octo
Disclaimer:
-Godric Gryffondor, Salazar Serpentard, le Basilic et la potion de Babillage appartiennent à JKR.
-Les lapins crétins appartiennent à Ubisoft
-Le monstre du Lock Ness appartient au folklore anglais.
-Le délire sans queue ni tête qui suit appartient à octo.
Remerciements: Dobbymcl m'a inspiré, Charis m'a conseillé, le résultat a donné cette connerie internationale...
Je dédie cet OS à mon dernier neurone encore valide...
Y'a des lapins beaucoup trop sages…
…Nous on préfère ceux qui ont la rage.
Il était une fois, dans le monde onirique d'un auteur déjanté, plusieurs personnages qui participaient malgré eux à l'événement de l'année, Halloween.
Vous vous demandez sans doute en quoi cela intéresse les lecteurs des fanfictions sur le monde de Harry Potter et je vous comprends. A priori, rien, mais réellement rien n'avait de rapport de près ou de loin avec ce fandom.
Mais alors, la question est la suivante : pourquoi faire un OS sur Halloween dans le monde de Harry Potter ? Hé bien, au lieu de me questionner, taisez-vous donc et écoutez mon histoire…
Reprenons donc.
Il était une fois, dans le monde onirique d'un auteur déjanté, plusieurs personnes qui participaient bien malgré eux à l'événement de l'année : la célébration d'Halloween.
Il faut savoir qu'au départ, ces personnages n'ont rien en commun, si ce n'est qu'ils habitaient ensemble, colocataires bien malgré eux, prisonniers de la tête de l'auteur.
Si certains s'en accommodaient parfaitement, d'autres en revanche essayaient vainement de partir, et leurs tentatives de fuite étaient couronnées de nombreux échecs. En cette nuit d'Halloween, ils s'étaient tous les trois enfermés dans le laboratoire de potions de l'un d'entre eux, avec pour but manifeste de tout faire exploser afin de pouvoir enfin quitter cette prison où les pâquerettes se faisaient manger par un rhinocéros qui était un locataire passager
Nous détaillerons donc les actions de ces trois personnages qui ne participent pas aux réjouissances habituelles du monde de l'auteur.
Salazar Serpentard était l'un d'entre eux. Grand, le visage osseux, il avait les yeux d'un vert aussi lumineux que celui des chats. Un vert « avada kedavra » qui effrayait moult personnes, y compris ses compagnons d'infortune. Enfin, qui effrayait tout le monde excepté l'auteur et le narrateur qui sont, comme vous le constaterez, des personnes bien différentes mais similaires dans leur folie… Après tout, un moldu dont ni l'auteur, ni le narrateur ne se souvenait du nom avait dit : on croit souvent qu'on est quelqu'un, alors qu'au fond, on est plusieurs.
C'était un sorcier très intelligent et puissant, plus que doué en potions ainsi qu'en magie, et, honnêtement, il faisait peur même à l'auteur qui commençait à ne plus percevoir l'appartenance de ses nombreuses personnalités à son moi.
L'autre personnage que nous évoquerons est le très célèbre Godric Gryffondor, guerrier-mage plus que connu dans le monde de la sorcellerie, grand sorcier courageux à la chevelure de feu. Il était agréable à la vue et représentait le fantasme absolu de toutes les dames et damoiselles. Les Cendrillon, Blanche-Neige et autres Raiponce voulaient être sauvées par lui, et en faire leur époux et père de leurs enfants.
Mais malheureusement pour lui, il attirait également ces damoiseaux en mal d'amour qui se languissaient de sa haute stature comme des rondeurs de son fessier musclé. Godric passait donc son temps à s'entrainer pour vaincre ces messieurs en mal de mâle mais également à fuir lorsqu'ils étaient beaucoup trop nombreux. Certes, il était brave et courageux, mais pas suicidaire… D'où l'impression de folie que dégageait l'auteur au vu du nombre important de personnalités vivant dans sa tête et poursuivant le fondateur rouge et or sans cesse…
Le troisième personnage est atypique. Tout lecteur sensé penserait qu'il s'agit d'un sorcier. C'est sans compter sur le cerveau complètement givré de l'auteur. Il s'agit d'un lapin. Plus précisément d'un lapin albinos pas très beau et dont le poil semble inexistant. Pas qu'on voyait sa peau, mais c'est comme s'il avait enfilé une combinaison en lycra toute blanche qui recouvrait même son visage et ses oreilles. Malheureusement pour les deux sorciers, ce lapin se tenait sur ses deux pattes postérieures et semblait comme atteint de schizophrénie. Il avait deux énormes incisives qui ressemblaient à deux morceaux de pâte à modeler aplatis et des yeux tellement globuleux qu'on se demandait comment ils pouvaient tenir sur son visage… Lorsque ses yeux étaient bleus, il était tout à fait normal, câlin à souhait mais surtout très sage. Lorsque, comme dit l'auteur, il tournait bersek, il avait les yeux rouges et passait son temps à hurler « Daaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhh ! » de rage et de frustration. En général, c'est lorsqu'il confondait un bateau et une enclume, ou encore un vélo avec un kayak…
Dans la tête de l'auteur, le bazar était impressionnant. Des bonbons partout dans toute la maison, des verrues postiches qui trainaient, recouvertes de poils pour faire plus vrai, du faux sang jeté par terre d'une façon qui n'avait d'artistique que le nom. On aurait juré que toute une tribu de lapins crétins avait été sacrifiée sur l'autel de la folie Halloweenesque de l'auteur.
