Disclaimer : Est-ce vraiment nécessaire de rappeler que AUCUN personnage de cette fiction ne m'appartient ?
Bonne lecture !
Un mois était passé depuis son agression. Après les cours elle s'entraînait aux combats et apprenait à contrôler son aura et son énergie afin d'éviter de revivre ce genre de situation. Ayant eut un aperçu des capacités de Saï, qui savait utiliser ses pouvoirs sous sa forme humaine et de son sauveur, dont elle ne connaissait toujours pas l'identité mais le dessinait dans son carnet à dessin à l'aide de ses souvenirs, elle s'entraînait tous les jours après les cours. Elle arrivait dorénavant à utiliser le multi-clonage et l'orbe tourbillonnant sous sa forme humaine et avait créé une variation de l'orbe tourbillonnant : L'orbe shuriken. Mais Tsunade lui avait interdit de l'utiliser en raison de son danger pour l'adversaire mais aussi pour elle. Mais elle le travaillait en cachette. Gaara intégra la bande, au plus grand bonheur de tout le monde, surtout celui de Naruko, qui l'avait aidé à surmonter son asociabilité. Bon il était toujours asocial mais moins qu'avant. C'était mieux que rien. Et elle avait fait de nouvelles rencontres entre-temps. Une nouvelle routine s'installa. Il ne restait plus qu'une semaine de cours avant les vacances.
Elle était en Arts-Plastique en train d'attendre que sa peinture sèche à côté de sa camarade et nouvelle amie, Fû Shiraishi, qu'elle appréciait malgré son tempérament lunatique et sa manie de sécher les cours*. La blonde observait de temps en temps la place vide de Saï. Elle ne s'était toujours pas fait à l'idée qu'il était un démon et qu'il avait été tué brûlé vif sous ses yeux.
« Que vas-tu faire pendant tes vacances ? » Lui demanda Naruko en rangeant ses pinceaux.
- À la base je devais aller voir ma correspondante en Espagne mais je pense que je vais bosser, j'ai trop séché de cours et j'ai pris du retard ! » Se plaignit Fû en se passant une main dans ses cheveux turquoise. « Et toi ?
- Eh bien je- »
« Naruko Uzumaki est priée de se rendre au bureau du conseil des élèves tout de suite. Merci. »
« Qu'est-ce-que tu as encore fait ?
- Je crois que madame la vice-présidente va me donner ma punition pour une gaffe que j'ai fais quelques semaines plus tôt. » Lui avoua-t-elle en rangeant ses affaires dans son sac. « Je te raconterai ça au prochain cours d'art plastique, enfin, si tu es là. » Termina-t-elle sa phrase lourd de sous entendus.
« Promis je serai là pour écouter ton histoire, je ne sécherai plus ! Maintenant vas-y, je rangerai ta peinture une fois sec.
- Merci ! » La remercia-t-elle dans hâte avant de sortir de la salle.
[...]
Arrivée devant la porte du bureau du conseil des élèves, elle entra dans la pièce sans demander son reste et claqua la porte derrière elle, faisant sursauter Karin qui lisait un livre. Elle s'assit en face d'elle et n'avait qu'une hâte : sortir de cette pièce.
« On ne t'a jamais appris à toquer avant d'entrer ?
- Non, désolée. »
Karin l'observa, légèrement agacée par sa réponse, refermant le livre qu'elle lisait d'un claquement sec, puis sortit son dossier scolaire d'un tiroir.
« La dernière fois qu'on s'est vues, je t'avais prévenu que tu aurais une punition. La sentence est tombée : tu seras de corvée de nettoyage durant ces vacances. Tu nettoiera la piscine, le gymnase, les matériaux sportifs, toutes les salles liés au sport. Et je veux que tu arrives à l'heure ! Toutes les journées de corvées que tu sécheras seront doublées et à faire durant les prochaines vacances.
- Qu-quoi ! C'est une blague ?!
