Bon bah toujours pas de review …

Dois-je comprendre que « mon » histoire ne vous intéresse pas ?

Tant pis je finirais quand même de l'écrire même si je suis un peu déçu…

4

Une petite poupée russe

Edward et Jasper attendaient devant la porte de leur étude qu'Emmet revienne des douches. Le concierge M. Jenks était juché sue son échelle et vissait une ampoule neuve.

C'est insensé, bougonnait-il. Tous les jours, tous les jours…

Emmet surgit au pas de course, en finissant de se rhabiller.

-Vous avez un problème monsieur ? demanda Jasper.

-Hein ? qu'est-ce que tu… ? un problème ! dites, donc les gosses, ce n'est pas vous qui vous amusez à casser les ampoules, par hasard ?

-Oh non monsieur ! protesta Emmet c'est complètement con ! pourquoi on ferait ça ?

Le concierge redescendit de son échelle et partit en maugréant « insensé, c'est insensé… »

-Tu vois, dit Jasper. Il y a vraiment un truc bizarre…

Oh ! quand même ! tu ne crois pas à leurs histoires à la noix ! oooouuuh des fantômes tttt c'est comme dans un mauvais film d'horreur se moqua Emmet

-Ouais mais dans ma famille on ne se moque pas de ses « histoires à la noix »… c'est pas la première fois que je côtoie des trucs bizarres et ça, Jasper désigna les ampoules. C'est un truc bizarre.

-Ecoute, lui répondit Emmet. Le concierge a probablement raison. Il y a un gamin qui fait le malin avec les lampes du couloir. Ou alors, c'est à cause des hausses de tension. Ça arrive.

-Dans ce cas tu peux m'expliquer pourquoi les ampoules ne lâchent pas dans les dortoirs ou les salles de cours hein ?

-Bon ben, c'est bien ce que je dis, c'est un p'tit malin. Tu comprends dans le couloir, pas vu pas pris… qu'est-ce que t'en penses Ed' t'es plutôt blague ou surnaturel ?

-Je sais pas … murmura Edward rester silencieux jusque là

-Roh aller c'est du pipeau, Les Ombres, les fantômes… la gamine à dut fumer un truc… et puis si c'était vrai, on les aurait rencontrés nous aussi !

-Justement commença Edward.

Emmet et Jasper regardèrent leur ami. Edward avait l'air très sérieux.

-Mais on en n'a rien vu ! chuchota Jasper

-Pas hier non. Mais d'autres fois… quand j'étais seul. Je ne suis pas sûr à cent pour cent. Une impression, pas grand-chose de précis. Un malaise. Et pourtant, je te jure que c'est pas mon genre d'avoir la trouille

Il ne serait jamais venu à l'idée de Jasper qu'Edward puisse être du genre trouillard ! Un type qui va surveiller un mec dangereux sans lampe ! De plus Jasper reconnaissait qu'il n'était pas impossible qu'il puisse exister dans ce monde des phénomènes surnaturels. L'été de leur 14 ans alors qu'ils séjournaient pour la première fois chez leur Grand-mère Hall, les jumeaux avaient été témoins d'étrange phénomènes, objets déplacés, porte qui claque, Rosalie avait depuis une sainte horreur de tous ce qui touchait au paranormal.

-Bon admettons qu'il y ait un mystère… tant mieux on pourra faire peur aux filles, on va leur foutre les jetons

-Or de questions ! s'exclama Edward

Jasper hocha la tête désaprobateur.

-Si tu veux te faire tuer par ma sœur, Emmet c'est le meilleur moyen, l'an passé elle a assommé son copain, il l'avait amené dans un train fantôme… d'ailleurs j'en ai plus jamais entendu parler… murmura-t-il dans ses pensées.

-Et merde on ne peut jamais rigoler avec elles.

-Rigoler avec qui ? demanda soudain une vois dans leur dos.

Jasper et Edward poussèrent une exclamation de surprise. Emmet se retourna fâché contre lui-même d'avoir parlé si fort.

-De quoi tu te mêles ? dit Jasper

-Vous z'êtes pas sympa les mecs, répondit Jacob. Je croyais qu'on était pote et vous me laissez tomber.

