Chapitre 3 : l'émancipation
La brume avait envahi la ville lorsque le soleil avait décidé de pointer son nez. Tous les vols avaient été retardés en raison du climat défavorable. Décidément, la journée commençait bien mal pour le groupe. Mana était en rage ; Juka avait le moral à zéro ; Tohru et Kazuno se plaignaient de maux de tête. Mana faisait profiter tout le monde de sa mauvaise humeur. Il prévint le groupe que si l'avion ne décollait pas dans trois quarts d'heure, la tournée européenne serait annulée. Il déclara, d'un ton odieux, que dans le cas échéant il dissoudrait le groupe. Les autres membres se sentirent soulagés lorsque l'annonce du décollage fût faite un quart d'heure après le caca nerveux du créateur. Ils embarquèrent dans la précipitation et dans l'angoisse. Juka n'osait pas parler à son chéri puisque ce dernier était dans un état second. Le silence fût brisé quand Mana s'excusa auprès chanteur toujours angoissé à l'idée de devoir faire face à la mauvaise humeur de son compagnon. Il lui affirma qu'il n'oserait jamais le renvoyer, il était trop important à ses yeux. Juka lui était exceptionnel et irremplaçable. Par contre, il ne fit pas ses excuses aux autres, cela leur mettait la pression et dans ce cas ils n'oseraient pas mettre le pied de travers. Après ce bref moment de réconfort, le leader du groupe offrit une coupe de champagne au vocaliste pour fêter leur un an de vie commune. Juka était un peu gêné puisqu'il n'avait jamais passé un an l'un à coté de l'autre. Mais, il n'osa pas le dire à son conjoint. Le vol fut agréable surtout pour Juka car il reçut une multitude de remarques positives de la part du narcissique la plupart du temps insatisfait. D'ailleurs sa modestie en prit un coup, il devint un peu prétentieux sur le coup. Plus d'une quinzaine d'heures s'écoulèrent pour qu'ils arrivent sur le sol français. Tout le monde souhaitait faire une pause au café de l'aéroport à l'exception du guitariste. Celui-ci déclara d'un ton ferme qu'ils avaient déjà accumulé un retard non négligeable. Donc, ils devaient se dépêchés pour aménager dans leur suite. Mana, le sourire aux lèvres, demanda à son pitchoune si celui-ci accepta de partager sa chambre avec lui. Juk-Juk accepta immédiatement et sauta dans les bras de son partenaire. C'était la première fois qu'ils s'affichèrent en public. Mais le reste de la troupe fit semblant de rien. Ceux-ci ne voulaient pas s'immiscer dans leur vie de couple car ils craignaient la colère de Mana. Ce dernier pouvait ce montrer autoritaire et était capable du meilleur comme du pire. Et, en ce qui concerne les gens qui l'entourent, c'était souvent le pire qui se déroulait. Ils repensèrent au renvoi de Tetsu une dizaine d'années auparavant. Celui-ci avait été viré parce qu'il chantait mal mais surtout parce que Mana avait trouvé meilleur chanteur que lui. D'ailleurs c'est ce qui fit le succès de Malice Mizer c'est-à-dire l'arrivée de sa seigneurie Gackt. Bref, ils réagissaient tous comme de dociles agneaux lorsque Sama désirait quelque chose. Lorsqu'ils arrivèrent à l'hôtel, ils se répartirent les chambres selon la volonté de Mana. Il avait pris une suite avec son amant et il avait laissé en plan les autres. La seule chose qui lui importait, c'était de passer un agréable moment avec son Juk-Juk. A peine rentré dans l'appartement, Mana lança les bagages et se jeta sur son chanteur adoré. Juka n'en revint pas, il avait tant espéré ce moment qu'il croyait dur comme fer que cela n'allait jamais se passer. Il ne tarda pas à le déshabiller et ce qui se produisit après mena les deux japonais au septième ciel. Le clocher de l'église voisine carillonnait six heure du soir quand Mananounet et Juk décidèrent d'aller prendre le souper. Encore une fois, le créateur du groupe étonna le ténor lorsqu'il l'invita à dîner dans un restaurant de la ville lumière. Juka n'en croyait pas ses yeux. Dans l'espace d'une journée, deux de ses souhaits avait été exaucés. Mais, Mana n'en resta pas là. En effet, il lui proposa de l'accompagner dans une espèce de city tripe avec un bateau mouche sur lequel il passerait la nuit en amoureux. Juka était aux anges mais il était loin de s'imaginer ce qui allait se passer. En marchant, il trébucha sur le sac d'une vieille dame et Mana accourut voir ce qui s'était passé. Il sermonna la dame âgée dans un mauvais français mais dans un français compréhensible tout de même. Juka admira Mana le défendre sous ses yeux ébahis. Après cette brève interruption, ils décidèrent d'aller sur le pont afin d'admirer le paysage. Sama prit dans ses bras son petit pitchoune et le serra durant tout le trajet. Minuit sonna lorsque le guitariste