- Est-ce-que j'ai l'air de blaguer ? »
Naruko la regarda et elle affichait un air très sérieux. Elle avait fait pire comme bêtise, comme par exemple créer un tsunami à base de peinture rouge dans la cité des anges, dont tout les bâtiments sont de base de couleurs clairs, mais avait jamais eu de punition aussi sévère que celle là. Les humains étaient vraiment cruels parfois se disait-elle. Elle soupira d'agacement et se retint de ne pas insulter Karin de tout les noms d'oiseaux qui lui trottaient dans la tête.
« Tu viendras au lycée de neuf heures à dix huit heures, même si tu as finis tes corvées tu feras la journée complète au lycée.
- Mais.. Ce n'est pas juste !
- Estimes toi heureuse que j'ai allégé ta punition ! Normalement pour ce genre d'incident en plus de tes retards trop nombreux tu passes en conseil de discipline..» Déclara-t-elle en rangeant son dossier scolaire dans un tiroir avant de le refermer d'un coup sec.
Elle se demanda comment une cinglée et sadique comme Karin avait fait pour gagner l'élection vice présidente. Elle s'en souvint que c'était la guerre pour le poste de vice-président du conseils des élèves au début de l'année. Ino, Karin et Sakura s'étaient présentées car Sasuke était le président du conseil. Aucun autres élèves avaient osé se présenter face à elles. Ils les appelaient même les tyrans par certains élèves.
« Hors de ma vue. » Lui ordonna-t-elle.
Naruko ne se fit pas prier et se leva. Elle ouvrit la porte et tomba nez à nez sur Sasuke. Ils ne s'étaient pas reparlés depuis la salle de musique. Il l'avait ignoré depuis. Ils se regardèrent pendant quelques secondes qui paraissaient une éternité pour eux avant que Naruko ne tourne sa tête et partit, gênée et agacée. Sasuke, qui était toujours au seuil de la porte, observa Naruko partir au loin puis entra dans la pièce.
« Bonjour Sasuke-kun.
- Pourquoi a-t-elle été convoqué ?
- Eh bien.. Je l'ai convoqué pour lui dire les conséquences de ces nombreux retards, ainsi que pour avoir fait exploser l'une des salles de laboratoire qui est toujours hors service. » Lui révéla-t-elle, toute rouge en se gigotant dans tout les sens comme une sangsue.
« Quelle est sa punition ?
- Pendant les vacances elle sera de corvées ménagères de neuf heures à dix huit heures. » Lui répondit-t-elle avec un sourire malicieux, fière de lui avoir donné cette punition, ayant apprit que la blonde avait bousculé Sasuke dans les couloirs sans s'excuser au début de l'année.
Le ténébreux sortit à son tour de la salle, laissant Karin fantasmer toute seule. Maintenant, il savait de ce qu'il allait faire pendant ses vacances..
Naruko rentra chez elle, épuisée. Elle n'avait qu'une chose en tête : s'écrouler sur le sofa et ne plus bouger. En passant par le couloir, elle remarqua Jiraya, les bras croisées, les sourcils froncés, qui l'attendait au seuil de la vitre de la terrasse. Il se mettait rarement en colère, elle souffla avant de faire son entrée dans le salon.
« Tu peux m'expliquer pourquoi-
- J'l'ai pas fais exprès, je ne voulais pas faire exploser la salle de cours je te le jure ! Ils m'ont donné une punition exemplaire, crois-moi ! Je serai plus attentive la prochaine fois !
- Mais enfin de quoi tu parles ?
- Toi de quoi tu parles ? »
Elle se tût, sentant qu'elle avait encore plus aggravé son cas. Elle devait vraiment apprendre à se taire parfois. Il soupira et alla à la terrasse pour revenir avec une cage où un petit renard y était enfermé.
« Kyûbi ! » S'exclama-t-elle en le voyant enfermer dans une petite cage. Puis elle se frappa le front, elle avait oublié de lui laisser de la nourriture dans sa chambre.
« Comment as-tu fais et pourquoi ne m'as-tu rien dis ?
- J'avais peur de ta réaction..
- Alors imagines ma réaction lorsque j'ai vu un petit renard orange volant voler et manger mes en-cas !
