Bien le bonjour à tous ! Je vous remercie pour vos review sur cette fanfic, ça me fait très plaisir de les lire et de voir que l'histoire vous plait ! Merci encore ! Je vous ai tous répondu individuellement sauf Daidaiiro30, reviewer anonyme, que je remercie ici :)

Ce chapitre est un tantinet plus court que les précédents car le suivant sera nettement plus long (il est déjà en cours d'écriture, je suis à environ 3000 mots déjà).

J'ai fait ma rentrée à la fac (c'est parti pour une deuxième année, youpiiii ! xD), et j'ai un job étudiant en plus de mes cours (faut bien payer son loyer hein), ce qui me laisse beaucoup moins de temps pour écrire, mais je vous promets de poster au moins toutes les deux semaines pour garder un certain rythme de parution, pour que l'histoire soit plus fluide à lire (si faut se retaper les 10 chapitres précédents pour se remettre dans l'histoire, je vois pas l'intérêt xD).

Bref, je vous laisse avec le chapitre 4, qui j'espère vous plaira, bien qu'il soir court. Je vous retrouve à la fin de ce chapitre pour vous annoncer une bonne nouvelle pour la suite... Enjoy ! :)

Disclaimer : Bon ben Harry Potter ne m'appartient toujours pas, tout est à J.K Rowling...


Résistance

Chapitre 4 : La Résistance I

Doloris.

Toute la Grande Salle semblait paralysée devant le spectacle qui se déroulait devant leurs yeux.

Harry Potter hurlait à la mort et se tordait sur le sol. A ses côtés, le corps ensanglanté de Draco Malfoy reposait.

Doloris. Snape connaissait ses effets. Il savait ce qu'endurait ce garçon qu'il avait devant lui. Un frisson lui parcourut l'échine.

Harry Potter criait à l'agonie, mais tout le monde semblait effrayé de l'approcher ou de faire quoique ce soit.

Snape ne perdit pas de temps et se rua vers le petit brun qui se tortillait toujours au sol.

Il essaya de maintenir les épaules du garçon au sol, mais ce fut peine perdue, il se débattait comme un fou.

-Potter ! Lui cria le maitre des potions.

Aucune réaction. Il semblait être enfermé dans un monde de douleur et personne ne semblait pouvoir l'en sortir.

Dumbeldore sortit de son état de choc et accouru, suivi de près par Mc Gonagall, vers le Survivant et Severus.

A trois, ils réussirent à maintenir Harry au sol. Mais les cris étaient toujours là.

Snape ne réfléchit pas à ce qu'il faisait. Il posa doucement sa main sur le front d'Harry, recouvrant sa cicatrice.

Et quelque chose d'incroyable se produisit.

Harry se calma d'un coup. Il commença à respirer normalement, émettant de petits gémissements de contentement. La douleur était belle et bien partie.

Mais ce n'était que le début des ennuis pour Harry. Et le corps mutilé de Draco à ses côtés ne pouvait que l'affirmer…


Ombrage détestait les enfants. Elle n'aimait pas les entendre jacasser à tout va, entendre les rires suraigües des jeunes filles qui pouffaient toutes les minutes et les voix muantes des garçons.

C'est pourquoi la sous-secrétaire auprès du Ministre de la Magie ne mangeait pas dans la Grande Salle pour son premier jour d'école. Elle n'avait vraiment pas envie de croiser leurs regards plein d'insouciance alors que dehors, le monde adulte était vraiment plus dur. Elle n'aimait pas les rêveurs qui pensaient qu'une fois plus âgés allaient pouvoir faire le tour du monde, découvrir des gens formidables, des régions inexplorées et abritant des individus plus étonnants les uns que les autres.

De sales hybrides.

Tous ces élèves piailleurs et empotés ne comprenaient rien à rien.