invita le vocaliste à aller dans la chambre. Elle était spacieuse et la couleur argentée triomphait. Le lit était plus grand que la taille standart et les draps étaient de toute beauté. Une odeur de champagne virevoltait quand Mana ouvrit une bouteille de 1949. Les bulles étaient d'une légèreté et d'un éclat céleste. On avait l'impression d'assister à la formation de millier d'étoile en direct. Mana s'approcha de son compagnon et se mit à le cajoler. Juka avait déjà atteint le septième ciel. Le leader commença à déboutonner la chemise quand des frissons les parcoururent mutuellement. Juka fut abasourdi par la fougue de son partenaire car c'était déjà rare que Mana et lui le faisait fois par semaine alors deux fois en une journée. La première idée qui vint à la tête de Kun était que son amant était devenu un boulimique du sexe. Et, la seconde fût que sama avait enfin craqué. Il stoppa toute réflexion lorsque Sama toucha un point sensible (en quelque sorte)… La nuit fut torride et Juka fut vidangé de toute énergie (n'y voyez aucun sous-entendus). Lorsqu'ils rentrèrent à l'hôtel, le reste de la bande les attendait. Ils étaient tous inquiet de leur soudaine disparition. Mana décréta qu'il n'avait aucun commentaire à effectuer. En fait, il se préoccupait des bagages qui les attendaient à l'entrée de leur chambre. Il pressa Juka afin de ranger leurs affaires et de retrouver cette intimité qu'ils avaient établie lors de leur nuit passée sur ce bateau. Après deux heures de rangement, le fondateur informa le reste du groupe que les répétitions débuteraient demain dans l'après midi. Il supplia Kazu et Tohru de rester sobre de la sorte ils éviteraient la migraine du lendemain. Le voyage ne devait par forcément être agréable à tout le monde. K était le seul à être isolé dans une chambre et il ne laissa personne y entrer. Par contre, il passa l'après-midi et la soirée en compagnie des deux accros de la bière. Ils passèrent à trois une soirée sous le signe de la bonne humeur et de la grande déconade. Mana et Juka profitèrent au maximum de leur dernière soirée de répit. Ils atteignirent le dixième ciel deux fois durant cette douce nuit d'avril.
Le sommeil de Juk-Juk s'estompait quand Mana, à son habitude, eut le plaisir de le secouer dans tout les sens. Mana jouissait de ces instants où il pouvait montrer que c'était lui le seul maître à bord. D'ailleurs pour obtenir la satisfaction d'embarrasser son Juka, il mentit et lui qu'il avait une haleine de phoque. Lorsque Kun se précipita, Mana réclama son bisou du matin. Cela rendait fou le chanteur qui ne savait plus où donner de la tête. Mana s'esclaffait allongé sur le lit pendant que Juka courait dans tout les sens couvert de honte. Juk adorait ces instants pendant lesquels son conjoint se laissait aller et devenait un sale gosse qui tirait son plaisir de l'embarras des gens de son entourage. Mais il ne faisait cela avec une seule personne. Par contre, pour le reste du groupe, il était un véritable tirant. Il n'accordait aucun sursis. Il adorait se montrer supérieur aux autres et il insistait sur l'importance de son rôle dans le groupe puisqu'il composait, écrivait, remixait et arrangeait la music. Le groupe prit le petit déjeuner au restaurant de l'hôtel, le leader en profita pour annoncer la nouvelle chanson à jouer. Elle était une chanson inédite du prochain album. Il l'avait composé après la lecture d'un livre sur l'occultisme lors de son voyage en Egypte. Elle faisait ressortis le côté inaccessible de la vie c'est-à-dire d'entrevoir le futur. Ils firent tous semblant d'apprécier la nouvelle mais cela leur laissait peu de temps pour l'apprendre. Lorsque Juka prit connaissance de la tonalité, il fit ce petit bruit de déglutition qui fut loin d'être gracieux. Le créateur lui sourit et il ne put s'empêcher de lui répondre par un autre sourire timide. Ses petites pommettes devinrent rouges et il laissa échapper un rire à peine audible. Le dirigeant mit fin au déjeuner en informant que les répétitions commençaient dans un quart d'heure et que le bus les attendrait dans moins de cinq minutes. La journée s'annonçait longue et fastidieuse pour Kazuno et Tohru qui n'avait pas touché à une bouteille depuis vingt-quatre heures. De plus cette interminable attente allait se prolonger des heures durant. Bref, tandis que certains prenait leur pied sur scène, d'autres n'attendait que l'après spectacle. Les répets se passèrent sans problèmes majeurs. Néanmoins, Mana promit à Kazuno qui lui donnerait des cours particulier dans l'apprentissage de unmoved . La seule chose qui trottait dans l'esprit de du patron était de partager un moment avec son Juka