Désolé désolé désolé! Je suis vraiment mortifié d'un tel retard dans la publication de ce nouveau chapitre mais à ma décharge c'était indépendant de ma volonté et absolument pas de la flemme ou de la lassitude: en fait, j'ai eu un pépin de santé, du genre qui m'empêche de rester en position assise plus de 10mn. Et taper sur un gros ordi en position allongée... j'ai pas trouvé de moyen!

Bref, arrêtons là mes soucis personnels dont, j'en suis certain, vous vous fichez royalement et passons au quatrième chapitre!
Encore une nouvelle présentation: beaucoup beaucoup beaucoup de parlotte entre deux individus, mais c'est pas ma faute si ce sont deux gros bavards!

Allez hop, place à la lecture!


Chapitre 4 : Troubles et espoirs.

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-Menteur !

Ce simple mot venait d'un blond affublé d'un tablier.

-Pardon ?
-T'es qu'un menteur, Ero-senin.
-Je t'ai déjà demandé de ne pas m'appeler comme ça.
-C'est pourtant bien ce que tu es selon la psy.
-Naruto, ne remet pas ça sur le tapis, et explique moi plutôt en quoi je serais un menteur.
-Tu as promis que tu ferais la cuisine toute la semaine alors pourquoi c'est moi qui me retrouve à la faire ? En plus tu sais très bien que je suis nul.
-Premièrement, petit impertinent, le fait que je fasse la cuisine était lié à des informations que j'attends toujours
commença à répondre l'aîné.

Mais, avant qu'il ne puisse continuer son explication, son vis à vis l'interrompit, apparemment peu convaincu par ce premier argument.

-Car tu crois peut-être que je vais tout te déballer comme ça ? Et qu'est-ce qui me prouve ensuite que tu tiendras ta part du marché et que tu me feras des ramens tous les soirs ?
-Pardon ? Je ne me rappelle pas avoir promis une semaine de ramens, au contraire ! Je t'ai justement prévenu que je ne ferais pas que ça.

Le blondinet se renfrogna avant de répondre plus doucement.

-J'pouvais toujours essayer...
-Bien tenté Naruto, mais tu devrais vraiment apprendre à être plus subtile. Pour en revenir au sujet, je t'ai promis de faire la cuisine pendant une semaine mais je n'ai pas dit que ce serait dès ce soir
termina Jiraya avec un petit sourire fière.
-Et voilà ! Tu joues encore sur les mots ! Comment veux-tu que j'ai confiance dans ces conditions ? Pour mon premier jour de classe, tu aurais au moins pu faire un effort.
-Et qu'est-ce qui me prouve que tu aurais mérité cet effort ? Qu'est-ce qui me dit que tu ne t'es pas déjà battu avec la moitié de ta classe ?
-Suffisait de demander !
S'énerva encore le cadet.

Tout à coup, tandis que Naruto lui faisait face, tournant ainsi le dos à la cuisine qu'il tentait de faire, Jiraya lui fit un grand sourire dénué de toute ironie ou moquerie. Puis il répondit enfin, parlant calmement.

-Finit la cuisine en essayant de ne pas nous empoisonner et on en discutera en mangeant tranquillement.

Le cuisinier soupira avant de retourner aux fourneaux. Une fois sa tâche réussie avec plus ou moins de brio, ils passèrent enfin à table. La tension était retombée aussi sûrement qu'un soufflet qui aurait été préparé par le cuistot très amateur qu'était l'Uzumaki.

-Félicitation, c'est mangeable avoua le plus vieux en souriant.
-J'ai encore cours demain, et je me voyais mal sécher déjà à cause d'une indigestion.
-Je ne t'ai jamais senti aussi motivé à aller en cours, il s'est passé quelque chose ?
-Ne t'inquiète pas, tu ne recevras pas tout de suite une convocation chez la directrice.

Les yeux de son interlocuteur se mirent à briller d'une étrange lueur.

