Etvoilà le chapitre suivant!
Je sais que l'histoire peut paraître rapide, mais je tiens à préciser que l'histoire commencera véritablement aux 11 ans de Harry, or il n'en a que 9 pour le moment et les éléments de sa vie future se mettent seulement en place. Vous comprendrez mieux en lisant. Merci pour les reviews et désolée du retard (j'avais promis dimanche mais m'a fait des misères...)
Petite remarque: les paroles en italique symbolisent le langage de Godric, que Harry comprend.
A Jeudi, j'espère!
Chapitre 4 : Surprise
La nuit était tombée sur Little Whinning. Pourtant, au 4, Privet Drive, quelqu'un ne dormait pas. Au contraire, un petit garçon s'habillait en silence pour sortir. Il vérifia que tout le monde était plongé dans le sommeil avant de se décider à quitter son petit placard sous l'escalier. Bien sûr, ses relatifs l'avaient encore une fois enfermé à double tour, mais le jeune Harry s'en moquait. Il lui suffisait de poser la main sur la serrure pour que le verrou se débloque seul. Et quand il rentrera, il fera de même pour que les Dursley ne se doutent pas de sa sortie nocturne.
Silencieusement, il se glissa hors de la maison et se dirigea vers le parc tout proche, comme presque chaque nuit. Un serpent invisible enroulé autour de son bras, il allait rencontrer ses seuls amis proches. Bianca, Hedwige et Godric étaient aussi ses plus précieux trésors. Bianca lui avait donné ses premières notions de magie, Hedwige lui apportait fréquemment des nouvelles du monde sorcier en ramassant les journaux oubliés et Godric allait observer le monde, enregistrant tout pour venir ensuite le raconter à son jeune maître et ami. Il avait épaulé les leçons de Bianca et Harry était enchanté d'apprendre autant.
Harry n'avait jamais su d'où venait Godric. Il avait un jour trouvé un œuf doré dans les fourrés en poursuivant par jeu sa chouette blanche. Il avait veillé sur cet œuf et un beau matin il avait découvert près de son lit un petit oiseau tout fripé que Bianca avait avec surprise reconnu pour être un jeune phénix. Et de ce fait, quelques jours plus tard, Harry avait assisté au premier vol de l'oiseau de feu. Il était splendide et intelligent, et le petit garçon en était fier. Et il le fut d'autant plus en constatant qu'il comprenait sa langue, pouvant dès lors discuter durant des heures de choses et d'autres avec ses animaux. Bien qu'il ne comprenne pas le langage de sa chouette, il parvenait quand même à communiquer avec elle, ce qui rendait les choses plus faciles pour lui.
Bianca s'était posée beaucoup de questions sur ce petit bonhomme qui parlait des langues rarement connues des hommes et dont les pouvoirs étaient si étranges. La discussion qu'ils avaient eue tous les quatre après la rencontre en rêve d'Harry et de ses parents lui avaient fait comprendre bien des choses. Vu la vie qu'il menait chez sa parenté, il semblait logique que sa magie se soit déclenchée plus que d'ordinaire, lui faisant faire des choses rarement possibles pour un si petit garçon. De plus, même s'il était puissant et, ce qui ne gâchait rien, terriblement surdoué, il semblait que sa magie ait placé comme une barrière, une limite de sécurité que l'enfant ne pouvait franchir. Ainsi, il lui était facile de guérir ou de métamorphoser de quoi se nourrir, mais il avait plus de mal avec les transformations de ses vêtements, par exemple.
Depuis qu'il avait de la compagnie, Harry avait changé. Il allait sur ses 9 ans et commençait lentement à avoir l'air de son âge. Il lui arrivait de s'amuser et de rire sans peur de recevoir une correction. Ses instituteurs s'étaient aperçus du changement chez le petit garçon qui devenait de plus en plus expansif dans ses rédactions. Harry s'était d'ailleurs trouvé une passion pour l'écriture et le dessin, qui lui permettaient de s'extérioriser. Il avait aussi commencé à aimer chanter quand il était seul, histoire de se défouler. Bref, il était plus serein, plus en paix avec lui-même. Un autre trait de caractère qui s'était révélé chez lui était la détermination, une détermination farouche à retrouver les siens et à leur rendre la vie qu'ils auraient dû avoir.
Ce soir, Harry marchait en chantonnant vers le lieu de rendez-vous. Godric lui avait promis une surprise mais n'avait pas voulu lui laisser le moindre indice. Le Survivant était impatient de la découvrir et ne cessait de se poser des questions sur ce qu'il allait découvrir.
Une fois arrivé, Harry constata que Godric et Hedwige l'attendaient sur les branches de leur arbre habituel, au fin fond du parc.
- Godric ! Hedwige !
- Harry ! Bianca ! Tout va bien ?
En réponse, Harry lui fit un beau sourire. Mais un regard vers Bianca fit comprendre aux deux volatiles que le Survivant avait encore connu des humiliations et des coups dans la journée. Ils n'y firent pas allusion et continuèrent comme si de rien était.
- Harry, te souviens-tu de la promesse que je t'ai faite ?
- Tu parles de la surprise ?
- Exactement. Je désire t'emmener quelque part, dans un endroit que j'ai découvert par hasard. Es-tu d'accord ?
