Note : Voilà la suite du petit triumvirat qui, dans ses rêves les plus fous, se voudrait caliente ! En espérant, tout de même, que ça ne soit pas trop chaud ! Ouais, pas la peine de vous faire suffoquer par ces torrides températures ! Je m'en voudrai de créer des insolations à cause de cette limoneuse ficounette. ^^

Sinon, rien de neuf sous le soleil en quinze jours (quel rythme ! jamais fait aussi régulier moi ! ^^), alors passons à l'essentiel : bonne lecture !

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«Happy birthday 2 you !»

~ Chapitre 4 ~

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A peine Harry sort-il pour rejoindre son, trop prenant et dévorant, poste de chef départemental judiciaire au Ministère de la Magie, oui j'ai eu le bon goût de m'attacher à l'un des élitistes Aurors !, que Dark'Harry se lève, me rejoignant avec nonchalance dans la cuisine.

Sans complexe, tout en se grattant mollement et distraitement les boucles sombres, il déambule carrément à poil sous mes yeux exorbités. Nullement importuné de savoir si nous sommes seuls ou non ! Certes, il n'a aucune raison de rougir de son apparence, mais tout de même ! Un minimum d'éducation ne serait pas du luxe ! Quel rustre et grossier personnage ! Absolument à l'opposé de mon convenable Harry.

Puis, aussitôt qu'il arrive près de moi, il m'enlace chaleureusement par derrière, comme si c'était naturel. Se frottant à moi avec indécence, me faisant excessivement bien comprendre que chaque centimètre carré de son arrogant corps est parfaitement réveillé. Quelle outrecuidance !

Pourtant, aussi incompréhensible soit cette rocambolesque situation, je le laisse faire. Protestant même quand ses lèvres, ou sa langue, osent quitter ma peau incendiée. Comment pourrai-je, raisonnablement, interdire l'accès de mon corps à une personne le manipulant avec tant de virtuosité ? J'ai besoin de revivre encore la rudesse et la force rassurante de notre échange. Assurément, le salaud m'a savamment ensorcelé !

- « Je sais quel petit déjeuner je désire. » chantonne-t-il, railleur, suçant goulument mon lobe tout en baladant ouvertement et avec appétit ses mains sur mon aine.

- « Retire tes sales pattes de là ! » proteste-je, plus pour la forme qu'autre chose.

Aucune envie qu'il croit que je suis entièrement dévoué à son plaisir ! Je ne suis pas un vulgaire morceau de viande qu'il pourrait dévorer, goulument, à sa convenance ! J'ai ma fierté ! Et sous prétexte que je me suis laissé dominer, une malheureuse et pitoyable fois, je ne vais pas la renier ni la rencarder à la poubelle ! Hors de question ! Dark'Harry va enfin tâter de ma pugnacité ! Il me désirait hargneux ? Soit ! Il va être servi.

- « Blondinette a ses humeurs ce matin ? Laisse-moi te détendre. » susurre-t-il, croquant ma nuque. J'ai remarqué qu'il adore jouer avec ce point sensible. Il devine clairement la moindre de mes faiblesses qui me rend docile. Mal partie ma résolution !

- « Retire ça immédiatement ! » grommèle-je, tentant de le repousser, lui accordant un vicieux coup de coude dans les … côtes. Ailleurs, ça serait du gâchis ! Je ne suis pas si stupide !

- « Quoi ? Je suis déjà à poil. Mes mains ne courent plus sur toi. Que veux-tu que je retire alors ? » s'ingénue-t-il, me donnant un coup de rein pour me faire sentir son imposante présence, fort bien éveillée à présent.

- « Enfoiré ! » m'entend-je le réprimander, me reculant paradoxalement et imperceptiblement jusqu'à ce que mon dos épouse à nouveau son torse idéalement musclé.

Ok ! J'admets. Je me confesse, sans la moindre hésitation ou réticence : ce côté sombre m'attire et me fait perdre indéniablement l'esprit. Evident, non ? Comment pourrai-je le nier ? Sans aucune once de scrupule, je trompe mon Harry avec celui-ci. Puis-je, pour autant, être taxé de salopard infidèle et volage ? Y a-t-il vraiment adultère dans mon cas ?

