La grande aventure !
chap. 4 : Bataille au sommet ! Kemi vs John
Info : Camille et Pierre-André viennent de quitter Shell Town et se dirigent déjà vers leur prochaine destination : L'île qu'ils aperçoivent à l'horizon. Ils y rencontrent Kemi, qui va devenir leur nouvelle navigatrice si elle réussit à battre son père.
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« -C'est ton père ? S'étonnèrent Camille et Pierre-André en même temps.
-Oui vous devez trouver ça... »
Kemi n'eu pas le temps de finir que Camille lui coupa la parole.
« -Justement ! Si c'est ton père,
-Il devrait te laisser partir. Finit Pierre-André. Son rôle est de soutenir dans tes choix.
-Tout à fait. Son rôle. Répéta Camille. »
Embarrassée, Kemi ne trouvait pas quoi répondre. Elle réfléchit mais ne trouva rien pour contrer cet argument.
« -C'est pour cela que tu es sûre que ce sera toi qui va lui succéder ?
-Oui. Il a placé beaucoup d'espoir en moi dès le début, et il est certain que c'est ce que je veux.
-Pourquoi tu ne lui dit pas tout simplement que tu n'as pas envie de t'occuper du dojo ?
-Il n'est pas souvent à la maison, et lorsque je lui en parle, il change de conversation. »
Il y eu un silence. Puis Kemi repris :
« -Mais je vais quand même pouvoir partir avec vous ! Je me suis mis d'accord avec ma mère. Si demain, pendant un combat contre mon père, je le bats, il devra me laisser vous accompagner. Sinon, je resterais ici et reprendrais le dojo.
-Attends... Un combat ?
-Oui. Si vous voulez bien attendre jusqu'à demain...
-Pas de problème ! Lança Camille. On va même venir t'encourager ! Mais en attendant, tu veux bien nous aider sur le bateau ? Comme tu peux le voir, il n'est pas tout à fait fini, on est parti en précipitation et Pierre-André ne l'avait pas terminé lorsque l'on s'est échappé de Shell Town.
-Vous vous êtes enfuis de votre ville natale ? Questionna Kemi. Mais pourquoi ?
-Hum... Bon, je vais te raconter ça... Répondit Camille à contre cœur.
-Moi, je vais finir l'extérieur du bateau. Les rambardes et tout ça. »
Et la soirée passa tandis que les amis vaquaient à leur occupation. Après que Camille ai raconté à Kemi son histoire, celle ci décida de s'entraîner pour le lendemain et Camille la regarda faire un long moment. Pierre-André s'occupa du navire jusqu'à la nuit, ou Kemi les invita à dormir chez elle.
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Le matin.
« -Faim... »
Une ombre déambulait dans la maison de Kemi. Elle était un peu perdue, et donc se dirigea à l'oreille, vers la d'où le bruit provenait. À la cuisine, Kemi et Pierre-André parlaient ensemble. En voyant apparaître la silhouette débraillée, ils explosèrent de rire. Vexée, Camille pris un bol et s'assit.
« -Ouais je sais... J'suis pas du matin... »
Camille regarda sa tenue, puis la tenue de ses compagnons, et soudain elle tilta :
« -Ah mais... Vous êtes habillés ! »
Kemi avait un haut orange à col roulé sans manche, avec une ancre dessinée dessus, ainsi qu'un short marron. Elle avait les cheveux soigneusement attachés en tresse et des boucles d'oreille noires. En chaussures, elle avait des tatanes.
« -C'est plus pratique pour combattre, expliqua celle ci en voyant que Camille la dévisageait. En plus, il fait très chaud sur cette île.
-C'est vrai ça, dit Pierre-André, en finissant de croquer dans sa biscotte. Maintenant que tu le dis, j'ai l'impression qu'il fait beaucoup plus chaud ici qu'ailleurs.
-C'est à cause du volcan. »
Camille et Pierre-André se regardèrent consternés.
« -Oui, souligna Kemi. Il y a un volcan ici. Seulement il n'est pas en activité. En fait il est sous nos pieds.
-Sous... Sous nos pieds ? Balbutia Camille, soudainement plus très sûre d'elle.
-Oui, mais pas de problème, il est éteins je vous dit. »
Kemi leva la tête de son bol et faillit s'étouffer de rire. Ses deux amis faisaient une tête qui en disait long sur leurs pensées.
« -Faut pas avoir peur ! Dit Kemi, entre deux rires. Il ne va pas se rallumer ! »
Ils passèrent une matinée assez joyeuse entre rires et entraînement; Kemi leur montra même quelques techniques de leur dojo. Mais lorsque l'heure d'aller sur le ring arriva, Kemi frémit. Elle ne voulait pas se battre avec son père. Et pas parce qu'il était le maître, mais qu'il était de sa famille. Elle discutait, riait avec lui. Pourquoi diable avait-elle accepté cela ? Elle ne réussirait jamais ! Comme s'ils avaient deviné ses pensées, ses amis s'approchèrent d'elle. Puis, avec un sourire, Pierre-André lui dit qu'elle trouverait sûrement un moyen de gagner, même sans avoir combattu. Le grand moment arriva. Kemi les amena à l'endroit ou allait se passer le combat, même si elle aurait préfèré qu'ils ne soient pas là pour le voir. Elle avait une préférence pour régler les affaires personnelles seule. Ils pénétrèrent le dojo et purent admirer son architecture.
« -Hé, Pierre-André, chuchota Camille, tu pourras faire les même bas-reliefs sur le bateau ?
-Oui votre altesse. Lui répondit ce dernier, sur un ton presque aussi transparent que l'expression de son visage.
-Rhooo ça va... Pas la peine de me le dire sur ce ton... »
Ils traversèrent plusieurs couloirs avant d'arriver dehors, dans un lieu sûrement conçu pour les combats. Un énorme ring se dressait au milieu d'un espace carré recouvert de gravier. Sur les cotés, quelques modestes banc, que l'on ne pouvait qualifier de "gradins", ou d'autres personnes étaient déjà assises, attendant impatiemment le combat.
« -Très bien, lança Pierre-André. Alors on va te regarder d'ici.
-Bonne chance, dit simplement Camille. »
Kemi serra fort ses amis avant de partir vers le bâtiment. Son père n'étant pas encore arrivé, elle avait deux minutes pour réfléchir. D'aucune façon elle ne pourrait se battre contre lui. Mais elle voulait encore moins rester ici et laisser peut-être passer la seule chance de sa vie de partir à l'aventure. L'atmosphère de la pièce ne l'aidait pas.
« -Oh my god ! Why did I said I could fight dady ? Shit ! That's not good at all ! »
Quelqu'un entra soudain dans la pièce ou elle se trouvait, coupant court à ses réflexions.
« -Mlle Oluwakemi ? On vous attends pour l'entrée. Le maître et vous devez aller ensemble vers le jardin.
-Je sais. Et appelle moi juste Kemi. Bon. J'arrive. »
Elle se détendit un peu, puis le suivit. Juste avant la porte menant dehors, son père l'attendait. Quand il la vit, il sourit.
