Ohahyo mina-san !

Gomen pour le temps de parution sur FF mais je poste en priorité sur mon blog et j'au eu des problèmes avec celui-ci et donc j'en ai carrément oublié la publication ici x_x

Donc voici le chapitre 4 de Prostitution ! Et j'essaierai de publier la suite à la fin de la semaine. (C'est la rentrée !)

Merci pour les reviews, elles me font vraiment plaisir ! D'ailleurs, je pense que certains et certaines auront des réponses à leurs questions dans les prochains chapitres.

Bonne lecture, Yuuria.

XXX

Chapitre 4 : Zangetsu.

Ichigo et Shinji étaient de retour dans la salle principale où ils retrouvèrent le personnel au complet. Aïzen fit son entrée et annonça :

- Vous avez cinq minutes pour vous mettre en place. J'attends le meilleur de vous-même, je ne vous paie pas pour rien.

- Haï ! Répondirent-ils d'un seul homme.

Le patron eut un sourire satisfait et observa ses employés se mettre en place. Kyorakou et Ukitake s'installèrent derrière le bar, Yammy se posta devant la porte, Szaizel à sa place à côté du tableau et les gogo partirent derrière la scène tandis que les cinq prostitués y montèrent.

Ce fut l'heure et la porte s'ouvrit, laissant passer quelques clients. Les acteurs de la soirée ne purent s'empêcher de constater que la plupart étaient des hommes d'affaires surement très riche. Mais ils ne s'attardèrent pas sur les détails, commençant plutôt leur boulot. Les arrivistes prirent place sur les fauteuils rouges. Aïzen se déplaça de table en table pour les remercier de leur visite et leur souhaiter un bon moment.

Ichigo fut le premier appelé pour satisfaire un client, très vite suivit par Hisagi sous le regard incrédule de Renji. Il faut dire que ces deux là se remarquaient sur l'estrade. Leur danse sensuelle et provocatrice attirerait n'importe qui. Ils furent immédiatement remplacés par Hirako et Kira pour le plaisir des yeux des autres personnes présentes dans la salle.

Le patron de l'endroit de cette débauche observait son affaire marcher sans accros depuis le bar. Enfin il touchait du bois. Kyorakou s'approcha de lui en essuyant l'un des verres.

- Eh bien, ces deux petits sont vraiment des phénomènes pour être demandés aussi rapidement. Mais celui de notre petit roux n'est-il pas le patron de l'entreprise montante du moment ? C'est quoi son nom déjà…

- Starck.

- Ah oui c'est ça, Starck. Par contre, je ne connais pas celui du brun.

- Normal, c'est un homme dans l'ombre du premier, son vice-président si je ne trompe.

- Je vois.

Une heure plus tard, le prostitué roux ressortait de sa loge avec son client qui semblait plus que satisfait. Son regard en disait long et surtout la façon dont il tenait la taille de l'autre. Il l'embrassa une dernière fois et sortit du bâtiment. Ichigo passa une main dans ses cheveux et rejeta la tête en arrière pour ensuite repartir en direction de la scène. Pourtant, il ne put l'atteindre que Szaizel lui rapportait une nouvelle demande. Il soupira et lança un regard au podium. Il croisa un instant un regard noisette qu'il connaissait très bien mais il détourna les yeux pour tomber sur un autre regard. Bleu électrique cette fois jusqu'à ce qu'on bonbon rose détourne l'attention de son détenteur. Le roux retourna donc dans la pièce où on l'attendait, à peine passer la porte qu'il retrouva son expression de prédateur…

Après ses ébats après son client, alors qu'il se préparait à repartir dans la salle principale, le temps payé écoulé, il fut surpris d'entendre :

- Pourquoi es-tu ici ?

- Les questions sur la vie personnelle des employés sont prohibées.

- Oh vraiment ? Pourtant j'aimerais en connaître plus sur toi, petite fraise délicieuse.

En disant ces mots, qui agacèrent légèrement le roux, l'homme s'était déplacé dans le dos de celui-ci pour l'enlacer et titiller ses tétons. Il lui déposait de légers baisers papillons dans le cou.

- Votre temps est dépassé.

La voix de Szaizel-Aporro sauva le jeune homme de son client envahissant. Il passa la porte en entendant un chuchotement.

- Je le saurais bien un jour, ma fraise.

Le rouquin dû faire un effort énorme pour ne pas claquer la porte. Cette colère ne passa pas inaperçue pour le gérant de l'endroit qui le rejoignit :

- Que se passe-t-il ?

- Ce client a enfreint deux de tes fichues règles ! Cracha-t-il.

Aïzen fronça les sourcils.

- Lesquelles ?

- Me toucher après la fin du temps payé et me questionner sur ma vie personnelle et mes raisons d'être ici.

- Tiens donc. Je vais lui en toucher deux mots. Retourne sur scène.

