ONU soit qui mal y pense - Chapitre 4


- Pardon... vous pouvez répéter ce que vous venez de dire ?

Masque de Mort sourit de toutes ses magnifiques dents blanches.

- Ouaaaaaaaaaaais : je voudrais que vous m'établissiez une carte de lecteur.

- Euh, oui, balbutie le chef bibliothécaire sous le choc.

Mettez-vous à sa place : il y a de quoi : Masque de Mort, chevalier d'or du Cancer en titre, ici, dans une bibliothèque ! Lui, le cancre absolu, le degré zéro de la culture, le profil-type de l'homme qui n'aurait pas acheté Playboy sous prétexte qu'il y a trop de trucs à lire dedans ! Rien que sa présence en ces lieux est un événement considérable en soi, à marquer d'une pierre blanche. Et voilà que maintenant, chose inouïe, il veut une carte de lecteur ! Depuis que le Grand Pope Shion a décidé de prendre des vacances bien méritées et mis les voiles sans laisser d'adresse, il y a décidément quelque chose qui ne tourne pas rond au Sanctuaire. Ah, tout allait mieux de son temps !

- Vous avez apporté une photo d'identité ?, hasarde le fonctionnaire d'une voix timide.

- Mais bien sûr, répond fort diligemment l'occupant de la troisième maison du Zodiaque, en posant le précieux document sur le comptoir.

Le bibliothécaire y jette un bref coup d'oeil et sursaute. Dessus figure Masque de Mort, mais un Masque de Mort inédit que même sa mère, s'il la connaissait, ne reconnaîtrait pas : cheveux disciplinés à grand renfort de laque, raie sur le côté, un air coincé d'étudiant de masters à Harvard, ou de trader new-yorkais catapulté par on ne sait quel coup du sort en plein domaine sacré.

- Bon, eh bien , c'est parfait, je vais aller vous l'établir. Pendant ce temps, vous pouvez aller choisir les livres que vous souhaitez emprunter.

- Okay, mec ! Oups, pardon, bien Monsieur !

Aussitôt dit, aussitôt fait. Notre Cancer transfiguré ne moisit pas sur place. A peine le bibliothécaire a-t-il tourné les talons qu'il a plongé dans les rayonnages dédiés aux langues étrangères. Et lorsque notre fonctionnaire revient, la très convoitée carte dans la main, c'est pour trouver son comptoir encombré d'une énorme pile d'ouvrages. Des livres en français exclusivement. Et pas des trucs de bibliothèque rose, non, non ! D' indigestes pavés d'histoire, de géopolitique, d'économie, de finances, des machins à vous filer des cauchemars tout éveillé.

Il le dévisage d'un air hébété.

- Vous voulez vraiment emprunter ça ?

- Oui, pourquoi ? Ca pose un problème ? Oh, attendez, j'en ai oublié un !

Et le voilà de nouveau volatilisé. Mais le voici qui ressurgit tel un diable trente secondes plus tard.

- Celui-là, c'est pour la détente ..., explique-t-il.

Et, toutes dents dehors, il pose la République de Platon sur le haut de la pile.


Une telle nouvelle ne pouvait manquer de se répandre dans tout le Sanctuaire comme une traînée de poudre. Et s'il y en a bien une que ça met en joie, c'est notre increvable déesse.

- C'est merveilleux, glousse-t-elle, des étoiles dans les yeux. Quel dévouement ! Tu vois, tu es trop dur avec lui...