Certains d'entre eux méritaient de rêver, d'explorer le monde. D'autres parasites comme les nés-moldus ne devaient leur magie qu'au hasard. Pourquoi devraient-ils prendre la place et les rêves des Sangs-Purs qui avaient, eux, un pouvoir décidé par des forces qui échappent aux communs des mortels ?

Parasites que ces nés-moldus et ces Sangs-Mêlés.


Dolorès Ombrage marchait vers la Grande Salle une fois son déjeuner expédié. Elle fût surprise de n'entendre aucun piaillement, aucun gloussement. La Professeur de Défense Contre les Forces du Mal passa discrètement sa tête par la massive porte en bois.

Un cri retentit. Un hurlement de douleur qui glaça le sang d'Ombrage. Elle s'avança discrètement vers l'origine du bruit et vit rapidement le directeur ainsi que Mc Gonagall courir vers un corps qui se tortillait au sol. Ce même corps d'où provenait les cris.

La femme en rose remarqua que Snape était déjà en train d'essayer de maintenir le garçon avant que les deux professeurs n'arrivent en renfort.

Elle continua de s'avancer, même quand les cris disparurent brusquement. Elle vit alors pas un, mais deux corps au sol. Celui d'Harry Potter était celui maintenu par les trois professeurs et le deuxième était en sale état. La sous-secrétaire remarqua qu'il s'agissait d'un Serpentard par ses robes vertes profondes, mais aussi par cette chevelure, du moins les parties non colorés par le sang de l'élève. Ses cheveux étaient d'un blond presque blanc.

Draco Malfoy.

Ombrage sentit une vague de colère monter en elle et sortit sa baguette.

-Que se passe-t-il ici ?!

L'ensemble de la salle se tourna vers elle. Dumbeldore, quand a lui, se leva doucement et lui fit face.

-Il y a eu un incident professeur, commença-t-il. Nous allions justement transporter les deux élèves à l'infirmerie.

Le directeur fit un signe de la main et les corps d'Harry et de Draco s'élevèrent au-dessus du sol. Sans adresser un mot de plus à Dolorès, les trois professeurs passèrent la grande porte et se dirigèrent vers l'infirmerie.

Mais Ombrage n'allait pas en rester là.

Oh que non.


Harry avait mal. Sa cicatrice le brûlait et propageait les flammes à travers tous les autres membres de son corps. Il souffrait. Encore.

Mais d'un coup, une main s'était fermement posée sur son front, et toutes les douleurs avaient disparu. C'était comme respirer après être resté sous l'eau pendant de longues minutes. Il se sentait de nouveau vivre.

Harry Potter ouvrit lentement les yeux. Il était dans un lit qui n'était pas le sien et se trouvait dans une pièce fortement éclairée.

Après un petit temps d'adaptation, le Survivant comprit qu'il se trouvait à l'infirmerie.

Il entendit des cris, des pleurs juste à côté de lui. Il tourna la tête sur son oreiller. Il ne voyait pas grand chose sans ses lunettes mais il devina rapidement ce qu'il se passait dans le lit adjacent. Les souvenirs de lui frappant Malfoy revinrent et Harry sentit les larmes monter. Pourquoi avait-il ainsi perdu le contrôle ?

Dans la couche voisine, Draco était en train de crier de douleur sous les soins que Pomfresh lui administrait. Le Serpentard était à l'agonie. Il suppliait que tout s'arrête.

Harry détourna le regard et tourna sa tête vers l'autre côté de son lit. Et il vit Snape assis sur une chaise, près de sa table de nuit où étaient posées ses lunettes.

Le maitre des potions le fixait de ses yeux noirs. Il n'avait pas l'air en colère. Non, ce n'était pas de la colère qu'Harry pouvait lire dans son regard. C'était une toute autre chose. De l'inquiétude peut-être. Et beaucoup de pitié. Snape avait pitié de lui.

Le ténébreux professeur posa de nouveau sa main sur le front d'Harry, puis la passa dans ses cheveux, comme pour l'aider à dormir.

