Bonjour, Bonsoir tout le monde. Ce chapitre est enfin écrit j'ai mis du temps à l'écrire mais pour ma semi défense, il est plus long que les précédents. (Plus long que mon chapitre Pilote haha) Merci beaucoup à loupdu77 et à SherlockSteph pour leurs reviews, et merci aux autres d'avoir ajouté cette fiction à leur favori et alerte.
loupdu77 : Merci beaucoup ça me fait très plaisir que cette fiction te plaise =)
Bonne lecture à toutes/tous !
NB : Sherlock ne m'appartient pas (croyez moi, on aurait beaucoup plus de Sherlolly). Je n'écris cette fiction que pour mon plaisir et je ne touche aucun revenu dessus.
Molly s'assit comme d'habitude à la table en bois au beau milieu du campus pour manger. Elle était toujours seule la journée du jeudi, ses amies avaient cours dans un tout autre bâtiment. Les autres jours, elle était soit à l'hôpital toute la journée, soit en alternance cours/stage ce qui était vraiment passionnant pour elle. Elle les voyait lors de ses journées là la plupart du temps, lorsqu'ils ne l'oubliaient pas bien entendu. Être seule ne la dérangeait pas, au contraire, ça lui permettait de remettre de l'ordre dans ses pensées et d'apprendre tranquillement ses cours. Elle sentit tout à coup son portable vibrer contre sa cuisse. Elle en fût légèrement surprise, elle ne s'attendait pas à avoir des nouvelles de Sherlock Holmes avant un bon moment -oui elle était absolument sûre qu'il s'agissait de lui. Elle lut le message qu'elle venait de recevoir :
221B Baker Street. Ce soir juste après tes cours. SH
« Un s'il te plaît ne serait pas de trop. » pensait Molly en lui répondant simplement qu'elle était d'accord, bien qu'elle se doutait qu'il s'agissait plus d'un ordre que d'une proposition. Une fois son message envoyé, elle commença à manger tout en lisant ses cours du matin, comme à son habitude. Cependant, sa concentration était mise à rude épreuve : elle se demandait ce qui allait se passer à ce rendez-vous, même la manière avec laquelle elle allait se rendre à cette adresse. Qu'allait-il lui faire faire ? Elle espérait ne pas à avoir enfreindre les règles, comme elle l'avait déjà fait quelques jours auparavant. Molly n'était pas du genre tête brûlée mais ce jeune homme l'était sûrement, et elle trouvait cela extrêmement excitant.
Molly se trouvait devant l'appartement que Sherlock avait indiqué dans son message : il s'agissait d'un bâtiment assez vieillot mais qui semblait avoir été rénové au goût du jour. Elle avait dû vérifier au moins 3 fois sur son téléphone qu'il s'agissait de la bonne adresse juste pour être sûre qu'elle ne se trompait pas, et c'était bien la bonne. Elle se tenait devant une grande porte verte foncée où les chiffres en or «221B » étaient accrochés fièrement. Elle hésita avant de frapper avec le loquet contre la porte pour indiquer son arrivée. Était-elle vraiment la bienvenue ou sa mère était-elle au courant qu'elle rentrerait tard ? Bien entendu, elle l'avait prévenue au moment même où elle avait reçu le texto du détective. Sa mère avait même pensé rêver lorsqu'elle l'avait reçu : Molly ne sortait jamais en semaine, de peur de ne pas être assez en forme pour le lendemain. Mais cette fois-ci, c'était différent. Elle ne sortait pas pour boire dans un bar avec des amies mais elle avait rendez-vous pour aider à résoudre un meurtre, quoi de plus excitant ! Molly finit par frapper à la porte avec assurance prête à en découdre. Elle attendit au moins 5 minutes avant que quelqu'un de lui ouvre, mais ce n'était pas Sherlock Holmes.
- Vous devez être Molly Hooper, déclara la femme qui se trouvait de l'autre côté de la porte. Entrez, ils vous attendent.