La lueur mauvaise dans les yeux de son employeur n'invitait pas à la discussion. D'un côté, cela rendait le roux indifférent, mais de l'autre, il se disait que ce ne serait pas la même chose pour son client. Il retourna sur scène mains dans les poches conscient de tout les regards braquaient sur lui. Ce qui n'était pas étonnant en soi. Ses précédentes séances avaient laissé sur lui l'odeur du sexe et du plaisir. Ses cheveux légèrement humides tout comme sa peau le rendaient quelque peu bestial et son regard, toujours vif et perçant n'avait pas changé. Tout poussait à le comparer à une bête sauvage très dangereuse, un prédateur attendant sa proie. Et l'hypnose marcha de nouveau lorsqu'il se remit à se déhancher sur la piste. Il remarqua au passage qu'aucun de ses collègues n'étaient présents et sourit discrètement pour reprendre deux secondes plus tard une expression provocatrices.

XXX

Dans une autre pièce régnait une ambiance toute différente. On y retrouvait Yammy, Aïzen et l'ancien client d'Ichigo.

- Excusez-moi, cher client, mais auriez-vous oublié les conditions pour passer un bon moment en compagnie de l'un de mes étalons ?

La voix mielleuse du maître des lieux n'était pas engageante, surtout si l'on considérait le sourire faux de celui-ci qui le rendait encore plus angoissant. Le salary-man en face de lui n'en menait pas large.

- Eh bien, auriez-vous perdu votre langue, cher client ?

L'homme était maintenant figé. C'était quoi ce type ?

-Très bien, comme vous ne semblez pas vouloir répondre, je prends cela pour un oui. Yammy je t'en prie.

La montagne de muscles se déplaça jusqu'à l'homme et enserra son cou, le faisant décollé de terre. La victime se débattit, essayant d'appeler à l'aide mais la musique de la salle adjacente couvrait toutes ses supplications. Et bientôt, le pauvre homme entreprenant mourut sous les yeux perçants d'Aïzen tranquillement adossé au mur avec une cigarette à la bouche. Il soupira un fil de fumé qui stationna devant son visage lui donnant un air encore plus menaçant et déclara d'une voix d'outre-tombe :

- Ceux qui enfreignent mes règles doivent mourir. En particulier ceux qui touchent à ce qui m'appartient, et lui, il m'appartient. Yammy, fais disparaître le corps.

Il se redressa et retourna dans la salle après l'acquiescement de son sous-filtre. Il ressentit immédiatement la chaleur et l'excitation y régnant. Son regard dévia sur la scène pour connaître la raison de cette effervescence et il vit son favori. A peine eut-il posé son regard sur lui qu'il sentit son désir grimpait en flèche. Les mouvements de l'autre étaient trop excitants et hypnotiques. Il se sentait même jaloux de Shinji qui accompagnait son bel étalon dans cette danse du diable. Il se dirigea vers son bureau pour y soulager son désir pressant. Décidément, Ichigo Kurosaki, qu'il soit Zangetsu ou non, lui appartiendrait. Il ne savait pas que celui-ci l'avait suivi des yeux et étudié sa réaction depuis la scène.

XXX

Dans l'une des chambres, un curieux échange avait lieu. Normalement des plaisirs charnels devraient s'assouvir, mais ce n'était nullement le cas.

- Boss, ce sont les dernières informations que l'on a reçu.

- ...C'est tout ? dit le boss le ton calme en saisissant la petite carte mémoire.

- Eh bien, quand j'étais dans la salle j'ai remarqué autre chose.

Non déconcerté par la non réaction de son chef, l'homme continua :

- Vous devriez faire attention à l'homme aux cheveux roux éclatants. Il a une aura de tueur plus forte que la notre et semble dangereux.

- Tu ne m'apprends rien. Si tu veux te rendre utile, fais plutôt des recherches sur lui.

-B…Bien boss.

On frappa à la porte :

- Le temps est écoulé.

- Nous sortons ! déclara à voix haute l'homme, puis plus bas : Je vous laisse boss.

- J'attends les résultats Shira.

L'homme sortit et partit rapidement, toutefois pas trop vite pour ne pas attirer les soupçons.

Le jeune homme resté en arrière eut un micro-soupire et réintégra la salle principale après avoir soigneusement rangé la carte dans sa poche. Il fixa ensuite la forme qui se mouvait en solo sur la scène sous les yeux des clients qui, pour la plupart, utilisaient leur main droite. Il sourit mais le réprima rapidement en se rendant compte de son geste. Depuis qu'il était ici, inexplicablement, il sentait quelque chose en lui changeait. Mais il repoussa bien vite ces pensées pour rejoindre son collègue et entamait avec lui une danse plus sensuelle qu'il ne l'aurait cru.

XXX

Aux petites lueurs du jour, le club ferma enfin ses portes. Les recettes étaient plus que satisfaisantes. Le gagnant de la nuit fut Ichigo avec six clients et beaucoup d'additionnels grâce à ses shows sur scène. Mais dans la tête du roux, il se doutait très bien du sort de l'un de ses clients, il ne l'avait pas vu sortir de la pièce où Aïzen l'avait emmenée. Il soupira et se laissa entraîner par ses collègues vers leur quartier. Là-bas, malgré leur fatigue évidente, ils prirent le temps de porter un toast à la fin de leur première nuit. Ce fut Hisagi qui s'en chargea :

- Bon…Eh bien, à notre première nuit ! Et aussi à la supériorité d'Ichi qui nous a bien ridiculisé en s'enfilant six clients et des additionnels. Kampaï !