Et devant un tel geste de tendresse, qu'Harry n'avait reçu que très peu depuis sa naissance, le Survivant se détendit et se permit de s'endormir. Il penserait aux conséquences plus tard. Il ne se concentrait que sur cette main qui se perdait dans sa chevelure en bataille.

Que sur cette main et la tendresse qui émanait de ses gestes.

Harry Potter ne se réveilla que longtemps après cet épisode. L'infirmerie était de nouveau plongée dans la lumière du jour, et au vu de l'éclairage, c'était le matin.

Le Survivant esquissa un mouvement pour se redresser et sentit tous ses muscles se tendre douloureusement. Même ses mains tremblaient sous ce simple effort.

Il attrapa ses lunettes rondes sur sa table de nuit et remarqua que la chaise voisine était vide. Snape était parti.

Ou alors il avait rêvé de sa présence ? Non, il n'avait pas pu tout inventer. Pas toute cette tendresse dans la main de son professeur de potions qui l'avait fait dormir sans aucun cauchemar. Il n'avait pas pu inventer ça…

Mais Harry n'eut pas plus de temps pour penser à cet instant, car des bruits de pas se dirigeaient vers son lit. Il put distinguer Dumbeldore qui marchait aux côtés du ministre de la magie et d'Ombrage, suivis de près par Snape et Mc Gonagall.

Quand Harry vit l'air mécontent de son professeur de potions, il sentit une pierre tomber au fond de son estomac.

Il avait peut être rêvé en fin de compte, Snape était Snape, et il le détestait depuis toujours. Comment aurait-il pu être ne serait-ce qu'aimable avec lui ?

-Cornelius, vous devez vous calmer, vous êtes dans une infirmerie ici, disait Dumbeldore. Il semblait vouloir apaiser Fudge.

Ce dernier se posta devant le lit dans lequel Harry était assis.

-Harry James Potter, je vous demande de me suivre s'il vous plait.

Harry mit quelques secondes à comprendre que le Ministre de la magie s'adressait à lui.

-Monsieur ? Demanda-t-il sans comprendre.

La dernière fois qu'il avait eu Fudge en face de lui, ce dernier avait été plus que courtois. Ah, sûrement le fait qu'il ait été un des champions du Tournoi des Trois Sorciers.

-Monsieur Potter, dit Ombrage de sa voix de petite fille, vous avez agressé un élève sans aucune raison. Vous devez répondre de vos actes.

Harry se souvint alors du regard de Malfoy avant qu'il ne fracasse son crâne sur le sol de la Grande Salle.

-Il va bien ? Demanda Harry à la surprise générale des adultes qui l'entouraient.

Ce fut Snape qui répondit.

-Monsieur Malfoy mettra quelques semaines, si ce n'est un ou deux mois à se rétablir totalement. Mais il va bien. Ses jours ne sont pas en danger.

Harry rougit et baissa la tête sur ses mains qui s'entortillaient, signe qu'il était nerveux.

Les mains que Snape avait guéries. Harry releva les yeux.

-Si vous voulez me poser des questions monsieur, je peux y répondre ici, dit Harry qui semblait avoir pris de l'assurance d'un seul coup.

Fudge se crispa sur le pied de lit du Survivant. Dumbeldore prit alors la parole.

-Je vous l'avez dit, monsieur le ministre, vous pouvez le questionner ici. Mais cette affaire d'agression ne vous concerne en rien, il s'agit d'une affaire interne à l'école.

-Taisez vous, Dumbeldore ! Aboya Fudge qui avait pris une teinte rouge. Puisque vous voulez jouer à ça, je vais faire en sorte que Potter ait la punition qu'il mérite !

Il se tourna vers Ombrage qui avait déjà un sourire mauvais.

-Dolorès, je compte sur vous pour ne pas laisser cette agression impunie, puis le ministre se tourna vers le directeur de l'école. Lucius va être furieux Dumbeldore !

