Linksys : Peut-être plus tard ! En tout cas, c'est gravé dans l'esprit de Rachel, et Quinn en a peur.

Merci pour vos reviews, et sans vous faire plus attendre, voici la suite. J'ai pas encore trouvé le temps pour l'épilogue de Hate Or Love, mais bon, j'ai le temps.

(Dans ce chapitre, Rachel en apprend encore un peu plus, mais cette fois-ci sur Quinn. Elle aussi semble cacher un gros secret...)


POV Quinn :

Après le cours de chant, je pars rapidement dans le couloir. Santana et Brittany me rejoignent.

« Tu n'étais pas sincère, dis-je

Quoi ?! demande Santana choquée

Tu ne croyais pas à ce que tu disais, San'. Tu n'étais pas désolée. Tu étais prête à recommencer s'il le fallait.

– Je pense que si tu recommence à nous parler mal, je pourrais m'énerver à nouveau, oui, avoue-t-elle

Mais il ne le faudra plus, n'est-ce pas, m'interromps Brittany. Nous sommes amies, on ne va pas sa battre à chaque fois qu'il y a un petit problème

– Surtout que Berry s'est surement aperçue qu'il y avait quelque chose d'étrange, dis-je en lançant un regard accusateur à Santana (elle l'aperçoit), je ne voudrais pas qu'elle ait une autre raison de penser que... (Je laisse ma phrase en suspens)

– Il n'y a rien à voir ! proteste Santana

– Tu ne me la feras pas à moi, Santana, je réplique avec un petit sourire sadique. S'il n'y avait rien, tune serais pas énervée. Tu ne m'aurais pas envoyée à l'infirmerie.

– C'est uniquement parce que... commence-t-elle (mais je la coupe)

– Ne me forces pas à le dire à haute voix, San'. Ne me force pas, parce que ça ne te fera pas plaisir.

– De quoi vous parlez ? demande Brittany (elle ne semble pas comprendre les sentiments de Santana à son égard)

– De rien, Britt-Britt. De rien du tout, répond Santana avec un petit soupir.

– Je me sens à l'écart dans votre discutions, continue la blonde tristement.

– Mais non, Britt, ne t'en fais pas, dis-je. Parlons d'un sujet avec tout le monde est à l'aise. Comment faire souffrir Berry ? (Je lance un regard sadique à Santana, et elle éclate de rire. C'est ce genre de choses qui nous rapproche) »

Elle s'approche de moi, et me souffle son idée à l'oreille, avant d'aller la répéter à Brittany.

Santana veut qu'on lui lance des slushies. Mais attention ! Pas un slushies ordinaire ! Ce serait trop naze. Elle veut que nous prenions de chaque slushies dans le distributeur, et que nous fassions un mélange. Un 'méga-super-ultra-slushie-fraise-banane-myrtille bien dégueulasse, avec un tonne de glaçons).

« Tu es un génie, Santana Lopez, dis-je

Bah. Je sais. On me le dit toujours.

Lord Tubbington est souvent très jaloux de ton intelligence, San', ajoute Britt

– Il faudra que j'aille le voir, alors, dit Santana tendrement. Je lui expliquerais que lui aussi, il est très intelligent.

– Oh, merci San', dit Brittany en se jetant à son cou. Il a bien besoin de reprendre confiance en lui ! »

On éclate de rire toutes les trois.

« Bon, allons chercher les slushies, alors, dis-je. »

On se lève, insère des pièces dans le distributeur (oui, ridiculiser Rachel Berry, ce n'est pas gratuit), et prend les trois slushies. On en boit un peu, sinon il y en aurait trop pour faire le mélange.

« J'avais oublié quel goût ça a, dit Santana. C'est drôlement bon, quand même.

– Je suis d'accord, répondis-je. Ça me donne presque envie de finir mon verre.

Non. Les lancer sur Berry sera encore meilleur, proteste Santana. T'en pense quoi, Britt ?

Moi ? J'ai déjà fini mon verre, répond-t-elle innocemment (je lui crierais bien dessus, mais je décide de laisser San gérer la situation. Pas la peine de chercher les ennuis).

Putain, Britt ! proteste Santana. C'est TOI qui le repaye, je te préviens ! »

Brittany éclate de rire, et met une autre pièce dans le distributeur. Cette fois-ci, elle s'arrête de boire à temps. On mélange les slushies dans un seul verre. Nous voyant marcher avec, les gens s'écartent.

« Je te laisse le lancer, Quinnie ? me demande Santana.

– Oui. Ça va être génial, dis-je, et un sourire sadique se dessine sur mon visage. »

On ne met pas beaucoup de temps à retrouver Rachel – euh, Berry, pardon – : elle marche dans le couloir, sans doute en direction d'un cours.