national. Il le prit par la main et ils allèrent se promener dans la ville de Paris. Ils visitèrent la Tour Eiffel mais ils se sentirent mal alaise car le majeur parti des gens les dévisageait du regard au point que Juka confia à son pitchoune qu'il ne devait se sentir obliger. Sama lui répondit en l'embrassant et lui dit que de toute manières des japonais à Paris, c'était comme voir des babouins au pôle nord (je m'excuse sincèrement pour la comparaison). A cet instant précis, Juk-Juk comprit qu'il tenait vraiment à lui. Mana lui révélait être comme la destinée avec laquelle fusionnerait sa fortune. Kun ne cessait de goûter à ces petits moments de vie commune pendant lesquels ils semblèrent être les seuls au monde. Cela dura toute la journée et s'intensifia au retour de leur escapade. Mana négligeait le romantisme pour investir dans l'action . Encore une fois, il l'emmena dans un restaurant pour le repas nocturne pendant lequel Mana ne cessa de glisser des sous-entendus sulfureux. Juk crut vraiment que son conjoint était devenu un boulimique d'activités sexuelles. L'homme aux cheveux crépu lui avoua qu'il appréciait le voir rougir comme c'était me cas à ce moment précis. Juka le reconnut bien là, toujours occuper de profiter des situations embarrassantes. La nuit les conduisit, à l'accoutumé de ces derniers jours, au dixième ciel.
Le jour se levait sur la ville pendant que des milliers de routiers conduisaient leur machine dévalant les routes de la capitale à toute vitesse. Une certaine effervescence animait la ville ce matin là. Le stress, la mauvaise humeur et la fatigue faisait partie intégrante des habitants. Ce fût de même pour nos touristes du pays au soleil levant. Mana se réveilla du pied gauche et son petit ami était nauséeux tandis que le reste du groupe souffrait d'un mal de tête dû à l'alcool. Mana n'hésita pas à les réprimander. La mauvaise fortune était de la partie, la guitare de Mana n'était pas accordée. De plus, le régi connaissait des gros problèmes de sons, personne n'était en symbiose avec le play-back. Mana abandonna et pris la poudre d'escampette. Juka courut après mais il le rata de peu, aucun des membres ne put le retrouver avant qu'il ne réapparaisse de lui-même en fin d'après midi. Il expliqua à son amant que la pression était à son comble mais surtout qu'il manquait d'affection. Kun comprit vite qu'il avait un gros coup de blues. Il le prit dans ses bras et il craqua. Une pluie de larmes échoua sur sa poitrine animée d'une respiration saccadée. Juk ne cessa de lui dire qu'il l'aimait au point de lui offrir sa vie et que la seule chose qui lui importait, c'était de le sentir proche de lui. Et, en aucun cas il ne se permettrait de l'abandonner d'ailleurs il lui confia qui lui avait écrit une chanson pour en pensant à cet être qu'il chérissait de toute son âme. Sama fût plus ou moins rassuré et les répétitions continuèrent peu de temps après une séance de bizoutage. L'ensemble des soucis technique fut résolu le temps de l'absence du fondateur. Il libéra ses adjoints après un travail qui méritait récompense. Il fallut attendre qu'ils recommencent ou moins trois fois chaque chanson pour que la symbiose s'installe au sein du nouveau groupe. K s'était enfin accordé avec le reste de la troupe, il avait trouvé sa place devant Kazuno et auprès de Juka qui l'encouragea malgré lui. Pendant cette journée fût plus médiateur que chanteur, il avait passé son temps à apaiser les tensions qui s'installèrent à la suite d'une journée mal débutée. Le lendemain avait lieu le concert et Mana passa la nuit à sangloter sans que Juk-Juk ne le soulage de cette pression qu'il se mettait puisqu'il ronflait. Dans le couloir, on pouvait distinguer ces ronflements aigus cependant personne n'osa se plaindre car il craignait les foudres de son protecteur. Mananounet ne ferma pas l'œil une seule fois néanmoins cela n'avait pas creusé son visage. La compagnie des ténèbres lui avait permis de soulever les bonnes questions et il parvint à y répondre. Il avait retrouvé cette foi de vivre et il redevint cet homme déterminé et confiant limite prétentieux. Lorsque la lumière se mit à caresser son corps de cette douce chaleur, il réveilla délicatement, pour changer, son chéri. La première qui se passa sur son visage était l'apparition d'un timide sourire. Ils se sourirent mutuellement et s'échangèrent un tendre baiser. Mana s'excusa de son comportement durant ces derniers jours, il jugeait avoir été impulsif. Juka lui déclara que la vie à cent à l'heure était parfois pénible et que de temps à autre il était permis de faire du un à l'heure. Il lâcha un rire qui entraîna celui de guitariste déprimé.