Molly ne se fit pas prier deux fois et pénétra dans la demeure. La décoration du couloir était très sombre dans les tons vert foncés, comme la porte d'entrée. La femme devait avoir la cinquantaine tout au plus, elle avait de courts cheveux châtains ébouriffés et elle dégageait une sorte de gentillesse naturelle. Molly se sentait bien en sa présence, comme si elle était sûre que rien de mal de nui arrivera tant que cette femme était à ses côtés.
- Montez ne soyez pas timides, l'encouragea-t-elle en l'entraînant vers l'escalier en bois vert.
- Et vous êtes ? finit par demander Molly en se laissant mener à l'étage.
- Oh excusez-moi Miss, je suis Mrs Hudson, la propriétaire de l'immeuble.
Elles se serrèrent amicalement la main. La femme était douce et chaleureuse, un bonheur de l'avoir avec elle. Mrs Hudson poussa discrètement Molly en remettant convenablement son tablier de cuisine.
- Vous avez de la compagnie les garçons, s'exclama-t-elle en poussant la porte en face de l'escalier.
Mais avec surprise, personne ne prit la peine de lui répondre. Pendant que Molly pénétrait prudemment dans l'appartement en faisant attention à ne rien toucher, Mrs Hudson pénétra dans la cuisine en laissant échapper des soupirs d'exaspération. Molly parcouru rapidement des yeux l'appartement pendant que la propriétaire s'activait vigoureusement dans la cuisine.
- Vous ne connaissez pas le verbe RANGER ? C'est terrible des garçons pareils, l'entendait-elle rouspéter.
Elle parlait à un mur, encore une fois. L'appartement semblait vide, aucun bruit extérieur à ceux de Mrs Hudson ne parvenait aux oreilles de la jeune femme qui s'approchait de la fenêtre à pas de loup. Un pupitre était là, où des partitions étaient posées sans ordre particulier, raturées de notes de musiques et d'annotations un peu à toutes les lignes. Elle prit une des feuilles et imagina la douce mélodie parcourir son ouïe avec douceur : elle avait fait un peu de flûte à bec lorsqu'elle était au collège, c'était il y a bien longtemps mais elle se souvenait de la base du solfège. Elle lut en haut de la page « Irène Adler » en se demandant qui pouvait bien être cette femme.
- Molly Hooper vous êtes enfin là ! s'exclama la voix si caractéristique du détective derrière elle.
Elle posa en sursaut les feuilles de partition sur le pupitre sachant pertinemment qu'elle fouillait dans ses affaires personnelles et se retourna vers lui. Il était assis sur une chaise dans la cuisine à regarder dans un microscope : il ne l'avait donc pas vu. Mrs Hudson faisait activement la vaisselle en rouspétant contre lui et une autre personne dont Molly ne comprit pas le nom.
- Vous êtes pile à l'heure, continua Sherlock sans quitter des yeux son engin. John est parti acheter du lait selon Mrs Hudson, il devrait être là dans quelques minutes.
- John ? questionna Molly en s'avançant de quelques pas vers lui.
- Oui, vous l'avez déjà rencontré à …
- Je me souviens de qui est John, le coupa-t-elle. Mais que vient-il faire là ?
- John vit ici ma chère, répondit Mrs Hudson alors que le détective griffonnait sur un carnet. Ils vivent ici ensemble.
- Oh … Je vois …
Elle laissa apparaître quelques sous entendu dans le ton de sa voix mais Sherlock ne sembla pas vouloir les relever. Ils vivaient donc ensemble … Intéressant cette histoire. Elle qui croyait que John était hétéro, il avait tout le même dragué, couché avec son amie -oui elle avait encore du mal à se faire à cette idée. Comme quoi, il ne fallait jamais croire les apparences. Ou alors étaient-ils juste colocataires … Elle fera beaucoup plus attention aux signes lorsqu'ils seront tout les deux dans la même pièce. Mrs Hudson posa ses gants en caoutchouc sur le rebord de l'évier et se tourna vers la jeune femme avec un grand sourire, comme si tout était redevenu à la normal.
- Je retourne dans mes appartements Miss, la prévint-elle d'une voix chaleureuse en s'éloignant à petits pas. Si les garçons vous embêtent n'hésitez pas à venir me chercher que je leur botte les fesses.
