Chapitre Troisième

PDV Bella

« Alors, comment s'est passé ton premier jour ? » demanda Charlie alors que nous mangions sur la table de la cuisine.

« Bien ! » répliquais-je avec le plus d'enthousiasme que je pouvais.

« Tu t'es fait des amis ? » questionna-t-il avec plus d'intérêt qu'auparavant.

« Ouais, je me suis fais quelques amis... » marmonnais-je, c'est plus un fan-club qu'autre chose !

J'ai grincé des dents quand je me suis souvenue de l'effet que j'avais produit sur les élèves du lycée de Forks. Et sur un professeur de biologie... Non, j'ai secoué ma tête pour chasser les pensées inquiétantes qui s'immisçaient dans mon cerveau. Je n'avais qu'à espérer et prier pour que ma nouvelle popularité disparaisse bientôt, même s'il semblerait que ça ne fasse que commencer, malheureusement.

« Des garçons se sont-ils particulièrement intéressés à toi ? » Charlie plissa les yeux lorsqu'il eut posé sa question.

« Papa ! » m'écriais-je, les joues empourprées par la gêne.

« Quoi? » fit-il innocemment « Un père se doit de savoir ce genre de choses sur sa fille, tu sais. »

« Je sais, Papa. C'est juste super embarrassant. » murmurais-je.

Charlie eut un air pensif durant un moment avant d'avoir l'air résigné « Ouais, je suppose que tu as raison. »

J'ai soupiré, on peut vraiment dire que Charlie est désemparé devant les adolescents.

«Il parait qu'il y a un nouvel enseignant là-bas ? » reprit Charlie tout à coup.

J'ai presque laissé tomber ma fourchette quand j'ai compris de qui il parlait. J'avoue avoir eu un peu de mal à cacher ma réaction soudaine.

« Hum, ouais. Il a commencé le même jour que moi. » dis-je gauchement.

« Comment est-il ? » demanda mon père, ignorant au passage mon visible ressentiment à ce sujet.

Et bien, il est putain d'effrayant ! Mon esprit hurlait.

« Ça va » soufflais-je « Peut-être un peu jeune, mais il semble correct si tu veux savoir. »

Je fus reconnaissante envers Charlie car il ne s'aventura pas plus sur le sujet avec d'autres questions. J'essayais désespérément d'oublier entièrement le cours que j'ai eu avec M. Cullen, mais à chaque fois que je pensais à autre chose pour me distraire, ses yeux étrangement possessifs me revenaient en mémoire. Rien que de me rappeler le sombre sentiment que j'ai ressenti me provoquait des frissons de dégoûts. Je ne savais absolument pas comment j'allais lui faire face le lendemain en classe.

Je me suis souvenue d'une conversation que j'avais eue avec Renée, évidemment pas dans un de ses ''mauvais moments'', où elle m'avait dit que les professeurs étaient des personnes en qui on pouvait toujours avoir confiance et que nous étions en sécurité avec eux. Ce n'était absolument pas le cas dans la situation actuelle. Après avoir rencontré M. Cullen, mon avis sur les enseignants a radicalement changé. J'étais terrifiée d'être demain, du redoutable moment où j'irais en cours de biologie et où je verrais à nouveau les inquiétants yeux verts. Cependant, au fond de moi, une petite voix me disait que je me faisais des idées et qu'il n'y avait rien à craindre. J'éprouvais toutefois le sentiment que cette voix avait tout faux.

« Tu vas en reprendre, Bells ? » la voix de Charlie me ramena au présent.

« Heu, je n'ai plus faim. Je crois que je vais aller me coucher. » dis-je en me levant de la chaise.

« D'accord, alors bonne nuit. »me lança-t-il alors que j'étais déjà dans l'escalier.

« A demain ! » hélais-je.

A la seconde même où je suis entrée dans ma chambre, j'ai senti la désagréable sensation d'être épiée. Le sentiment me fit frissonner alors je partis fermer les rideaux. Une fois devant la fenêtre, je n'ai pas pu m'empêcher de regarder vers la forêt, pour voir si quelqu'un m'observait. Je secouais encore la tête, j'étais juste paranoïaque. C'est alors que j'ai vu une voiture argentée garée en face, visible depuis le premier étage de ma maison. Il faisait trop sombre pour voir s'il y avait quelqu'un mais j'avais l'intuition que c'était de là que l'on me regardait.

J'eus à nouveau la chaire de poule avant de rabattre rapidement les rideaux et de me détourner.

PDV Edward

Non! Non! NON! Par pitié, ne ferme pas les rideaux! J'ai BESOIN de voir ton visage ! Hurlais-je dans ma tête quand MON ange ferma les rideaux jusqu'à ce que je ne puisse plus apercevoir son visage parfait. J'ai presque gémi à haute voix tant j'étais déçu. Mon cœur me faisait atrocement mal à cause de la perte de ma déesse.

