Chapitre 4 : Apprendre à se connaître
Aussi étrangement que cela puisse paraître, Harry se sentait mieux depuis qu'il avait tout avoué aux Maraudeurs. Il avait pensé qu'ils seraient distant par rapport à lui, quelques temps au moins, mais ce ne fut absolument pas le cas, puisqu'il se retrouva intégré à leur groupe immédiatement. Même James le croyait désormais, et mieux, il semblait à Harry que son père cherchait à le connaître.
Ce que Harry apprécia particulièrement de la part des trois Maraudeurs, c'est qu'ils ne cherchent pas à lui faire pardonner à Peter, eux même devenant plus distant avec le jeune homme, comme si ils avaient bien comprit le danger qu'il représentait pour eux. Si Peter ne devenait pas le gardien des Potter, Harry avait déjà réussit une bonne partie de sa mission, celle supposée par Dumbledore.
Retrouver Dumbledore en pleine forme et pouvoir lui parler comme avant avait aussi profondément chamboulé Harry. Dans son époque, Dumbledore était mort, et cela lui faisait bizarre de penser que désormais, il pourrai aller le voir si quelque chose n'allait pas, ou le tracassait.
En quelques heures, il avait eu le temps de comprendre que, dans cette époque, Voldemort n'avait pas encore atteint des sommets, et il comprenait que pour le moment, le monde ne croit pas encore au danger imminent qu'il allait devenir. Personne ne pensait que Lord Voldemort causerait autant de ravages, ce qui était bien dommage, en vu de tous les morts qu'il provoquera dans quelque temps.
Sa vie dans cette époque aurait pu être presque rose, si il ne souffrait pas autant du vide que l'absence de certaine personne provoquait dans son cœur. Il ne supportait pas de se lever en se disant que, aujourd'hui encore, il ne reverrait ni Ron, ni Hermione, et que Ginny ne viendrait à nouveau pas l'embrasser en guise de bonjour. Plus que quiconque, la jeune femme lui manquait atrocement. Certes les maraudeurs l'entouraient, mais cela n'était pas pareil.
Harry pensait à tout cela depuis bientôt une heure quand un bruit lui indiqua que les Maraudeurs venaient de se réveiller. On était dimanche, le premier qu'il passait ici, et Harry s'était levé bien avant les autres. James, Sirius et Rémus avaient prévus de lui faire passer son premier week-end comme tout Maraudeurs se doit de le faire, c'est-à-dire... farniente toute la journée.
- Tu ne dors pas beaucoup, je me trompe ?
Si Harry avait entendu que quelqu'un s'était réveillé, il sut maintenant qu'il s'agissait de son père... enfin de James.
- C'est une habitude, depuis quelques mois...
- Tu ne tiendras pas longtemps comme ça, tu bats Rémus j'ai l'impression...
James s'arrêta immédiatement de parler, comme si il ne pouvait pas en dire plus. Harry comprit cependant instantanément son attitude : il avait promis à Rémus de ne pas parler de sa condition à personne... Il rassura immédiatement James :
- C'est bon, je suis au courant, pour le problème de fourrure de Rémus, fit-il en envoyant un clin d'œil au jeune homme lui faisant face, qui paru immédiatement soulagé d'entendre cela.
- Si tu viens du futur, t'en connais beaucoup sur les Maraudeurs ?
- Et bien... assez pour savoir que vous avez réalisé une carte du château qui m'a beaucoup servit et que tu as une carte d'invisibilité que Dumbledore me donnera le noël de ma première année au château. Je sais que vous adorez vous défouler sur Rogue, qui se ferra un plaisir de me faire haïr les Potions, vu qu'il sera le prof' pendant mes cinq premières années... Je sais aussi que tu as une médaille pour ta prestation au Quiditch, je l'ai astiqué plus d'une fois... Et la salle sur demande doit forcément être une salle que vous appréciez, je me trompe ?
- Absolument pas ! Je vois que tu n'es pas totalement perdu. Dis moi, tu joues aussi au Quiditch ?
- Oui, je suis attrapeur. Chez moi, enfin... dans le futur, je serai le plus jeune joueur de l'école depuis un siècle. Je commencerai dans l'équipe dès ma première année...