Au nom de l'assassin de son parrain, Harry serra les poings et se retint de dire quoi que ce soit. La situation semblait déjà trop tendue.

-Potter, lui dit alors le ministre en s'approchant si près de lui que leurs visages n'étaient qu'a quelques centimètres l'un de l'autre. Le moindre faux pas et votre vie deviendra un enfer.

L'haleine empestant l'alcool du ministre de la magie glissait sur la peau d'Harry et lui donnait des frissons. L'homme était terrifiant. Son regard semblait percer toutes ses barrières.

Puis, le ministre fit volte-face et partit de la pièce d'un pas si rapide qu'Ombrage dû presque courir pour le rattraper.

Il ne restait face à Harry que les trois professeurs de l'école.


Harry marchait en direction de sa salle commune après avoir eu une discussion avec Snape et Mc Gonagall. Dumbeldore n'était pas resté, lui.

Il avait juste parlé de leçons pour se contrôler. Avec Snape. Pourquoi Snape ? Cet homme le détestait depuis qu'il avait posé les yeux sur lui… Et c'était réciproque… Non ?

Le jeune garçon trainait des pieds, peu impatient de se retrouver entouré de ses camarades de classe. Comment allaient-ils réagir à l'agression de Malfoy quelques heures plus tôt ?

Le brun fit volte face et courut jusqu'au toilettes de Mimi Geignarde. Le plus vite possible. Vite. Encore plus vite.

Arrivé dans ces toilettes, Harry entra dans un compartiment et ferma la porte à clef derrière lui. Il se laissa glisser contre la paroi et se mit à sangloter. Doucement au début, puis de plus en plus fort, laissant ses craintes que quelqu'un l'entende de côté.

-Qu'est ce qu'il m'arrive… ? Dit-il doucement pour lui-même.

Il posa son menton sur ses genoux et les entoura de ses bras. Il avait froid dans ces toilettes, assis sur le carrelage gelé. Mais pourtant, il ne voulait pas en sortir. Il était seul et c'était aussi bien pour lui, au moins il n'agresserait plus personne, ne causerait plus la mort de quelqu'un.

A cette pensée, les larmes coulèrent de plus belle.

-Sirius… Je suis tellement désolé… Tellement désolé…


Severus Snape attendait devant la porte du bureau du directeur de Poudlard, qui était en pleine discussion avec Dolorès Ombrage.

Il sentait que cette conversation était houleuse, sinon Dumbeldore aurait laissé la porte déverrouillée, ce qui n'était pas le cas ici.

Le professeur de potions ne cessait de repenser à Potter. Qu'est ce qu'avait ce garçon ? Il ne s'était jamais emporté de la sorte dans la Grande Salle, même contre Malfoy.

Cet été même, le Survivant était devenu agressif, mais contre lui-même… Il brisait un miroir, se faisait du mal.

Sans parler des cauchemars.

Quelque chose n'allait définitivement pas.

Mais pourquoi s'en souciait-il ? Pourquoi le gamin Potter revenait si souvent dans son esprit ?

A cet instant, Snape aurait fortement apprécié que Dumbeldore l'invite dans son bureau pour parler, parce qu'il ne voulait plus penser à Harry.

A Potter, penser à Potter.

Mais le directeur n'ouvrit pas, et le fit même attendre une bonne demi-heure avant de laisser Ombrage sortir de son bureau et d'inviter le maître des potions à entrer.


-Bonbon au citron Severus ? Demanda le directeur, comme à son habitude.

Et comme à son habitude, Snape déclina l'offre par un soupir de mécontentement.

Dumbledore s'installa confortablement dans son fauteuil alors que le professeur se dirigeait vers la cheminée.

-Que voulait Ombrage ? Demanda Snape, brisant ainsi le silence de la pièce.

-Elle voulait que j'expulse Harry de Poudlard pour avoir agressé un Sang-Pur.