- Je suis désolée, j'aurais dû t'en parler.. »
Elle lui raconta la première fois où elle avait parlé à Kyûbi, qui n'avait qu'une chose en tête : la tuer en la mangeant toute crue. Mais au fil des années sa haine s'évaporait petit à petit et il l'aidait, que ce soit pour ses techniques, pour les cours ou dans sa vie et ses choix personnelles. Elle lui raconta également comment elle avait réussi à donner un corps à Kyûbi, sans que le sceau ne soit brisé et que sous cette forme il était incapable d'utiliser ses pouvoirs maléfiques, qui était toujours en elle et qu'il avait uniquement la capacité de voler. Jiraya soupira à la fin de l'histoire, il savait que ce qu'elle faisait n'était pas à mal. Il ouvrit la cage, libérant ainsi le petit renard qui vola en fonçant droit sur le front de Naruko, lui donnant un coup de boule.
« Aieuuuuuuh.. » Gémit la blonde en se massant le front.
« Ça c'est pour m'avoir oublié ! » S'écria-t-il, en colère avant de voler jusqu'à sa chambre, ronchonnant dans sa barbe que c'était de la maltraitance animal de l'avoir enfermé dans une cage.
La semaine passa vite au goût de Naruko, c'était déjà les vacances. Naruko arriva à son lycée à l'heure pour sa première journée de corvée. Tous ses amis étaient partis hier à Miyazaki pour aller au Ocean dome, l'un des plus grand parc aquatique au monde*. Elle aurait tout donner pour y aller, sachant que ce genre d'expérience ne se reproduirait qu'une seule fois dans son apprentissage. Elle était vêtue de l'uniforme sportif, qui n'était qu'un tee-shirt blanc et un mini-short bleu. Il était déjà treize heures passé et elle avait nettoyé les vestiaires, tondu le terrain de football et balayer les gradins. Elle était face à la piscine, balai à brosse à la main. Elle avait été vidé mais elle était sale. Elle soupira, nettoyer cette piscine allait lui prendre des heures. Elle se fit un chignon, noua son tee-shirt trop grand pour elle et se mit au boulot. Elle prit le tuyau d'arrosage et arrosa le fond de la piscine pendant trente minutes. Après cet arrosage, elle frotta et balaya le fond de la piscine. Cela faisait plus d'une heure qu'elle faisait ça, elle n'avait pas nettoyé la moitié du bassin qu'elle était déjà à bout.
« Besoin d'aide ? » Demanda quelqu'un, d'une voix légèrement moqueuse.
Naruko leva sa tête pour savoir qui avait la grâce et la générosité de vouloir l'aider à nettoyer cette piscine et aperçut que c'était Sasuke. Elle soupira d'agacement, elle commençait à croire que le sort s'acharnait sur elle. Elle lui tourna le dos et continua à balayer, ignorant Sasuke qui la regardait avec amusement. Alors qu'elle était en plein travail, Sasuke prit le tuyau d'arrosage et arrosa Naruko comme si c'était une plante. Elle se retourna pour lui faire face. Elle sortit de la piscine et prit le tuyau qui était de l'autre côté de la piscine et arrosa à son tour Sasuke. Ils s'amusèrent ainsi pendant plus trente minutes à s'arroser jusqu'à qu'ils se rendirent compte qu'ils étaient complètement trempés.
« Alors, acceptes-tu mon aide ? »
Naruko hocha la tête de haut en bas et lui passa un balai. C'était vrai qu'elle avait été vexé qu'il ignore de la sorte mais un ange devait pardonner, la rancœur ne menait à rien et puis elle avait besoin d'aide pour nettoyer cette piscine.
« Bienvenue à bord. »
Sasuke saisit le balai et ils descendirent au fond de la piscine, tuyau à la main. Ils se mirent au travail et commencèrent à nettoyer la piscine. Ils avaient fini de la nettoyer entièrement en une heure.