L'heure du concert avait déjà sonné lorsqu'ils s'avancèrent sur scène. Mana fût le premier à ouvrir le bal, suivit de K qui fût acclamé de manière non négligeable. Pour Kazu et Tohru, les fans parurent un peu plus timides. Par contre, ce fût un véritable standing innovation pour Juka, il y avait de quoi rendre jaloux le leader du groupe. L'ardeur des fans était sans conteste la plus bruyante. D'ailleurs pendant les interviews qui suivirent ce fameux concert, Mana se permit de souligner l'enthousiasme des fanatiques et il les remercia de ce chaleureux accueil. Cela lui permettait de trouver l'énergie nécessaire pour accomplir un concert parfait.
Il était déjà l'heure de quitter le continent européen lorsqu'ils commencèrent à apprécier le temps nuageux. En effet, la pluie recouvrait le pays. Cela donnait à la fois un côté triste et mystérieux à ce paysage riche en histoire. Juka versa une larme lorsque le bus quitta la ville, il repensait à tout les moment vécus lors de ce court périple. Arrivé à l'aéroport, il acheta une multitude de souvenirs qu'il partage avec son amour. Lors du vol, il demanda à Mana s'il pouvait lui présenter la chanson qu'il avait composée. Mana accepta mais lui expliqua qu'il y avait peu de chance qu'elle se retrouve sur l'album puisqu'il avait déjà tout prévu pour le prochain opus. Juk-Juk compris et lui confia que le plus important c'était qu'il puisse lui faire écouter. Une dizaine d'heure s'écoulèrent avant que l'avion n'atterrisse au Japon. Mana et Juka repartirent dans leur côté sans avoir le soin de dire au revoir aux autres. Lorsqu'ils arrivèrent à la résidence, Mana demanda à son pitchoune s'il avait du temps à lui consacrer. Juka vit à son regard que quelque chose se tramait. En effet, l'énigmatique guitariste lui demanda un de prendre des distances sous prétexte qu'il souhaitait se retrouver pendant quelques jours. Juka partit en courant en laissant ses bagages sur place. Le solitaire compris qu'il avait blessé les sentiments de Juk. Il se jeta sur son portable mais Juka ne répondit pas. Mana savait que cela n'allait pas lui plaire mais il ne voulait pas qu'il apprenne son secret. Cela pouvait le nuire à son existence et il voulait à tout pris protéger celui qu'il aimait.
Juka croisa Kazuno sur le chemin. Kun courait sans regarder la direction qu'il prenait. Kazu lui demanda ce qui se passait mais il ne lui répondit pas. Il lui confia juste qu'il ne voulait plus être. Son portable sonna mais ce n'était pas Mana, Kaya voulait prendre de ses nouvelles. Juka lui demanda s'il pouvait passer et il accepta avec joie car il avait une idée derrière la tête. Il continua sa course dans les rues en bousculant toutes les personnes qui se trouvaient dans son passage. Quelques instants plus tard, Kazuno croisa le chemin de Mana. Celui-ci était essoufflé et dans un état de panique élevée. Le patron demanda au basiste s'il n'avait pas vu à tout hasard le vocaliste. Il expliqua que Juk-Juk se rendait chez Kaya en ce moment même. Mana sentit son cœur battre car il comprit que leur amour était en danger. Il connaissait les sentiments de l'ex ténor de Schwarz Stein envers celui de Moi Dix Mois. Il n'avait jamais cavalé aussi vite de sa vie. Il débarqua au rez-de-chaussée de ce maudit immeuble. Tout le monde le fusillait du regard car il avait mis fin au calme qui y régnait en criant après son adoré. Il grimpa marche après marche à un rythme effréné, d'ailleurs il allait plus vite que les ascenseurs. On avait l'impression qu'une tornade escaladait la foulé d'escaliers.
