Bonjour à tous,Kisara Hamagasaki.

Pardonnez-moi pour mon retard, mais un membre de ma famille proche est décédé il y a quelques jours et je n'avais pas le cœur à écrire.

Enfin bon, continuons sur une note plus joyeuse ! Merci à et Rose-Eliade pour leur soutient.

Je vous souhaite une bonne lecture


Chapitre 3: Paroles

« Je ne sais pas pourquoi je suis venu ici et pourquoi ce jour-là. J'avais, comme tous les soirs depuis une semaine des cauchemars la nuit, à chaque fois le même. Je revoyais mes parents mourir sous mes yeux et cette vampiresse au Sang Pur qui tenait mon frère Ichiru entre ses griffes. Ensuite, je me suis réveillé dans ma chambre, seul. J'étais seul. Je ne reverrais jamais mes parents et mon frère avait disparu.

Sans savoir pourquoi, je me suis levé et je suis allé dans les écuries. C'est là que j'ai vu ce poulain fragile et maigre dormir dans la paille. White Lily, c'était le nom que lui avait donné la fille du directeur, s'est redressée à mon approche. Elle s'est avancée vers moi et s'est mise à lécher mes doigts. Elle aussi avait perdu ses parents, comme moi, elle était seule. Sa langue était toute douce. C'est alors que j'ai senti quelque chose changer en moi. Depuis cette funeste nuit, je me sentais comme mort. Au niveau de ma poitrine, mon cœur était devenu dure et lourd. J'avais perdu goût à la vie et ma voix s'était éteinte comme si elle savait déjà que cela ne valait pas la peine de rester avec moi. Mais au contact de ce petit être fragile de quelques jours, j'ai senti le poids dans mon cœur et ma gorge s'alléger.

- White Lily, ai-je murmuré.

- Zero?

Surpris, je me suis retourné et je me suis retrouvé devant Yûki.

- Yûki ?

- Zero, tu parles, me demanda-t-elle les yeux en larmes.

Bon sang, elle ne me lâchait jamais celle-là. Il y a des jours où elle est vraiment lourde. Si je la suivais, elle et le directeur et faisait ce qu'ils me demandaient, c'était pour qu'ils me foutent la paix. »

Soudain, la lumière s'alluma et Steve apparut avec un biberon à la main.

- Qu'est-ce que vous faites-là vous deux, demanda-t-il. Vous devriez être au lit à cette heure-ci.

- On était inquiets pour White Lily, dit aussitôt Yûki. C'est pour cela qu'on est venu.

- C'est très touchant, mais comment croyez-vous que le directeur aurait réagi s'il avait découvert vos lits vides? Il aurait été très inquiet pour vous.

- Et vous, que faites-vous avec ce biberon, demanda Yûki.

- Eh bien, c'est du lait pour White Lily. Il faut la nourrir toutes les demi-heures, de jour, comme de nuit. C'est très important pour un poulain sinon, il perd très rapidement du poids.

- On peut juste regarder, demanda la jeune fille. Après c'est promis, on retourne directement au lit.

- Oui bon, ça va pour cette fois, dit-il. Mais ne vous faites pas d'illusions tous les deux, j'en parlerai au directeur dès demain matin. C'est compris?

Yûki et Zero firent un signe de tête affirmatif et regardèrent Steve donner le lait à la petite pouliche. White Lily buvait à petites gorgées et faisait tomber de temps en temps quelques gouttes.

- Je peux essayer, demanda Yûki.

- Oui. Tu te places, ici, dit Steve en la mettant au niveau de l'encolure. Avec ta main droite, tu la tiens bien, il ne faut pas qu'elle se sauve et de la gauche, tu tiens le biberon vers le haut pour qu'elle puisse bien tout boire.

Yûki essaya pendant quelques minutes et Steve se tourna vers Zero.

- Essayes toi aussi, dit-il.