- Kampaï ! Répondirent en cœur Renji et Grimmjow.

D'ailleurs, ce dernier demanda au roi de la nuit :

- Comment t'as fait pour en attirer autant ?

- C'est toi qui me demande ça alors que tu bandais en me voyant sur scène chaton ? rétorqua le roux, un sourire ironique aux lèvres.

- Que…Mais c'est faux !

- Arrête de nier Grim', on l'a tous vu.

- Renji, la ferme.

- Il faut assumer les réactions de son corps Grimmjow.

- Hisa pas toi aussi ! Bon puisque c'est comme ça, je préfère parler au tombeau vivant.

- Tu fuis en te retournant vers moi ?

Le bleuté resta bouche-bée puis déclara :

- Tss. J'vais pieuter.

Il partit en laissant les trois autres à leurs éclats de rire. Oui, trois car Ulquiorra ne pouvait se le permettre, c'était hors personnalité. Il s'éclipsa d'ailleurs juste après l'autre pensant passé inaperçu, pourtant :

- Bonne nuit Ulqui.

Il fit glisser ses yeux d'émeraude vers le roux qui le fixait calmement. Il avait l'impression qu'il essayait de lire en lui. Il repoussa cette idée et répondit d'une voix sans ton :

- Bonne nuit.

Peu après le départ du brun, ce fut le roux qui se leva :

- J'y vais.

Les deux restants lui répondirent d'un signe de main.

- Il a vraiment une aura spéciale.

- T'as raison. Sinon, on dort dans quelle chambre ?

- La mienne quelle question ! La tienne doit être un bordel sans nom.

- Je t'emmerde Shuuhei.

- Moi je t'aime.

Renji cligna des yeux plusieurs fois. Il n'arrivera jamais à se faire aux déclarations inattendues de son amant, même ironiques. Quand il reprit ses esprits, Hisagi était déjà dans sa chambre. C'est donc le sourire aux lèvres qui le rejoignit.

XXX

Dans la chambre d'à côté, Ichigo sortait de la souche lorsque son portable vibra. Il le prit et fronça les sourcils en voyant le nom inscrit à l'écran. Il regarda l'heure, 6h00, et soupira avant de décrocher.

- T'as pas vu l'heure Jiruga ?

- Si, mais je ne connais pas vos horaires Kurosaki-sama.

- C'est bon, de toute façon j'étais réveillé. Que veux-tu ?

- Juste m'assurer d'une chose et vous avertir d'une autre. Vous voulez que je transmette votre numéro à personne, même Rukia-sama ?

- Tu as tout compris et surtout pas à elle. Elle me ferait une scène. Et de quoi voulais-tu m'informer ?

- Kuchiki Byakuya est sur Tokyo.

- Sa Seigneurie ? Pour moi ?

- Nous n'en sommes pas sûr mais c'est une possibilité non négligeable.

- Pfiouu, il est tenace.

- Kurosaki-sama, prenez-le plus au sérieux.

- Mais je suis très sérieux. Sinon autre chose ?

La conversation dura encore quelques minutes et le roux alla se coucher juste après.

XXX

Quelques heures plus tard, dans l'un des grands buildings du centre-ville.

- Starck-sama, vous avez un visiteur.

- Un visiteur ?

Le patron de la nouvelle multinationale releva la tête de ses papiers en étouffant un bâillement et passant une main dans ses cheveux bruns.

- Haï, c'est Kuchiki-sama, patron.

- Byakuya ? Faîtes-le entrer et qu'on apporte le thé.

- Bien.

Après quelques instants, Starck se leva avec un léger sourire pour accueillir son ami.

- Byakuya, comment vas-tu ? Cela faisait longtemps !

- Cela pourrait aller mieux. Et toi ? Ton entreprise a payé on dirait.

- Comme tu le vois, tout va pour le mieux. Pourquoi es-tu sur Tokyo ? Travail ?

- On peut dire ça.

- Toujours la même affaire ? Euh…Zangetsu c'est ça ? Le mec que tu recherche ?

- C'est bien ça.

- J'ai beau savoir que c'est vrai, je n'arrive pas à y croire.

- De quoi ?

- Que toi, LE Byakuya Kuchiki, leader de la police, tu n'arrive pas à mettre la main sur cet homme. Il est doué.

- Très. Nous n'avons même pas réussi à trouver une seule des planques de son groupe. A chaque fois que nous pensons avoir une piste, elle s'avère fausse. De quoi nous tourner en bourrique.

- Et comment est-il ? Je veux dire, physiquement. On ne sait jamais, je pourrais l'avoir croiser quelque part.