L'expression sur le visage d'Harry fut la meilleure des réponses. C'était la première fois qu'il quitterait ces lieux depuis son adoption et la pensée de partir l'enchantait au plus haut point. En un coup d'aile, Hedwige se posa sur l'épaule de son maître, lui donnant les journaux du jour au passage. Godric se posta face au jeune garçon et lui demanda de lui tenir la patte. Harry obéit et ferma les yeux. Il se sentit soudain entouré d'une douce chaleur et ce fut comme s'il ne pesait plus rien. Quelques secondes plus tard, il ouvrit les yeux à la demande du phénix. Ce qu'il vit lui coupa le souffle. Il se tenait au beau milieu d'une allée dans un bois et à quelques pas se trouvait l'entrée d'une maison. Les portes grillagées finement travaillées étaient presque détruites et sur les montants de pierre étaient inscrits ces simples mots qui plus que tout l'avaient frappé :
- Godric's Hollow…. Godric…C'est…
- La maison où vivait la famille Potter jusqu'à cette nuit d'Halloween…
- La maissssson d'Harry….
Les larmes coulaient sur les joues du petit garçon. Lentement, il traça les contours des mots qui représentaient tant pour lui. Il pensa à son père, à sa mère, à ceux qui auraient dû se trouver à ses côtés…
- Personne ne vit plus ici, Harry…
Ces mots voulaient dire beaucoup. Cette maison était toujours à lui, apparemment. Doucement, pas à pas, il s'avança dans le sentier de pierre qui menait jusqu'à la maison, contemplant tout ce qui l'entourait. Des souvenirs lui revenaient du plus profond de sa mémoire, souvenirs de jours de bonheurs qui n'auraient jamais du cesser. Sous cet arbre, il revoyait un grand chien noir et un cerf jouer avec un petit bébé rieur sous les regards attendris d'une jeune femme rousse et d'un jeune homme aux cheveux châtains.
Les larmes coulaient, les sanglots le secouaient. Il se retrouva devant la maison et il tomba à genoux. Là où se tenait autrefois une ravissante demeure se trouvait un taudis en ruine. Une partie de la maison s'était effondrée mais une bonne part était toujours debout. La porte était défoncée et les fenêtres menaçaient de s'écrouler, grinçant allègrement au gré du vent en attendant de tomber une fois pour toutes.
Combien de temps Harry resta-t-il là à pleurer sur son passé perdu, son présent malheureux et son avenir incertain ? Il ne le sut pas lui-même. Il n'eut pas la force d'explorer ce soir ce qu'il restait de la demeure des Potter et demanda à Godric de le ramener chez les Dursley, non sans s'être promis de revenir le plus vite possible pour remettre en état ce qu'il pouvait. Il avait l'habitude des corvées, et celles-ci seraient bien plus agréables que celles des Dursley. Et puis, c'était chez lui…
Une fois de retour dans son cagibi, Harry se mit à songer à tout ce qu'il allait devoir faire pour avoir la permission de sortir. Mais Godric, qui avait choisi de rester le veiller, le rassura de suite : les phénix avaient un grand pouvoir, et il pouvait venir le chercher dans son placard s'il le fallait. Cela fit sourire le jeune Survivant : être puni allait être plus simple que d'être récompensé !
Bianca et Godric lui avaient en outre appris à reconnaître les protections magiques autour d'un lieu et il s'était rendu compte que les barrières posées lors de la traque de ses parents par Lord Voldemort étaient encore actives, à l'exception du Fidelitas, tout comme les anciennes barrières datant de plus loin encore dans le temps. Il pourrait probablement user de magie sans se faire repérer, comme ici, et peut-être plus encore.
Les yeux encore humides mais l'esprit déterminé, Harry finit par s'endormir sur la pensée qu'il aurait enfin un chez-lui où les Dursley ne pourraient pas venir le trouver. Il ignorait s'ils savaient qui il était en réalité, mais il y avait une chose qu'il savait : il ne pouvait pas quitter les Dursley, sa mère le lui avait déjà dit. Mais cela concernait-il aussi Godric's Hollow ?
Ces questions firent qu'il se retrouva une nouvelle fois dans le jardin, aux côtés de sa mère qui lisait un livre tout en caressant la tête d'un cerf posée sur ses genoux. A son arrivée, le cerf bougea et cela lui fit relever la tête :
- Harry chéri ! Comment vas-tu, mon coeur ?
- Bonjour Maman ! Bonjour Papa ! Je vais bien, ne vous inquiétez pas.
Lily et James n'ajoutèrent rien. Ils savaient bien qu'Harry mentait et qu'il continuait à subir son horrible parenté, mais il avait mûri et semblait plus heureux, alors ils étaient soulagés. James reprit sa forme humaine.
- Alors, bonhomme, quel bon vent t'amène ?
- Un vent bizarre, papa… Je suis allé à Godric's Hollow.
Lily et James le regardèrent étrangement. Ils étaient à la fois surpris et chagrinés, sachant qu'y retourner avait du être dur pour lui. Lily s'avança vers son fils et le fit asseoir sur l'herbe entre James et elle.
- Alors, qu'est-ce qui te tracasse ?
- James !
- Ben quoi ? C'est bien pour ça que tu es là, non ?
- Bah…entre autres…. Je voulais surtout vous voir. Je me suis souvenu…d'avant…
Les larmes coulaient des yeux du fils Potter et James voulu se gifler d'avoir posé la question si directement. Le regard que lui envoya Lily le conforta dans son idée : il n'avait décidemment aucun tact !
Lily prit son fils dans ses bras et James enlaça ses deux plus précieux trésors. Ce ne fut qu'après un long moment que Lily brisa le silence.
- Harry ? Et si tu me racontais toute l'histoire ?
- D'accord… Alors voilà…