Après tout, il s'agit du même homme. Celui dont je suis tombé amoureux. Le même qui m'a aidé et soutenu, indéfectiblement, quitte à se mettre à dos ses amis et sa famille de cœur, lors de mon retentissant procès. A ce souvenir, un sentiment dérangeant s'empare de mon cœur, me provoquant une nausée immonde. Brusquement, je me sens moins emballé à l'idée de fauter avec ce côté diabolique. Me voilà soumis au remord à présent ! Génial !

- « Je te sens tendu. As-tu peur qu'Harry nous soupçonne de trahison ? Qu'ils nous surprennent nous éclatant sans lui ? » me pique-t-il avec insistance, arborant encore et toujours ce putain de rictus qui m'indispose et me donne envie de lui fermer sa gueule. Ou, à défaut, de lui bouffer pour qu'il arrête de débiter de monumentales conneries !

- « Pour ma propre santé mentale, mieux vaut que tu disparaisses ! » tente-je de me raisonner, ne sachant jusqu'à quand mon vœux sera exaucé, alors qu'il a passé ses mains sous ma chemise.

« Immédiatement ! » rajoute-je, rougissant sous la fièvre qui me gagne. Ou, plus justement, sous l'appréhension qui me pousse à détourner honteusement le regard.

Sentir sa proximité, me réchauffer davantage, tandis qu'il s'est abaissé pour dévorer de ses voraces crocs mon dos, puis mes reins, mille fois marqués durant la nuit passée, m'ôte toute bribe de faculté et volonté ! Capacités, déjà fortement vacillantes, qui se dissolvent intégralement lorsqu'il écarte, avec une paresse calculée, mes derniers remparts qui le séparent de sa quête.

- « Non ! » clame-je, agrippant violemment le rebord de l'évier au-dessus duquel j'étais appuyé. Piètre point d'ancrage qui me servait de repaire pour ne pas totalement perdre pieds avec la réalité.

Je ne me reconnais plus ! Hésiter et renier mon désir me ressemble si peu. Mais c'est là le mieux à faire, j'en suis persuadé. La luxure avec ce démon ne me mènera nulle part ailleurs qu'en Enfer. Oui, dans pareille situation, la seule issue est la galère ! Le clash assuré avec celui dont je partage la vie depuis tant d'années. Et je ne veux pas risquer de tout perdre, pour un égarement qui n'aura sûrement aucun avenir ! Parce que, même si je m'ennuie légèrement désormais, j'ai appris à aimer cette vie aux côtés d'Harry.

- « Bien. » me sort-il, cessant toutes manœuvres indécentes et sulfureuses.

Subitement, dans un geste brusque et maitrisé, il me contraint à lui faire face. … Pour mieux se coller à moi, avec un sourire plus torve. A croire que c'est sa marque de fabrique ! Cependant, même si son attitude invite clairement au pêché, il ne tente rien de plus à mon encontre. Pas un seul petit doigt sur mon corps ! Etrangement, je me sens indisposé qu'il m'écoute aussi sérieusement, religieusement. Bordel, mais qu'est-ce que je veux à la fin ?

- « Je ne te toucherai plus. Même t'approcher, je me l'interdirai. Tu vas retrouver ta tranquillité d'esprit. » me conforte-t-il, gardant cette distance si infime et immense tout à la fois entre nous. Intervalle que j'ai pourtant, furieusement et viscéralement, envie de réduire afin de poursuivre nos prometteurs ébats !

« Mais, je ne te donne pas deux heures pour m'aguicher ! Pour vouloir que je te prenne, comme je l'ai fait hier soir. » m'achève-t-il, effleurant mes lèvres juste assez pour me faire ressentir une insoutenable chaleur.

Putain de connard ! Il sait clairement m'allumer. Impensable qu'il m'abandonne en l'état ! Je ne le laisserai pas s'échapper, quitte à abuser littéralement de lui sur le sol carrelé de terre cuite ! Ouais, je perds carrément la tête avec lui ! C'en est effrayant. Je suis plus versatile qu'une girouette quand il souffle sur moi ce démoniaque effluve de désir.

A dire vrai, en ce moment, même si je sais pertinemment que je le regretterai plus tard, j'ai envie d'oublier royalement les conséquences de mes actes. Aucune logique dans mes pensées, je me contredis totalement ! Le pire : je n'en ai strictement rien à foutre !