-En parlant d'elle, tu as j'espère de bonnes infos à me donner.
-Franchement, je ne suis pas sûr que ce soit raisonnable de te les donner.
-Pardon ? Et en quel honneur ?
-Car si je te dis ce que je sais d'elle, tu risques de me pousser à faire des conneries rien que pour être convoqué dans son bureau.
-Mouais, avec tes connaissances limitées sur les femmes, je me méfie.

Seul un grognement réprobateur lui parvint du blond.

-Naruto, excuse moi mais tu avoueras que depuis que tu vis avec moi, pas une seule fois je ne t'ai vu avec une fille, tu ne m'en a même jamais parlé.
-Je ne suis pas un pervers, moi, c'est tout.
-Je ne suis pas un pervers ! Je suis un écrivain !
-De livres de cul !
-Ce ne sont pas... ce sont des livres réalistes, c'est tout.
-Les livres que vous écrivez ne sont pas bon pour un enfant, vous savez, Monsieur
répondit Naruto en prenant une voix féminine. Et ce n'est pas moi qui le dit ajouta-t-il avec sa propre voix.
-Rhaaaa, cette psy était juste une coincée, je suis même certain qu'elle n'a jamais lu un seul de mes livres.
-Heureusement ! Sinon elle t'aurait sûrement retiré ma garde et je me serais encore retrouvé en foyer.
-Qu 'en sais-tu ? Tu ne les as jamais lus non plus je te signale.
-J'ai essayé une fois, mais je me suis endormi à la deuxième page.
-Ignorant, si tu en avais lu rien que un, tu te serais déjà trouvé une copine.
-Qui aurait voulu de moi à Suna de toute façon
répondit Naruto d'une voix triste.
-Justement, c'est pour ça que nous avons déménagé ici, à Konoha, pour que tu puisses repartir de zéro.
-Amusant, c'est exactement ce que m'a dit Mademoiselle Senju.
-Mademoiselle ? C'est la directrice ? C'est une vieille fille ?
-Comparée à toi, elle fait jeune, dans les quarante ans.
-Et elle est comment ?
-Je sais vraiment pas si je peux te le dire.
-Naruto, accouche ou je te fais suivre un entraînement spécial pendant tout le week-end.
-Elle est blonde, cheveux longs, yeux marrons, un très fort caractère, elle semble intelligente mais surtout elle... elle a de ces formes.
-Qu'est-ce que tu veux dire par des formes ? Elle est grosse ?
-Non, je veux dire qu'elle a ce qu'il faut où il faut pour un pervers comme toi.

L'aîné était déjà tellement perdu dans ses songes qu'il ne tiqua pas sur la fin de la phrase.
Voilà, maintenant qu'il a ses infos, je n'existe plus se lamenta intérieurement le blond.
Mais, comme souvent dans cette journée, Naruto fut surpris par les réactions des gens qui l'entouraient.

-Et sinon, comment s'est passé ta journée ? Tu t'es intégré dans ta classe ? Et les professeurs ?

Devant l'air surpris de son neveu, Jiraya fut vexé.

-Quoi ? J'ai pas le droit de te poser des questions ?
-Si si, c'est juste que ce doit être la première fois que tu m'en pose autant.

L'homme aux cheveux blancs se devait bien admettre que lors de leur cohabitation à Suna, les échanges de ce type avaient été rares.

-Et bien on va dire que moi aussi je vais essayer de repartir de zéro ici. Je n'y suis jamais resté bien longtemps alors je me retrouve un peu dans la même situation que toi.
-Tiens, justement, toi qui a beaucoup voyagé, tu ne connaîtrais pas un certain Horochimaru ?
-Horochimaru?

L'aîné se mit à réfléchir, cherchant dans sa mémoire.