-De toute façon c'est pas intéressant c'est juste un truc entre nous trois lui répondit Emmet

-Et pourquoi pas entre nous quatre, insista Jacob.

-Parce que tu es encore plus bavard que Jessica, on peut pas te faire confiance.

Jacob devint rouge de colère. Il se maîtrisa avec peine.

-Alors ça c'est dégueulasse ! est-ce que j'ai vendu la mèche pour quoi que ce soit ? hein, hein, quand vous êtes sorti l'autre soir, est-ce que j'ai été le raconter à quelqu'un ? vous croyez que c'est parce que je suis le fils du dirlo que je suis une balance ?

Tu en a parlé dans le dortoir, dit Edward.

-Emmet aussi, et puis de toute façon tout le monde vous avait vus revenir.

-C'est vrais lui répondit Jasper. Mais là ce n'était pas grave, le problème avec toi c'est qu'il faut que tu te vantes. C'est pathologique.

Si c'est réellement important, je peux parfaitement me taire.

-On verra… lui répondit Edward. On décidera… il faut qu'on y réfléchisse. Mais en attendant tu la fermes !

-Je peux tenir ma langue ! cria Jacob, exaspéré.

-Alors, arrêtes de gueuler, répondit Emmet. Tu veux que tout le monde t'entende ?

-Vous faites chier. Je suis aussi muet qu'une tombe.

Et Jacob tourna les talons, entra dans l'étude le plus dignement possible, vexé comme un poux.

-Qu'est-ce que t'en penses ? Demanda Jasper à Edward.

Ça ne me plait pas. Mais je ne vois pas comment on va s'en débarrasser maintenant… il faut qu'on soit plus vigilants.

M. Cullen leur fit signe de rejoindre l'étude. A cet instant, la veilleuse de l'escalier s'éteignit. Edward s'en aperçut et regarda. Il lui sembla que quelqu'un venait de monter. Mais qui pouvait être encore dans les couloirs, à cette heure-ci ? il n'avait vu qu'une ombre sur le mur…

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Morgane dans la salle de seconde, dessinait sur son cahier le plan du bâtiment. Elle notait avec des croix les endroits où elle avait rencontré les Ombres. Rapidement, il devint évident que leur lieu de prédilection était les escaliers. Pourquoi ? C'était là une chose bien mystérieuse. En y réfléchissant, elle dut reconnaître qu'elle se trouvait rarement seule dans les salles ou les dortoirs, en tout cas pas la nuit. Et, du moins en une occasion, les Ombres l'avaient suivie dans le self, et une autre fois, dans l'entrée. On pouvait donc en déduire que les Ombres allaient partout où Morgane se retrouvait seule dans le noir. Elle mordilla son crayon en repensant à Bella et à ses amies. Elle avait cru qu'elles l'accepteraient dans leur groupe mais elle s'était trompée.

Elles s'étaient appropriées son histoire et l'avaient laissée à l'écart. Elles n'avaient pas le droit ! Les Ombres, c'était à elle ! Elles lui avaient volé son unique bien.

Une idée germa dans sa tête. Et si elle essayait d'amadouer les Ombres ? Apres tout, ce n'était peut-être que des âmes en peine qui cherchaient un réconfort auprès des vivants. Elle pouvait comprendre cette tristesse. Elle savait ce que c'était que de se sentir abandonnée… Elle se souvient des Egyptiens. Quand un pharaon mourrait, on l'enterrait avec de la nourriture et des cadeaux. On faisait des offrandes aux morts chez les celtes également.

Elle pourrait déposer du pain ou des biscuits dans une discrète encoignure près de l'escalier. Des fleurs, aussi. Il faudrait qu'elle écrive quelque chose que seules les Ombres pourraient déchiffrer. Un code, des espèces de sigles. Quelle langue parlaient les Ombres ? Il faudrait qu'elle agisse juste avant le tombée de la nuit, à un moment où les élèves et professeurs sont occupés dans les études. Elle gribouilla quelques figures. Pour se représenter elle-même, elle fit un coquelicot, une fleur qui meurt dès qu'on l'arrache à son champ de blé. Et puis une flèche pour montrer que c'était elle qui déposait les offrandes. Elle fouilla dans sa trousse et y trouva une plume de cygne. Ça ferait l'affaire. Elle glissa la feuille et la plume dans la poche de son jeans. Elle leva la main et demanda à aller aux toilettes.