Comme libéré d'un poids, trop étouffant et inhibant, je me rue sur lui. Dévorant ses lèvres avec toute l'énergie que je peux lui accorder. Agrippant sa chevelure, joliment ondulée et hirsute, d'une poigne ferme pour m'assurer qu'il ne s'éloignera pas de moi.

Je me mentais ! Je n'ai aucunement envie qu'il disparaisse de mon existence ! Mon attitude ambigüe va, à n'en pas douter, le ravir ! Dark'Harry, que je viens inopinément et inconsciemment de baptiser « D'Harry », dans un tonitruant et impétueux murmure témoignant de mon empressement, sait désormais qu'il a entièrement raison. Aucune volonté ni résistance à mon actif ! Je n'ai même pas su me contenir durant deux minutes. Lamentable !

- « Le petit déj est servi ! » lui annonce-je, prestement, le souffle rendu court de nos intenses baisers, tout en le poussant rudement et de façon désordonnée, maladroite, vers la table. Meuble, pour quelques minutes encore !, nappé de l'œuvre, outrageusement colorée, de sa rouquine mère de substitution.

Là, impossible de cacher le besoin vital qui m'étreint ! Qu'il se gausse de moi, par la suite, avec son irritant et ironique sourire ? Franchement ? Pour parler cru, je m'en branle ouvertement ! En cette seconde, précisément, une seule envie me tenaille : me sentir vivant, libre de toutes entraves ! Et D'Harry m'offre clairement, et sans concession, cette alléchante opportunité ! Dans cette lutte charnelle, je retrouve, enfin, notre fougue des premiers jours !

- « Crois-moi, je ne vais pas me faire prier. Je vais me resservir à volonté. » me rétorque-t-il, empoignant rudement mes jambes pour m'installer hâtivement sur « l'autel » qui va nous servir de planche de perdition, à défaut de salut !

Notre passion affamée est volcanique, démentielle. Ravageant la moindre once, encore existante, de lucidité, elle nous emporte complètement, et sans retour possible, dans un monde ensorcelé. Une sphère aux antipodes de celle que nous côtoyons à l'accoutumé. C'est tellement grisant que j'en réclame encore et encore ! Mes nombreux et audacieux gémissements d'abandon ou d'encouragement, mêlés aux siens plus entêtants et rauques au fil de nos torrides caresses, nous enveloppent suavement jusqu'à nous revigorer davantage. Comme si cela était véritablement nécessaire !

L'enivrante et étourdissante mélodie, née de notre parfaite communion charnelle, cadence merveilleusement notre infernal tempo. Nous poussant pratiquement à nous dépasser, nous chevaucher plus bestialement, s'il fut possible, pareil aux Succubes et Incubes des légendes moldues. Ces damnées créatures condamnées et réprouvées par la morale bien pensante, dans laquelle ma chère famille m'a toujours éduqué. Ethique que j'envoie balader sans nul remord. … Au final, je ne vaux guère plus que cet immonde être qui me souille avec ardeur !

Malheureusement, c'est ce moment crucial qu'Harry choisit pour pénétrer chez nous, en toute discrétion. Semblable à ces silencieux et importuns voleurs, ruinant la magie ambiante de leur intrusion, mon compagnon nous surprend dans la plus compromettante, et peu équivoque, des positions. Instantanément, le charme se fane et se rompt. Notre petite cuisine moderne, si anodine et pépère habituellement, va être le théâtre d'un combat sanglant et venimeux !

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********** A suivre … ou pas ? **********

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Note : Ouais, c'est poussif et répétitif ! Finalement, 1000 mots auraient largement suffi, non ? Je ne cache pas que les idées ne se bousculent pas vraiment ! Elles me fuient même au pas de course pour cet OS à rallonge. Il est peut-être temps que je le clôture, non ? Je vous avais confié que moi et les fics à chapitres ce n'était pas mon point fort, et ça se vérifie on dirait ! Désolée ! u_u'

En attendant, j'espère au moins que ce chapitre vous aura plu un tout petit peu ! Si tel est le cas, n'hésitez pas à m'éclabousser de vos pétillantes et rafraichissantes remarques ! Ca dépanne bien et rebooste le neurone de savoir ce que vous attendez d'une éventuelle suite ! Merciiiiii !

Bonne journée et à bientôt ! ^^