-Non, ça ne me dit rien, c'est un de tes professeurs ?
-Oui, et il a bizarrement réagi à mon nom quand il a fait l'appel.
-Ton nom ? Comment ça ?
Demanda-t-il, soudainement intéressé.
-Bein hésita le plus jeune, il a hésité quand il a dit Uzumaki, comme si ça lui disait quelque chose. Alors je me suis dit que s'il le connaissait, tu le connaîtrais peut-être toi-même.
-Naruto, je t'ai pourtant déjà dit que malgré que l'on soit de la même famille, je ne connaissais rien de tes parents. J'ai toujours voyagé et, du coup, n'ai quasiment jamais eu de contact avec ma famille. En fait, avant de devenir ton tuteur il y a deux ans, on peut dire que je n'en avais pas vraiment.
-Comme moi quoi, on pourrais presque dire qu'on est pareil.
-Pas vraiment petiot, moi je l'ai plus ou moins choisi, alors que toi... Tu n'as fait que le subir.

La mine du blondinet s'assombrit en se souvenant de tous ces instants où il était seul. Longtemps, si longtemps il fut tout seul. Alors, quand, il y a deux ans, on lui avait annoncé qu'on avait retrouvé un membre de sa famille, il avait crû que son cœur allait exploser. Mais, lui qui s'était alors imaginé découvrir enfin une vie de famille, il déchanta dès qu'il vit celui qui allait rapidement devenir son tuteur.

C'était il y avait un peu plus de deux ans. La rencontre avait eu lieu dans le foyer où Naruto vivait depuis... depuis toujours en fait, aussi loin que le portait ses souvenirs. Son cœur battait à tout rompre tandis qu'il attendait cette personne qui allait enfin le sortir d'ici, de cet enfer quotidien où il devait se battre pour se faire une place. Enfin, il s'était fait cette place, mais à quel prix.
Sentant un frisson lui traverser l'échine, le blond préféra se remémorer leur rencontre. En fait de famille, cela avait plutôt été l'union de deux loups solitaires. Naruto, l'orphelin bagarreur, et Jiraya, l'ermite écrivain toujours par monts et par vaux. Et comme deux loups, ils avaient dû s'apprivoiser mutuellement, et cela ne s'était pas fait dans la douceur. Suna résonnait souvent de leurs éclats de voix, leurs disputes étaient bien connues de leurs voisins. Mais c'est au cours de l'une de ces disputes qu'ils découvrirent enfin le moyen de communiquer qui leur correspondait.

Ce jour là, les mots lancés avaient été plus durs, plus blessants et Naruto s'était attaqué physiquement à son loin que remontait ses souvenirs, Il s'était toujours battu, se faisant une réputation mais aussi un physique assez impressionnant pour son âge. Alors, lorsque Jiraya parvint sans effort à éviter son coup et à le mettre à terre, le blondinet en fut surpris. Mais sa colère face aux mots de Jiraya était encore forte alors il l'avait de nouveau attaqué, encore et encore, mais à chaque fois avec le même résultat. Essoufflé, Naruto avait finit par sentir sa colère se changer doucement en curiosité face à cet homme qui parvenait si facilement à le maîtriser, puis la curiosité avait fait place à une sorte d'admiration devant son aisance.

-Comment commença le cadet en reprenant son souffle, comment peux-tu m'avoir aussi facilement ?
-Gamin, tu as de la rage à revendre mais ça ne suffit pas toujours à gagner. Si tu n'as pas un minimum de technique, tu ne fais que gesticuler.

Il faisait le fière mais il devait bien admettre que ce gosse l'impressionnait. Au cours de ses voyages, il avait eu quelques fois maille à partir avec divers délinquants et brigands mais il avait toujours vite fait de les faire repartir la queue entre les jambes. Mais ce gamin, chaque fois il s'était relevé et était reparti à l'assaut, même après que la colère se soit dissipée. Et si...