Depuis ce jour, Sasuke venait aider la blonde tous les jours pour ses corvées. Naruko savait qu'elle n'aurait jamais réussit à nettoyer toute seule le gymnase, l'arrière cour où les athlètes courraient, le terrain de basket, la cour de tennis, la salle de kendo, le terrain de tir à l'arc et tout les équipements sportifs qui allaient avec en seulement deux semaines. Elle voulut lui demander pourquoi il l'aidait, sachant qu'il n'était pas le genre de personne à aider son prochain sans avoir une idée derrière la tête. Il avait quand même sacrifier ses vacances pour l'aider. Elle avait finit par cerner le caractère de Sasuke au fil du temps. Il était asocial, froid et hautain mais était également patient, et oui c'était une qualité pour elle car il arrivait à supporter -et écoutait- ses bavardages incessants, attentif et pouvait même être drôle. Sans qu'elle ne s'en rendit réellement compte, elle commença à s'attacher à Sasuke et prenait même plaisir à venir au lycée pour le voir, ne voulant pas que les vacances se terminent.
C'était le dernier jour de corvée, Sasuke et Naruko avait fini de tout nettoyer. Il était maintenant dix huit heure et le soleil commençait à se coucher. Ils étaient dans la cour en marche pour sortir du lycée.
« Dans deux jours, c'est la rentrée, c'est passé tellement vite ! » Fit remarquer Naruko en s'étirant les bras.
« Hn.
- Sans ton aide, je n'aurais jamais terminer mes corvées en deux semaines. Je ne sais pas comment te remercier.
- Moi je sais comment. »
Il se mit face à elle, une main releva son menton tandis que l'autre enroula sa taille, la rapprochant encore plus de lui. Il se pencha et déposa ses lèvres sur les siennes. Naruko, ahurie, se laissa faire et entrouvrit ses lèvres. Elle sentit sa langue taquinée la sienne, ce baiser tendre se transforma en baiser langoureux. Ce qui étonna la blonde c'était qu'elle répondit au baiser et sentit une sensation étrange s'éveiller dans son ventre. Après de longues secondes il se recula, observant le visage de Naruko. Elle était abasourdie, les yeux légèrement écarquillés, les joues rosies et la bouche entre-ouverte. Il fit un sourire victorieux avant de s'en aller, sans un regard en arrière. Naruko, quant à elle, resta coi et immobile pendant quelques secondes avant de frôler avec ses doigts fins ses lèvres. Il lui avait volé son premier baiser.
« ENFOIRÉ D'UCHIWA ! » Cria-t-elle à pleins poumons, excédée, attirant le regard curieux du gardien qui balayait la cour, avant de rentrer chez elle en courant.
[….]
Une fois arrivée chez elle, elle partit en courant se réfugier dans sa chambre, sous le regard interrogateur de Jiraya qui était au salon à regarder la télévision. Elle s'enferma dans sa chambre et s'écroula sur son lit. Elle se retourna et observa le plafond, complètement perdue dans ses pensées. Elle mit une main sur son cœur qui battait trop fort et trop vite à son goût. Elle ne savait ce qui lui arrivait. C'était la première fois de sa vie qu'elle ressentait cela.
« Eh gamine t'as quoi ? » Lui demanda le petit renard, qui s'allongea à ses côtés, pas habitué à la voir silencieuse.
Naruko l'ignora, complètement perdue dans ses pensées et réflexions. Elle avait enfreint malgré elle l'une des règles capitales venant des hautes sphères. S'il y avait une chose que Naruko prenait très au sérieux s'étaient les règles venant des hautes sphères, c'était des règles à ne pas enfreindre sous aucun prétexte car de grosses représailles tombaient ensuite. C'était grave, son rêve était en péril.
« Ne jamais embrassé et encore moins tombé(e) amoureux(se) d'un(e) humain(e). »
Mais étrangement, elle avait apprécié. Elle toucha du bout des doigts ses lèvres et rougit rien qu'en y repensant. Elle avait aimé ce baiser, elle ne le regrettait pas. C'était cela le pire.
« Kyû ?
- Hm ? » Répondit Kyûbi, en se léchant la patte, attentif.
« Qu'est-ce-que je risque... Si j'ai brisé l'une des règles venant des hautes sphères ? »
Kyûbi garda le silence, attendant ce que la blonde en dise plus, ce qu'elle fit.
