que ses yeux étaient dissimulés derrière ses grandes lunettes noires, je devinais le regard indigné qu'elle me lançait.
- Oh, c'est l'heure des reproches, c'est ça ?
Sora laissa échapper un petit ricanement.
- Non, pas du tout, ironisai-je.
- C'est quoi cette chemise hideuse que tu portes, d'ailleurs ?
Elle la pinça dramatiquement du bout des doigts et affichait un signe de mépris :
- Vous auriez du faire les boutiques à la Plaza en attendant.
Nous traversions l'allée du parc qui menait à l'étang que Roxas nous avait indiqué. Un détail me vint soudainement à l'esprit.
- Au fait, comment se fait-il que Roxas aie ton numéro, Naminé ?
Elle m'adressa un sourire victorieux.
- Eh bien vois-tu, hier, quand tu es parti, Roxas a passé le reste de la soirée avec nous. Au final, on s'est dit qu'on devrait se revoir dans la semaine. Donc, on s'est échangé nos numéros.
- Je vois.
Au fond de moi, j'étais furieux. Furieux qu'ils aient créé de nouveau le contact avec Roxas, bien que cela paraissait inévitable. Ou alors était-ce Roxas qui me mettait hors de moi. Il avait profité de mon absence pour saisir l'occasion de passer un après-midi ensemble. Ces agissements étaient exaspérant. Cependant, j'étais à Central Park, avec eux. Et une tête blonde émergea entre les arbres.
- Roxas !
Il regarda sa montre, une Armani visiblement.
- Vous êtes ponctuels.
Naminé le poussa du coude.
- Comme d'habitude. Mais un peu plus et ces deux-là auraient eu du retard.
Sora lui fit les gros yeux.
- Je te signale qu'on t'atten...
Je lui coupai la parole.
- Ah oui, Naminé est si ponctuelle, dis-je avec le sourire le plus superficiel qu'une personne pouvait porter. Nous, nous avions du mal à trouver Central Park.
- Tu as toujours ce sens de l'humour si recherché, Riku.
- Toujours, confirmai-je.
Naminé nous pris par les bras et pressa le pas.
- Oui, oui, oui...Riku est très drôle. Il me fait mourir de rire. Mais pour l'instant je meurs plutôt de soif. On se trouve un coin où boire quelque chose ?
- Et si on allait au Lexi's ? proposa Sora.
Naminé baissa ses lunettes de soleil et le regarda.
- Sérieusement ? Ce café démodé ?
Il se gratta la tête, embarrassé.
- C'est pas le plus chic du coin mais je l'aime bien.
- Oui bien je n'ai pas nécessairement l'envie de m'y rendre. En plus, il n'est pas sur la 74e ?
Sora acquiesça. Je le trouvais charmant quand il prenait cet air timide, presque enfantin.
- C'est quand même pas à côté. Démodé et trop loin, moi je dis non.
Roxas s'avança.
- Je vous aurais bien invité à prendre un verre chez moi. Mais c'est aussi loin.
Un sourire radieux illumina le visage de Naminé.
- Ça nous donnera une magnifique occasion de revoir l'endroit sans la foule d'hier soir !
Naminé nous entraîna avec elle. Je saisis le bras de Sora, dépassé par la situation. Je vis, à ma grande suprise, que mon geste le réconforta.
Le grand appartement qui avait accueilli des centaines d'invités la veille avait retrouvé une atmosphère paisible. Le soleil baignait la grande salle à manger d'une lumière éclatante. Roxas nous invita à nous asseoir dans les fauteuils situés près des grandes baies vitrées qui offraient une vue incroyable sur New York.
- Le panorama est splendide, le gratifia Naminé.
Roxas sourit gentiment.
- Oui, ça m'a tout de suite séduit quand j'ai visité cet appartement. D'ici on aperçoit Roosevelt Island. Et à l'étage, depuis les chambres, on a vue sur Central Park.
- C'est dément !
Naminé se leva de son fauteuil et fit coulisser la baie vitrée. L'air chaud de l'extérieur s'infiltra dans la pièce. Roxas se dirigea vers le bar.
- Sora, tu veux boire quelque chose ?
- Euh...un verre d'eau me suffira.
Roxas sourit, amusé par la sobriété de la boisson.
- Ok, et toi Riku ?
Je quittais les buildings des yeux et tournai mon regard vers lui.
- Bien ça dépend de ce que tu as à me proposer...
Un éclat brilla dans ses yeux. Soudain, les souvenirs de la veille m'envahirent à nouveau. Je devinais amèrement ses pensées. Il sortit des verres depuis le meuble du bar.
- Si ça ne te gênes pas, je te prépare un cocktail fait maison.
Tu me diras ce que tu en penses, ajouta-t-il avec un son sourire charmeur habituel.
Naminé réapparut derrière la baie vitrée. Ses immenses lunettes Gucci lui couvrant le visage.
- Sora !
Il leva les yeux vers elle, toujours d'un air aussi ennuyé.
Naminé posa les mains sur ses hanches, visiblement agacée.
- Bouge-toi ! Il faut que tu admires cette vue. C'est encore plus beau que ton appartement : tu as de quoi être vert.
Sora enjamba le seuil vers l'extérieur sans broncher et referma la vitre derrière lui.
Roxas déposa le cocktail devant moi et s'assit à mes côtés. Nous étions seuls, à nouveau. Les battements de mon coeur se firent plus rapides. Je portais le verre à mes lèvres et bus une gorgée. Je sentais que Roxas me dévisageait.
- Alors ?
La douce chaleur de l'alcool brûla ma trachée. Je le regardai.
- C'est pas mauvais.
Il posa sa main sur mon genou. Je sursautai légèrement, surpris par son geste.
- Je prends ça comme un compliment venant de toi.
Je reposai mon verre.
- Alors, tu comptes reprendre tes études à Manhattan ?
Je lui posais la question tout en doutant qu'il me réponde « non ».
- Oui.
- Et dans quelle université tu comptes t'inscrire ?
Il se frotta la nuque.
- En réalité, mon inscription est déjà terminée. Je vais intégrer le Hunter College.
Sa réponse me laissa sans voix. Tout d'abord, il revient à New York, et ensuite il m'annonce qu'il étudiera dans la même université que moi. Ces coïncidences devenaient embarrassantes. Je redoutais de lui poser davantage de questions.
- Je t'assure Sora, chez Minetti's l'ambiance craint. Il faut vraiment que quelqu'un t'apprennes quels sont les restaurants branchés de Manhattan.
Naminé et Sora entrèrent dans le salon et prirent place dans les fauteuils en face de nous. Elle retira ses lunettes et recoiffait ses cheveux.
- Alors Roxas, parle-nous un peu de toi. Tout le monde est intrigué par ton retour à Manhattan.
Ce dernier avança poliment les boissons vers eux.
- Eh bien, justement j'annonçais à Riku que j'étudierais à Hunter à la rentrée.
- Tu es sérieux ? lui demanda Naminé, suprise.
- Oui, c'est à deux pas d'ici, et l'endroit me plaît bien.
- Évidemment que cet endroit te plaise. C'est Hunter.
Il souria gentiment.