-Comment un vieil écrivain de livres de cul comme toi peut bien savoir se battre comme ça ?
-C'est justement parce que ce n'est pas ce genre de livres que j'écris, inculte ! J'écris des livres réalistes sur tous leurs aspects. Sentiments, relations mais aussi combats. Et pour écrire vrai, il faut expérimenter, d'où mes nombreux voyages. C'est au cours de ceux-ci que j'ai appris tout ce que je sais, autant sur l'amour que sur les techniques de combat.
-Pour le combat, j'admets que tu es doué, Ero-Senin, mais pour ce qui est de l'amour, je te signale que tu es toujours célibataire.
-Uniquement parce que je n'ai pas encore croisé la femme qu'il me faut.
-Une belle blonde à forte poitrine ?
-Idiot, il n'y a pas que le physique !
-Ce n'est pourtant pas sur les plus moches que tu te retourne dans la rue
répondit le blond avant de rire.
-Oui, bon, il faut tout de même un minimum quand même admit à contrecœur Jiraya.

Cette dispute, qui aurait pu être le début d'une véritable guerre entre ces deux solitaires, fut la dernière, du moins si on ne compte pas les disputes classiques inévitables entre deux forts caractères. Celle-ci avait eu lieu environ six mois après leur rencontre. Depuis lors, Naruto avait suivit l'entraînement de Jiraya. Cela n'avait pas arrangé la réputation du blond dans son collège, le rendant encore plus redoutable, mais au moins leur duo avait enfin trouvé un moyen de communiquer, même si celui-ci n'était pas vraiment classique.

-Naruto ? Naruto insiste Jiraya en passant doucement sa main devant le visage de son neveu visiblement perdu dans ses pensées.
-Hein ? Quoi ?
-J'ai bien cru que je t'avais perdu pour de bon avec ton regard vide depuis dix minutes.
-Juste des souvenirs
répondit-il évasivement.
-Et si tu me parlais plutôt de ta journée, si tu as réussi à ne pas te battre, c'est que tu as dû être occupé à autre chose.

La première chose qui lui vint à l'esprit fut la dernière image qu'il avait eu de Hinata. Ses grands yeux qui laissaient échapper un flot de larmes et sa bouche qui lui avait murmuré un mot, un simple mot qui avait eu le don de lui rendre cette journée plus belle qu'aucune autre depuis très longtemps. Il ne se souvenait même pas qu'on lui ai dit cela un jour, surtout avec une telle sincérité dans le regard.
En parlant de regard, les yeux ronds de son tuteur le surpris.

-Quoi ? Pourquoi tu me regarde avec ces yeux de merlan frit ?
-Car aussi loin que je me souvienne, je ne t'ai jamais vu rougir.

Naruto se raidit, surpris.

-Rou... rougir ?! Mais je ne rougis pas ! Arrête de raconter n'importe quoi espèce de pervers !
-Alors dit-moi à quoi tu pensais juste à l'instant.
-Je pensais à
mais il stoppa là sa phrase, s'apercevant de ce qu'il allait dire, et surtout de ce que cela allait entraîner ensuite comme questions et sous-entendus.

Irrité d'avoir été ainsi interrogé, et surtout de ce qu'il avait failli répondre spontanément, Naruto se leva de table et entreprit de débarrasser la table. Son aîné le laissait faire en silence mais l'observait avec un petit sourire. Il ne s'était pas trompé, il en était sûr, il s'était bien passé quelque chose de très important aujourd'hui pour son blondinet de neveu, quelque chose d'assez important pour le faire rougir et assez gênant pour qu'il choisisse de débarrasser la table plutôt que de lui répondre. Tout à coup, une petite lumière s'alluma dans son esprit.

-C'est une fille.

Cette simple et toute petite phrase suffit à paralyser Naruto. Aussitôt, il regretta de s'être ainsi bloqué car il se doutait bien que cette réaction n'aurait pas échappé à l'autre pervers. Il était coincé, il ne le lâcherait plus avant d'avoir eu toutes les réponses à ses questions. Il posa ce qu'il avait dans les mains en soupirant avant de prendre appuis sur l'évier. Retarder au maximum le moment où il allait se retourner et devoir subir l'interrogatoire. Surtout que lui-même n'avait pas toutes les réponses à ses propre questions.