Son interlocuteur ne répond rien et se mange les lèvres de dépit. Il est fumasse, le Bélier, de voir cet énergumène de Cancer lui mettre des bâtons dans les roues, téléguidé par l'autre intrigant de Poisson. S'il n'écoutait que son bon (!) coeur, il les expédierait tous les deux pendant quelques mois sur une mission bien pourrie, en attendant que Saga avale de force plutôt que de gré ses tables de conjugaisons, ses compléments d'objet direct placés avant le verbe avoir et autres délices de la langue française. Parce que ça ne rentre pas. Il est infiniment plus doué pour bidouiller un assassinat de Grand Pope que pour accorder quoi que ce soit en genre et en nombre avec le sujet d'une phrase. Mais le Bélier étant un Atlante, il ne lâche jamais prise, et si jamais Saga ne se montre pas à la hauteur de ses ambitions ( les siennes propres , pas celles de ne manquerait plus qu"il lui demande son avis sur la question, tiens !) , il sait ce qui lui reste à faire. Il a dans sa manche une carte qu'il pourra toujours utiliser en dernier ressort. Imparable, fatale.

Mu exulte intérieurement et prend congé de la déesse, la laissant délirer tout haut sur la fidélité et l'amour inconditionnel que lui portent ses larbins, pardon, ses chevaliers.

Plus les jours passent, et plus le Sanctuaire retient son souffle. Pour une fois, les avis sont unanimes, ce qui n'est pas une mince affaire dans un domaine où vous ne trouveriez pas deux chevaliers d'accord sur la couleur d'une orange. Car en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, le brave Mu a fait l'unanimité contre lui. Un génie, ce Bélier ! Depuis qu'il remplace un Shion toujours aux abonnés absents, il a mis un tour de vis à tout le monde, et ça ne se fait pas sans grincements de dents. Fini de faire le mur pour aller draguer le soir à Rodorio. Première victime : Shaka, pris la main dans le pot de confitures, en train de faire bien autre chose que de la méditation transcendentale entre les draps d'une jolie marchande de fleurs du village. Plus personne n'ignore maintenant pourquoi il garde en permanence les yeux fermés : il récupère de ses nuits de gaudriole. Passer du statut de super-saint à celui de pauvre pécheur, la chute est douloureuse, et d'autant plus humiliante qu'il s'est fait le champion auto-déclaré de l'abstinence. Accablé par les rugissements d'hilarité d'un peu compatissant mais toujours aussi acide Scorpion, le fautif expie donc ses errements dans le jeûne et les macérations, calfeutré dans son temple, ce qui n'est pour fâcher personne, sauf qu'il y a eu des représailles immédiates de Mu : désormais, c'est couvre-feu au coucher du soleil, et inspection des chambrées par le garde-chiourme auto-proclamé. Le programme est on ne peut plus clair : chacun chez soi ! Ca grogne ferme, mais deux des condamnés, Milo et Camus, ont trouvé la parade : ils construisent un tunnel pour relier leurs deux temples, et le fait que celui du Sagittaire qui leur barre le passage soit vide leur rend bien service, ça évite les indiscrétions. Le Capricorne, lui, ferme les yeux. Du moment que ça n'est pas chez lui que les deux comparses stockent les déblais de leurs terrassements ! Ah il va être content, le père Aiolos, quand il va réintégrer son doux logis, il ne va pas le reconnaître, encombré de caillasse qu'il est . Cela dit, Verseau et Scorpion ne peuvent s'empêcher d'espérer que le vieux sera rentré de ses vacances pour recadrer son adjoint en pleine dérive dictatoriale avant qu'ils n'aient fini le boulot, le sous-sol du Sanctuaire n'étant pas des plus tendres à creuser, même pour deux chevaliers d'or aguerris et rancuniers de ne plus pouvoir faire la causette tranquillement.