- Nous ne savons pas grand-chose. Zangetsu veut dire « tranchant de lune » après tout et ce n'est pas pour rien. A chaque fois qu'il sort, c'est la nuit. Mais d'après certains témoignages plus ou moins fiables, ce serait un jeune homme aux cheveux d'un orange flashant ébouriffés, la taille fine mais des muscles finement travaillés. Certains le comparent au diable. Luxure et danger y sont mélangés d'après eux. J'ai eu beau cherché dans les fiches de la police, je n'ai trouvé aucun homme à cette description.

Durant la tirade de son ami, Starck avait perdu peu à peu ses couleurs. Il connaissait vraiment ce jeune homme. Il venait de passer un très agréable moment avec lui cette nuit ! Et il avait bien l'intention d'en passer d'autres. Il se reprit, simulant un bâillement chose qu'il savait très bien faire, lorsqu'il vit que Byakuya le regardait les sourcils légèrement soulevés.

- Excuse-moi, je n'ai pas beaucoup dormi cette nuit.

- Je vois cela.

- Sinon, ta description ne me dit rien, désolé.

- Cela m'aurait étonné. Ce n'est pas grave. Bon je devrais y aller. Rikichi m'attend.

- Ton lieutenant ? Et le thé ?

- Oui c'est bien ça. Ce sera une prochaine fois. Le thé je veux dire. Au revoir Starck.

- Ok, au revoir Byakuya.

Quand la porte fut fermée, le chef d'entreprise se laissa tomber dans son fauteuil et ferma les yeux en rejetant la tête en arrière. Il murmura doucement :

- Ichigo…

XXX

Ce fut vers 16h que le chef mystérieux de la bande la plus renommée et redoutée de Karakura se réveilla. Il cligna des yeux plusieurs fois et passa une main dans ses cheveux. Un geste devenu habituel. Il avait très mal dormit, dix heures de sommeil mais pas profond. Il s'était plutôt stationner à un certain point entre l'éveil et le sommeil, plus proche de l'éveil que de son contraire. Les problèmes qui frappaient son gang étaient plus nombreux qu'il ne le pensait. Il fallait qu'il retourne à la planque mère pour refaire valoir ses droits et faire un peu de ménage.

Il se leva et partit prendre sa douche, il lui restait quelques heures avant l'ouverture du club. De quoi se faire une petite virée. L'eau dégoulinant le long de sa peau lui fit du bien. Elle réveilla ses muscles endoloris et permit à son cerveau embué par le sommeil d'atteindre un éveil total. Après s'être essuyé, il se revêtit d'un pantalon noir moulant et d'une veste noire sans manche ouverte sur son torse. Il plaça ensuite une dent en argent autour de son cou et passa des mitaines en cuir noir renforcées puis une gourmette à son poignet.

C'est ainsi qu'il sortit de sa pièce. La salle commune était vide, il sourit. C'était mieux comme ça. Il se détourna et alla vers la porte qu'il passa sans le moindre regard en arrière. A la lumière du soleil, il plaça devant ses yeux des lunettes fumées noires. Il partit ensuite vers l'arrêt le plus proche et s'y engouffra, attirant tous les regards par son magnétisme naturel.

Une vingtaine de minute plus tard, il se retrouvait dans la banlieue de Karakura la plus mal famée. La plupart des hommes et femmes assis sur les bas côté n'étaient pas très fréquentables et leur hostilité était clairement visible. Pourtant, personne ne s'approchait du jeune homme, de mauvais souvenir leur revenaient surement en mémoire, et puis la plupart étaient sous ses ordres. Il marchait dans les petites ruelles sans hésiter une seule seconde sur la direction à prendre et arriva devant un vieil immeuble qui donnait l'impression qu'il pouvait s'effondrer à chaque instant. Bon, ce n'était pas qu'une impression. Les fissures dans les murs, les fenêtres pour la plupart sans vitre, les différents meubles cassés qui jonchaient chaque étage et les morceaux de gravas un peu partout confortaient l'idée de ruine. Le roux ne prit pas le temps de regarder ce décor qu'il connaissait sur le bout de ses doigts et grimpa les escaliers lentement les mains dans les poches.

Arrivé devant une porte à double battant encore en état, il s'arrêta et écouta silencieusement les conversations qui allaient de bon train derrière celle-ci, quoique elles déraillaient un peu :

-Il est partit et nous a laissé en arrière ! Alors autant élire un nouveau boss ! Je me propose pour ce poste !

- Il a raison. Par contre je ne suis pas d'accord pour la succession !

Les éclats s'intensifièrent. Ichigo entendit la voix de Nnoitra s'élevait parmi les autres :

- Putain de merde ! J'vous dis qu'il m'a déjà recontacté et qu'il m'a donné des ordres ! Il est en mission là.

- Pourquoi que toi, hein ?

- Parce qu'j'me suis bougé le cul pour aller le chercher.

