Hey ! Je voulais vous poster ce chapitre hier soir, et puis j'ai oublié... La vieillesse me guette arffff.
Merci à tous mes reviewers. Voici donc un nouveau chapitre ! Bonne lecture.
Chapitre 4
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Son sommeil fut agité ce soir-là, perturbé. Elle avait en effet retourné ses pensées dans son esprit pendant longtemps.
Au moment où elle s'était endormie, elle s'était convaincu que le moment avec Peeta n'avait été qu'un extraordinaire hasard, un délire rapporté par l'alcool et la chaleur du foyer. Elle avait juste besoin qu'un de ses amis arrivent, vite, pour cesser toutes interactions avec lui, pour ne plus à avoir à regarder son visage stupide et son air suffisant.
Le lendemain matin, elle fut tirée de son sommeil par un répétitif « Clap » sonore. Groggy, elle s'était couchée dans son lit, essayant de déchiffrer ce bruit. Il semblait venir de l'extérieur, et elle décida de se glisser hors du lit afin d'inspecter de quoi il s'agissait. L'air de la chambre était froid, et elle frissonna dans sa chemise à manches longues et dans son pantalon de flanelle, en se faufilant à côté de la fenêtre.
Sa fenêtre faisait face à la cour et la petite allée, et elle poussa le rideau pour regarder à l'extérieur : tout ce qu'elle put voir était la blancheur aveuglante de la neige. Elle attendit quelques minutes que ses yeux s'habituent, et des formes et des lignes se formèrent progressivement, et elle fronça les sourcils, découragée, quand elle réalisa qu'il était tombé encore plus de neige cette nuit-là. Un mouvement attira son attention, et elle tendit le cou pour regarder à droite, tout prenant garde de ne pas toucher la vitre glacée avec sa joue. Elle resta bouche-bée en réalisant ce qui se trouvait devant le hangar.
Peeta coupait du bois, brandissant une hache en l'air pour la laisser retomber violemment sur une bûche à plusieurs reprises. Il repositionnait sans cesse un morceau de bois, répétant inlassablement la même action. Il était sans manteau, il portait juste une chemise retroussée sur ses avant-bras nus, un pantalon et ses bottes de neige. Ses boucles blondes étaient presque brunes, humides à cause de la neige mais aussi de la sueur qui perlait sur son crâne. Katniss le regarda pendant un certain temps, hébétée, observant la façon dont sa chemise remontait quand il étirait ses épaules et sondos - ses muscles saillants en dessous.
Enfin, avec une sorte de volonté surpuissante, dont elle ignorait l'existence, elle quitta la fenêtre, refermant le rideau, et couvrit son visage avec ses mains. Elle avait dû rêver. Une hallucination suite à la privation de sommeil.
Mais le bruit persistait, clap, clap, clap, et elle gémit. Pourquoi diable coupait-il du bois ? Elle savait pertinemment qu'il y avait encore beaucoup dans ce foutu hangar. Elle se força à expirer lourdement. Ok, elle pouvait le faire. Tout ce qu'elle avait à faire c'était de faire comme si de rien n'était. Rester dans une complète indifférence et ignorance. Elle avait probablement tout imaginé.
Ce moment entre eux n'avait pas vraiment été réel. Il était peu probable que Peeta ait eu une arrière-pensée. Il devait surement se demander pourquoi elle était partie si précipitamment hier soir.
Et elle avait renversé sa bière en partant. Merde. Se sentant coupable, elle se glissa à la porte de la chambre, s'arrêtant un instant pour écouter le clap et s'assurer qu'il était toujours à l'extérieur.
Un petit feu crépitait encore dans la cheminée, et aucunes preuves de leur soirée n'avaient été effacées. Les cartes étaient empilées soigneusement sur le coin de la table basse, et son pantalon avait été plié et placé sur le fauteuil. Mais elle ne trouva aucune trace de sa bière, pas une goutte n'était renversée sur le tapis ou le plancher, nulle part.
Elle soupira, et avala sa salive quand elle réalisa qu'il avait nettoyé derrière elle. Après lui avoir préparé le dîner, après avoir joué avec elle aux cartes, après qu'elle l'ait insulté lui et son ex, après qu'elle ait voulu l'embrasser lui… Non, seulement les trois premières choses. La quatrième n'ayant pas eu lieu. Pas du tout.
Frottant ses yeux elle prit soudain conscience d'un nouveau parfum, en plus de celui de l'odeur de bois de chauffage. Elle renifla l'air, se rendant compte que c'était la douceur écœurante du sirop d'érable.
Perplexe, elle regarda autour d'elle et entra dans la cuisine. Son cœur se serra quand elle vu la pile de crêpes qui venaient tout juste d'être préparées.
Un autre élément à ajouter à la liste «Faire que Katniss se sente comme une merde» : Il avait fait le petit déjeuner, lui laissant clairement sa part.
Elle gémit. C'était quoi son but ?
Elle ne pouvait pas le comprendre. Ça avait toujours été comme ça, depuis qu'elle l'avait rencontré à cette soirée avec son pull 'renne'. Il était ce mec que tout le monde aimait, et qui s'entendait avec toutes les personnes qu'il rencontrait, sauf elle.
Ça n'avait pas de sens.
Avec un soupir résigné, elle s'engouffra dans la cuisine et se prépara une assiette de crêpes. Elle s'installa dans un fauteuil sur la petite table de la salle à manger, puis se mit à couper de grandes bouchées de crêpes avec le côté de sa fourchette avant de les enfourner dans sa bouche.
La porte s'ouvrit alors qu'elle en était au milieu de son repas, et elle se figea, lorsque de l'air froid s'engouffra dans l'appartement. Elle tourna ses yeux vers sa droite, ouvrant légèrement la bouche quand elle remarqua qu'il avait posé ses yeux sur elle également.
Ses cheveux étaient décoiffés à cause du vent et de l'humidité, et ses joues et son nez étaient rouge, piqués par le froid. Sa peau avait commencé à gercer à cause du vent, et ses doigts semblaient presque violets et rigides. Elle voulait le gronder d'être allé dehors dans une tenue si légère, mais elle combattit l'envie de le sermonner et se contenta de le regarder à la place.
Il jeta un regard dans sa direction, sa poitrine se soulevant légèrement après l'effort qu'il venait de faire, et après un moment, il ferma la porte. Mais il ne dit pas un mot, se penchant soigneusement pour délier ses bottes et les enlever sur le seuil de la porte. Katniss avala sa bouchée qui avait commencé à se solidifier dans sa bouche.
_Ermm... J'espère... que c'est pas un problème que j'ai mangé des crêpes, dit-elle, puis il la regarda finalement.
_Je voulais nourrir les écureuils avec mais bon…, lui dit-il avant de lui faire un large sourire. C'est bon, elles étaient pour toi. Je vais prendre une douche, j'ai besoin de me réchauffer.
Et puis il disparu dans le couloir, la laissant abasourdie.
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