- Des biscuits et du thé seraient merveilleux Mrs Hudson, déclara Sherlock pour la chasser de la pièce.
- Je suis votre logeuse, pas votre gouvernante, rétorqua la femme en descendant les escaliers.
Molly ricana à ses dernières paroles : cette femme était ravissante de beauté et de gentillesse. Elle aimerait mieux la connaître dans le futur, elle promettait d'énormes surprises. Molly s'avança doucement vers la cuisine pour se rapprocher du détective qui semblait complètement hypnotisé par ses échantillons. Au bout de quelques secondes de silence, elle finit par briser le silence de sa voix timide, en s'arrêtant à une distance raisonnable de lui :
- Qu'est-ce que vous regardez ?
- Les échantillons de sang que vous m'avez donné de la victime, répondit-il en zoomant.
- Que vous avez volé sur la victime, le corrigea-t-elle en s'asseyant sur une chaise en face de lui.
Sherlock sourit discrètement pendant qu'elle le regardait intensément : il était complètement absorbé par le microscope et rien ni personne ne semblait être capable de le perturber. Même si un attentat faisait exploser la ville toute entière, il serait resté là les yeux plongés dans la lunette du microscope. Molly observa le plan de travail du jeune homme, des tas de carnet, de livres de chimie et de photographies étaient étalées dans tous les sens, sans sembler suivre un ordre logique. Le penchant maniaque de la jeune femme mourrait d'envie de faire des tas bien précis et de nettoyer cette table au plus vite, mais elle se contrôla, se souvenant qu'elle n'habitait pas dans cet appartement. La porte d'entrée s'ouvrit violemment, laissant apparaître John chargé de bouteilles de lait et de boîtes de conserve. Il ne put s'empêcher de souffler en voyant son ami l'ignorer complètement. John salua Molly avec entrain en se dirigeant vers la cuisine.
- Prête à enquêter ? lui demanda-t-il tout sourire en posant ses courses à côté du frigo.
Molly acquiesça de la tête, cherchant comment elle pourrait leur venir en aide. Déjà, elle aurait pu lui proposer de l'aider à porter tout ça … Tandis que John rangeait ses conserves dans le placard, Sherlock se leva brusquement de sa chaise et se dirigea vers le salon prenant au passage ses notes et les photographies posées sur la table. La jeune femme le suivit, intriguée par son comportement. Elle s'assit sur un des fauteuils installé en face du mur sur lequel le détective accrochait ses documents, debout sur une table basse. Tout à fait logique. Il épinglait les photos du corps de la jeune femme –comment les avait-il eu d'ailleurs ?- et de visages de personne pendant que Mrs Hudson apportait une tellière accompagnée de biscuits.
- Merci Mrs Hudson, déclara John en voyant que Sherlock ne comptait pas faire de même.
- Occupez-vous de cette demoiselle bon sang, s'indigna-t-elle en posant son attirail sur la table base, en poussant légèrement le détective. Elle doit rentrer chez elle après.
- Tu connais un peu l'enquête, Molly ? s'inclina John, tandis que son ami semblait rester totalement détaché de la conversation, alors que c'était tout de même lui qui l'avait invité à se joindre à eux.
- Oui, oui il m'a … Mise au parfum l'autre nuit.
Molly ne sembla pas remarquer le sourire amusé de son interlocuteur qui la regardait avec grand intérêt, avant qu'elle ne lève les yeux vers lui. Elle sentit le rouge lui monter aux joues, prête à rire de gêne mais elle tenta de se rattraper du mieux qu'elle pouvait, en se tripotant les mains :
- Quand il est venu … A la morgue pour … Heu
- John laisses la tranquille, finit par déclarer Sherlock en descendant de sa table basse, le nez toujours rivé sur son mur. Oui elle est au courant du principal mais depuis j'ai trouvé d'autres éléments.
- Oh très bien et tu pensais me le dire quand ? s'étonna son colocataire en croisant les bras.
- Ton implication et ton apport intellectuel dans les enquêtes restent très superficielle donc je ne pensais pas que ce soit très utile.