-Merlin… Un Sang-Pur…

Les yeux de Dumbeldore se remirent à pétiller.

-Vous avez sans doute compris l'importance de ce que je viens de vous dire Severus.

-Le Seigneur des Ténèbres avait les mêmes propos quant à la hiérarchie des sorciers.

Un silence pesant s'installa entre les deux hommes.

-Par chance, Harry n'a pas été renvoyé. J'ai cependant du accéder à certaines des requêtes de madame Ombrage pour éviter cet incident.

Snape frissonna.

-Certaines requêtes ?

-Elle sera nommée Grande Inquisitrice de Poudlard et pourra établir des règles que tous les étudiants devront suivre…

-Je ne pense pas que cela soit une bonne idée monsieur… Commença Severus. Si elle à des intentions aussi mauvaises que le Seigneur des Ténèbres, je ne donne pas cher de la sécurité des Nés-moldus….

-Nous ne pouvons pas laisser Harry dans la nature, Voldemort ne ferait qu'une bouchée de lui…

Severus leva les yeux aux ciel. Malheureusement, il ne voyait pas d'autre issue pour Potter non plus.

-Severus, dit Dumbeldore, j'aimerais que tu aies un entretient avec Harry le plus vite possible. Il ne semble pas pouvoir se contrôler, je voudrais que tu en discutes avec lui.

Snape regarda le directeur, incrédule.

-Je vous demande pardon monsieur ?

Dumbeldore soupira.

-Mon garçon, vous avez sûrement fait le rapporchement… Vous avez remarqué, comme moi, que dans la Grande Salle, Harry a cessé de hurler quand vous avez touché sa cicatrice. Vous savez de quoi je parle.

-Et vous pensez que son comportement a un lien avec le Seigneur des Ténèbres ?

Les yeux d'Albus se remirent à pétiller.


Snape se maudissait déjà d'avoir accepté la requête du directeur. Lui et Potter ne s'entendaient pas du tout. Il ressemblait trop à son père, méprisant à souhait, faisant tout pour attirer l'attention sur lui, jusque dans la Grande Salle.

C'est vraiment ce que tu penses Severus ?

Cette petite voix ne cessait de lui murmurer maintes choses au sujet de Potter. Elle ne cessait de lui dire qu'il avait tord. Qu'il n'était pas son père.

Le professeur de potions chassa d'un mouvement de tête toutes ces pensées sur ce satané morveux.

Il avait déjà assez à faire et à songer en se dirigeant vers la Grande Salle pour la séance de parole du matin. Au vu des récents évènements, Ombrage avait déplacé la réunion au milieu de matinée. Et il devait encore y aller, au cas où Harry déciderait, comme la veille, de frapper de nouveau un pauvre étudiant.


La Grande Salle se remplissait rapidement. Les élèves ne voulaient pas arriver en retard, surtout en présence d'un membre du Ministère de la magie.

Ombrage se tenait encore face à eux, le menton relevé et fière. Elle jubilait.

Grande Inquisitrice.

Le monde de l'éducation des sorciers allait changer. Et ce, dès ce matin. Une fois que tous les étudiants furent assis et silencieux, elle prit la parole.

-Mes très chers élèves. J'ai le plaisir de vous annoncer une grande nouvelle en ce jour. Je me permets désormais de m'adresser à vous en tant que Grande Inquisitrice de Poudlard. Mon rôle, dès cet instant, consistera, en plus de vous enseigner la défense contre les forces du mal, à vous apprendre les valeurs du monde sorcier. Avez vous des questions ?

La main d'Hermione se leva. Ombrage la regarda de ses petits yeux bleus et l'ignora royalement. Elle se contenta de sourire encore plus et d'annoncer haut et fort dans la salle :

-Harry Potter ?

Tout le monde tourna sa tête pour essayer d'apercevoir le garçon qui avait frappé Draco Malfoy la veille, mais personne ne le vit dans la pièce. Ombrage sourit encore plus.