Juka et Kaya était en pleine confidence lorsque Kaya mit à nu son attirance pour l'autre chanteur. Juka lui répondit qu'il ne pourrait jamais oublier ce qu'il s'était passé entre eux mais pour l'instant il ne s'agissait pas de cela. Kaya ne lui laissa pas la parole. Il parlait, parlait, parlait… mais après cinq minutes d'instants vérité, il s'arrêta et passa à l'action. Il embrassa Kun désarmé et qui ne savait pas quoi faire pour mettre fin à cette sérénade.
Soudain la porte s'ouvrit, Mana assista à ce spectacle. Il les dévisagea, claqua la porte et s'enfuit dans la cage d'escalier. Le visage de Juka blanchit. Il fût désarmé, le monde semblait s'effondrer autour de lui. Il perdu pied et il voulut se mettre à la poursuite de son bien aimé mais Kaya l'en empêcha.
Kaya : je… je suis… je… je ne voulais pas… je voulait simplement mettre une croix sur le passé. C'était une manière pour te dire au revoir à tout jamais. De toute manière, j'ai rencontré quelqu'un d'autre. Il s'appelle Kamijo. Désolé qu'il soit arrivé à ce moment là. Mais … je devais le faire tu comprend. Il n'y avait pas d'autres issus. Si je ne t'avais pas embrassé, je l'aurais regretté toute ma vie. Tu comprends !?!?
Un flot de larmes avait envahit les creux du visage de l'ex chanteur de Schwarz Stein. Juka le coupa dans sa sérénade en le giflant et il enchaîna par un droit. Une gerbe de sang gicla sur le sol. Kaya s'effondra sur le sol, il perdit presque connaissance. Il fixa Juka qui étai dans un état de colère extrême. Il pouvait presque sentir cette colère le coller au sol. D'ailleurs, il ne trouva pas la force de mouvoir ses membres.
Juka : je me fiche de ta vie. Si j'étais venu c'est parce que je pensais que tu me comprendrais mais non pas du tout !! La seule chose qui t'incombait était de me sauter dessus. Mais désolé tu ne m'attires pas plus qu'une botte de poireaux. Je te déteste. S'il me quitte par ta faute, je te jure que tu n'auras plus jamais l'occasion de mettre les pieds hors de ton appartement. Je te détruirai, le seul endroit où tu seras encore accepté sera l'asile. La seule chose que j'ai envi de faire en ce moment même, c'est de te casser la figure. Je te hais de tout mon corps. Ne m'adresse plus jamais la parole, oubli moi car ton n'existence désormais est futile à mes yeux. Pour moi tu es mort. Tu as de la chance que je me retient sinon il te faudrait un chirurgien esthétique pour que tu puisses approché un miroir.
Kaya essaya de retenir Juka mais celui-ci le plaqua contre le mur et délogea les lieux. Arrivé au rez-de-chaussée, il prit la direction de son appartement afin de prendre sa voiture. Elle était noire et imposante. Elle était récente, il avait décidé de l'acheter après le succès du premier album de Moi Dix Mois. Il engagea la clé et on entendit le moteur vrombir. Il roula à toute vitesse, il n'avait pas le temps de lire les panneaux de la route. Sur le trajet, il faillit renverser plusieurs personnes qui l'ont échappé de justesse.
Lorsqu'il arriva devant la demeure, il trouva une partie de ses bagages sur le palier d'entrer. Le reste lui fût jeté à la figure par un Mana dans une rage inhabituelle.
Mana : ne remet plus jamais les pieds ici. Tu n'est pas le bien venu ici. Si je t'ai demandé du recul c'était pour te protégé de moi mais tu es un égoïste. La seule chose qui t'importait c'était ton petit nombril. Je commençais à t'aimer réellement. Mon amour pour toi était occupé d'éclore au grand jour. La seule chose que ta trouvé à faire à la première embûche, que tu as croisée, était d'aller flirter avec le premier venu. Tu es minable, une merde de première zone ; tu ne vaut rien. Fiche le camp d'ici avant que je ne t'étripe pour te donner aux pâtures, sale con !! Je ne veut plus jamais te revoir… dégage !! Je ne sais pas ce qui me retient !?!