- Et alors ? Pourquoi on aurait dû le chercher ? Ce petit merdeux pouvait bouger son cul jusqu'ici pour nous dire qu'il partait en « mission » lui-même ! C'est pour ça que…

La porte claqua bruyamment sur le mur après un coup de pied donnait un peu trop violemment par le visiteur coupant court à toute conversation. Celui-ci prit le temps de s'allumer une cigarette avant de relever les yeux vers l'homme qui n'avait pas pu terminer sa phrase. Le roux sourit d'une manière pas très engageante et lança ironiquement :

- Tu voulais « ce petit merdeux » alors me voici, Iba. Mais je t'en pris, finis ta phrase.

- Zan…Zangetsu-sama !

- Mmh mmh ?

- Que…Que faîtes-vous là ?

Le boss s'avança lentement d'une démarche féline, tirant plusieurs fois sur sa cigarette. L'aura menaçante bien présente donnait à chaque individu présent l'envie de trouver un petit trou de souris et de s'y cacher. Quand il arriva au niveau de son sous-filtre précédemment nommé, Ichigo passa l'un de ses bras autour des épaules de celui-ci et parla doucement :

- Eh bien, vois-tu Iba, l'on m'a rapporté que certains gars comme toi voulaient péter plus haut que leur cul. Et tu dois bien savoir que je déteste ce genre de personne et que tous ceux-ci sont à la morgue. Aussi…

Il décrocha un coup de poing dans l'abdomen de l'autre qui se rattrapa à ses épaules, les yeux suppliants derrière ses lunettes. Ce qui n'eut aucun effet puisque le boss continua de lui donner des coups de poing puissants dans le ventre. Et lorsque le brun fut au bord de l'évanouissement et glissait le long de son torse, ce fut un coup de genou sur le menton et un coup de pied sur la figure qui l'envoya s'écraser sur le mur. Le roux se redressa en passant une main dans ses cheveux avant de la tendre en arrière :

- Nnoitra.

L'appelé se présenta et déposa son Beretta 92 dans la main de son boss.

- Thank you.

Le roux s'approcha de l'homme à l'incapacité de bouger et le releva par les cheveux pour planter ses yeux dans les siens en s'accroupissant.

- Alors Iba, tu as compris où étais ta place ?

- O…Ou…Oui Zangetsu-sama.

Il cracha quelques gerbes de sang qui atterrirent sur les vêtements de son maître.

- Tant mieux.

Kurosaki le délaissa contre le mur et se releva puis pointa son arme sur le front de son sous-filtre.

- Alors, meurs en te souvenant que tu n'es qu'une sous-merde, Iba Tetsuzaemon.

Le bruit de détonation retentit dans le silence laissé par la fin de la sentence prononcé par Zangetsu. Ce qui signifiait également que toute personne ayant entendu le coup de feu savait que le boss du gang de Karakura n'était pas mort ou n'avait pas abandonné son clan et était toujours bien présent et puissant.

Dans la pièce où le meurtre avait eu lieu, plus personne ne soufflait mot. Jusqu'à ce que leur chef se retourne vers eux, un calme toujours aussi déconcertant flanqué sur le visage, et leur demande :

- Y a-t-il d'autre amateur ?

- Non Zangetsu-sama.

- Très bien, alors virez-moi ce corps et prévenez la famille.

Tout le monde s'exécuta. Nnoitra se rapprocha du roux qui lui tendit son arme. Il la prit et croisa les yeux ambré indéchiffrables. Il allait parler lorsque la porte se rouvrit laissant passer une tignasse blonde, une autre brune et une prune.

- Eh bien, eh bien Ichigo-kun, que de grabuge. Tu fais fort pour ton retour, te ne cr…

- Ichigo ! Baka, baka, baka ! Où étais-tu ?

La petite brune qui prononçait le mot « baka » à outrance était enfouit contre le torse musclé du roux, le tapant de ses petits poings, se faisant plus mal à elle-même qu'au garçon.

- Rukia, ravi de te revoir.

- Change pas de sujet !

- Mah, mah, du calme Rukia-chan. Laisse-le tout expliquer lui-même .

- Je déteste dire ça, mais Kisuke a raison Rukia.

La jeune fille sembla se calmer quelque peu ce qui permit à Ichigo de passer sa main dans les douces mèches brunes en face de lui.

- Pour répondre à ta question, j'étais à Tokyo, d'ailleurs, j'y retourne après ça.

- Tokyo ? Mais Nii-sama y est ! C'est trop dangereux !

- Quand il était à Karakura j'y étais quand même. Je ne vois pas en quoi ça dérange. Et puis, ce n'est pas comme s'il me retrouvera où je suis.

- Justement Kurosaki-sama, pourquoi restez-vous à Tokyo ?

- Jiruga, je t'ai déjà dit que je ne te dirais rien.

- Oh, et à moi ?

- N'y pense même pas Kisuke.

- Si froid !

- Alors Ichigo, pourquoi es-tu revenu ? Je ne pense pas que c'était juste pour tuer Iba, quoique ce fût une bonne chose.

- Yoruichi, parfois tu m'énerve à savoir lire à moitié en moi. Mais en effet, j'ai quelque chose à vous demander.