-Tu ne me lâcheras pas avant que je t'ai tout dit, n'est-ce pas ?
-Absolument
répondit joyeusement le plus vieux avec un immense sourire sur les lèvres.
-T'es pénible abdiqua-t-il.
-Je veux juste savoir quel genre de fille a pu te troubler au point que tu rougisses à sa simple pensée.

Se retournant brusquement, il pointa un doigt accusateur sur son tuteur tout en s'en rapprochant.

-Si jamais tu utilise ça pour un de tes livres de cul, je te jure de brûler toute ta bibliothèque spéciale inspiration !
-Mais de quoi tu parles ?
-De tous ces bouquins que tu as rangé dans le carton où tu avais noté privé en grosses lettres, tu crois peut-être que je ne savais pas ce qu'il contenait ?

Devant la menace, Jiraya se sentit blêmir et Naruto sût qu'il avait visé juste en le voyant devenir presque aussi blanc que ses cheveux. En fait, il n'était pas sûr de ce que contenait ce carton mais maintenant il en était assuré. Un petit sourire victorieux s'afficha alors sur son visage.
Enfin j'ai trouvé un bon moyen de pression sur lui, va juste falloir que je trouve où il les a planqués.
Un peu irrité de s'être ainsi fait coincé par ce jeunot, l'aîné tapota la chaise à coté de la sienne pour l'inviter à s'asseoir car cette menace n'allait pas l'empêcher de connaître le fin mot de cette histoire.

-Pour que ton histoire soit digne de figurer dans mes livres, il faudrait déjà qu'elle soit exceptionnelle, et tu devras alors être fière de cet hommage que je te ferais.
-T'as pas intérêt sinon je te jure que je te grillerais auprès de toutes tes futures conquêtes !
-Arrête de causer pour rien et viens plutôt me raconter ta journée en n'omettant bien sûr pas les détails les plus intéressants.

Et il lui raconta tout (enfin presque). Malgré ses réticences, il lui expliqua sa journée sans omettre trop de détails, gardant tout de même pour lui certaines pensées qu'il avait eu car il ne se les expliquait pas lui-même.
Hors de question de compter sur ce pervers pour m'éclairer, il serait capable de dire que je suis...
Cette fois, c'est son esprit qui fit un blocage tandis qu'il sentait malgré lui son visage reprendre une couleur qu'il ne se connaissait pas avant ce soir.
Mais c'est pas vrai ! Elle m'a contaminé ou quoi ? Voilà que je rougis presque autant que elle !

-Il n'y a pas à dire, elle te fait de l'effet cette demoiselle expliqua sans vergogne l'ermite en constatant sans effort ses problèmes de colorie.
-Rhaaaa, mais arrête avec ça bon sang de bois grogna l'apprenti tomate en se grattant vigoureusement la tignasse qui n'avait pourtant pas besoin de cela pour être déjà ébouriffée.
-Et comment se nomme cette jeune fille ? Tu ne m'as dit que son prénom pour le moment mais je voudrais bien en savoir plus sur elle.
-Hyuga, elle s'appelle Hinata Hyuga.
-Hyuga ?! Tu es tombé amoureux d'une membre de la famille Hyuga ?!
-Amou... mais ça va pas de dire des conneries pareilles ! Je suis pas amoureux ! Et puis, qu'est-ce que vous avez tous avec ce nom ?

Soupirant devant l'affligeante inculture de son neveu, celui-ci se contenta de lui demander son portable, objet qu'il lui tendit sans en comprendre la raison. Après un coup d'œil sur celui-ci, Jiraya le retourna pour lui montrer le logo de la société qui l'avait fabriqué.