Molly se retint de rire à sa réflexion tandis que Mrs Hudson retournait vivement dans ses appartements, en ricanant. Sherlock croisa le regard de la jeune femme et lui sourit doucement, c'était la première fois qu'il posait les yeux sur elle depuis qu'elle était arrivé, et ça la rendait toute chose. Ils ne se connaissaient que depuis quelques semaines et il avait déjà un certain contrôle sur elle. Il avait tout de même réussi à la faire changer d'avis au moins deux fois, depuis leur rencontre et son petit doigt lui disait que c'était loin d'être terminé. Il s'installa dans son fauteuil et commença à mettre à jour les informations de Molly sur la progression de leur investigation :
- On a fouillé sur le compte Facebook de Miss Amington pour y trouver des indices, et on y a découvert que cette jeune femme était une fanatique des arts martiaux. Elle a des tonnes de photographies de podium, de compétition auxquelles elle avait participé: elle était passionnée. Mais, j'ai trouvé ça bizarre qu'elle se fasse agresser et tabasser aussi facilement, il n'y a aucune trace de lute, ni sur ses mains ni sur ses bras, absolument rien. Donc, j'ai observé les échantillons de sang de Miss Amington pour vérifier mon hypothèse et oui j'avais bien entendu raison : on lui a administré la drogue du violeur pour la déstabiliser. Une drogue banale, répandue et facilement détectable, je suis d'ailleurs très surpris que la police scientifique ne l'ait pas encore trouvé.
- Ils sont surchargés en ce moment, le coupa aussitôt Molly en perdant son sourire, elle n'aimait pas qu'on s'attaque au travail des autres, surtout quand il lui arrivait d'y prendre part. Le service est bondé et les …
- Vous nous en direz tant Miss Hooper. Une drogue banale qu'on retrouve très souvent chez les victimes d'agression sexuelle, cette personne n'est donc pas très maline. Oui je dis CETTE car une seule et unique personne est au centre des manigances. Cette pauvre femme n'a pas pu s'attirer les foudres de 3 personnes aimantes en même temps, seuls les politiciens en sont capables. Selon moi, il a engagé plusieurs personnes pour lui prêter main forte. La police doit rechercher un homme, les femmes préfèrent le poison c'est bien connu.
- Certaines femmes tuent à l'arme blanche, le corrigea John en servant du thé à Molly en lui souriant. N'en fais pas une généralité.
Sherlock semblait complètement indigné par la proposition de son colocataire, et lui donnait quelques pourcentages sur le crime féminin pour justifier sa pensée en s'avançant vers eux :
- 7,7 femmes sont coupable d'un meurtre sur 100 et parmi ce nombre, il y en un grand nombre qui utilisent le poison, comme le cyanure par exemple. C'est beaucoup plus propre. Je ne fais aucune généralité, John! Tu as un rencard ce soir à ce que je vois, conclut-il en se remplissant une tasse de thé.
- Quoi ? Non je … Oui, comment tu le sais ? capitula John en s'asseyant dans le canapé.
- Tu t'es coiffé.
Molly s'amusa de cette réponse, un ricanement qu'elle tenta de cacher dans sa tasse qu'elle commença à boire doucement. Il était marrant ce Sherlock, une bonne répartie. Ces deux hommes n'étaient donc pas en couple … Intéressant, bonne nouvelle… Elle aurait peut-être pu avoir une chance avec l'un des deux si ce dernier n'était pas complètement frigide. Elle écouta la conversation houleuse de ses deux jeunes hommes :
- Elle compte donc, continua Sherlock en se postant devant le mur de photographies. Tu ne prends pas autant soin de toi pour les autres.
- Oui elle me plaît beaucoup mais …
- Tu lui as acheté des fleurs aussi, tu ne le faisais pas pour les autres. Tu as laissé le ticket de commande sur la table de la cuisine.
- Pas devant Molly s'il te plaît.
- Je ne vois pas en quoi Miss Hooper serait gêné …
- Tu m'étonnes que les gens nous croient ensemble, ironisa John en passant sa main dans ses cheveux ébouriffés. Excuses-le, il est …
- Ça ne me dérange pas, répondit Molly en buvant une nouvelle gorgée de son thé. C'est moi qui m'impose ici, je ne veux pas vous …
- Vous ne vous imposez pas, la coupa Sherlock en plaçant ses mains sous son menton, je vous ai demandé de venir.
