Bonjour tout le monde !
Je n'ai pas d'excuse d'avoir déserté cette Fanfic aussi longtemps, donc je me rattrape !
Aujourd'hui je vous présente un POV du Patron, un petit retour en arrière qui explique le pourquoi du comment du pourquoi il se retrouve où il est en est dans le chapitre 3. Je pense que ce POV "explicatif" dura entre deux et trois chapitres. Voilà, voilà !
Bonne lecture et j'attends avec impatience vos avis!
La lumière... On ne se rend compte de son importance que lorsque qu'on y a plus accès. Elle m'avait manqué et enfin, je la retrouve. Mais pour quel prix ? Les sacrifices que j'ai du faire ne font que renforcer le dégoût que j'ai pour moi même.
CHAPITRE POV patron : Retour dans le Passé.
Lentement, je me dirige vers mon bordel du 14e arrondissement, presque en traînant des pieds. J'aurais préféré rester auprès de Mathieu et de mes autres frère : faire peur au petit Geek avec mes histoires sales, me disputer avec le panda à cause de ce dernier, parler de l'émission et de mes affaires avec Mathieu et enfin me vider l'esprit en écoutant le Hippie déblatérer des discours sans queue ni tête sur l'égalité entre les pommes de terre et les licornes. Mais bon, j'ai des responsabilités, et ce n'est pas pour rien que je suis surnommé « le tueur de Glace », j'ai une réputation à entretenir.
Arrivé au bordel, je me fais accueillir, comme toujours par mes plus belles filles. Comme toujours elles se battent pour savoir qui me tiendra compagnie dans mes appartements. Comme toujours, elles savent qu'aucunes d'elles n'ira. Car comme toujours, je choisis Tatiana. Cette routine depuis longtemps installée, ne s'arrêtera pas de si tôt, enfin, c'est ce que je croyais. Je leur adresse un vague bonjour et les contourne afin d'arriver devant l'hôtesse d'accueil, presque entièrement dissimulée derrière un bureau en chêne rutilant, assise sur une chaise si grande pour son petit corps. En effet, Isabelle est la seule femme de plus de 40 années travaillant encore dans mon bordel. Les prostitués de mes lupanars, sont recueillies plutôt jeunes ( environ 18 ans ), elles sont souvent seules et en difficulté, alors je les aides, elles travaillent pour moi jusqu'à leurs 35 ans et après je les laisses partir avec une jolie somme en main. Pendant tout le temps où elles travaillent ici, elle se voient octroyées, d'un loyer, d'un budget nourriture et d'une somme d'argent dont elles peuvent profiter à loisir. Isabelle, âgée maintenant de 45 ans a décidé de rester à mon service, je l'ai donc assignée à l'accueil et s'occupe de la paperasse. Lorsque je suis en face d'elle elle me dit :
- Bonjour mon petit, rien de bien nouveau, encore des problèmes avec la maison de la mafia Chinoise du 13e mais j'ai envoyé, avec l'accord de Tatiana, l'équipe de Claudius s'en occuper. Après t'a reçu une lettre que je suis allée poser sur ton bureau, je ne sais pas ce qu'elle contient, à toi de voir. Bonne soirée !
- Merci Isabelle.
Voilà ce que j'aime chez Isabelle : son efficacité. Elle ne fait pas de grandes effusions mais lâche juste les faits tels qu'ils sont. A la fin de la « discussion » je prends l'escalier surplombant tout le hall d'entrée. Je n'ai jamais aimé ce lieu. Trop de décoration, trop de fioritures, trop de couleurs. Toute la maison est décorée d'un style Rococo/Oriental, beaucoup d'or, de soie et de velours/ Beaucoup trop. Mais bon, les clients aiment ça. Ce sont eux les Rois après tout. Arrivé en haut de l'escalier, je prends directement à droite, la gauche menant aux chambres dans lesquels les clients sont. Arrivé devant la porte de mon bureau j'entre et sans plus de cérémonies, retire mes chaussures, ma veste de smoking et m'affale sur mon fauteuil en cuir. Ce bureau me représente bien : il est sobre, simple, sombre et plein de surprises. Au centre de la pièce sans fenêtres se trouvent mon bureau noir satin sur lequel repose un ordinateur, une lampe et quelques dossiers et à droite, une bibliothèque remplies de livres, beaucoup contenant des informations plus qu'utiles sur mes « concurrents ». Derrière cette bibliothèque est dissimulé un double fond ou sont placées toutes mes armes et à gauche un lit aux draps noir. Tout naturellement, la pièce est protégée par un code et une caméra de sécurité branchée à mon téléphone.
Peu de temps après m'être installé, Tatiana entre sans même frapper à la porte. Tatiana, comme beaucoup l'imaginent, n'est pas ma partenaire sexuelle mais mon espionne personnelle. Arrivée devant moi, je la prends dans mes bras, heureux de retrouver cette odeur que je n'avais pu sentir depuis des lustres. Tatiana, venait de revenir d'une mission d'infiltration de dix mois en Russie où des barons de la drogue essayaient de faire marcher leur petit commerce en France dans mon dos, tout naturellement, c'en est fini d'eux.
Sans aucuns mots, Tatiana prend la lettre posée sur mon bureau, sûrement celle apportée par Isabelle, et l'ouvre sans me consulter. Lui vouant une confiance absolue, je ne m'en fais pas et la laisse lire. Dépliant le papier que contenait l'enveloppe, afin de le lire, elle allait s'asseoir sur mon bureau mais arrêta net son geste. La voyant pâlir à vue d'œil, je m'inquiète et lui demande :
- Tatiana, qu'est-ce que t'as ?
Elle me tendis le papier me disant de son accent de l'Est :
- Et merde...
Je lui prends la lettre et sens mon pouls s'accélérer au fur et à mesure que mes yeux font défiler les mots :
« Cher ami,
Ce sera bientôt la fin pour toi. Tu vas retourner d'où tu viens.
F. »