« Oops. Mon verre m'a échappé des mains, dis-je en lui jetant le mélange de slushies au visage. Quelle maladroite je fais. Pas vrai, Santana ?

– Oh non, Quinn ? Qu'as-tu fait ? demande-t-elle d'un ton volontairement exagéré. Quelle impolitesse, vraiment !

– On est désolées, Rachel, finit Brittany avec un petit rire. Mais ne t'inquiète pas, tu n'as qu'à tout boire, les slushies sont très bon !

– En plus, c'est un cocktail, un mélange de plusieurs parfums. Bon appétit ! continue Santana d'un ton moqueur. »

On éclate de rire toutes les trois de rire, et on s'enfuit dans les couloirs. Les élèves s'écartent encore sur notre passage.

POV Rachel :

Quand Santana parlait de cocktail, elle n'avait pas tord. La myrtille tache plus les vêtements, tandis que la banane est plus collante, et il en échappe une plus grande puanteur. Je me suis pris des glaçons dans le visage, qui m'ont fait mal à la peau, et l'odeur de fraise me donne faim. L'odeur de fraise...
Oui, parce qu'en parlant d'odeur, ce serait un mensonge de dire que l'odeur que j'avais senti pendant le cours de chant ne m'avait pas encore une fois envahie les narines. Et cette fois, pas de Finn à l'horizon.

Bah. Ce n'est qu'une odeur envoutante. Elle m'a certainement menti sur le parfum, voilà tout. Je n'ai pas à m'en formaliser, me dis-je.

J'ai d'autres soucis que cette foutue odeur délicieuse. Tiens, par exemple, le slushies, ou plutôt le cocktail : il faut que je le nettoie. Je n'ai pas envie que mes vêtements restent tachés à vie...

Foutue Quinn Fabray. Je les haïs tous. Elle, ses amis, ses slushies et son odeur entêtante.

Bon, la vérité, c'est que j'adore cette odeur. Je ne l'ai sentie qu'à deux reprises, mais je me sens déjà accro. J'ai envie de la sentir à nouveau, de percer le mystère. De savoir qu'est-ce que c'est. De l'imprégner dans mon esprit pour pouvoir la comparer à toutes les autres odeurs que je connais.
Mais je ne l'avouerais jamais.
Je m'empêcherais toujours d'y penser, même si c'est compliqué.
Son odeur naturelle... C'est impossible. N'est-ce pas ?
Merde. J'y pense encore.

Je ne dois plus y penser. Même si c'est compliqué.

Finn. Finn. Finn. Finn, pensais-je. Quinn.

Penser à Finn, ou du moins essayer, ne marche pas. De toute façon, leurs prénoms ont des sonoritées trop semblables. Alors ? N'importe quoi.

Brodway. Brodway. Brodway. Star. Audition. Glee Club... Quinn.

Même Brodway ne marche pas, je n'arrive à me réfugier nulle part. Je baisse la tête, regardant le lavabo. J'ai envie de pleurer. Mais aucune larme ne sort.

Quinn. Quinn. Quinn. Quinn, putain.

« Encore là, Berry ? »

C'est elle. C'est ça voix. Quinn. Elle est dans la pièce. Elle doit penser que je suis triste à cause du slushies. Je ne lui laisserais pas envisager d'autres possibilités.

« C'est pas facile à laver, cette saloperie, je répliques d'un ton grincheux.

Bah. Il fallait bien que quelqu'un t'entraine, non ? Tu en auras besoin, dans ta vie d'éternelle looseuse, dit-elle. Ce n'est que notre première année ici, après tout.

– Tu dois avoir des gros problèmes d'amour propre, pour t'en prendre aux autres sans raisons. Pour persécuter les plus faibles, répondis-je.

Des problèmes ? D'amour propre ? dit-elle en pouffant (elle s'approche de moi. Je sens son souffle dans mon cou). Laisses-moi rire, Berry. Contrairement à toi, je suis belle, j'ai un petit ami magnifique, et un nez parfait. Je ne vois pas quels problèmes d'amour propre je devrais avoir.

– Alors c'est autre chose. Es-tu... Réellement amoureuse de Finn ? »

Elle me giffle violemment.

« Je ne te laisserais pas remettre ça en cause. Pas une seule seconde. Et je ne te laisserais pas me parler comme ça. Restes dans tes toilettes de loosers, et essaie de laver tes habits, mais tu sais quoi ? Tu ferais mieux de t'en acheter des nouveaux, dit-elle d'une seule traite. Va te faire voire, Berry. »

Et elle part violemment en claquant la porte. Je devrais me sentir blessée de tout ce qu'elle m'a dit, mais étonnement je me sens plutôt coupable. Wahou. J'ai touché un point extrêmement sensible, on dirait. Quinn Fabray n'est pas aussi bien dans sa peau qu'on le croirait.

Et ça a, de près ou de loin, un rapport avec Finn Hudson.