Me voici fraîche et dispose pour la suite de ma fic en espérant que cela vous plaira.

Chapitre 3 : Recherches

Mozzie : Chicago.

Le monde de Neal s'écroula alors et il revint quelques années en arrière. Il n'était pas alors nouveau dans la profession mais il était encore au stade de l'arrogance et de la confiance absolu en lui.

Flash back

Neal venait d'arriver en ville après un long séjour en Europe. Il y avait vécu quelques aventures intéressantes mais avait dû prendre rapidement la fuite. Il avait assez d'argent pour vivre tranquillement pendant une bonne centaine d'années mais le frisson d'excitation à l'idée d'un nouveau coup était toujours bien présent au fond de lui et ce qu'il avait appris récemment ne faisait que l'émoustiller davantage.

C'était un gros risque mais que serait la vie sans cette excitation. S'attaque à un des plus puissants clans mafieux de Chicago n'était peut être pas la meilleure des idées mais le jeu en valait la chandelle. Ce n'était pas pour l'argent mais pour l'amour de l'art. Ce tableau, ce serait son chef d'œuvre personnel qu'il conserverait précieusement.

Seul, Kate était avec son cher et tendre dans un endroit ou un autre. Il ne voulait pas jouer la cinquième roue du carrosse en s'incrustant.

Il quittait la ville le lendemain, c'était un coup bien plus facile que ce qu'il avait imaginé. Il était entré et sorti du bâtiment sans se faire remarquer laissant derrière lui une petite surprise au clan Castellano. Bon, il l'admettait volontiers, ce n'était pas l'idée du siècle de laisser en lieu et place un tableau représentant Elvis mais après tout il était sur de ne jamais se faire attraper.

Fin du flash back

Il n'avait réalisé que bien plus tard la stupidité de son acte. Il avait laissé son orgueil et sa vanité lui dicter sa conduite. Et tous ses instincts lui criaient aujourd'hui que malgré l'avertissement de Mozzie, il était déjà trop tard. C'est Mozzie qui le fit revenir sur terre.

Mozzie : Neal,… Neal, tu es toujours là.

Neal : Mozzie, rejoins-moi chez June au plus vite. On est en code rouge.

Mozzie : Quoi, mais non… mais il faut que tu dégages tout de suite. Ces types, ce ne sont pas des joyeux lurrons, tu sais ce qu'ils font à ceux qui..

Neal : Je sais mais il faut que tu viennes au plus vite.

Chez June, une demi-heure plus tard

Ce fut un Mozzie en mode hystérique qui pénétra chez Neal.

Mozzie : Mais qu'est ce qu'il te prend, tu es devenu suicidaire ? Désignant Satchmo : Et puis qu'est ce qu'il fait là celui-là, tu veux risquer la taule en mêlant St Peter à tout cela. Non mais t'as pété un plomb ou quoi ?

Nealne dit rien mais déroula une toile devant Mozzie.

Mozzie : Merde.

Neal s'affala sur le canapé caressant machinalement le chien de Peter.

Mozzie : Pardon, je suis un idiot.

Neal : Ils l'ont enlevé à cause de moi. Mon passé va encore faire combien de dégâts autour de moi.

Mozzie : Neal, je…

Neal : Non, ne dis rien, je me sens suffisamment coupable comme ça.

Mozzie fit alors un geste qui ne lui ressemblait pas. S'approchant lentement, il s'installa à ses côtés et prit son ami dans ses bras. C'est à cet instant que les barrières de Neal cédèrent, il se mit à pleurer silencieusement. Ce n'était pas la première fois que Mozzie devait ramasser Neal à la petite cuillère la dernière fois, il avait pensé que son ami ne s'en relèverait pas

Flash back

Trois ans plus tôt

Après plusieurs mois d'éloignement, Neal était revenu mais Mozzie ne s'était pas senti capable de lui rendre visite en prison et même à son retour il n'avait pas osé l'approcher trop de douleur. Il ne supportait pas de voir les gens malheureux. Sans réponse de la part de Neal, il entra chez June, il ne vit tout d'abord personne puis apercevant la fenêtre menant à la terrasse, il traversa la pièce pour rejoindre son ami. Ce dernier, le regard tourné vers la ville ne s'aperçut pas tout de suite de la présence de son ami.

Mozzie : Neal.

Son ami mit quelques instants avant de se tourner vers lui ce qu'il vit dans le regard Neal, l'inquiéta. N'osant pas soutenir son regard, il reporta celui-ci vers la table. Voyant une bouteille de vin, il approcha s'apprêtant à sans servir un verre, son attention fut attirée par un tube de médicament à côté. Ni une ni deux, il se précipita vers Neal le secouant par les épaules.

Mozzie : Ca va pas combien t'en as pris de cette saloperie. Dis-le moi. Merde, il faut que j'appelle une ambulance. Réagis Neal, il ne faut pas que tu t'endormes.

Neal s'appuya alors sur l'épaule de son ami et pleura.

Mozzie : Neal, dis-moi la vérité, je t'en prie combien tu en as pris ?

Neal : Rien, je n'ai rien pris. Même ça je n'en ai pas eu le courage. Elle est morte par ma faute, mon arrogance l'a conduite à la mort.

Mozzie : Je…

Il n'en dit pas plus, les mots étaient inutiles entre eux. Ils restèrent là un long moment serrés l'un contre l'autre, Mozzie laissant Neal évacuer tout ce qu'il avait sur le cœur.

Fin du flash back

Mozzie : On va le retrouver, je te le promets.

Neal : Il n'y a qu'une solution attendre qu'ils reprennent contact.

Mozzie : J'ai des contacts à Chicago, je vais faire tout ce que je peux.

Quelques instants plus tard, il était au téléphone.

Mozzie : Franck, j'ai besoin d'un service…

Un quart d'heure plus tard, il se tourna vers son ami.

Mozzie : J'ai de bonnes et de mauvaises nouvelles.

Neal : Commences par les mauvaises.

Mozzie : C'est bien le clan Castellano qui a commandité le rapt de Peter via les frères Coulson. Ce ne sont pas des lumières plutôt les muscles.

Neal : Et les bonnes nouvelles.

Mozzie : Il n'y en a qu'une, nous avons un négociateur potentiel sur New York, il ne devrait pas tarder.

Neal : Tu ne me dis pas tout.

Mozzie : Le chef du clan est ici, tu ne pourras pas échapper à la confrontation.

Un silence pesant s'empara de la pièce, rythmé par les cent pas de Neal. Ils leur semblaient que des heures s'étaient écoulées quand des coups à la porte permis de diminuer la tension. Mozzie ouvrit la porte, lui-même, Neal n'aperçut qu'une main fine portant une bague que Mozzie s'empressa de baiser.

Mozzie : Signora Castellano, ravie de vous rencontrer.

Neal : Toi…

A suivre