« J'ai embrassé un humain. Enfin, c'est lui qui m'a embrassé. »
Kyûbi arrêta de lécher sa patte, il se mit face à elle, espérant que ce soit une blague. Il la dévisagea et vit qu'elle abordait un air très sérieux au visage, il ne l'avait jamais vu aussi perturbé. Il savait que si le conseil Ten'shi l'apprenait, c'était la mort qui attendait la blonde et également la sienne, puisqu'il était scellé en elle.
« À partir de maintenant, tu l'ignores.
- Mais-
- Il n'y a pas de mais ! Tu veux mourir ? tu veux qu'il meure aussi ?! » Lui avertit le renard orangé, prenant sa voix grave en faisant sursauter Naruko. Il se calma.
« Alors ignore-le pour ton bien et pour le sien. Évites tout contact avec lui, que ce soit visuelle ou corporelle. Je viendrais avec toi demain à l'école. » Conclut Kyûbi en lui tournant le dos avant de s'assoupir, sachant que son hôte serait attristée par ce qu'il venait de dire mais il faisait ça pour son bien et pour le sien, en espérant que l'histoire n'allait pas se transformer en cauchemar.
Loin de là, dans un entrepôt abandonné à la frontière de la ville, un ange gardien, attaché en hauteur par des chaînes qui absorbaient l'aura. Sans son aura*, il ne pouvait pas se servir de ses pouvoirs et était donc vulnérable face à son bourreau, qui lui, attendait qu'il réponde à sa question. L'ange avait des cicatrices, des bleus et son pied droit était cassé, ses vêtements blancs étaient devenu rouges à cause de son sang. Cela faisait quarante huit heures qu'il était enfermé ici.
« Alors, où est l'hôte de Kyûbi ?
- Je ne trahirai pas les miens, je te dirai jamais où elle est !
« Elle.. » Répéta son bourreau, marchant autour de lui, comme un prédateur en chasse. L'ange dégoulinait de sueur et se rendit compte de la gaffe qu'il avait fait. Mentir n'était pas dans les principes d'un ange, il avait fait attention à chaque parole prononcé sauf celle-ci, à bout de force.
« Alors comme ça c'est une fille.. »
Le jeune démon se mit face à l'ange et ce dernier cracha du sang sur lui. Il prit un peu de sang que l'ange avait craché sur sa joue à l'aide de son index puis le scruta froidement. Il saisit son katana qui était accroché au mur, prêt à l'utiliser. Il savait que l'ange ne lui donnerait pas d'information supplémentaire, il lui était dorénavant inutile.
« Les milles oiseaux. »
La lame du katana était entourée d'éclairs puis il transperça le cœur de sa victime. Il retira la lame du katana sèchement du corps puis l'essuya à l'aide son mouchoir en tissu qui était dans la poche-avant de son blazer. C'était un peu comme un jeu pour lui : La proie et le chasseur. Il aimait ce jeu, car c'était toujours lui le gagnant.
« Alors, tu as du nouveau ? » Demanda une voix provenant de derrière le démon avant de s'avancer vers lui.
« L'hôte de Kyûbi est une fille. Il ne m'a pas dit son nom mais grâce au précédent ange capturé, on sait qu'elle est sur terre. Ils ne sont vraiment pas doué pour mentir.
- Tu as tué combien d'ange depuis ?
- Si on compte celui-là c'est le huitième.
- Bien, tu as fait du bon boulot Sasuke. Il ne faut pas éveiller les soupçons en particulier ceux des sages du conseil Ten'shi. Ils ont déjà découvert les corps de certains de leurs chers angelots. Fais ça en toute discrétion cette fois ci.. »
Sasuke hocha la tête de haut en bas avant de lancer une boule de feu sur le cadavre qui brûla instantanément, ne laissant que des cendres.
« Bien petit frère sur ce, je te laisse. » Dit l'homme aux longs cheveux ébènes attaché en une simple queue de cheval, avant de se téléporter grâce à ses yeux rouges.