-Voyez par vous-mêmes, chers élèves, ce qui arrive à ceux qui ne respectent pas les règles, dit Dolorès sur un ton menaçant.

Un parchemin vola jusqu'a elle et le crapaud rose s'empara du papier.

-Harry Potter, né de James Potter, Sang-Pur et d'une mère, Lily Evans, Née-Moldue. Ce garçon est un Sang-mêlé à ce que je vois.

Snape, toujours au fond de la salle, s'était tendu. Les propos d'Ombrages lui donnaient l'impression de se trouver en présence de Voldemort. Dumbeldore, à ses côtés, sentit le maitre des potions se crisper comme il l'avait aussi été quelques secondes plus tôt. Il glissa discrètement au professeur :

-Trouvez Harry.

Il n'en fallut pas plus à Severus pour se lever rapidement et ouvrir la porte de la Grande Salle dans un bruit lourd. En voyant cela, Dolorès sourit de nouveau.

-Mes chers élèves, vous comprendrez de quoi je parle quand votre professeur de potions aura retrouvé et ramené Harry Potter dans cette salle.


Foutu gamin !

Snape était inquiet pour le gosse. Il savait pourtant qu'il ne devait pas désobéir à Ombrage après l'incident avec Malfoy. Il n'était pas renvoyé mais il ne fallait pas provoquer la sous-secrétaire auprès du ministre non plus.

Les pas du professeur se firent plus rapides et sa respiration saccadée. Depuis quand, un espion tel que lui était essoufflé au bout de quelques petites foulées pour retrouver un fichu gosse ?

Il ne savait pas du tout où pouvait se trouver Harry Potter en cet instant. Il ne connaissait pas le fils de James, il ne devinerait jamais où il était caché. De plus, il ne connaissait pas le mot de passe qui menait à la Tour de Gryffondor, si le brun était dans son dortoir, il ne pourrait jamais lui parler…

Une idée traversa l'esprit de Snape. Il devait parler à quelqu'un qui pouvait trouver rapidement Potter. Il bifurqua vers les toilettes de Mimi Geignarde et entra dans cet endroit toujours aussi lugubre. Mais avant même qu'il n'appelle Mimi, il entendit des murmures s'échappant d'une cabine.

« Je suis désolé… Tellement désolé… »

Snape s'approcha doucement, même s'i avait déjà reconnu la voix de Potter. Il voulait entendre ce gamin, il voulait savoir pourquoi il était si tourmenté.

« Je suis désolé Cédric… Je t'en prie reste… Reste avec moi… »

Le coeur du professeur de potions manqua un battement. Le gosse semblait toujours aussi affligé de la mort de Cédric. Il l'avait vu mourir. Il l'avait vu se faire tuer sous ses yeux. Un enfant à peine plus âgé que lui.

Il nota aussi la familiarité avec laquelle il parlait au mort. Et Snape sentit son coeur se comprimer.

-Je t'en prie… Ne pars pas… Sanglota Harry.

Et le Survivant glissa de la paroi de la cabine et sa tête heurta la porte, ce qui produisit un bruit sourd.

Snape se décida d'agir et ouvrit la porte d'un « alohomora ». La porte s'ouvrit vers lui et le corps d'Harry tomba au sol. Il n'avait plus la force de se relever. Severus s'accroupit et entoura les épaules du garçon de ses bras et le tira vers lui. Il tenait quasiment Harry dans ses bras. Les jambes du Survivant étaient allongées au sol, et ses bras reposaient contre son ventre. Il tenait ses mains fermement l'une à l'autre.

Le coeur de Snape se serra encore plus quand il vit le visage d'Harry. Ses joues étaient baignées de larmes et semblait porter toute la misère du monde sur ses épaules.