- Dès ta première année ?! Tu tiens de Lily, à être précoce en tout, alors ? s'exclama James.
- Hum... Je ne crois pas, non... Disons que ma matière de prédilection me vient de toi, la Défense. Que je suis aussi doué en Potion qu'un troll des montagnes et que je trouve que les cours d'histoire sont d'excellents moyens de rattraper quelques heures de sommeil.
- Lily ne va pas aimer ça...
- ...
- Désolé je ne voulais pas dire ça...
- C'est rien. C'est fini maintenant. Il faut juste que je m'habitue à me dire que mes parents ont un an de moins que moi, ça ne devrait pas être trop compliqué.
- Bien sur que non, intervint Sirius que personne n'avait entendu arriver, aussi simple que de piquer un œuf à un Magyar à pointes !
- Plus, je crois. Le miens était une femelle, et elle semblait très attaché quant à vouloir me manger rôti pour son déjeuner, manque de chance pour elle, je ne suis pas comestible et quand je veux quelque chose je l'obtient.
Son discourt laissa les deux adolescents coi. Soit Harry se fichait d'eux et il le payerai, soit il avait affronter un tel dragon donc, il était totalement masochiste.
- Je ne peux pas y croire ! Mon fils à faillit finir bouffer par un dragon et ça lui fait pas plus d'effet que ça...
- Il y a aussi eu Touffus, le chien à trois têtes qui gardait la pierre philosophale en première année, le Basilic de la chambre des Secret en seconde, puis un Sinistro qui se révéla être un animagus –il fixa Sirius qui lui fit un sourire innocent-, ensuite Voldy la même année que le dragon, puis a commencé une autre histoire...
- T'en as bavé, on dirait.
- Bah... Mes amis m'ont aidé quand j'en avais le plus besoin.
- Tu dois leur avoir fais une belle frayeur, non, en disparaissant comme ça ?
- Et bien, ils étaient là quand je me suis effondré, alors oui, je suppose qu'ils doivent certainement se poser des questions.
- Je vois que vous êtes tous debout, intervint Rémus, le dernier levé.
- On discute, l'éclaira James.
- Oui, mon futur filleul qui a un an de plus que moi est un sacré Maraudeur, j'ai hâte de voir ça !
- Ils ne t'ont demandé que ça ? s'exclama Rémus. Ils n'ont même pas essayé de savoir si tu avais une petite amie ? Si tu travaillais bien ? Si tu te prenais beaucoup de retenues ? James, c'est ton fils !
A peine le jeune loup-garou eut-il terminé sont mini discourt que les deux concernés se tournèrent vers Harry, qui se promit mentalement d'achever Rémus dès qu'il le pourrait.
- Euh... Vous ne croyez pas qu'il est temps d'aller déjeuner ? essaya-t-il sans succès.
- Ca peut attendre, coupa net James. Je veux tout savoir !
- Okay... Alors dans l'ordre. Je ne sors avec personne. Je travail très bien en cour et je ne suis jamais allé en retenue...
- C'est sa, et moi je Merlin, fit Sirius. Je suis prêt à parier que tu nous as dit tout le contraire !
- Peut-être, mais ça tu ne sauras jamais ! renchérit Harry, trop heureux de s'en sortir.
Mais si il paraissait heureux, Harry ne supporta que très mal de faire allusion à Ginny. Oui, il avait une petite amie, et oui, il l'aimait, plus que tout. Il comprenait tout à fait l'amour que son père vouait à sa mère, sauf que pour lui, les sentiments étaient partagés, ce qui n'était pas le cas au début, pour ses parents.
Une nouvelle fois, Peter ne fit aucune apparition durant cette journée, si ce n'est le matin quand il sortit du dortoir avec un regard noir pour Harry. Sans l'avouer, celui-ci sentait que le jeune garçon était déjà trempé dans la magie noire, mieux valait pour lui qu'ils ne se croisent pas avant longtemps, ou Poudlard aurait un meurtre entre ses murs, Harry en était certain.
Tous les quatre, ils profitèrent de ce dimanche pour faire connaissance, et ils finirent par remonter se coucher, tard le soir, voir même tôt le lundi matin, heureux de se connaître, et confiants pour le futur pour lequel ils mettraient tout en oeuvre pour qu'il soit beau.