D'ailleurs, elle poursuivait les trois personnages présentés ci-dessus, et ces derniers hurlaient tout en essayant de s'échapper.
-Mais revenez ! Il vous faut vous habiller pour la fête !
-Daaaaaahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh !, hurlait le lapin crétin qui avait trop peur pour se mettre en mode bersek.
-Ô, noble Merlin, venez nous en aide, gémissait Godric Gryffondor. Je ne veux pas qu'elle me viole !
-Par Morgane et tous les mages noirs, qu'elle trébuche !
Et le miracle eut lieu : l'auteur trébucha sur un tapis conjuré par Salazar et tomba comme un troll des cavernes saoulé par un nain cube au sol, laissant le temps à ses trois héros, ou du moins anti-héros de rejoindre la seule salle où ils étaient réellement en sécurité : le laboratoire de potion de Salazar Serpentard, grand potionniste qui avait réussi à bannir l'auteur de cette salle le jour où cette dernière avait manqué de tout faire exploser.
Et ce fut le début de la fin, surtout lorsque les personnalités multiples s'individualisèrent totalement de la personnalité sensée être dominante.
Le lapin crétin, surnommé affectueusement Civette, se mit à rire, avec un son caractéristique de ceux de son espèce : Bwaaahahahahah !
Bien entendu, il se moquait ouvertement de l'auteur, qui, fort heureusement, ne pouvait en aucun cas le massacrer, puisqu'il était à l'abri.
-J'en ai marre, hurla Salazar. Il nous faut à tout prix sortir d'ici ! Sans quoi, nous célèbrerons la fête des morts dans l'au-delà…
Godric Gryffondor, pourtant habitué aux efforts physiques, était en train de reprendre son souffle. Il n'y avait pas à tortiller, l'auteur était encore plus effrayante que toutes ses groupies. Il fallait simplement voir à quel point elle était perverse ! Lorsqu'il prenait sa douche, elle s'asseyait dans le cadre de la porte sur un fauteuil rouge très confortable et elle piochait dans un saladier rempli de pop corn tout en se délectant du spectacle. Lorsqu'il avait fait mine de tirer le rideau pour se protéger un minimum de son regard acéré, elle fit bannir immédiatement l'objet qui lui bouchait la vue… Excepté dans le laboratoire de Salazar, ils n'avaient plus aucune intimité, et cela stressait réellement Godric.
Salazar se dépêcha de donner une potion de babillage au lapin crétin. C'est vrai, Civette, que l'on prenait à tord pour une femelle, était certes crétin, mais c'est en général dans la crétinerie que l'on trouvait presque toutes les idées de génie, quitte à passer pour un savant fou…
Mais il faillit frapper violemment Civette à la tête car ce dernier était en train de piocher dans les sucreries qu'ils avaient été forcés d'aller chercher le matin même dans le garde manger de l'auteur.
-Je n'arrive pas à croire que tu n'aies toujours pas tué l'auteur Salazar, couina Godric, encore tout tremblotant.
-Et tu voulais quoi ? Que je transforme sa tête en citrouille pour décorer le labo ? Ou encore que je la massacre et qu'elle revienne sous forme de fantôme pour nous hanter ?
-Soyons heureux, lança la voix horripilante de Civette. Au moins, l'auteur n'est ni un vampire, ni un loup-garou, ni un mélange des deux, bwaahhh…
Oui, Civette, grâce à l'action de la potion de babillage sur ses gènes crétins, pouvait parler… pour le meilleur, mais surtout pour le pire…
-Très bonne idée, Civette, nous devrions la transformer en un mélange des deux. La grande sorcière Stéphenie Mayer écrivait dans ses grimoires sur le Crépuscule que ces deux races étaient incompatibles, alors… ALORS… Nous allons tuer l'auteur !
Très souvent, quand Salazar partait dans ses idées, il fallait le laisser, car seul un savant fou comprenait exactement ses propres délires… Et encore, quelques fois, non.
Malheureusement pour Salazar, il semblait oublier quelque chose, une petite information qui fut lâchée par un Godric qui claquait encore des dents de terreur.
-Sal, je ne veux pas casser ta merveilleuse humeur, mais… je pense que tu devrais revoir ton plan. Si l'auteur meurt, nous mourrons aussi, puisque nous n'existons que dans son imagination, non ?