Je me suis tout de même consolé en me disant qu'elle était plus proche de moi maintenant que si j'étais dans mon appartement. Rien que le fait de penser que MA Isabella était derrière le mur en train de se déshabiller suffisait pour que la totalité de mon membre durcisse instantanément. Je ne pouvais qu'imaginer à quoi ressemblerait son magnifique corps nu face son si beau et mignon visage. J'imaginais son cou d'ivoire descendant jusqu'à ses épaules nues et délicates, sa peau pâle, ses seins d'une couleur crème et d'une taille parfaite...

Mon téléphone vibra et me sortit de mes fantasmes.

J'ai eu du mal à ignorer la dureté douloureuse entre mes jambes lorsque je pris mon portable dans la poche. J'ai soupiré, d'ennui et d'exaspération, et ai répondu au cellulaire avant de l'appuyer contre mon oreille.

« Salut Alice, que veux tu ? » J'ai peut-être eu l'air impatient mais j'espérais qu'elle n'y fasse pas attention.

« Oh, Carlisle vient juste de me dire que tu viens à Noël ! » dit-elle, toute joyeuse.

Je ne pouvais pas lui reprocher d'être surprise ou excitée, après tout je n'était pas venu pour les fêtes depuis des années, j'avais toujours essayé d'y échapper.

« Et bien, disons que je n'avais rien d'autre de prévu cette année.. » à part si une certaine élève était concernée ... Des images surgirent tout à coup dans mon esprit, et Bella apparut devant moi dans une lingerie très sexy et un regard aguicheur accompagné par une moue boudeuse. Mon érection commençait à devenir plus que douloureuse et ma main se hissa involontairement dans mon jean pour me soulager.

« C'est génial ! Ça doit faire presque un an que nous ne t'avons pas vu, Jasper et moi. » me répondit Alice

« Ouais, vous me manquez tellement que je deviens fou ! » répliquais-je sarcastiquement.

« Hey ! J'ai parfaitement entendu ton sarcasme, ne crois pas m'avoir dupée ! » me taquina Alice.

J'ai ris « Désolé, Alice. Je ne suis pas trop d'humeur à bavarder en ce moment. »

« D'accord, quand es-tu « d'humeur » ? »

« Très, très rarement? »

« Exact, monsieur ! »

« Je vais essayer d'être plus agréable le jour de Noël. »

« Promis ? »

« Je te le promets. »

« Bien, parce que j'ai vu Esmée aujourd'hui et elle a vraiment hâte de te revoir.!»

« Passe lui mon bonjour la prochaine fois que tu la vois. »

« Bien sûr. Je ferais mieux de te laisser maintenant car tu sembles un peu... »

Était-ce si évident ?

« Désolé. »

« Excuses acceptées. Rendez-vous à Noël ! »

« Bye, Alice. »

J'ai poliment attendu qu'elle raccroche avant de pousser un soupir de soulagement.

J'ai coupée la communication à mon tour rapidement. J'adore ma petite sœur mais elle vient de tuer mon dernier nerf avec sa gaité enfantine. Il était tellement difficile de se concentrer sur quelque chose d'autre qu'Isabella quand toutes mes pensées tournaient uniquement autour d'elle. Le fait que je l'avais rencontrée à peine quelques heures auparavant ne comptait absolument pas pour moi. J'aimais tellement cette fille, tellement que je devenais sans doute fou. Sa céleste et glorieuse beauté était sans arrêt dans mon esprit.

J'appuyais ma tête contre le siège pendant que je regardais avec envie la maison d'Isabella. J'allais être plus qu'heureux de passer ma nuit là, juste assis devant chez elle avec l'espoir de revoir un aperçu de mon ange, tout en sachant qu'elle était tout près de moi saine et sauve. Je n'avais même pas envisagé de retourner dans mon appartement, cela aurait causé trop de douleurs physiques alors que j'étais si proche d'elle. Je saurais toute fois me tenir ici, dans ma voiture, aussi longtemps que je serais sûr que ma Isabella est en sécurité.

Le temps passait et je continuais de regarder la fenêtre de mon amour, mais mes yeux commencèrent malgré moi à se faire lourds. J'ai levé mon poignet vers mes yeux pour que je puisse regarder ma montre, il était près de trois heures du matin actuellement. J'ai donc décidé de me mettre à l'aise sur le fauteuil et fermais les yeux, pensant évidemment à MA Isabella avant de dériver vers le sommeil.

Je me trouvais dans la salle de classe du lycée de Forks, assis à mon bureau avec la dernière promotion de la journée en face de moi, la classe de mon ange. Mon regard se rendit immédiatement au bureau d'Isabella et bien sûr, elle était là dans toute sa beauté paradisiaque. Ses cheveux soyeux entouraient son visage angélique, ses précieux yeux de biche me fixaient également...

J'étais trop occupé à admirer son magnifique visage pour remarquer ce qu'elle portait sur elle, on pouvait à peine appeler ça des vêtements car ils ne couvraient que très partiellement son corps. Elle portait sur elle un haut serré de couleur bleu nuit qui dévoilait audacieusement ses atouts, ainsi qu'une mini-jupe courte noire qui couvrait à peine ses sous-vêtements étriqués, et pour finir des bottes en cuir noir à talons.