-Tu connais ce symbole ?
-Bien sûr
confirma Naruto sans voir le lien, c'est celui de la société Byakugan, un des plus gros fabriquant de trucs électroniques du pays.
-Et bien vois-tu, jeune inculte, cette société appartient à la famille Hyuga.
-Tu veux Hyuga comme... comme Hinata Hyuga ?
-Bien sûr triple buse !
-Mais... mais c'est pas possible, des familles pareilles mettent leurs gosses dans des écoles privées, ils ne se mélangent pas avec les autres.
-Là, tu marques un point gamin, c'est peut-être juste une branche de cette famille sans lien avec la société
pourtant, il trouvait cela étrange car de ce qu'il en avait lu cette famille était très fermée et plutôt omniprésente dans l'entreprise familiale.
-En plus, je vois mal Hinata dans une telle entreprise, elle a l'air si... simple.
-Bref ! En tout cas, j'espère que tu la ramèneras à la maison un de ces jours histoire que je juge de tes goûts en matière de femme.
-Jamais ! Hors de question que tu poses ne serais-ce que tes yeux de pervers sur elle ! Tu la ferais fuir en moins de deux !
-Non mais dit donc, je sais me tenir !

Et ils repartirent dans une dispute verbale aussi vigoureuse que dénuée de sens.
Mais, lorsqu'ils tombèrent tous deux à cour d'arguments, Jiraya posa une dernière question, qui le titillait depuis un petit moment.

-Dit moi, Naruto, qu'est-ce qu'elle t'a dit comme truc à la fin, juste avant que tu ne partes vadrouiller en ville ?
-Merci.
-C'est tout ? Et c'est ça qui t'a fait sentir mieux ?
-Je peux compter sur les doigts de mes mains le nombre de fois où l'on m'a dit merci, et de cette façon... jamais.

Un sourire franc et lumineux avait accompagné la fin de sa phrase, même Jiraya était surpris. Il savait bien qu'il en avait bavé ce gosse au cours de son enfance, mais il ne s'imaginait pas que ce serait au point qu'un simple mot puisse avoir un tel effet sur lui.

-Prends soin d'elle gamin, je crois que c'est le genre de rencontre qu'on fait pas tous les quatre matins.
-J'en ai bien l'intention, même si je sais pas comment.
-Tu veux des conseils ?
-Ha non, pitié, surtout pas, pas envie de devenir comme toi !

Et c'est sur cette note à la fois piquante et pleine de sagesse que se termina cette discussion.

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On dit parfois qu'un simple petit grain de sable peut dérégler la machine la plus complexe, mais lorsque ce grain se nomme Naruto Uzumaki, qui sait combien de machineries il sera capable de perturber ! Ce qui est certain, c'est que ce soir là, plusieurs personnes furent forcées de réfléchir à certaines choses, plus ou moins agréables, des petites choses qui peuvent paraître insignifiantes pour d'autres mais si importantes pour ceux qui y songe.

La première de ces personnes fut bien entendu Hinata qui connue une nuit pour le moins agitée.
Mais ce fut loin d'être la seule dans ce cas, même si les raisons et les conséquences différèrent beaucoup d'un individu à l'autre.

Ainsi, une demoiselle à la chevelure rose ne put s'empêcher de retourner en boucle sa journée dans sa tête, se posant des questions.
Je ne l'ai jamais vu aussi... actif, alors pourquoi a-t-il réagi ainsi avec cet énergumène ? Lui qui a l'habitude d'ignorer tout le monde, même moi, pourquoi a-t-il fallu qu'il réagisse devant cet idiot ? Est-ce qu'il pourrait...
Un petit sourire apparu sur le visage de la demoiselle tandis qu'emportée dans ses réflexions, elle ne sentit pas le sommeil pointer le bout de son nez, la surprenant en plein milieu d'une idée.
Oui, lui, peut-être arrivera-t-il à...
Et c'est donc sans même réussir à en finir avec cette pensée qu'elle tomba dans les bras accueillant de Morphée, un petit sourire toujours présent.

Assez loin de cette chambre douillette, une autre personne était plongé en pleine réflexions. Cependant, celles-ci semblaient bien moins agréables car c'est irrité que l'individu marmonnait des mots apparemment dénués de liens entre eux.

-Uzumaki... rouge... impossible... morts... Kushina... hasard... Uzumaki...