Ce n'est qu'une heure plus tard que Zangetsu quitta son repère pour retourner sur Tokyo. Après avoir changé ses vêtements tâchés de sang bien sûr. Fallait pas qu'il se fasse arrêté ou que les autres le voient comme ça. Derrière lui, les quatre personnes avec qui il avait parlé commencèrent immédiatement à faire ce qu'elles devaient faire.

XXX

« Votre correspondant n'est pas disponible pour le moment. Veuillez »

- Putain !

Le jeune homme raccrocha violemment son portable.

- Du calme Grimmjow, tu sais très bien qu'il va revenir. Il est pas du genre à se défiler.

Le bleuté se retourna vivement vers l'auteur de cette phrase, soit Renji :

- J'sais ! Mais il aurait pu prév'nir qu'il sortait ! Ça fait deux fois qu'il nous fait l'coup !

- On n'a pas b'soin de connaître la vie de chacun.

- Ren, tu ressors mes phrases.

- C'pas vrai.

- Et maintenant t'agis comme un gosse.

- La ferme Hisa !

- Mais oui, mais oui. Sinon, je pense que Grim' a raison. On vit à cinq, pas chacun de son côté. Alors prévenir est la moindre des choses.

- Heureux que tu penses comme moi. C'est pas difficile de…

Une sonnerie retentit dans la pièce reconnue pour être celle du plus sauvage de la bande, étant du métal. Celui-ci s'empressa de se saisir de l'appareil et décrocha de suite en voyant le numéro affiché :

- Ichigo !

- Aïe mon tympan chaton ! Fais un peu attention.

- M'en fou, t'es où ? Enchaîna le bleuté en ne remarquant pas le surnom utilisé.

- Tu fais dans la rime ?

- Arrête de faire le pitre et réponds !

- Du calme. T'inquiètes pas, j'suis dans le train, j'arrive bientôt.

- Le train ? Putain t'étais partit où ?

- Chaton…Oups.

- Quoi ?

- T'imagine pas le nombre de personne qui me regarde bizarrement quand je dis chaton.

- Bonne raison pour arrêter !

- Jamais. Bon je te laisse, j'arrive dans un quart d'heure environ. A plus tard chaton.

- Non, mais attends !

- Tut tut tut.

Grimmjow regarda son portable qui affichait « fin d'appel ». Il se tourna vers les autres et rugit :

- J'y crois pas !

- Quoi ?

- Il m'a raccroché au nez !

- C'était à prévoir.

- Exactement.

- …

- Que…

- Grim', réfléchit un peu. Il ne nous a pas prévenus et il esquivait toutes tes questions. C'est parce qu'il veut garder ça secret non ?

La porte s'ouvrit, surprenant les quatre amis. Cela ne pouvait pas être Ichigo. Il avait dit un quart d'heure et il n'y avait pas cinq minutes d'écoulaient. Et cela ne pouvait pas être Aïzen non plus, il n'était pas l'heure. Ils virent alors un homme aux longs cheveux blonds et aux allures des années 60. Ce fut Ulquiorra qui reconnut l'étranger le plus vite :

- Hirako Shinji.

- C'est l'un des gogos ?

- Ouaip c'est ça, euh Hisagi Shuuhei, n'est-ce pas ?

- Oui.

- Ouah, poli. Et celui qui m'a reconnu…Ulquiorra Schiffer.

- …

- Les deux autres c'est Grimmjow Jaggerjack et Renji Abaraï. Enfin bref, c'pas pour ça qu'j'suis là. Ichigo est dans l'coin ?

- Qu'est-ce qu'tu lui veux ? demanda Grimmjow agressif.

- Rien qui te concerne. T'es son chaton non ? Tu sais pas où est parti ton maître ?

- J'suis pas son chaton merde ! Et toi la crevette tu vas voir.

Le chaton sortit toute griffe dehors et se jeta sur le blond qui esquiva avec une facilité déconcertante.

- Du calme. J'ai pas envie de m'attirer les foudres d'Ichi en t'abimant. En plus j'abimerais aussi la marchandise d'Aïzen et j'ai pas envie de mourir.

- Mais ferme ta putain de gueule la crevette !

- Tant pis, je supporte pas qu'on m'insulte.

Shinji plaqua le bleuté au sol en quelques secondes seulement sans que celui-ci ne puisse faire quoique ce soit. Renji voulut se porter au secours de son ami mais la main de Shuuhei le retint :

- Hisa ?

- Fais pas le con Ren. Il est trop fort pour toi s'il a battu Grim' aussi vite.

- Mais on va pas le laisser le martyriser sans rien faire.

- Hisagi a raison Abaraï.

- Ulquiorra ?

- Et puis, le but premier d'Hirako Shinji n'est pas de nous faire du mal.

- T'as tout compris Schiffer. Donc, je peux avoir ma réponse ?

- On ne sait pas où il est.

- Je vois, toujours aussi discret ce gamin. Bon, sur ce.

Il se releva, remettant ses longues mèches blondes dans son dos d'un geste gracieux, et sortit de l'entrepôt sous les regards détaillants des jeunes hommes.