Les dernières phrases que prononça Mana lui arrachèrent le cœur. Il pleurait comme jamais il ne l'avait fait auparavant. Son âme avait été touchée, son amour explosa pour laisser place à la haine. Lorsqu'il rentra chez lui, il cassa tout ce qui se trouvait sur son chemin. Juka compris qu'il n'avait plus rein à faire là. Il partit en trombe, le mélange de tristesse et de colère l'emporta dans des tourments psychiques. Il conduisait mais il ne savait pas où il allait. Il était dans un état second, seul son corps répondait encore. Une enveloppe vide de son âme, une voiture fantôme déambulait dans les rues. Soudain, dans un carrefour, il eut l'impression d'apercevoir le Roi Manabu se tenir au milieu de la route, il semblait gémir ce qui le sursauter de stupeur. Il fit une manœuvre pour l'éviter. La voiture fit plusieurs tonneaux avant de faire un vol plané jusque dans le canal. Il crut que la mort l'attendait donc il se laissa aller dans les Abymes du canal sans se débattre. Il vit sa vie défilée devant ses yeux, tous les moments de bonheur partagés avec sama. Ce court instant lui arracha ses dernières larmes, il fût assommé au second impact. La température de l'eau ne s'élevait qu'à quatorze degrés. L'eau gagna rapidement l'habitacle du véhicule, elle enveloppa le corps de l'accidenté à une vitesse vertigineuse. Toutes activité cardiaque avait cessées dès l'instant où l'eau avait envahis ses poumons. Sa température corporelle avait chuté et n'atteignait plus que quinze degré. Ceci le plongea dans un coma profond. Il fallut attendre environ deux heures pour que quelqu'un trouve l'accidenté de la route et appelle les secours. Au même instant, Mana ressentit un drôle de frisson. Il était glacial et il devina qu'un évènement terrible venait de se dérouler.
Il fût informé de l'accident par la radio et ne tarda pas à se rendre à l'hôpital. Les médecins lui expliquèrent que son amant était dans un coma, il souffrait d'hypothermie sévère. Ils ont du le réanimer plusieurs fois afin qu'une activité cardiaque soit perceptible. Il était assisté d'une machine pour que ses poumons ne cesse de travailler ainsi que d'une machine qu'il lui retirait le sang et le réchauffait avant de le lui réinjecté. Pour l'instant, il était impossible de savoir si le cerveau avait subi des graves dégâts donc personne ne savait si Juk était ou pas dans un état végétatif. Les prochaines vingt-quatre heures étaient les plus dangereuses car le cerveau pouvait, si ce n'était pas déjà fait, lâché ce qui provoquerait l'arrêt des organes principaux comme les reins et le coeur. Juk-Juk pouvait mourir d'un instant à l'autre… Mana faisait les cents pas dans le couloir. Il s'infligeait une séance de torture psychologique. Il s'en voulait à mort, il se dit qu'il était le seul responsable de cet effroyable accident. Les heures défilaient sans pour autant que des nouvelles lui soient communiquées. Il était seul au monde, il souffrait de tout son être. Il regrettait tout ce qu'il lui avait lancé à la figure, il voulait tout recommencer à zéro. Malheureusement c'était trop tard, il était occupé de perdre ce qui lui était le plus cher. Vers une heure du matin, il entendit l'alarme du monitoring sonné, il fût de suite paniqué. A cet instant, il vit une horde de médecin déboulé dans le couloir et rentré dans la chambre du vocaliste. Un médecin vint lui annoncer que son cœur s'était arrêter de battre et qu'il avait beaucoup de mal à tenir ses constantes vitales dans la normale. Le docteur était pessimiste sur les heures à venir, Mana s'évanouit dans les bras de celui-ci qui appela les infirmières immédiatement. Mana fit un rêve étrange, il revivait sa vie mais Juka n'était plus là. Un autre chanteur avait pris sa place, il avait une crinière rouge et des yeux bleus. Il était remarquablement beau mais Mana voulait absolument retrouver son petit pitchoune. Lorsqu'il se réveilla, le médecin lui annonça que les constantes de Juka s'était améliorer mais cela ne signifiait par pour autant qu'il était sortit d'affaire.