Une semaine était passée depuis ce baiser. Naruko n'en avait parlé à personne et décida de suivre le conseil de Kyûbi : ignorer Sasuke. Ce dernier en faisait de même. Normalement elle aurait été soulagé mais bizarrement, elle était blessée et déçue qu'il l'ignore de la sorte. C'était comme si les deux semaines passées avec lui n'avaient jamais existé, alors que pour elle c'était devenu des souvenirs précieux. Ce matin là, elle réussit tant bien que mal à arriver en avance au lycée. Elle remarqua qu'il n'y avait personne devant le lycée, ni d'élèves, ni de groupies, rien, silence radio. Elle s'avança pour rentrer dans son lycée lorsqu'elle aperçut une foule d'élèves devant le gymnase. Curieuse, elle alla là bas et croisa Shikamaru qui sortait du gymnase.
« Hey Shika, pourquoi tout le monde est là ?
- Ah salut Naruko. Ils nous ont tous réunit ici. Monsieur le président des élèves et la proviseur vont faire un discours je crois.
- Tu ne restes pas ?
- Non, écouter des discours le matin ce n'est pas mon truc, je vais aller pioncer à l'infirmerie. » Grommela Shikamaru avant de la saluer et de marmonner un vague « galère ».
Naruko décida de rentrer dans le gymnase. Celui-ci était bondé de monde. Elle reconnut des premières, elle se demandait ce qui se passait, c'était rare qu'ils était tous réunit ainsi. Elle vit Gaara en compagnie de Hinata et de Kiba. Elle les rejoignit aussitôt, accourant vers eux.
« Salut, vous savez ce qui se passe ?
- Bonjour Naruko-Chan. On n'en sait pas plus non. » Lui répondit Hinata.
« Montez tous dans les gradins je vous pris. » Ordonna calmement Tsunade à partir d'un micro, interrompant leur conversation.
Les élèves ne l'écoutèrent pas vraiment. Certains exécutèrent, comme Naruko et ses amis mais d'autres continuèrent à discuter.
« Tout de suite ! » Ordonna la proviseur d'une voix froide et grave, perdant patience. Tout le monde accourut dans les gradins, connaissant le tempérament de cette dernière. Une fois tout le monde installé, elle laissa la parole à Sasuke, au plus grand bonheur de son fan-club et au grand désarroi de Naruko qui essayait de l'oublier.
« Le festival sportif annuel de Konoha High School débutera en fin de semaine.
- Et durant cette journée, nous allons faire des sélections pour savoir qui seront les élèves qui auront le privilège et l'honneur de représenter notre lycée durant le tournoi inter-lycée qui à été remporté par le lycée de Suna. Les cours de la semaine seront suspendus, vous aurez entraînement à la place. Et tout le monde mettra la main à la patte ! » Reprit Tsunade.
Oh oh, ça allait être la guerre. Lorsque Tsunade participait ou parlait de compétition, elle se transformait en véritable tyran et elle savait de quoi elle parlait. La proviseur avait une dent contre le lycée de Suna, en particulier leur proviseur car ils avaient gagné l'année dernière le tournoi inter-lycée de la région. La blonde jeta un coup d'œil à Gaara, qui était autrefois dans cette école, il restait impassible.
« Cette année on va les battre. Hors de question de perdre comme l'an dernier ! Sinon des têtes vont tomber, croyez-moi ! »
Elle faisait froid dans le dos. Tsunade était une très mauvaise perdante et Naruko espérait ne pas faire parti des élèves sélectionnés. Presque tous les élèves ici présent le souhaitaient.
« Ne vous inquiétez pas, on vous fera honneur cette année ! » Cria Rock Lee, un élève aux gros sourcils et à la coupe au bol, qui se vouait corps et âme au sport au détriment de ses études.
« Je suis fier de toi Lee ! » Répondit Gaï-sensei, l'un des professeur de sport qui ressemblait étrangement à Lee, en levant son pouce avant de faire un sourire étincelant, sous le regard exaspéré de certains.
* Moi en une seule phrase x)
*L'aura est l'équivalent du chakra dans ma fiction.