- Y'a vraiment des drôles de type ici.

Hisagi ne répondit rien à la réplique de son amant et s'agenouilla à côté du bleuté.

- Ça va Grim' ?

- Mouais. Il m'a rien fait à part me maintenir.

- Ok, c'est bon alors. Tu peux te relever ?

- Sans problèmes.

L'étalé au sol se releva et se rassit sur le fauteuil. Imité bientôt par tut les autres. L'ambiance tendue au départ se détendit au fur et à mesure grâce aux changements de sujet engagés par Renji pour une fois.

Plus tard, la porte de la salle se rouvrit laissant passer Ichigo. Les trois actifs du groupe allaient se jeter sur lui lorsqu'ils virent la silhouette suivant le nouveau venu.

- Salut. Désolé, j'dois parler avec lui.

Et les deux hommes entrèrent dans la chambre du roux. On entendit une musique se mettre en route.

- Ok, il veut pas qu'on écoute. Lança Hisagi.

- Putain ! Mais c'est qui ce type pour Ichi à la fin ? grogna Grimmjow dans son coin.

Ils soupirèrent en cœur. Renji pourtant relança la conversation en entamant :

- Au fait Grim'. Pourquoi tu dis toujours « putain » ?

XXX

Dans la chambre d'Ichigo.

- T'es retourné à Karakura.

- Pourquoi tu dis ça ?

- Ta dent. Le symbole de Zangetsu.

- Tss. J'ai oublié de l'enlever. Bref, que veux-tu ?

- Je peux retourner à tes côtés ?

La question surprit le roux et son silence fut mal interprété par l'autre.

- Je m'en doutais, tant pis.

Le blond repartit en direction de la porte. Jusqu'à ce que le boss le rappelle.

- Attends Shinji ! Ta question m'a surpris. Mais pourquoi maintenant ?

- Te revoir dans ta tenue de Zangetsu tout à l'heure alors que je t'attendais, m'a conforté dans ma décision que j'avais prise hier soir. Je veux revenir avec toi.

- Ça ne me dit pas pourquoi.

- Pour tout te dire, ça me manque. Je l'ai réalisé lorsque je t'ai reparlé hier soir.

- Tss. Je te l'avais bien dit.

- Je sais, gamin. Mais j'ai voulu voir d'autres paysages.

- Pas très glorifiant.

- La ferme ! Je peux avoir la réponse ?

- J'hésite. Serais-tu prêt à me donner ton corps ?

- Mon corps, mon âme, tu les as déjà.

- Pas faux.

Le roux colla le corps fin de l'autre contre lui et l'embrassa doucement d'abord, puis il devint plus acharné. L'une de ses mains s'engouffra dans la cascade blonde et l'autre serra la taille un peu plus près si possible. Les bouches se séparèrent et les yeux se fixèrent. Tout commença vraiment. Le plus jeune poussa le blond sur le lit et se mit à quatre pattes au dessus de lui. Ses mains expertes débarrassaient déjà l'autre de sa chemise alors que sa bouche embrassait et suçotait chaque partie visible avant de reprendre sa jumelle pour un baisé approfondis. Il la délaissa pour suivre le chemin de ses mains qui excitaient d'un mouvement lent et sensuel les tétons rougis par l'attention et prendre ces derniers entre ses dents pour les mordiller.

Les mains au chômage délaissèrent le torse pour descendre vers le pantalon gênant et les doigts firent sauter facilement le bouton et la fermeture éclair. Les premières, en accompagnant le pantalon, frôlèrent l'intérieur des cuisses suggestivement. Puis elles revinrent pour masser par-dessus le tissu du caleçon, le membre déjà à l'étroit du partenaire de leur possesseur. Le dit partenaire ramena la tête de son amant pour l'embrasser tout en passant ses bras autour de son cou. Ce fut comme un signale pour Ichigo qui se débarrassa du caleçon pour observer le corps sous lui.

- Tu n'as rien perdu. Murmura-t-il en glissant ses doigts le longs des muscles fins mais puissants devant lui.

- Tu crois quoi ? Pas envie de devenir un gros tas de graisse.

- Je ne serai pas d'accord.

Comme pour confirmer ses dires, il descendit le long du corps en traçant des sillons avec sa langue et arriva devant le membre fièrement tendu qui attendait qu'on le libère. Il le prit goulument en bouche.

- Att…Attend !

- Mmh ?

- Faisons un 69 Ichi.

Il n'y eut pas de réponse à part celle du corps. Chacun s'occupait de l'autre en même temps. Puis le jeune plaça un doigt à l'entrée du blond et caressa l'anneau de chair ce qui fit sursauter ce dernier. Et quand le doigt entra, Shinji se tendit instantanément. La douce sensation sur son membre lui fit peu à peu oublier la présence incongrue en son être, jusqu'à ce qu'un deuxième rejoigne son confrère et qu'ils commencèrent un mouvement de ciseau. Le plus vieux ne pouvait continuer son affaire à cause de son corps qui se tordait dans tout les sens sous la douce torture. Le roux continua de s'occuper du membre de son partenaire et caressa l'intérieur des cuisses avec sa main libre. Un troisième doigt pénétra l'intimité mise à rude épreuve, rejoignant ses jumeaux pour tâtonner son intérieur. Les gémissements de douleur étaient toujours présents jusqu'à ceux de plaisir ne les surpassent grâce aux caresses sur sa prostate. Ichigo fit encore quelques mouvements avec ses doigts, puis les sortit pour présenter une chose plus volumique à l'entrée.