Autre sujet douloureux : les thermes. Bouclés par un Mu agacé de voir ses collègues-administrés se la couler douce au frais, au lieu de s'entraîner. Et surtout parce que lesdits thermes sont un formidable nid à potins, et que lesdits potins ne sont justement pas à son avantage, il en est bien conscient. Seul Saga, l'aquamaniaque de service, a encore le droit d'y aller faire trempette, maigre carotte lâchée par un maître impitoyable. Mais personne ne lui en tient rigueur, au pauvre Gémeau. A le voir passer chaque matin, plus pâle et démoralisé que la veille, pour se rendre à son calvaire linguistico-orthographo-grammatical, tous le plaignent, au contraire. Aiolia a bien proposé de louer les services d'une troupe de mercenaires avec lui à leur tête afin de l'arracher à son bourreau, mais l'idée a fait long feu : Mu a installé autour de sa malheureuse victime un Crystal Wall qu'Athéna elle-même ne pourrait pas franchir, histoire que son poulain ne se fasse la belle sans prévenir et n'aille de lui-même abréger ses souffrances au Cap Sounion.

... Et le grand jour arrive enfin, celui des épreuves écrites. Celui de la délivrance tant attendue pour Saga, et celui de la consécration pure et simple pour Masque de Mort. Enfin, ce sont les pronostics de tout le Sanctuaire qui, comme un seul homme, s'est assemblé au pied de l'échafaud ( pardon, des marches du Palais reconverti l'espace d'une journée en salle d'examen ) pour attendre la sentence. Laquelle ne fait guère de doute dans les esprits gonflés d'espoir d'infliger un camouflet retentissant à l'Atlante de service au comble de l'impopularité. Mais la tension est palpable, et pour une raison très simple : pourquoi ledit Atlante affiche-t-il une mine aussi sereine, alors que son champion est depuis des semaines en voie de décomposition avancée, et semble prêt à s'effondrer en larmes au premier subjonctif plus-que-parfait qui se présentera ? C'est louche, terriblement louche... et tout le Sanctuaire retient son souffle, champagne au frais mais pas encore débouché, on ne sait jamais.

L'arrivée des candidats au bagne new-yorkais se fait en grande pompe. En tête, le grandissime favori, le chouchou du public, Masque de Mort, chevalier du Cancer, 1,84 mètre pour 82 kilos, et qui découvre avec une modestie toute italienne, c'est à dire très relative, les joies de la popularité. Mais il le vaut bien après tout, non ? Aphrodite, son prof/manager/coach, ne se tient plus de joie.

- Rappelle-toi ce qu'on a convenu tous les deux, hein ?, glisse-t-il à l'oreille de son poulain casaque or/toque bleue, le visage fendu d'un sourire qui s'étend jusqu'aux oreilles et laisse même, chose inouïe, apparaître ses dents de sagesse, événement qui ne se produit d'ordinaire que deux fois par an : printemps et automne. Pas pour les solstices. Pour les soldes.

- No problemo. Je te laisserai le soin de faire tout le shopping que tu voudras pour moi à Paris. Ca tombe bien, j'ai horreur des magasins. Mais tente un seul truc qui ressemble de près ou de loin à du rose et t'es mort, pigé ?

- On ne peut davantage, très cher, exulte Aphro, en se voyant déjà faisant surchauffer la carte de crédit de la divine nouille de bas en haut des Champs-Elysées. Et côtés pair et impair, cela va de soi. Pas de jaloux, aucune boutique ne sera oubliée. Même celles de lingerie féminine. Masque de Mort était déjà un sacré tombeur – pas autant que lui-même, faut pas pousser non plus – mais là ça va être l'apothéose. Et il va les gâter, les pépées. Aphro lui-même saura y trouver son compte. Tout ce qui aura l'heur de déplaire au vainqueur de la teigne atlante finira dans ses placards. Ah, juste le rose à éviter à tout prix. Ne prendre aucun risque : le CV de Masque de Mort en dit long sur son expérience professionnelle, et le Poisson n'a pas envie de finir empaillé, surtout pas à l'heure de son triomphe.

Il est si remonté et sûr de l'humiliation sans précédent historique ( mis à part la déculottée de l'Equipe de France de foot en Afrique du Sud , mais c'est hors concours ) qu'il va infliger à son ennemi juré qu'il doit avoir déjà préparé un feu d'artifice pour fêter dignement l'événement. Car la victoire ne peut être qu'une formalité.