Le ténébreux professeur passa une main sur la joue du jeune Potter et essuya ses larmes. Il passa ses doigts fins sur la petite écorchure que le Survivant s'était faite en se cognant la tête contre la porte. Il laissa ensuite sa main vagabonder dans la chevelure en bataille du plus jeune. Et quelle ne fut pas sa surprise quand Harry se serra contre le torse de son professeur en poussant des gémissements de contentement. Snape retira sa main et les yeux du brun s'ouvrirent, doucement, cherchant du regard qui le tenait aussi fermement dans les bras. Il écarquilla les yeux en voyant Snape et rougit violemment. Il se releva brusquement sur ses jambes et se retint à la cabine des toilettes alors que sa vue se brouillait. Snape, lui, avait pris son temps pour se lever et se tenait maintenant derrière le Survivant.

-Potter, nous devons parler, et vite. Je crains qu'Ombrage ne s'impatiente.

Harry se tourna vers son professeur mais ne le regarda pas dans les yeux. Il sentait encore trop la chaleur sur ses joues pour s'être réveillé dans les bras du maitre des potions. Ce dernier reprit, ignorant la réaction du gamin à son égard.

-Vous n'êtes pas venu à la séance de parole de ce matin Potter. Ombrage est furieuse et va vous le faire payer devant tous les autres élèves.

Aucune réaction.

-Bon sang Potter !

Harry leva les yeux vers lui. Il ne lui avait jamais paru si énervé. Même Neville et ses piètres compétences en potions ne lui avaient jamais décroché de paroles si fortes et agressives.

-Je ne savais pas qu'il y avait une séance ce matin, comme je me suis retrouvé à l'infirmerie et que le Ministre est passé…

-Ce n'est pas le problème ! Snape se pinça l'arrête du nez. Ecoutez, vous allez faire ce que je vous dis. Nous allons retourner tous les deux dans la Grande Salle et nous allons faire comme si je vous avait retrouvé en train d'errer dans les couloirs. Je dirais à Ombrage que je vous mets en retenue et vous irez rejoindre vos petits copains.

-Monsieur je…

-Nous y allons Potter, dit Snape en passant devant le garçon et se dirigeant vers la sortie des toilettes. Nous aurons largement le temps de parler pendant votre retenue, ce soir.

Harry soupira. Il voulait parler avec son professeur, lui demander pourquoi il faisait ça pour lui. Il semblerait qu'il aurait la réponse ce soir de toute manière.

Le Survivant suivit le maitre des potions jusqu'a la Grande Salle. Arrivés devant la porte, Snape saisit la col de la chemine d'Harry ainsi que sa robe de sorcier. Les doigts du professeur effleurèrent la peau du jeune homme et sentit un frisson le parcourir. Il se sentit étrange à ce moment là, et resta silencieux quand Snape fit éruption avec lui dans la salle, toujours remplie d'étudiants et d'Ombrage, qui avaient tous les yeux rivés sur l'apparition du maitre des potions et du Survivant.

-Ah Severus ! Ricana Ombrage. Vous voilà enfin avec Potter.

-Il se baladait dans les couloirs, professeur, fit Snape, qui semblait avoir remis son masque de sale type. Je lui ait collé une retenue avec moi ce soir.

Il poussa Harry vers la sous-secrétaire et le lâcha par la même occasion. Harry était déboussolé. Il ne savait ni quoi dire ni quoi faire. Heureusement pour lui, Ombrage reprit la parole avant même qu'il n'ait pu faire un geste de plus.

-Monsieur Potter. Vous saviez que ces séances étaient obligatoires n'est-ce pas ? Demanda Ombrage en s'avançant vers Harry qui était resté debout au milieu de la Grande Salle. Vous le saviez et pourtant vous n'étiez pas présent. Vous méritez d'être puni, et vous le savez.

Dolorès était arrivée au niveau d'Harry et son visage était à quelques centimètres seulement de celui du garçon, qui semblait paniquer. Pour ne pas le montrer, il avait baissé les yeux au sol.