Molly sourit à ces paroles, elle se sentait importante tout d'un coup, bien qu'elle sache pertinemment qu'elle n'était présente que, et seulement que, pour qu'ils aient un accès illimité à la morgue. Et elle honorerait sa part du marché, bien entendu. Tandis que John semblait totalement blasé par l'attitude de son colocataire, elle l'admirait. Ses cheveux noirs semblaient si doux, elle observait ses fossettes si prononcées, son cou, ses épaules, son dos, ses bras, ses mains … Ses mains si grandes si fortes, elle pouvait presque les sentir lui caresser sensuellement la joue. Molly se reprit aussitôt et quitta ses pensées égarées lorsque Sherlock finit par ouvrir la bouche pour que tous les esprits de la pièce se concentrent à nouveau sur l'affaire :
- Il a forcément un casier, comment aurait-il pu avoir le contact des autres agresseurs sinon ? C'est logique.
- Bien sûr, murmura John en levant les yeux au ciel.
- Elle avait un rendez-vous le soir où elle a été tuée, ajouta le détective sans porter attention à son ami. Un entretien d'embauche je pense.
- Bon sang, mais comment peux-tu savoir ça ?
- J'ai regardé dans son agenda hier soir.
- Vous avez pénétré chez elle ? s'indigna Molly d'un air inquiet.
Pendant un instant, elle se demanda si ces hommes n'étaient pas tout simplement des imposteurs mais elle balaya rapidement cette idée de son esprit. Il avait l'air plutôt sérieux, beaucoup trop d'ailleurs. Sherlock continua son analyse en l'ignorant totalement :
- Le nom écrit à l'horaire prévu indiquait « Monsieur », personne n'écrit « Monsieur » pour prévoir un rendez-vous galant ou avec des proches. Donc entretien professionnel.
- On cherche donc un proche de la victime ayant un casier, résuma John en regardant sa montre.
- Un ex peut-être, dit Molly doucement, plus pour elle que pour les autres, en posant sa tasse sur la table basse.
Elle crût tout d'abord que sa proposition allait passer inaperçue, personne ne semblait la relever : elle but donc une nouvelle gorgée de son thé en se promettant de ne plus jamais dire quelque chose sans tourner 7 fois sa langue dans sa bouche. Mais au bout de quelques secondes, Sherlock quitta son état fantomatique et s'élança vivement vers le bureau manquant de tomber au passage, sous les yeux intrigués de Molly : quant à lui, John semblait trouver cette attitude tout à fait normale. Il pianota sur le clavier de son ordinateur à une vitesse hallucinante avant que John finisse par briser le silence.
- Nous avons un gagnant Sherlock ?
- Adrien Brody. Agression. Vandalisme.
- Et comment avez-vous trouvé ces informations ? questionna Molly intriguée.
- On est sur le serveur de Scottand Yard. Harry Lestrade n'a pas un code confidentiel très élaboré, on est sur son compte.
- Greg Lestrade, le corrigea John en se levant de son fauteuil. Mais pourquoi l'aurait-il tué ?
- Jalousie. Le mobile le plus vieux du monde. Bien joué, Molly Hooper. La chance du débutant vous va à ravir.
Malgré le sous-entendu, la concernée ne put s'empêcher de sourire timidement : oh god, cet homme avait le contrôle sur elle. Elle l'observait taper rapidement sur son téléphone portable en se levant brusquement de sa chaise de bureau. John quittait le salon d'un pas pressé en déclarant gaiement :
- Je vais y aller Sherlock, aucune idée de quand je rentre.
- Accompagne Molly jusqu'au métro. Votre mère risque de vous importuner si vous ne vous pressez pas, expliqua-t-il à la jeune femme en levant les yeux vers elle. J'ai envoyé un message à Lestrade pour qu'il convoque Adrien Brody au commissariat.