Et on lui donnerait raison, au déluré Poisson, en voyant paraître son adversaire. Blafard, des cernes à se prendre les pieds dedans, Saga fait pitié. A peine a-t-il la force de relever la tête pour monter au peloton d'exécution. Mais ce qu'il voit lui donne un peu de courage et de baume au coeur : devant lui, des pancartes, des banderoles, partout, par dizaines, par centaines, et dessus, un seul et unique message : "ALLEZ MASQUE DE MORT" ! Il parvient à ébaucher un triste sourire qui tient davantage d'une grimace, mais dans son état, c'est déjà beaucoup. Ainsi donc, personne ne l'a laissé tomber ! Puisque tous veulent la victoire de son adversaire, c'est qu'il n'est pas si haï qu'il le croyait depuis les petites incartades avec Seiya et sa bande de bras cassés ? Peut-être même que ... il n'ose l'espérer ... qu'on lui pardonne ? Un long frisson d'émotion parcourt Saga jusqu'aux orteils, et il explose en sanglots dans les bras de son jumeau venu lui remonter le moral, sauf que Kanon se sent à peu près inutile que Shun dans un combat ( choisissez le combat que vous voulez, le premier qui vous vient à l'esprit , y'en a tout plein ! Tous ceux qu'il a livrés, en fait. Ah tiens, non, il a quand mis mis une raclée au flûtiste sous-marin, mais ça doit être accidentel.. mes plates excuses à monsieur Shun pour ce mauvais esprit, mais j'ai des statistiques qui le prouvent ! ).

Hélas pour Saga, ce moment d'extase est de courte durée. Une rude poussée dans le dos de la part de son bourreau lui fait comprendre qu'il faut y aller. Un peu rasséréné, il prend son courage à deux mains et monte les marches, en se disant que son calvaire touche à sa fin.

Trois heures plus tard, le sort en est jeté, comme dirait ce brave Jules César. Et justement, Saga se sent à peu près aussi bien que lui après la fâcheuse séance des Ides de Mars, au terme de laquelle ledit Jules finit piqué comme un gigot à l'ail de quelques 27 coups de poignard ( quand on aime, on ne compte pas, devaient penser les petits plaisantins qui montèrent le coup ; encore est-il que seuls les 20 premiers durent lui faire vraiment mal , après il devait être un peu mort ou bien en voie ...). Il s'est planté magistralement, dans des largeurs inespérées même dans ses rêves les plus fous. L'Académie Française, tout endormie qu'elle soit, va sûrement lui envoyer des tueurs aux fesses pour avoir massacré sa langue chérie à ce point, d'ailleurs. Et le pire, dans tout ça, c'est qu'il s'en fout. Royalement. Mu va lui fondre dessus et l'expédier en colissimo faire la causette avec la poiscaille au Cap Sounion. Tant mieux, ça sera toujours mieux que New-York. Passé un certain degré de déchéance, on a envie de rire de tout, même du pire. Surtout du pire.

Le Cancer, lui, a déjà levé le camp. Deux heures après le début de l'épreuve, il s'est approché du pupitre derrière laquelle est vautrée la princesse fort occupée à bâiller, n'ayant rien trouvé de plus constructif à faire en attendant la fin du monde ( ou de l'interro selon Saga, ce qui revient à peu près au même, vu son espérance de vie ) et après s'être incliné fort galamment, lui a remis sa copie, avant de sortir pour envoyer des baisers à la foule ivre de joie, tout acquise qu'elle est à sa cause. Saga lève les yeux de sa feuille où s'accumulent pâtés et ratures. Déjà fini ? Inquiétant. Mu n'a pas bronché. Et ça, quand on connaît le personnage, c'est encore plus inquiétant.

- Rendez-vous à deux heures cet après-midi, après la correction des copies, lâche le Bélier d'un ton sec avant de tourner les talons.