Yûki faillit lui dire que le petit garçon parlait maintenant, mais elle se ravisa quand il lui envoya un regard meurtrier. Lui aussi nourrit White Lily, mais plus longtemps que Yûki, car Steve tenait à ce que ce soit lui qui vide complétement le biberon.

Après cela, Steve leur fit tenir leur promesse et tandis, qu'il préparait le repas de la prochaine demi-heure, les deux enfants dirent au revoir à la pouliche et sortirent.

- Enfin, ce n'est pas trop tôt, dit Zero. J'en avais marre de rester là.

- T'es vraiment gonflé, dit Yûki. J'ai dût mentir pour couvrir ta sortie nocturne et c'est comme ça que tu me remercies? Et puis, je te rappelle que c'est toi qui es venu le premier, moi, je n'ai fait que te suivre.

- Que je sache, personne ne t'a demandé de me suivre.

- Alors fait moins de bruit quand tu de déplaces, on dirait un éléphant.

- Tu as un sacré culot de me dire ça directement, dit Zero en esquissant un sourire.

Yûki lui rendit son sourire. Beaucoup de choses s'étaient passées cette nuit-là. Zero n'était plus le garçon replié sur lui-même d'il y a seulement quelques minutes. Un éclat de vie brillait dans ses yeux couleur améthyste autrefois éteints. Il souriait et c'était bien la première fois.

-oOo-

Le lendemain, Yûki et Zero étaient en train de prendre leur petit déjeuner tranquillement quand Kaien entra, la mine sévère.

- Je viens de recevoir un message de Steve, dit-il sérieusement. Il m'a dit que vous étiez dans les écuries en pleine nuit. Que vous soyez mes enfants ne change rien, vous étiez dehors en pleine nuit et ce comportement mérite une punition.

- Ne punissez pas Yûki, dit Zero. C'est moi qui suis sorti et elle m'a suivi sans réfléchir.

- Oh mon Dieu, s'exclama Kaien. Je croyais que ce jour n'arriverai jamais: Zero a dit son premier mot. Papa est très fier.

- Que les choses soient bien claires, dit le petit garçon alors qu'une aura sombre se formait autour de lui. Premièrement, vous m'avez donné un endroit où dormir, mais il est hors de question que je sois votre fils. Deuxièmement, nous ne nous connaissons pas et j'aimerai que vous arrêtiez de m'appeler à tout bout de champs par mon prénom. Troisièmement, arrêtez de faire ses singeries, sinon, je vais craquer.

- Tes mots sont une lance qui transperce mon cœur de père, s'écria Kaien d'un mouvement théâtrale. Si jeune et pourtant déjà si sérieux.

- Ok, oubliez l'option trois. De toute façon, s'est trop tard on ne peut plus rien y faire: c'est déjà un cas désespéré.

Yûki sourit doucement. Zero était de prime abord un peu brutal, mais enfin de compte, il était très gentil.

- Qu'est-ce que tu as à sourire bêtement, lui demanda Zero. Ces remarques sont aussi valables pour toi.

- Hé, pourquoi tu me mets dans le même panier que le directeur?

- Parce que tu es aussi collante que lui.

- Mais, c'est pas vrai, je t'ai toujours laissé tranquille pendant les repas.

Kaien observait ses deux enfants se chamailler. Ces deux-là s'entendaient bien plus qu'il ne l'aurait espéré. Zero avait beau dire qu'il ne ferait jamais partie de la famille, il en était déjà membre. Kaien le considérerai toujours comme son fils. Et il le protégerait quoi qu'il arrive…


A la mémoire de Martine...


Et voilà, ça vous a plu?

Je vous l'accorde, ce chapitre est un peut court, mais Il reconnaissez que Zero n'a pas la langue dans sa poche. ^^

Encore une fois merci à Yume pour ses corrections. Je vous donne rendez-vous au prochain chapitre !

Kisara Hamagasaki