- J'arrive.

- Viens.

Il ne fallait pas le dire deux fois. Le roux pénétra l'anneau de chair doucement mais avec puissance en même temps. Il s'enfonça jusqu'à la garde. La réaction fut immédiate et un long gémissement mêlant douleur et plaisir sortit de la gorge du blond. Le plus jeune s'arrêta, laissant le temps à l'autre de s'habituer à sa présence et profitant de la sensation autour de son membre.

- Bouge.

Ce n'était qu'un chuchotement, mais il ne passa pas inaperçu. Ichigo commença de longs va et viens qui accélèrent de plus en plus. Tout comme les gémissements de plaisir augmentèrent en volume pour devenir finalement des cris qui se répercutaient directement sur le plaisir de chacun grimpant toujours en flèche. Celui du roux augmenta encore plus lorsqu'il sentit la contraction post-éjaculatoire de l'autre autour de sn membre. Shinji ne tint pas plus longtemps et se libéra sur son torse et celui d'Ichigo en un dernier râle rauque plus puissant que les autres. Son partenaire continua quelques mouvements pour finir par se déverser à l'intérieur du blond. Il s'écrasa sur le torse de celui-ci et ils reprirent lentement leur respiration jusqu'à ce qu'Ichigo lance entre deux respirations saccadées :

- Prends-le comme tu veux, mais t'es l'un des meilleurs coups que j'ai eu.

- Je suppose que je vais le prendre comme un compliment.

Le plus jeune sourit et se redressa sur ses coudes pour s'amuser avec les longues mèches blondes.

- J'ai bien fait de les laisser pousser on dirait.

- Mmmh. Au fait, de quelle fille tu parlais ?

- Inoue Orihime, tu sais la rousse.

- J'suis pas sorti avec. Elle était trop cruche.

- J'ai jamais dit petite amie j'ai dis copine. Bon, c'est pas que je veux gâcher le moment, mais c'est bientôt l'heure.

- Tss, tu l'as quand même gâché.

- Gamin. Faut prendre une douche avant. Pas envie que quelqu'un le découvre. Surtout Aïzen, il a l'air de te donner un traitement de faveur.

- Je sais. Mais l'optique de la douche me plait bien.

- Pervers.

- Qui c'est qui m'a enseigné tout ce qu'il savait ?

- Moi, je sais alors la ferme.

Ichigo sourit et suivit le blond dans la douche qui dura plus longtemps que prévu par ce dernier.

XXX

C'est tout juste à l'heure qu'arrivèrent les deux comparses au club. A peine s'étaient-ils placés qu'Aïzen arrivait dans la salle.

- Très bien. Faîtes de cette soirée une chose inoubliable pour vous clients.

- Haï !

- Kurosaki.

- Oui ?

- J'en attends beaucoup de toi, et tu viendras me voir à la fin de ton service compris ?

- Ok.

- Bien. Alors c'est partit.

La soirée ou plutôt la nuit qui suivit fut à peu près la même que la veille. Bien sûr, d'autres clients s'étaient ajoutés aux premiers. Il n'y eut cette fois-ci aucun débordement et aucun échange douteux. Ce qui surprit Ichigo en revanche, c'est que l'un de ses clients de la veille était revenu vers lui directement à l'heure de l'ouverture. Starck et lui avaient une fois de plus passé un très bon moment ensemble et le premier promit qu'il reviendrait le lendemain. Le roux éprouvait quelque chose qu'il n'arrivait pas à déterminer en présence de ce brun. En fait, il le savait mais ne voulait pas l'admettre inconsciemment.

De leur côté, les quatre autres prostitués observaient fréquemment mais discrètement le comportement de deux personnes. Ils n'avaient que légèrement apprécié l'indifférence du roux de la bande plus tôt. Pourtant aucune parole ni même coup d'œil ne furent échangés entre les deux protagonistes. Ils s'étaient peut-être fait des films. D'un côté, ils préféraient ça.

Le petit jour vint plus vite que prévu et Ichigo alla rejoindre son patron dans son bureau tandis que les autres rentraient chez eux, bien qu'une mine inquiète s'affichait sur les visages des jeunes prostitués comme à chaque fois que cette situation se produisait.

XXX

Je préviens tout de suite, je n'ai rien contre Iba, ni Inoue. C'est juste les premiers personnages qui me sont passés par la tête et ils correspondaient assez bien avec le rôle que je voulais leur donner.

Sinon j'espère que vous avez apprécié ce chapitre bien qu'il soit très en retard.

Yuuria