Le couloir était sombre et désert. Elle frissonna. Il allait falloir beaucoup de courage pour se diriger vers l'escalier. Son étude était au dernier étage. Où cacher son message et son cadeau ? Dans l'escalier, on allait les découvrir tout de suite. Elle regarda dans l'autre sens. Tout au fond, il y avait une espèce de renfoncement… Elle avança lentement, la main glissant sur le mur. Non ce n'était pas un simple coin. Il y avait là un petit escalier étroit et biscornu. Elle supposa qu'il montait vers le grenier. Les lattes étaient disjointes par des années d'humidité. Elle s'accroupit, trouva le moyen de les écarter un peu plus et y glissa ses offrandes. Il y avait un courant d'air qui descendait le long des marches comme une respiration glacée.

Il ne fallait pas s'attarder. Elle ne douta pas un seconde que ce souffle ne fût celui d'une Ombre. Elle courut vers l'étude et y entra précipitamment. Longtemps, son cœur cogna fort dans sa poitrine. Mais elle avait réussi !

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Le test de la sortie de secours se trouva remise au lendemain soir. En effet, un évènement imprévu empêcha l'expédition. Le père d'Emmet vint le chercher pour la nuit, par autorisation spéciale : son arrière-grand-père était au plus mal et avait exprimé le souhait de le voir. Ce qui étonna toute la famille. C'était bien la première fois que le « vieux »(le plus souvent appelé « le vieux salaud », tellement qu'il était aimé !)S'intéressait à Emmet. Ce dernier était partagé entre deux sentiments, la déception et la curiosité. Mais qu'est-ce que pouvait lui vouloir « le vieux » ? ce fut facile de prévenir les filles, car ils étaient encore tous à l'étude quand le père d'Emmet se présenta. Rosalie était contente de ce sursis inattendu, « les Ombres » la faisaient vraiment flippées. Alice était désolée et Bella ne savait trop … mais ce n'était que reculer pour mieux sauter. Elles pourraient se préparer davantage, ce n'est pas une mauvaise chose.

Bella trouva Morgane dans le dortoir. Celle-ci avait plutôt meilleur mine que d'habitude. Elle était absorbée par son travail, semblait-il. Bella fut soulagée, pas d'attaque à signalé. Elle rejoignit Alice et Rosalie sur son lit. Elles avaient tous les deux sortit leurs Ds et étaient branchées dans un pico chat moyen très efficace de se parler discrètement, puisque les portables étaient interdit.

SALLE 1 conversassions : Blondie, Pixel

Blondie : Je flippe quand même, je n'ai jamais été fan des trucs paranormaux…

Pixel : Mais arrête on risque rien… t'as entendus les gars ils n'ont rien vu d'anormale… et puis ça met un peu d'ambiance )

Chocolla a rejoint la conversassions

Blondie : DE l'AMBIANCE ? Mais t'es folle ?

Pixel : EH ! Ne m'écrit pas sur ce ton ! nan je suis pas folle mais pour une fois qui se passe quelque chose dans ce bled tu vas pas t'en plaindre

Chocolla : Alice… Rosalie calmez-vous ^^' rose pourquoi t'as si peur des fantômes et autre truc

Blondie : été de mes 14ans, maison de ma grand-mère hanté ET C'ETAIT PAS DE l'INTOX ! On avait mis video de surveillance avec Jazz BRRR la nuit tous les objets volaient… et un soir je me suis levée parce qu'à l'époque j'étais comme toi Alice j'y croyais pas … mais un soir donc je me suis levé et j'ai senti courant d'air glacial… on était le 21 juin en pleine canicule ! Et un souffle m'a murmurer : ce n'est que le commencement….. p'tin j'en fais encore des cauchemars….

Chocolla : glauque je l'admets

Pixel : pardon, je ne savais pas… sinn vous penser quoi de la « menace james » ?