Ombrage se saisit du visage d'Harry dans une de ses mains et le força à la regarder dans les yeux.

-Les enfants mal élevés comme vous méritent une punition publique monsieur Potter.

Puis, elle murmura pour que seul Harry puisse l'entendre.

-Cédric Diggory aurait honte de vous. Tout comme votre sale moldue de mère.

Harry avait écarquillé les yeux, qui s'embuèrent rapidement de larmes qu'il ne laissa pas couler. Ombrage ne le ferait pas plier. Il ne réagirait pas. Non, il ne voulait pas. Mais elle continua.

-Vous êtes un garçon mal éduqué Harry. Comment pouvez vous agresser un Sang-Pur et ensuite ne pas vous plier à vos obligations ?

Harry comprit alors. Ombrage voulait l'humilier pour lui faire payer l'histoire avec Malfoy. Toutes ces histoires sur le sang n'étaient qu'un prétexte.
La crapaud rose lâcha le visage d'Harry et se recula de quelques pas. Elle sortit sa baguette et la pointa sur Harry.

Dans le fond de la Salle, Mc Gonagall voulut se lever pour faire arrêter ça, mais Snape la retint par le bras en lui faisant un signe négatif de la tête. Il fallait laisser faire ce qui était en train de se passer, même si la situation débordait.

L'assemblée des élèves était plongée dans un silence empli de nervosité. Ron et Hermione étaient près à bondir, mais se retenaient tant bien que mal. S'ils faisaient une connerie, ils en subiraient les conséquences… Ainsi que le pauvre Harry.

Ombrage fit un mouvement de baguette vers Harry et prononça le sortilège qui frappa l'adolescent de plein fouet.

-Endoloris !

Des cris retentirent dans la Grande Salle, les élèves étaient affolés de voir un tel spectacle devant leurs yeux.

Mes leurs cris ne couvrirent pas les hurlements d'Harry, qui était tombé au sol sous la souffrance. Il se tordait de douleur par terre, son corps était comme transpercé par des millions d'aiguilles qui se plantaient en lui. Il ne voulait qu'une chose : que cela s'arrête.

Et ce fût le cas, quelques instants plus tard. Il leva les yeux et vit Dumbeldore face à Ombrage, sa baguette en main.

Il ne se concentra pas plus que cela sur les deux professeurs près de lui car une vague de nausée le prit alors et vomit le contenu de son estomac au sol. Il avait du mal à rester à quatre pattes, ses bras tremblaient, et les vomissements ne l'aidaient gère à supporter cette posture. Quand il sentit qu'il allait lâcher, il roula sur le côté et se retrouva sur le dos. Il entendit Dumbeldore parler à Ombrage, la voix emplie de colère.

-C'est inadmissible ! Tonna le directeur. Je ne vous permets pas de lancer des Impardonnables dans mon école Dolorès !

-Vous ne pouvez pas y faire grand-chose Albus, dit Ombrage d'un ton calme. En tant que Grande Inquisitrice, j'ai le droit de dicter certaines règles et de faire ce qu'il faut si les élèves ne les appliquent pas.

Dumbeldore grogna, mais avant même qu'il ne puisse répliquer, Ombrage était revenue à la charge :

-Et dois-je vous rappeler que c'est vous, cher directeur qui m'avez donné ce pouvoir ?

Il y eut un silence pesant alors qu'Ombrage émit un petit rire de fillette.

Harry, toujours au sol, sentit les larmes couler sur ses joues. Il devait résister à cette folle.

Il lui fallait plus de Résistance.


Me revoilà ! J'espère que ce chapitre vous aura plu, j'attends vos reviews avec impatience (ça m'aide à écrire, ça me motive... Enfin vous voyez... Non ce n'est pas du chantage, pas du tout).

Dans le prochain chapitre, il y aura un FORT rapprochement entre notre cher professeur de potions et Harry...

Enfin bref ! Merci d'avoir lu ce chapitre !

Juliet Drake.