Saga prend une feuille immaculée, son stylo, et commence à rédiger son testament.

Tout Rodorio est là, devant le Palais, pour l'annonce des résultats, dans une ambiance plus fébrile qu'un jour de Bac. Ce n'est pas tant la victoire de Masque de Mort qui galvanise les foules, mais la tête du grand perdant de l'affaire, Mu du Bélier. Saga, tout le monde s'en fiche. Il n'est qu'un pion de la lutte entre Aphro et le grand Pope intérimaire, ça n'est un secret pour personne.

Un grand haaaaa monte au-dessus des têtes dès qu'apparaissent ledit Herr Diktator et la divine potiche en haut des marches. Déception. Le Bélier donne magnifiquement le change, pour un tuteur d'un candidat qui s'est indéniablement planté dans les grandes largeurs. Pas une grimace, pas un froncement de sourcils, bien au contraire. Un stoïcisme de statue. Ca gâche l'ambiance, c'est le moins qu'on puisse dire.

- Mesdames, messieurs, minaude la mini-déesse en prenant soin de faire traîner les choses pour mettre de l'ambiance, voici les résultats officiels.

Elle jette un oeil par-dessus sa feuille, ravie de son petit effet. Pour une fois qu'on l'écoute, elle ne va pas bouder son plaisir !

- Masque de Mort : 19/20 ! Félicitations !

Le chevalier du Cancer, masque sous le bras ( qui lui pique les aisselles, d'ailleurs, s'il tenait le designer qui a pondu ça ... ), s'incline galamment pour la remercier, sous les applaudissements déchaînés de la foule. C'est sûr, avec une note pareille, le Bélier va devoir faire son deuil de son petit protégé/esclave sur les bancs de l'ONU. Il n'y a qu'une personne pour couiner. L'incorrigible Poisson.

- 19 ? C'est tout ?

- Euh..., bredouille sa Divinité, prise au dépourvu et pas habituée qu'on conteste ce qu'elle dit.

- Un point oublié en fin d'une phrase, se hâte de compléter Mu.

- Un ... point ?, hoquette Aphrodite en s'étranglant de fureur. Mais c'est pas une faute de français, un point !

- Si.

Si ferme que soit le ton de Mu, il en faudrait plus pour impressionner le Poisson.

- J'en appelle à l'arbitrage de Bernard Pivot !, beugle-t-il.

A côté de lui, Milo, pour une fois le moins bouillant des deux, tente de le tempérer.

- Bah, c'est un détail. Ne t'en fais pas, il n'y a aucun risque que Saga ait fait mieux. Ou alors je veux bien coucher avec Shaka.

Deux pas plus loin, donc à portée d'oreille, la Vierge, que la révélation publique de ses incartades ont transformé en risée du Sanctuaire, devient cramoisi mais se garde bien de répondre pour ne pas attirer l'attention sur lui. Heureusement que tout le monde est suspendu aux lèvres de la Patronne.

- Saga ... euh, c'est écrit quoi, là ?, chuchote-t-elle à l'attention de Mu en lui tendant la copie.

- Moins 412.

- MOINS 412 ? C'est possible ça ?

- Notation dégressive.

- Ah bon. Alors c'est Masque de Mort le meilleur ?

- Il semblerait que oui, répond le plus calmement du monde le Bélier. Le Chevalier d'or du Cancer est donc nommé ambassadeur de Votre Majesté auprès de l'ONU. Félicitations.

Chacun retient son souffle, dans l'attente d'un rebondissement. La tension est encore plus palpable qu'une séance de tirs au but en finale de Coupe du Monde. Il admettrait sa défaite ? Si facilement ? Ca serait trop beau !

Mais si. Mu s'incline devant la gamine, tourne les talons et s'éloigne, plongeant les spectateurs plongés dans une profonde perplexité. Et s'ils pouvaient voir le sourire qui fleurit sur ses lèvres, ils le seraient encore plus ...

A suivre ...