Elle se sentait un peu jetée à la porte en écoutant les paroles de Sherlock. Pendant que les deux jeunes hommes parlaient de la suite de leurs aventures, Molly ouvrit son téléphone portable et vu que, en effet, qu'elle avait reçu trois messages de sa mère. Un pour lui demander quand elle rentrerait, un autre pour lui dire de lui répondre parce qu'elle commençait à s'inquiéter, et le dernier lui ordonnait de rentrer de ce pas. Elle lui répondit aussitôt : « Je rentre. A la maison dans max 15 min. Molly xx », puis leva les yeux vers John qui l'attendait devant la porte de leur appartement, un bouquet de magnifiques fleurs à la main. Elle était une chanceuse, cette femme qu'il allait voir. Molly lui sourit en se dirigeant vers lui en saluant amicalement Sherlock :
- A bientôt et merci à vous de m'avoir accueillie ici.
- Je vous reverrais à la morgue. Bonne soirée, ajouta-t-il en lui offrant un sourire poli.
Poli peut-être mais radieux. Molly failli se prendre le battant de la porte tellement son visage était lumineux. John et elle descendirent donc les escaliers en silence jusqu'à attendre la porte d'entrée de l'immeuble.
- Après toi, déclara John en lui ouvrant la porte pour la laisser passer.
- Merci, votre rendez-vous risque de ne jamais te laisser partir si tu te comporte comme ça avec elle, s'amusa Molly en l'attendant devant le bâtiment pendant qu'il fermait la porte à clef.
- C'est le but de la manœuvre pour dire vrai, répliqua-t-il en se dirigeant vers la station de métro, ce qui fit ricaner la jeune femme. Ecoute, je tiens à m'excuser pour le comportement de Sherlock. Il est tellement …
- Non non, le coupa Molly en fronçant les sourcils, tu n'as pas à t'excuser.
- Si bien sûr que si ! Il ne le fait pas de lui-même mais je t'assure qu'il n'en pense pas moins. Il peut-être borné et remarquablement insupportable parfois, comme par sms avec toi l'autre fois.
- Mais il n'en reste pas moins brillant. Je me comporterais pareil si j'avais un tel don.
- Je suis sûr que non, Molly.
- Pourquoi ça ?
- L'arrogance ne t'irait pas. Et tu es déjà très intelligente, je n'en doute pas. Tu as résolu l'enquête après tout.
Elle sourit timidement à ce compliment en remettant une mèche de ses cheveux derrière ses oreilles. Mais elle ne manqua pas de le corriger tandis qu'ils descendaient les sous terrains pour atteindre le métro.
- Non, j'ai à peine dit 4 mots, j'étais très loin de la résoudre.
- Oh si, ne te sous-estime pas Molly. Tu nous as été d'une aide précieuse. Et grâce à toi, une bande d'assassin sera derrière les barreaux très bientôt. Oh excuses-moi mais je dois le prendre dans l'autre sens, ajouta-t-il avant qu'elle ne puisse répliquer. Au revoir, rentre bien.
- Okay à bientôt John, le salua-t-elle tandis qu'il faisait demi-tour. Bon courage pour ton rendez-vous, elle va t'adorer.
Il lui adressa un clin d'œil complice avant qu'elle ne le perde de vue. Il était fort sympathique. Beaucoup plus que son colocataire d'ailleurs. Mais à quel point était-t-il fou pour pirater le compte d'un policier ? Et comment avait-il pu avoir le mot de passe de ce pauvre Lestrade ? Jusqu'où pouvait-il aller ? Où était la limite ? Elle se posait tellement de questions tandis qu'elle montait dans le premier wagon du métro qui la ramènerait chez elle. Des interrogations qui demeureraient sans doute sans réponse avant un très long moment. Jusqu'à leur prochaine rencontre peut-être. Qui sait ce que l'avenir pouvait réserver.
Voilà, ce chapitre est terminé. J'espère que vous l'avez aimé. Personnellement, je ne suis pas très fière de moi sur ce coup là, je le trouve moyen. N'hésitez pas à me faire savoir tout ce que vous souhaitez, j'aime les review et j'y répond systématiquement! Critique positive ou négative, j'accepte TOUT! Rendez-vous au chapitre 5 chers Sherlockian!