Et pour couronner le tout, elle me fit le clin d'œil le plus sexy de ma vie et ma bite durcit de plus en plus.

J'ai avalé difficilement ma salive et elle me sourit. Tout à coup, le reste de la classe disparu et il n'y avait plus que ma déesse et moi, seuls. Lentement, elle se leva de son siège et marcha vers moi avec un déhanchement séducteur jusqu'à ce qu'elle se retrouve à quelques centimètres de mon visage. J'ai placé mes mains sur ses hanches et la regarda. Mon cœur battait à tout rompre dans ma poitrine, j'étais tellement nerveux de la toucher comme ça.

Je voulais honorer chaque millimètre de son corps avec toute l'adoration et l'amour que je possédais envers la belle jeune fille.

« Oh, Edward» soupira-t-elle dans une manière on ne peut plus séduisante, rendant mon pénis plus dur que jamais « Je te veux tellement ».

Après avoir entendu ses paroles, je ne pus m'empêcher de laisser un gémissement sortir de ma bouche, l'écouter dire qu'elle me voulait comme je la désirais était tout simplement trop pour moi. J'ai peu à peu tiré ses hanches vers l'avant pour qu'elle chevauche mes genoux. Nous avons tous deux profondément gémi quand elle s'est frottée à mon érection, elle a alors commencé à se mouvoir sur moi , créant ainsi la plus délicieuse des frictions et je pus la sentir mouiller au dessus de moi. La fierté remplit ma poitrine quand j'ai réalisé que j'étais celui qui la faisait ressentir toutes ses émotions, qu'elle était humide pour moi.

Mes respirations devenaient de plus en plus désespérées, j'aurais pu jurer que j'allais éjaculer dans mon pantalon si ça continuait comme ça. Ses mouvements devenaient de plus en plus rapides, mon point culminant étant tout proche...

« Tu te sens bien, bébé ? » ronronnait-elle à mon oreille, la grignotant doucement au passage.

J'adorais quand elle m'appelait « bébé ». C'était tellement chaud quand ça venait d'elle, mais seulement d'elle.

« Ouais » ai-je soufflé avec plaisir « tu me fais tellement de bien, mon ange ».

Tout à coup, elle était de nouveau sur mes genoux, en face de moi, un sourire narquois posé sur ses lèvres en opposé avec mon expression faciale déçue. Elle se rapprocha, puis d'une façon inattendue, s'agenouilla devant moi entre mes jambes. Elle atteint la fermeture éclair de mon jean et l'ouvrit avant de tirer vers le bas mon boxer, révélant mon sexe douloureusement dur.

Isabella se lécha les lèvres en voyant la taille de mon membre. Elle a apporté sa main sur mon arbre et la descendue, la fit courir de la base au sommet et je gémis encore, c'était tellement plaisant. Elle continua ainsi quelques coups avant de remplacer sa main par ses lèvres charnues et roses, me prenant profondément dans sa bouche jusqu'à ce que je puisse sentir le fond de sa gorge. La chaleur et l'humidité de sa bouche étaient incroyables, j'allais presque venir sur le champ.

Sa tête montait et descendait tandis qu'elle me suçait intensément. Sa langue tourbillonnait autour de moi et me faisait siffler tant c'était agréable, puis elle apporta sa main pour jouer avec mes couilles. Je n'allais plus durer longtemps, je sentais mon corps se tendre alors que l'orgasme approchait. Elle serra d'avantage mes bourses quand elle comprit que j'allais éjaculer. Impossible de durer plus longtemps, j'ai expiré quand je l'ai vue à genoux, avalant goulument tout ce que je lui donnais.

Elle me regarda par dessous ses cils avec des yeux emplis de convoitise.

Je me suis réveillé en haletant difficilement, de retour dans ma voiture en face de la résidence d'Isabella. J'ai regardé vers le bas pour voir ma main enroulée autour de mon pénis couvert de sperme, en concordance avec le siège. J'ai vite retiré mon bras et ré-attachais mon jean. Quel rêve ! Pensais-je. C'était sans nul doute le plus beau rêve de ma vie. Ma bite se redressait rien qu'au souvenir du contenu de ce dernier, les lèvres d'Isabella autour de mon membre avait été la plus belle expérience de ma vie.

Je suis sorti de la Volvo pour vérifier dans le coffre si je possédais des tissus que je pourrais utiliser pour nettoyer les effets de mon rêve. Le soleil s'était levé, signifiant que ma Isabella allait bientôt se réveiller pour aller au lycée. Le lycée... comment allais-je être en mesure d'enseigner avec mon ange dans le même pièce que moi? Dans la salle où tout mon rêve avait eu lieu ? Ça allait être impossible à vivre. J'allais probablement la prendre au moment où elle entrerait et la jetterais contre le mur pour la baiser intensément.

Mais peu importe ce qui allait se passer aujourd'hui, rien n'a d'importance tant que je peux voir MA Isabella.


NT: Oh c'était mon anniversaire samedi :D ! ( on s'en fiche mais voilà..)

merci encore à ma bêta et à vous !