-Honnêtement, non. Nous existons dans l'imagination de tous ceux qui ont lu cette connerie de petit sorcier à la cicatrice en forme d'éclair… et puis la personne qui nous a inventés est J.K. Rowling, pas ce sous auteur de pacotille qui trouve plus intéressant de travailler sur comment torturer les personnages imaginaires d'une autre personne que de se concentrer sur son avenir…
-Salazar, il y a autant d'univers alternatifs que de personnes qui ont lu les aventures de Harry Potter…
-Oui, un livre où je jouais le rôle du méchant, c'est ça ?
-En même temps, se moqua Civette, c'est pas moi qui ai essayé de prendre possession de l'enveloppe charnelle de l'auteur, Salazar…
-Certes, elle se venge Civette, mais alors… pourquoi est-ce que Godric, qui ne fait même pas de mal à une mouche en plastique, est-il emprisonné avec nous ?
-Parce qu'il est aussi beau que tu es méchant…
A ce moment, un grognement fit trembler tous les murs de la demeure dans laquelle ils résidaient, contraints et forcés.
-Ne me dis pas que c'est la faim de l'auteur qui fait tout trembler comme ça ! Merlin, je pense que notre dernière heure est arrivée…
-Non, elle n'a pas faim, mais une certaine créature si. Faudra que je lui donne du rhinnocéros ce soir…
Pendant que Godric et Salazar échangeaient leurs points de vue sur l'auteur, Civette avait décidé de montrer qu'il n'était pas totalement crétin. Mais allez dire ça à un lapin crétin qui confond string rouge à paillettes et couvre-chef.
Salazar eut juste le temps d'entendre un « DAAAAAAAHHHH » de frustration et de plonger sous la table avant que le chaudron n'explose et fasse sauter tous les murs de la demeure mentale de l'auteur.
Civette chantonna la chanson de Halloween de l'étrange noel de Monsieur Jack, modifiant les paroles : « Y'a des lapins beaucoup trop sages, nous on préfère ceux qui ont la rage… »
-Vite, cria Godric, c'est le moment ! Il y a une brèche dans le mur de la cuisine, nous pouvons sortir !
Mais Salazar partit dans le sens inverse, disant qu'il allait chercher son bébé.
-Sal ! Tu pourras te faire un autre Basilic, je te le promets ! Mais la brèche se referme, il faut qu'on s'en aille !
-Jamais ! Tu as l'idée du temps qu'il faut pour que l'œuf éclose ? Et encore plus du temps qu'il faut pour dresser un basilicounet afin de lui inculquer les bonnes manières ? NON ! Alors laisse moi aller chercher mon petit lapin…
-Salazar, rétorqua Godric qui lui courrait tout de même après, je ne pense pas que Civette sera content que tu nommes une autre créature « mon petit lapin », surtout qu'il s'agit du roi des serpents…
A un certain moment, Salazar stoppa sa course, heureux de voir son Basilic.
-Allez, viens, lui siffla-t-il, il est temps de s'en aller, nous allons dans la tête d'un auteur moins fou…
-Mais t'es malade Salazar ! Ce n'est pas ton basilic ! Ce monstre est Nessie ! Le ver solitaire géant de l'auteur en forme de Monstre du Loch Ness ! D'où son nom, Nessie ! Viens, dépêche-toi !
Et, tirant un Salazar récalcitrant par la main, Godric entreprit un sprint vers la sortie qui diminuait de plus en plus, essayant de gagner du temps avant que cela ne fasse comme la chambre du trésor du Fort Boyard. Pour mieux se rendre compte que Civette était encore en contemplation devant les restes du chaudron et qu'il ne comptait pas partir.
Sadiquement, l'auteur se mit à compter : « 5. 4. 3. 2. 1. TERMINE ! »
A ce moment précis, Godric s'écrasa contre le mur redevenu entier dans un « BAM » retentissant.
-Vous allez me ranger votre bordel immédiatement, dit l'auteur d'une voix glaciale. Oh, Salazar, pendant que j'y pense, tu ne peux pas partir avec Nessie. Nessie n'est pas un monstre mais mon appareil digestif.
-En ce cas, où avez-vous mis mon basilic ?
-Oh, Harry Potter l'a tué dans le livre. Pourquoi je m'encombrerais d'un serpent ? J'ai bien mieux à faire !
Pour la première fois de sa vie, Salazar fondit en sanglots, craquant à cause de ses nerfs durement éprouvés à cause de l'auteur. Dans le monde de l'auteur de Harry Potter, personne n'aurait pu croire cet événement ô combien improbable que celle de Salazar Serpentard, grand mage noir devant Merlin, fondant en sanglots, ce qui ne lui était jamais arrivé de toutes ses nombreuses vies, et pas même durant son enfance… Car Salazar Serpentard, futur Maitre des Ténèbres, ne pleurait pas pour attirer sa maman. Mais il beuglait en fourchelang des phrases plus ou moins sanglantes, selon qu'il zozotait ou non…
Halloween était une source d'amusement, certes, mais quand tous les enfants venus rendre visite à la maitresse des lieux frappaient à la porte de son laboratoire, Civette, Salazar et Godric, déguisés en spectres, ces derniers ne purent que hurler de rage, causant une migraine insoutenable à l'auteur.
Ils se vengeraient.
FIN…
…ou pas !