Heureusement pour lui, personne n'était suffisamment proche de lui pour entendre cette litanie qui semblait sans fin car sinon, cette personne se serait posée des questions sur l'intégrité mentale de ce brun à la peau blafarde.

Un autre brun se posait des questions, de manière bien moins désordonnée mais avec tout de même une petite grimace qui traduisait d'un certain malaise intérieur.
Il a ptête raison, je me serais planté tout ce temps ? Bon dieu mais quel crétin je suis ! Mais s'il a raison... bon dieu et moi qui me suis dit son meilleur ami. Comment il a pu voir ça si vite alors que moi j'ai rien vu. Non, c'est pas ça, c'est pas que j'ai rien vu, c'est plutôt que j'ai rien compris.
Il se serait bien cogné la tête contre le mur tant il se sentait stupide mais vu l'heure tardive, il en aurait récolté, en plus d'un mal de crâne, une engueulade made in Inuzuka dont il se passerait volontiers car il savait très bien comment était sa sœur lorsqu'elle n'avait pas son cota de sommeil.
Je devrais ptête m'excuser auprès d'elle demain... ho merde, va falloir que je m'excuse auprès de lui aussi alors.
C'est en grognant donc que le brun se retourna dans son lit, un peu trop vigoureusement au goût de son chien qui se vengea en lui mordillant joyeusement l'arrière train, n'arrangeant bien sûr pas l'humeur du futur dormeur.

Dans un autre coin de la ville, une jeune fille presque femme n'était même pas couchée ! Il faut dire que depuis son retour dans son appartement, ses pensées étaient pour le moins... bouleversées. Malgré le fait qu'elle était encore mineure, elle vivait seule dans ce logement, ce qui lui allait à merveille... d'habitude. Là, depuis son retour, la solitude lui pesait. Seule, elle se sentait si seule en cet instant, isolée de tout, de tous, de sa famille.
Bon dieu songeait-elle pourquoi a-t-il fallu que je tombe sur lui ? Pourquoi a-t-il fallu qu'il m'y fasse repenser ? J'avais enfin réussi à oublier.
Elle agrippait ses cheveux, perdue dans ses troubles pensées, malmenant ses pauvres couettes.
Oublier ? Non, je n'avais pas oublié, j'avais juste... occulté, mis tout ça dans une boite, alors pourquoi a-t-il fallu que ce crétin rouvre cette fichue boite ?
Elle se figea.
Oublier, je pourrais... non non non, pas ça, pas encore, je suis forte ! Je ne dois pas, même pas y penser.
Malgré l'heure plus qu'avancée, elle se déshabilla rapidement avant de plonger dans sa douche, criant un peu lorsqu'elle sentit l'eau froide frapper sa peau. Mais ça faisait tellement de bien, l'eau froide semblait emporter ses plus sombres pensées en même temps que la seule larme qu'elle s'autorisa à verser. Rester forte, rester le rocher qu'elle a toujours été. Mais une fissure était apparue dans ce bloc, invisible mais fatale.
Glacée, elle sortit de la douche, s'enroulant dans un peignoir, se couvrant la tête d'une serviette et plongeant presque aussi vite dans son lit. Dormir... dormir avant que ça ne remonte.


Bon, c'est pas que j'ai voulu vous plomber le moral avec cette fin de chapitre mais je voulais vraiment mettre d'autres points de vue, même si je me suis amusé à ne pas donner clairement les noms mais ça devrait pas être dur de trouver non?
Tenez, petit jeu: donnez moi dans l'ordre les noms des quatre personnages de fin. Ceux qui me donneront le quarté gagnant auront un petit cadeau en récompense: le titre de la prochaine fiction que je compte écrire, quand j'aurais bien avancé dans celle-ci (bien sûr, ce sera fait par MP donc les anonymes n'auront hélas pas droit à ce petit cadeau).
Pitié, dites moi que ça vous intéresse au moins un peu... et que vous me pardonnez cet horrible, ignoble et inadmissible retard.