Chocolla : au début j'y croyais pas, je pensais que c'était un moyen bizarre de nous aborder, mais tout à l'heure, Vict et James se bécotait, je suis passée rapide devant eux il a levé les yeux sur moi… je te jure que son regard brrr j'avais envie de gerber…

Pixel : je pense comme toi... alors a votre avis c'est quoi le pire James ou les Ombres…

Blondie : t'arriverais à choisir entre Dior et Channel ?

Pixel : nan ^^

Chocolla : bah là c'est pareil…

Pixel : ok d'acc parlons maintenant de choses plus joyeuse^^) vous pensez quoi des MECS !

Le trio ria de la passion d'Alice, jamais elle perdait le nord celle-là

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Mlle Cope enleva et remit une épingle dans ses cheveux rouges délavés

-Je ne veux pas le savoir, laissa-t-elle tomber du bout de sa bouche pincée.

Morgane avait essayé, de sa voix hésitante, de lui expliquer qu'elle n'avait pas pu finir sa dissertation en raison de son évanouissement. Esmé lui avait recommandé de se reposer. Et puis, ce n'était pas comme si elle n'avait rien fait, seule la conclusion manquait.

-Combien de fois vous ai-je répété jeune fille de ne pas attendre la dernière minute pour faire votre travail ? voilà ce qui se passe quand on n'est pas prévoyant. Désolé. Ça sera un zéro.

Morgane n'avait pas attendu la dernière minute. C'était une injustice, et d'autant plus flagrante que lorsque Jane Volturi avait eu un gros rhume, elle avait eu le droit de rendre sa copie deux jours plus tard. Morgane étouffait d'indignation mais était incapable de se défendre. Elle s'assit, les larmes aux yeux, sous les murmures de sa classe.

La cour était de nouveau interdite, en raison de la pluie incessante. La plupart des élèves regagnait leurs dortoirs ou montaient à la bibliothèque. Morgane prit le chemin des salles d'études, peu fréquentées à cette heure-ci, puisque ce n'était pas obligatoire. Elle continua jusqu'à l'escalier du grenier. Son message s'y trouvait-il encore ?

Elle regarda dans la fente. Il y avait bien la feuille pliée mais la plume elle, avait bien disparu. Les Ombres avaient-elles accepté l'offrande ? Morgane fouilla son sac. Elle sortit son porte-clés en forme de poupée russe. Elle reprit la feuille, y ajouta de son stylo rouge le dessin de la poupée à qui elle fit, sans vraiment y penser une touffe de cheveux couleur sang. Elle se mordilla les lèvres jusqu'au sang. « Mlle Cope, je la hais, je la hais… » Elle replaça le tout dans la fente et s'éloigna.

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Mlle Cope n'était pas de service, ce soir-là. Aussi allait-elle de son pas pressé vers sa chambre pour se faire une tasse de thé, peut-être croiserait-elle M. Cullen le séduisant professeur de français, mais celui-ci avait-elle remarqué semblait être tombé sous le charme de l'infermière Essssmmmmééééé, une sentimentaliste bien trop proche des élèves à son gout… Encore une lampe éteinte dans l'escalier. Il faudrait qu'elle en touche de mots à Billy, cela devenait inadmissible c'était le rôle du directeur de réglé ça !

Elle ne vit pas le petit objet rond dans l'obscurité. Son escarpin glissa dessus et elle perdit l'équilibre. Ses bras battirent l'air un instant mais ses mains ne purent pas attraper la rampe. Elle partit en arrière, presque gracieusement. Elle n'eut pas le temps de crier. Sa tête heurta une marche, le reste de son corps bascula en une pirouette et elle dévala l'étage en roulant. Son front cogna le mur et elle ne bougea plus. Le sang s'écoula en bouillon des plaies béantes. Ses cheveux avaient enfin retrouver une couleur rouge vive.

Ses deux yeux ouverts contemplaient les Ombres autour d'elle. Mais elle n'était plus là pour entendre leurs ricanements sauvages. La chute l'avait tuée.

Sur les marches, plus bas, un objet tournoyait encore.

C'était une poupée russe écrasée, accrochée à une chaînette tordue dont l'anneau principale avait été arraché.

Voilà fin du chapitre 4

J'aimerais connaitre vos impressions ^^

C'est si nul que ça pour que je n'aie aucune review ?

Aller ne soyez pas timide

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